QCM : Méthode et programme de philosophie (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment présenter les grandes parties, les sous-parties et les transitions d’une dissertation ?

Commencer les parties I, II et III au milieu de la ligne, aligner les retraits de A, B et C, puis placer la transition à la fin de la ligne après C.
Commencer les parties I, II et III au milieu de la ligne, aligner les retraits de A, B et C, puis placer la transition au début de la ligne après C.
Commencer les parties I, II et III au début de la ligne, décaler les retraits de A, B et C, puis placer la transition au milieu de la ligne après C.
Commencer les parties I, II et III au milieu de la ligne, décaler les retraits de A, B et C, puis placer la transition au début de la ligne avant C.

Commencer les parties I, II et III au milieu de la ligne, aligner les retraits de A, B et C, puis placer la transition au début de la ligne après C.

Explication

Cette disposition distingue les grandes parties par leur position, aligne les sous-parties et fait commencer la transition au début de la ligne après C. Placer la transition au milieu de la ligne ne respecte pas la règle de présentation indiquée.

2. Si les consignes du professeur sur les espacements et les retraits diffèrent des règles générales, lesquelles faut-il appliquer ?

Les consignes du professeur pour les espacements, mais les règles générales pour les retraits.
Les règles générales pour les espacements, mais les consignes du professeur pour les retraits.
Les règles générales de présentation, car elles priment sur les consignes particulières du professeur.
Les consignes particulières du professeur, car elles priment sur les règles générales de présentation.

Les consignes particulières du professeur, car elles priment sur les règles générales de présentation.

Explication

Les consignes du professeur concernant les espacements et les retraits prévalent sur les règles générales. L’idée que les règles générales priment inverse cette hiérarchie.

3. Quelle appréciation Thomas d’Aquin porte-t-il sur l’étude de l’âme dans son commentaire du De Anima ?

Il la tient pour une science spéculative et inutile, mais facile.
Il la tient pour une science noble et utile, mais difficile.
Il la tient pour une science pratique et facile, mais peu utile.
Il la tient pour une science morale et difficile, mais sans utilité.

Il la tient pour une science noble et utile, mais difficile.

Explication

Thomas d’Aquin présente l’étude de l’âme comme noble et utile tout en soulignant qu’elle est difficile. La qualifier de facile écarte précisément l’une des caractéristiques qu’il lui attribue.

4. Quelle distinction permet de différencier les sciences spéculatives des sciences pratiques ?

Les sciences spéculatives accumulent des connaissances, tandis que les sciences pratiques cherchent à distinguer le vrai du faux.
Les sciences spéculatives visent la formation morale, tandis que les sciences pratiques étudient des principes abstraits.
Les sciences spéculatives sont orientées vers l’action, tandis que les sciences pratiques sont recherchées pour elles-mêmes.
Les sciences spéculatives sont recherchées pour elles-mêmes, tandis que les sciences pratiques sont orientées vers l’action.

Les sciences spéculatives sont recherchées pour elles-mêmes, tandis que les sciences pratiques sont orientées vers l’action.

Explication

Les sciences spéculatives sont étudiées pour elles-mêmes, alors que les sciences pratiques se rapportent à l’action. L’option qui attribue ces fonctions dans l’ordre inverse confond les deux catégories.

5. Quelle finalité des études Arnauld et Nicole défendent-ils dans La Logique ou l’Art de penser ?

Former l’habileté pratique et apprendre à agir plutôt que cultiver le jugement et l’usage de la raison.
Former le jugement et apprendre à bien user de la raison plutôt que simplement accumuler des connaissances.
Accumuler des connaissances et maîtriser des savoirs plutôt que former le jugement et l’usage de la raison.
Développer la mémoire des doctrines et apprendre à les transmettre plutôt que juger leur valeur.

Former le jugement et apprendre à bien user de la raison plutôt que simplement accumuler des connaissances.

Explication

Arnauld et Nicole font de la formation du jugement et du bon usage de la raison le but des études, au-delà de l’accumulation de connaissances. La simple accumulation de savoirs ne reprend donc pas la finalité qu’ils défendent.

6. En quoi la crédulité et le scepticisme excessif constituent-ils des attitudes opposées ?

La crédulité accepte trop facilement les affirmations, tandis que le scepticisme excessif met tout en doute, même ce qui pourrait être reconnu comme vrai.
La crédulité met toutes les affirmations en doute, tandis que le scepticisme excessif accepte trop facilement ce qui semble vrai.
La crédulité examine rigoureusement les affirmations, tandis que le scepticisme excessif distingue avec assurance le vrai du faux.
La crédulité rejette les affirmations sans examen, tandis que le scepticisme excessif reconnaît comme vraies les idées bien établies.

La crédulité accepte trop facilement les affirmations, tandis que le scepticisme excessif met tout en doute, même ce qui pourrait être reconnu comme vrai.

