QCM : Littérature et écriture à l’école (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le mieux la lecture ordinaire et la lecture littéraire ?

La lecture ordinaire favorise le plaisir et l’identification, tandis que la lecture littéraire mobilise la distanciation et l’analyse.
La lecture ordinaire mobilise l’analyse, tandis que la lecture littéraire favorise le plaisir et l’identification.
La lecture ordinaire développe la compréhension de l’implicite, tandis que la lecture littéraire entraîne au déchiffrage.
La lecture ordinaire repose sur la distanciation, tandis que la lecture littéraire construit une réaction émotionnelle immédiate.

La lecture ordinaire favorise le plaisir et l’identification, tandis que la lecture littéraire mobilise la distanciation et l’analyse.

Explication

La lecture ordinaire est associée au plaisir et à l’identification, alors que la lecture littéraire demande une prise de distance et une analyse de l’œuvre. Confondre ces deux démarches revient à attribuer à la lecture littéraire les caractéristiques de la lecture ordinaire.

2. Comment définir le sujet lecteur dans l’enseignement de la littérature ?

Un lecteur qui s’appuie sur son expérience vécue pour construire une interprétation personnelle des œuvres.
Un lecteur qui analyse les œuvres en écartant ses émotions, ses souvenirs et ses expériences personnelles.
Un lecteur qui mémorise les interprétations proposées par l’enseignant afin de restituer le sens attendu.
Un lecteur qui privilégie la maîtrise du vocabulaire avant de réagir personnellement aux œuvres.

Un lecteur qui s’appuie sur son expérience vécue pour construire une interprétation personnelle des œuvres.

Explication

Le sujet lecteur construit son interprétation à partir de son expérience vécue et de sa rencontre personnelle avec l’œuvre. Une interprétation mémorisée ou détachée de toute expérience ne correspond donc pas à cette notion.

3. Quel ensemble d’apprentissages la littérature contribue-t-elle à développer à l’école ?

La récitation expressive, l’étude de la biographie des écrivains et la comparaison systématique des genres littéraires.
La mémorisation des auteurs, l’apprentissage de la versification et la rédaction d’analyses destinées aux spécialistes.
Le déchiffrage, la lecture courante, l’enrichissement du lexique et la compréhension de l’explicite et de l’implicite.
La reconnaissance des figures de style, l’écriture créative et l’histoire culturelle des principales périodes littéraires.

Le déchiffrage, la lecture courante, l’enrichissement du lexique et la compréhension de l’explicite et de l’implicite.

Explication

À l’école, la littérature participe aux apprentissages fondamentaux de la lecture, du lexique et de la compréhension des informations explicites comme implicites. Les autres propositions privilégient des savoirs spécialisés qui ne constituent pas l’ensemble des objectifs indiqués.

4. Dans une perspective anthropologique, que permet principalement le récit ?

Il permet de reconnaître des structures narratives universelles et de rencontrer différentes figures de l’humain.
Il permet de retenir des informations documentaires en évitant l’engagement émotionnel du lecteur.
Il permet de remplacer l’étude des textes par une analyse des règles grammaticales et de la structure des phrases.
Il permet de comparer les performances de lecture en mesurant la vitesse et l’exactitude du déchiffrage.

Il permet de reconnaître des structures narratives universelles et de rencontrer différentes figures de l’humain.

Explication

La fonction anthropologique du récit met en relation des structures narratives universelles, une expérience humaine partagée et la découverte de figures de l’humain. Elle ne se réduit donc ni à la grammaire, ni à la mesure technique de la lecture.

5. Quelle répartition des niveaux scolaires correspond aux trois cycles de l’école et du début du collège ?

Le cycle 1 va du CP au CE2, le cycle 2 regroupe les trois sections de maternelle et le cycle 3 du CM1 à la 6e.
Le cycle 1 va de la petite section au CP, le cycle 2 couvre du CE1 au CM2 et le cycle 3 correspond à la 6e.
Le cycle 1 regroupe les trois sections de maternelle, le cycle 2 va du CP au CE2 et le cycle 3 du CM1 à la 6e.
Le cycle 1 regroupe les trois sections de maternelle, le cycle 2 va du CM1 à la 6e et le cycle 3 du CP au CE2.

