QCM : Ma Bohème de Rimbaud (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel poète a écrit « Ma Bohème », qui clôt les Cahiers de Douai en 1870 ?

Victor Hugo
Alfred de Musset
Arthur Rimbaud
Paul Verlaine

Arthur Rimbaud

Explication

Arthur Rimbaud est l’auteur de « Ma Bohème », qui clôt les Cahiers de Douai en 1870. Paul Verlaine est associé à Rimbaud, tandis que Musset et Hugo sont d’autres poètes.

2. Une classe relève que « Ma Bohème » comporte quatorze vers, des alexandrins irréguliers et le sous-titre « Fantaisie ». Quelle interprétation de ces repères est la plus juste ?

Une ode classique qui suit un cadre métrique stable
Une chanson à couplets qui relève d’abord de la scène comique
Un sonnet qui associe forme poétique, imagination et liberté
Un sonnet régulier qui privilégie l’observation réaliste

Un sonnet qui associe forme poétique, imagination et liberté

Explication

Le poème est un sonnet en alexandrins irréguliers, et son sous-titre « Fantaisie » met en avant l’imagination et la liberté. La régularité métrique, le genre théâtral et l’ode classique ne correspondent pas à ces repères.

3. Dans le premier quatrain, un lecteur remarque que « Je m’en allais », « devenait » et « j’allais » sont à l’imparfait. Quelle interprétation de ce temps convient à ces emplois ?

La fugue est présentée comme un projet encore à réaliser
La fugue est présentée comme une expérience passée qui se répétait
La fugue est présentée comme un décor sans idée d’habitude
La fugue est présentée comme un départ ponctuel et achevé

La fugue est présentée comme une expérience passée qui se répétait

Explication

Dans ces vers, l’imparfait à valeur d’habitude fait comprendre que la fugue s’est répétée dans le passé. L’événement ponctuel, le projet futur et la simple description ne rendent pas compte de cette valeur habituelle.

4. Un élève interprète la répétition du verbe « aller » dans le premier quatrain comme un mouvement orienté vers une destination précise. Quelle lecture correspond plutôt à l’effet relevé dans le poème ?

Un trajet vers une destination fixée qui confirme l’attachement au lieu quitté
Une errance sans but précis qui marque une rupture avec un lieu hostile
Une immobilité sur place qui traduit le refus de tout déplacement
Un retour vers un lieu accueillant qui met fin à la rupture

Une errance sans but précis qui marque une rupture avec un lieu hostile

Explication

La répétition d’« aller » traduit une errance sans but précis et une rupture avec un endroit vécu comme hostile. L’interprétation par une destination fixée, un retour ou l’immobilité contredit cet effet.

5. Un jeune vagabond quitte le chemin choisi par ses parents et s’oriente par lui-même. Comment la métaphore du « Petit Poucet rêveur » éclaire-t-elle son attitude ?

Elle transforme l’errance en égarement sans possibilité de s’orienter.
Elle associe l’errance à la révolte de l’enfant qui trouve sa voie.
Elle présente l’enfant comme soumis aux règles du monde adulte.
Elle évoque un enfant qui suit docilement le chemin de ses parents.

Elle associe l’errance à la révolte de l’enfant qui trouve sa voie.

Explication

La métaphore rapproche le vagabondage du geste de l’enfant qui désobéit à ses parents pour trouver son propre chemin. L’obéissance parentale contredit la révolte, la perte définitive du chemin efface l’idée d’orientation, et la soumission au monde adulte inverse le sens de l’image.

6. Dans les vers « j’égrenais dans ma course / Des rimes », quelle fonction les rimes remplissent-elles dans l’errance du poète ?

Elles sont les cailloux matériels que le poète sème sur son trajet.
Elles décorent le récit sans orienter le déplacement du poète.
Elles interrompent la marche pour empêcher le poète d’avancer.
Elles servent de repère et guident les pas à la place des cailloux.

Elles servent de repère et guident les pas à la place des cailloux.

Explication

Le rejet met en relief les rimes comme repère poétique qui guide la course, à la place des cailloux du conte. Les cailloux matériels confondent les deux images, l’ornement réduit leur rôle, et le frein inverse leur fonction de guide.

7. Un lecteur relève successivement l’écoute du paysage, la rosée sentie sur le front, puis son assimilation à un vin. Quelle progression sensorielle reconnaît-il ?

Du toucher à l’ouïe, puis à la vue.
De l’ouïe à la vue, puis au toucher.
De l’ouïe au toucher, puis au goût.
Du goût au toucher, puis à l’ouïe.

De l’ouïe au toucher, puis au goût.

Explication

La séquence suit l’écoute, la sensation de rosée sur le front, puis la comparaison gustative avec un vin; ces correspondances rappellent la synesthésie associée à Baudelaire. Commencer par le toucher inverse les deux premières étapes, la vue remplace une sensation non mentionnée, et partir du goût inverse toute la progression.