Explication

La crédulité tend à accepter trop facilement, tandis que le scepticisme excessif pousse le doute au-delà de ce qui est justifié. L’inversion de ces tendances attribue à chaque attitude le comportement caractéristique de l’autre.

7. Que fait apparaître un problème philosophique derrière une question ?

La difficulté cachée qui explique pourquoi la réponse n’est pas immédiatement évidente.
La réponse directe qui permet de supprimer les raisons de l’hésitation.
La définition des termes qui garantit qu’une réponse est immédiatement évidente.
La suite de questions qui remplace la difficulté par plusieurs interrogations.

La difficulté cachée qui explique pourquoi la réponse n’est pas immédiatement évidente.

Explication

Un problème philosophique met au jour la difficulté sous-jacente à une question et explique l’absence de réponse évidente. Définir les termes sans faire ressortir cette difficulté ne suffit pas à caractériser un problème.

8. Quelle situation fait souvent naître un problème philosophique ?

Un accord entre deux idées qui conduisent sans difficulté à la même conclusion.
Une réponse certaine qui élimine toute opposition entre les idées envisagées.
Une tension entre deux idées qui semblent défendables, ou une opposition ou contradiction apparente entre elles.
Une question dont les termes sont inconnus et qui ne met en jeu aucune idée défendable.

Une tension entre deux idées qui semblent défendables, ou une opposition ou contradiction apparente entre elles.

Explication

Un problème philosophique naît souvent lorsque deux idées défendables entrent en tension ou paraissent se contredire. Un accord sans difficulté ne produit pas cette confrontation.

9. Quelle démarche permet de faire apparaître un problème philosophique à partir d’une question ?

Répéter la question, ajouter plusieurs interrogations et laisser leur relation inexpliquée.
Repérer une difficulté, présenter deux idées et éviter d’expliquer ce qui les oppose.
Repérer une difficulté, confronter deux idées soutenues par des arguments et expliquer la tension entre elles.
Définir les termes, choisir une idée sans l’argumenter et présenter directement une réponse.

Repérer une difficulté, confronter deux idées soutenues par des arguments et expliquer la tension entre elles.

Explication

La démarche consiste à repérer la difficulté, confronter des idées défendues par des arguments, puis expliciter la tension issue de cette confrontation. Présenter les idées sans expliquer leur opposition laisse le problème inexprimé.

10. Que signifie le principe de non-contradiction ?

Une chose peut être et ne pas être au même moment sous le même rapport si les arguments diffèrent.
Deux idées défendables ne peuvent pas entrer en tension lorsqu’elles portent sur une même question.
Une même chose ne peut pas être et ne pas être au même moment et sous le même rapport.
Une même chose ne peut pas être et ne pas être au même moment si elle est considérée sous des rapports différents.

Une même chose ne peut pas être et ne pas être au même moment et sous le même rapport.

Explication

Le principe interdit qu’une même chose soit et ne soit pas simultanément sous le même rapport. Une tension entre idées envisagées selon des points de vue différents ne constitue pas, à elle seule, cette contradiction logique.

11. Quel est l’objectif principal de l’enseignement de la philosophie au lycée ?

Apprendre à défendre une opinion personnelle sans devoir la justifier par des arguments
Mémoriser les thèses des philosophes afin de restituer leur histoire chronologique
Transmettre un ensemble exhaustif de connaissances sur les doctrines philosophiques
Développer le jugement critique et apprendre à traiter des problèmes par un raisonnement argumenté

Développer le jugement critique et apprendre à traiter des problèmes par un raisonnement argumenté

Explication

L’enseignement vise le développement du jugement critique et l’acquisition d’une culture philosophique initiale pour formuler et tenter de résoudre des problèmes de manière argumentée. La mémorisation d’une histoire chronologique des doctrines ne constitue pas son objectif principal.

12. Quelles sont les trois perspectives qui organisent le programme de philosophie ?

La nature et l’histoire, la morale et la religion, ainsi que la politique et l’économie
L’individu et la société, la justice et le droit, ainsi que la science et la technique
L’existence humaine et la culture, la morale et la politique, ainsi que la connaissance
La culture et les arts, la liberté et le bonheur, ainsi que le langage et la vérité

L’existence humaine et la culture, la morale et la politique, ainsi que la connaissance

Explication

Le programme s’organise autour de l’existence humaine et de la culture, de la morale et de la politique, et de la connaissance. Les autres regroupements mêlent des notions du programme sans correspondre à ses trois perspectives.

13. Quelle règle s’applique à l’étude des œuvres philosophiques en Terminale générale ?

Une œuvre peut être remplacée par une présentation générale de l’histoire de la philosophie
Deux œuvres doivent être étudiées intégralement pour chaque perspective du programme
L’étude d’une œuvre est facultative, mais une lecture intégrale est attendue lorsqu’elle est choisie
L’étude d’une œuvre est obligatoire, sans que sa lecture intégrale soit nécessairement exigée

L’étude d’une œuvre est obligatoire, sans que sa lecture intégrale soit nécessairement exigée

Explication

En Terminale générale, l’étude d’une œuvre philosophique est obligatoire, mais il n’est pas nécessaire de l’étudier intégralement. L’obligation porte sur l’étude de l’œuvre et n’implique donc pas nécessairement sa lecture complète.