Le cycle 1 regroupe les trois sections de maternelle, le cycle 2 va du CP au CE2 et le cycle 3 du CM1 à la 6e.

Explication

Le cycle 1 correspond à la petite, moyenne et grande sections, le cycle 2 couvre le CP, le CE1 et le CE2, et le cycle 3 va du CM1 à la 6e. La confusion fréquente consiste à limiter le cycle 3 à l’école élémentaire sans y intégrer la 6e.

6. Comment l’apprentissage de la lecture se prépare-t-il au cycle 1 ?

Par le travail des unités sonores et la construction du principe alphabétique reliant les signes aux sons.
Par l’étude des genres littéraires et la comparaison des points de vue dans plusieurs récits.
Par la mémorisation des règles orthographiques et la production régulière de résumés écrits.
Par la lecture autonome de textes longs et l’interprétation détaillée de leurs informations implicites.

Par le travail des unités sonores et la construction du principe alphabétique reliant les signes aux sons.

Explication

Au cycle 1, les élèves identifient, discriminent et manipulent les unités sonores tout en construisant le principe alphabétique qui relie signes et sons. La conscience phonologique concerne les unités sonores, tandis que le principe alphabétique établit le lien entre signes et sons.

7. Quels sont les quatre axes de l’enseignement de la lecture au cycle 2 ?

Déchiffrer des mots, étudier la grammaire, rédiger une synthèse et présenter un auteur.
Lire silencieusement, apprendre le vocabulaire, analyser un personnage et réciter un passage.
Identifier les mots, lire à voix haute, comprendre un texte et devenir lecteur.
Interpréter des images, comparer des documents, produire un récit et mémoriser des poèmes.

Identifier les mots, lire à voix haute, comprendre un texte et devenir lecteur.

Explication

Les quatre axes du cycle 2 associent l’identification progressive des mots, la lecture à voix haute, la compréhension des textes et la construction d’une posture de lecteur. Les autres ensembles mélangent des activités possibles avec des objectifs qui ne forment pas les quatre axes indiqués.

8. Quelle compétence caractérise particulièrement les attentes de lecture au cycle 3 ?

Identifier les mots, lire à voix haute, comprendre un texte et s’engager dans les premiers apprentissages du lecteur.
Manipuler les unités sonores, découvrir les lettres et construire progressivement le principe alphabétique.
Mémoriser des listes de vocabulaire, recopier des phrases et reconnaître les principaux signes de ponctuation.
Lire avec fluidité, comprendre et interpréter des textes, documents et images, puis contrôler sa compréhension.

Lire avec fluidité, comprendre et interpréter des textes, documents et images, puis contrôler sa compréhension.

Explication

Au cycle 3, les élèves doivent articuler fluidité, compréhension, interprétation et contrôle de leur compréhension, y compris face à des textes, documents et images. Les activités liées aux unités sonores et au principe alphabétique relèvent plutôt de la préparation de la lecture au cycle 1.

9. Quelle démarche pédagogique peut encourager durablement les élèves à lire ?

Associer un temps de lecture personnel à des activités ludiques, des échanges, un environnement stimulant et des rencontres avec des auteurs.
Organiser des séances centrées sur la mémorisation de résumés et différer les activités de lecture personnelle.
Privilégier les lectures imposées en classe et limiter les échanges afin de préserver une interprétation commune des œuvres.
Réserver la lecture aux exercices évalués et demander aux élèves de rendre compte de chaque texte par un questionnaire identique.

Associer un temps de lecture personnel à des activités ludiques, des échanges, un environnement stimulant et des rencontres avec des auteurs.

Explication

L’encouragement à la lecture repose sur une combinaison de temps personnel, d’activités ludiques, d’un cadre stimulant, d’échanges et de rencontres avec des auteurs. Réduire la lecture à des tâches évaluées ou à des interprétations imposées ne reprend pas cette diversité de pratiques.

10. Quelle activité rend directement les élèves acteurs de leur expérience de lecture ?

Écouter une lecture magistrale sans produire de trace personnelle.
Tenir un carnet de lecteur ou créer un livre numérique avec Book Creator.
Recopier une fiche biographique sur l’auteur du livre étudié.
Répondre individuellement à une série de questions fermées après chaque chapitre.