8. Un poète compare la rosée à un « vin de vigueur » et ressent un regain d’élan pour écrire. Que symbolise cette comparaison ?

Une sobriété des sens qui éloigne le poète de la création.
Une ivresse des sens qui nourrit l’énergie créatrice.
Une boisson réelle qui remplace l’eau de la rosée.
Une fatigue physique qui affaiblit l’inspiration poétique.

Une ivresse des sens qui nourrit l’énergie créatrice.

Explication

Le « vin de vigueur » symbolise l’ivresse des sens que la rosée procure et qui nourrit l’énergie créatrice. Une boisson littérale prend la comparaison au pied de la lettre, la fatigue inverse l’effet vivifiant, et la sobriété contredit l’ivresse sensorielle.

9. Dans « rimant », quelle relation le participe présent établit-il entre le poète et son environnement ?

La proximité de la nature rend possible la création poétique
La mémoire des lectures remplace le contact avec la nature
Le tumulte de la ville déclenche la création poétique
La solitude à l’écart de la nature suspend la création poétique

La proximité de la nature rend possible la création poétique

Explication

« Rimant » associe l’activité poétique à la proximité avec la nature. L’idée du simple décor minimise ce lien, la solitude urbaine déplace le cadre, et la mémoire des lectures n’est pas le rapport mis en valeur.

10. En comparant les élastiques de ses souliers usés aux cordes des lyres, quel effet Rimbaud produit-il ?

Il transforme un objet banal en référence noble pour tourner en dérision ses émois lyriques
Il oppose la marche à la musique pour montrer que les deux pratiques sont incompatibles
Il élève les souliers au rang d’emblème héroïque sans ironiser sur la poésie
Il rabaisse la lyre au rang d’un accessoire banal pour célébrer le lyrisme traditionnel

Il transforme un objet banal en référence noble pour tourner en dérision ses émois lyriques

Explication

La comparaison rapproche les élastiques, objet trivial, de la lyre associée à Orphée, et moque ainsi les élans lyriques du poète. L’emblème héroïque sans ironie efface l’autodérision, la célébration du lyrisme inverse l’effet, et l’incompatibilité entre marche et musique n’est pas suggérée.

11. Un lecteur remarque que le dernier hémistiche associe le « pied » du poète à son cœur. Quels deux sens du mot « pied » éclairent ce rapprochement ?

Le pied noble associé à l’amour et l’unité de mesure du vers latin
Le pied endolori par l’errance et la rime qui clôt le vers
Le pied endolori par l’errance et l’unité de mesure du vers latin
Le cœur blessé par la marche et l’unité de mesure du vers latin

Le pied endolori par l’errance et l’unité de mesure du vers latin

Explication

Le mot désigne à la fois la partie du corps malmenée par la marche et le pied métrique de la poésie latine. La rime est une notion distincte, la noblesse amoureuse concerne plutôt le cœur, et la marche abîme le pied, non le cœur au sens littéral.

12. Un lecteur interprète le vagabondage de « Ma Bohême » comme un choix de vie poétique plutôt que comme un échec social. Quelle idée centrale cette lecture met-elle en évidence ?

L’errance libère le poète en l’éloignant de toute création poétique
L’errance libère le poète, nourrit directement sa poésie et l’ouvre à l’absolu
L’errance mène le poète vers l’absolu grâce à la réussite matérielle
L’errance dénonce la société sans nourrir l’inspiration du poète

L’errance libère le poète, nourrit directement sa poésie et l’ouvre à l’absolu

Explication

Le poème présente l’errance comme un mode de vie libérateur qui nourrit la création et donne accès à l’absolu. L’éloignement de la poésie nie ce rôle, la seule dénonciation sociale le réduit, et la réussite matérielle ne caractérise pas cette liberté.

13. Un poète reprend la nature, la Muse et la bohème, mais introduit un ton autodérisoire, des mots du quotidien et des vers disloqués. Quelle démarche ces choix illustrent-ils ?

Reprendre des codes romantiques pour les détourner par l’autodérision et l’innovation formelle
Imiter fidèlement les codes romantiques en conservant leurs formes et leur ton
Rejeter tout héritage romantique au profit de thèmes exclusivement urbains
Remplacer l’innovation formelle par une description quotidienne de la nature

Reprendre des codes romantiques pour les détourner par l’autodérision et l’innovation formelle

Explication

La modernité de Rimbaud vient de sa reprise des codes romantiques, qu’il détourne grâce à l’autodérision, au vocabulaire quotidien et à la dislocation de l’alexandrin. L’imitation fidèle néglige ces détournements, le rejet total de l’héritage est excessif, et la simple description de la nature ne rend pas compte du travail formel.

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Qui est l’auteur de « Ma Bohème » ?

Arthur Rimbaud.

Quel recueil « Ma Bohème » clôt-il en 1870 ?

Les Cahiers de Douai.

Quelle forme poétique « Ma Bohème » adopte-t-il ?

Un sonnet en alexandrins irréguliers.

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