14. Lorsqu’un élève examine une objection à son argumentation, quelle compétence attendue mobilise-t-il ?

Mobiliser les textes étudiés pour remplacer l’examen des objections
Définir les termes du sujet sans établir de lien avec les arguments
Comparer des points de vue sans justifier les raisons de leur divergence
Examiner une objection et lui répondre en soutenant son raisonnement

Examiner une objection et lui répondre en soutenant son raisonnement

Explication

Les compétences attendues comprennent l’examen des objections et la capacité à y répondre dans le cadre d’un raisonnement. Comparer des points de vue est également une compétence, mais cela ne suffit pas à traiter une objection.

15. Dans quelle séquence faut-il construire la problématique d’un sujet philosophique ?

Formuler une question, proposer une réponse, exposer une objection, rappeler le sujet, puis définir les termes
Définir les termes, présenter l’opposition, faire apparaître la difficulté, expliquer la tension, puis poser une question précise
Présenter une thèse, citer un auteur, définir les termes, donner un exemple, puis annoncer une conclusion
Définir les termes, énumérer plusieurs questions, présenter une thèse, illustrer celle-ci, puis résumer le sujet

Définir les termes, présenter l’opposition, faire apparaître la difficulté, expliquer la tension, puis poser une question précise

Explication

La démarche part de la définition des termes et de l’opposition initiale, puis fait ressortir et explique une difficulté avant de formuler le problème sous la forme d’une question précise. Commencer par proposer une réponse ne suit pas cette progression de construction du problème.

16. Pourquoi le mythe rend-il problématique son opposition à la vérité ?

Parce qu’il établit la vérité en vérifiant ses récits par l’observation expérimentale
Parce qu’il peut transmettre une compréhension de l’existence humaine par un modèle ou une représentation symbolique
Parce qu’il exclut toute signification dès lors que son récit n’est pas littéralement réel
Parce qu’il se confond avec une démonstration logique indépendante de l’imagination

Parce qu’il peut transmettre une compréhension de l’existence humaine par un modèle ou une représentation symbolique

Explication

Le mythe ne se réduit pas nécessairement à une fiction vide de sens : il peut proposer un modèle exemplaire ou transmettre une compréhension de l’existence humaine. Le traiter comme dépourvu de signification dès que son récit est symbolique ne rend pas compte de cette difficulté.

17. À quoi sert une transition dans un raisonnement philosophique ?

À répéter le sujet pour rappeler le thème traité dans chaque partie
À assurer le passage logique d’une partie du raisonnement à la suivante
À introduire un exemple sans préciser son rapport avec l’argumentation
À annoncer la réponse finale avant le développement des arguments

À assurer le passage logique d’une partie du raisonnement à la suivante

Explication

Une transition relie logiquement deux parties successives du raisonnement. Répéter le sujet peut rappeler le thème, mais ne suffit pas à établir le lien logique entre les parties.

18. Quelle suite de mouvements caractérise une transition argumentative complète ?

Rappeler le sujet, définir un terme, ajouter un exemple, puis annoncer le plan général
Rappeler la thèse, la synthétiser, en souligner la restriction, puis ouvrir un dépassement
Résumer les arguments, citer un auteur, changer de thème, puis formuler une question isolée
Présenter une thèse nouvelle, la défendre, écarter les objections, puis répéter la conclusion

Rappeler la thèse, la synthétiser, en souligner la restriction, puis ouvrir un dépassement

Explication

La transition argumentative rappelle la thèse, en propose une synthèse, en indique la restriction et ouvre vers une nouvelle approche. Présenter directement une thèse nouvelle sans expliciter la limite de la précédente omet le mouvement de passage attendu.

19. Quel rôle la conclusion doit-elle jouer dans un devoir de philosophie ?

Répondre au problème en tenant compte des arguments développés
Remplacer les arguments du développement par une opinion personnelle
Répéter les différentes parties sans dégager de réponse au problème
Présenter un nouveau problème sans apporter de réponse à celui traité

Répondre au problème en tenant compte des arguments développés

Explication

La conclusion doit apporter une réponse au problème posé en prenant en considération les arguments élaborés dans le devoir. Introduire un nouveau problème sans répondre à celui qui a été traité ne remplit pas cette fonction.

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Comment distinguer l’introduction, les grandes parties et la conclusion dans une dissertation ?

Par les espacements demandés.

Où commencer les parties I, II et III dans une dissertation ?

Au milieu de la ligne.

Comment aligner les retraits des sous-parties A, B et C d’une dissertation ?

Ils doivent être alignés entre eux.

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