Tenir un carnet de lecteur ou créer un livre numérique avec Book Creator.

Explication

Le carnet de lecteur et la création d’un livre numérique avec Book Creator impliquent les élèves dans la construction et la présentation de leur expérience de lecture. Une fiche biographique ou une écoute sans production personnelle leur laisse un rôle plus passif.

11. À quoi correspond le genre littéraire d’un texte ?

À une appréciation de la qualité stylistique et esthétique de l’écriture
À une description de l’effet émotionnel produit sur les lecteurs
À une indication concernant l’intention poursuivie par l’auteur du texte
À un classement fondé sur des caractéristiques communes de structure et de forme

À un classement fondé sur des caractéristiques communes de structure et de forme

Explication

Le genre littéraire classe les textes selon des caractéristiques communes liées à leur structure et à leur forme. L’intention de l’auteur relève plutôt du type de texte, tandis que l’effet produit renvoie à la tonalité.

12. Quelle distinction permet de différencier le genre littéraire, le type de texte et la tonalité ?

Le genre concerne l’effet produit, le type la forme et la tonalité l’intention
Le genre concerne la structure, le type le destinataire et la tonalité le contenu
Le genre concerne l’intention, le type l’effet produit et la tonalité la forme
Le genre concerne la forme, le type l’intention et la tonalité l’effet produit

Le genre concerne la forme, le type l’intention et la tonalité l’effet produit

Explication

Le genre littéraire renvoie à la forme, le type de texte à l’intention de celui qui écrit et la tonalité à l’effet produit sur le destinataire. Confondre ces trois notions revient donc à attribuer à chacune le rôle d’une autre.

13. Quelle caractéristique définit principalement l’album en littérature de jeunesse ?

Il raconte brièvement une leçon morale portée par des animaux
Il associe un texte et des images qui entretiennent des relations variées
Il organise des dessins successifs dans des cases accompagnées de bulles
Il présente une intrigue dialoguée destinée à être jouée par des acteurs

Il associe un texte et des images qui entretiennent des relations variées

Explication

L’album associe texte et images, qui peuvent se compléter, se répéter, alterner ou être en décalage. Les autres descriptions correspondent respectivement au théâtre, à la fable et à la bande dessinée.

14. Dans une pièce de théâtre, quelle fonction remplissent les didascalies ?

Elles rapportent les paroles prononcées par les personnages en dialogue
Elles résument les événements principaux entre deux actes successifs
Elles indiquent le jeu des personnages et les éléments de mise en scène
Elles expliquent au lecteur la morale générale de la pièce

Elles indiquent le jeu des personnages et les éléments de mise en scène

Explication

Les didascalies donnent des indications sur le jeu, les gestes ou la mise en scène. Les paroles prononcées par les personnages constituent les répliques, et non les didascalies.

15. Quelle démarche aide un enseignant à faire comprendre progressivement un album ?

Découvrir la fin, décrire les illustrations, anticiper les scènes, puis ignorer les hypothèses
Observer les images, émettre des hypothèses, lire le texte, puis les vérifier
Lire le texte, mémoriser les personnages, résumer l’histoire, puis observer les images
Étudier le genre, comparer plusieurs œuvres, lire les dialogues, puis rédiger une morale

Observer les images, émettre des hypothèses, lire le texte, puis les vérifier

Explication

La démarche consiste à partir de l’observation des images, à faire formuler des hypothèses, puis à lire le texte pour les vérifier. Une lecture efficace confronte donc les anticipations aux informations apportées par le texte.

16. Que signifie mettre plusieurs œuvres en réseau ?

Les regrouper selon la longueur des textes et le nombre de leurs personnages
Les résumer séparément afin de conserver l’intrigue propre à chaque œuvre
Les comparer pour repérer des invariants et des variations entre leurs caractéristiques
Les lire dans l’ordre chronologique pour suivre l’évolution de leur publication

Les comparer pour repérer des invariants et des variations entre leurs caractéristiques

Explication

La mise en réseau compare plusieurs œuvres selon leur genre, leurs personnages archétypaux ou leur structure afin d’identifier des invariants et des variations. Résumer une œuvre reste centré sur un seul texte et ne constitue pas une mise en réseau.

17. Quelle difficulté le lecteur doit-il gérer spécifiquement dans un texte long ?

Observer les vignettes, suivre les bulles, lire les cartouches et comprendre les onomatopées
Repérer les rimes, compter les syllabes, identifier les strophes et interpréter les sonorités
Distinguer les répliques, les actes, les scènes et les indications de mise en scène
Mémoriser les personnages, suivre le point de vue, le temps du récit et le schéma quinaire

Mémoriser les personnages, suivre le point de vue, le temps du récit et le schéma quinaire

Explication

La compréhension d’un genre long exige de maintenir les personnages en mémoire, d’identifier le point de vue narratif, de suivre la temporalité et de repérer le schéma quinaire. Les autres éléments concernent principalement la poésie, la bande dessinée ou le théâtre.

18. Quelle activité correspond le mieux à la compréhension d’un texte ?

Relier les informations, construire une représentation mentale et interpréter l’implicite
Identifier la longueur, compter les paragraphes et classer les mots selon leur fréquence
Repérer les illustrations, décrire la couverture et recopier les titres des chapitres
Mémoriser les phrases, relever les mots rares et reproduire les formulations importantes

Relier les informations, construire une représentation mentale et interpréter l’implicite

Explication

Comprendre consiste à relier les informations, construire une représentation mentale, contrôler sa compréhension et interpréter ce qui n’est pas explicitement dit. Le simple relevé d’éléments visibles ou lexicaux ne suffit donc pas à construire le sens.

19. Lequel de ces éléments peut constituer un obstacle à la lecture d’un texte long ?

La perte du fil de l’histoire et la difficulté à relier les épisodes entre eux
La présence d’un titre et l’organisation du texte en plusieurs chapitres
La description détaillée des personnages et la progression des événements
La possibilité de relire certains passages et de consulter le sommaire

La perte du fil de l’histoire et la difficulté à relier les épisodes entre eux

Explication

La perte du fil et la difficulté à relier les épisodes font partie des obstacles recensés dans la lecture longue. Les autres éléments peuvent au contraire soutenir le repérage et la compréhension de l’organisation du récit.

20. Quelle démarche pédagogique favorise une compréhension fine d’un texte long ?

Lire la conclusion, relever les mots inconnus, ignorer les personnages et suivre seulement les dialogues
Décrire les illustrations, recopier le sommaire, apprendre les noms et laisser l’implicite inexpliqué
Identifier le genre, observer les éléments paratextuels, formuler des hypothèses et reconstruire la chronologie
Commencer par mémoriser les passages, éviter les hypothèses, puis comparer les longueurs de chapitres

Identifier le genre, observer les éléments paratextuels, formuler des hypothèses et reconstruire la chronologie

Explication

Une compréhension fine s’appuie sur l’identification du genre, l’observation de la couverture et du sommaire, les hypothèses, le suivi des personnages, la chronologie et l’implicite. Les autres démarches négligent plusieurs opérations essentielles de construction du sens.

21. Quelle préparation l’enseignant doit-il effectuer avant une séance de lecture ?

Préparer principalement un questionnaire destiné à évaluer les informations retenues
Laisser les élèves découvrir le texte sans préparation pour favoriser la spontanéité
Organiser les échanges avant la lecture afin de réguler les interprétations
Comprendre le texte, en anticiper les difficultés et prévoir des dispositifs variés

Comprendre le texte, en anticiper les difficultés et prévoir des dispositifs variés

Explication

La préparation consiste à comprendre le texte, choisir un support adapté, repérer les difficultés et prévoir des dispositifs variés dans une séquence limitée. La régulation des échanges intervient pendant la séance, et non au moment de la préparation préalable.

22. Comment l’enseignant peut-il rendre un texte plus intelligible pendant sa lecture en classe ?

En modulant sa voix et sa vitesse, en reformulant et en organisant les échanges
En demandant aux élèves de mémoriser les personnages avant toute interprétation
En remplaçant la lecture par un questionnaire portant sur les informations explicites
En laissant chaque élève choisir une activité sans intervention ni différenciation

En modulant sa voix et sa vitesse, en reformulant et en organisant les échanges

Explication

Pendant la lecture, l’enseignant agit sur la voix et la vitesse, reformule, aide à construire des représentations mentales et organise les échanges. Un questionnaire ne remplace pas ces interventions, qui peuvent aussi inclure une différenciation des activités.

23. Dans quelle situation produit-on un écrit de fonction ?

Lorsqu’on rédige un texte destiné à informer, prescrire ou organiser une action
Lorsqu’on invente principalement une histoire destinée à produire une expérience esthétique
Lorsqu’on compose un poème centré sur les sonorités et les images personnelles
Lorsqu’on imagine des personnages et des événements selon une intrigue fictionnelle

Lorsqu’on rédige un texte destiné à informer, prescrire ou organiser une action

Explication

Un écrit de fonction sert une action pragmatique, par exemple informer, prescrire ou organiser. Les autres situations relèvent davantage d’une visée littéraire, poétique ou fictionnelle.

24. Lequel de ces textes appartient à la catégorie des écrits de fonction ?

Un conte merveilleux mettant en scène un héros et un dragon
Une recette de cuisine indiquant les ingrédients et les étapes
Un récit d’aventures construit autour d’un suspense imaginaire
Un poème lyrique exprimant les sentiments d’un personnage

Une recette de cuisine indiquant les ingrédients et les étapes

Explication

La recette est un écrit de fonction, car elle guide une action concrète au moyen d’informations et d’étapes. Les autres propositions sont des textes de fiction ou d’expression littéraire.

25. Quels procédés caractérisent fréquemment un écrit de fonction qui explique une procédure ?

Des dialogues, des descriptions et une intrigue organisée par épisodes
Des consignes à l’infinitif, des connecteurs et des étapes numérotées
Des métaphores, des rimes et une expression subjective des émotions
Des événements racontés au passé avec des personnages et un dénouement

Des consignes à l’infinitif, des connecteurs et des étapes numérotées

Explication

Les écrits de fonction emploient notamment l’impératif ou l’infinitif injonctif, des connecteurs, un lexique technique et une organisation en étapes. Les autres caractéristiques correspondent davantage au récit ou à l’écriture littéraire.

26. Quelle conception de l’apprentissage de l’écriture Alain Bentolila met-il en avant ?

Écrire beaucoup, lire beaucoup et recevoir un enseignement explicite de la production écrite
Rédiger des textes longs en autonomie, puis corriger principalement leur orthographe
Étudier les règles de grammaire avant d’écrire afin d’éviter les premiers essais
Lire des textes variés avant de rédiger, sans consacrer de temps à l’enseignement explicite

Écrire beaucoup, lire beaucoup et recevoir un enseignement explicite de la production écrite

Explication

Pour Alain Bentolila, apprendre à écrire repose sur une pratique abondante de l’écriture et de la lecture, accompagnée d’un enseignement explicite de la production écrite. La seule lecture, la correction orthographique ou l’étude préalable des règles ne suffisent pas à constituer cette démarche.

27. Qu’est-ce qui caractérise le sujet écrivant dans un atelier d’écriture ?

Un élève qui se sent auteur et dont les textes sont influencés par son contexte
Un scripteur étudié indépendamment de son milieu et de ses références culturelles
Un élève qui applique un modèle commun sans mobiliser son expérience personnelle
Un rédacteur qui produit des phrases correctes en suivant des consignes formelles

Un élève qui se sent auteur et dont les textes sont influencés par son contexte

Explication

Le sujet écrivant se sent auteur de ses textes, tandis que son écriture est liée à ses expériences, à son contexte social et à ses références culturelles. Le considérer indépendamment de son environnement correspond à une conception opposée.

28. Quelle opération relève d’une véritable réécriture d’un texte ?

Relire le texte à voix haute sans modifier son contenu ni son organisation
Évaluer le texte selon une grille sans intervenir ensuite sur ses formulations
Recopier le texte au propre en conservant toutes les formulations initiales
Déplacer un paragraphe, supprimer une phrase ou remplacer un mot pour améliorer le texte

Déplacer un paragraphe, supprimer une phrase ou remplacer un mot pour améliorer le texte

Explication

La réécriture est un processus cognitif qui transforme le texte par ajout, suppression, déplacement ou remplacement d’éléments. Une simple lecture, une copie fidèle ou une évaluation sans modification ne constituent pas une réécriture.

29. Dans quelle condition une contrainte d’écriture peut-elle stimuler la créativité des élèves ?

Lorsqu’elle impose un thème sans fournir de repères sur le vocabulaire ou la structure
Lorsqu’elle demande de reproduire un texte modèle sans modifier sa formulation
Lorsqu’elle réduit l’activité à la correction des erreurs après une rédaction libre
Lorsqu’elle s’appuie sur des textes lus, un modèle et des objectifs langagiers préparés

Lorsqu’elle s’appuie sur des textes lus, un modèle et des objectifs langagiers préparés

Explication

Une contrainte devient un levier de créativité lorsqu’elle est soutenue par des textes lus, un modèle, des objectifs explicites et une préparation du vocabulaire, de la ponctuation et de la structure. Une consigne dépourvue de repères ou une simple reproduction limite davantage le travail créatif.

30. Quelle succession traduit le mieux la progression de l’autonomie dans les premières tâches d’écriture ?

De la révision du texte vers la calligraphie, puis la combinaison d’unités
De la copie et de la calligraphie vers l’encodage autonome, puis la révision
De l’encodage autonome vers la copie, puis la dictée à l’adulte
De la dictée à autrui vers la copie, puis la préparation de l’écrit

De la copie et de la calligraphie vers l’encodage autonome, puis la révision

Explication

Les premières tâches évoluent progressivement de la calligraphie et de la copie vers des activités demandant davantage d’autonomie, jusqu’à la préparation et à la révision. Copier avec un modèle ne correspond donc pas au même degré d’autonomie que produire seul un texte encodé.

31. Pour évaluer un texte d’élève sans freiner sa créativité, quelle pratique est la plus adaptée ?

Cibler un ou deux points de révision, comme la syntaxe ou la ponctuation
Demander une correction complète avant de discuter du contenu et du lecteur
Imposer de nombreux critères portant sur chaque aspect formel du texte
Évaluer d’abord la longueur du texte et la quantité d’informations apportées

Cibler un ou deux points de révision, comme la syntaxe ou la ponctuation

Explication

Une évaluation efficace peut se concentrer sur un ou deux points de révision, par exemple l’orthographe, la syntaxe ou la ponctuation. L’accumulation de critères risque d’inhiber la créativité de l’élève, même si elle vise une correction plus large.

32. Comment l’acculturation à l’écrit influence-t-elle la production des élèves ?

Elle remplace les échanges autour des textes par un apprentissage fondé sur la répétition
Elle limite les productions aux formes écrites déjà présentées dans la classe
Elle leur fournit des références et des outils qui orientent leur compréhension du monde et leurs écrits
Elle les conduit à mémoriser des modèles avant de pouvoir choisir un sujet personnel

Elle leur fournit des références et des outils qui orientent leur compréhension du monde et leurs écrits

Explication

L’acculturation à l’écrit met à la disposition des élèves des textes, des affichages et des outils qui nourrissent leur compréhension du monde et la construction de leurs écrits. Elle ne se réduit pas à la mémorisation de modèles ni à une limitation des formes produites.

33. Dans une écriture collaborative, que permet principalement le travail collectif ?

Réserver la réflexion et la révision à l’enseignant afin d’harmoniser la production finale
Faire produire plusieurs textes séparés sans organiser de discussion sur leurs destinataires
Rassembler les idées, élaborer une première version et réviser le texte en tenant compte du lecteur
Confier la rédaction à un scripteur puis laisser chaque élève corriger son propre passage

Rassembler les idées, élaborer une première version et réviser le texte en tenant compte du lecteur

Explication

L’écriture collaborative répartit la réflexion et la révision entre les participants, ce qui aide à rassembler les idées et à mieux prendre en compte les besoins du lecteur. Elle se distingue ainsi de l’écriture individuelle, où ces opérations reposent sur un seul scripteur.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Littérature et écriture à l’école.

Qu'impose la lecture ordinaire par rapport à la lecture littéraire ?

La lecture ordinaire privilégie le plaisir et l’identification.

Sur quoi repose la lecture littéraire ?

La lecture littéraire repose sur la distanciation et l’analyse.

Qu'est-ce qu'un sujet lecteur ?

Un lecteur dont l’expérience vécue sert de point de départ pour une interprétation personnelle.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Littérature et écriture à l’école.

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