QCM : Méthodes de lecture et critique littéraire (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle activité associe le déchiffrement des signes à la compréhension du message lu ?

Former des images mentales sans déchiffrer les signes
Reconnaître des signes visuels sans accéder au message
Reconstruire des unités de langage et comprendre le message
Mémoriser des phrases sans en reconstruire le sens

Reconstruire des unités de langage et comprendre le message

Explication

Lire consiste à déchiffrer les signes pour reconstruire des unités de langage, puis à recevoir et comprendre le message. Le déchiffrement seul néglige la compréhension, tandis que la mémorisation et l’imagerie ne définissent pas à elles seules la lecture.

2. Une étudiante lit un chapitre avec attention pour le retenir, puis revient plus tard sur ses notes afin de raviver ce qu’elle a appris. Quel mécanisme explique le mieux cette démarche ?

La répétition de la lecture conserve le contenu sans produire de traces mémorielles
La compréhension intervient après la mémorisation et ne contribue pas aux traces
La compréhension et la concentration créent des traces que la réactivation aide à conserver
La concentration suffit à conserver le contenu sans réactivation ultérieure

La compréhension et la concentration créent des traces que la réactivation aide à conserver

Explication

Lorsqu’on lit pour étudier, compréhension et concentration contribuent à former des traces mémorielles, que la réactivation permet de conserver. La concentration seule ne remplace pas la réactivation, et la compréhension participe bien à la création des traces.

3. Un lecteur comprend le sens élémentaire d’un roman, puis examine ses procédés, le rapproche d’autres textes et réfléchit à son propre effet sur lui. Quelle démarche adopte-t-il ?

Une lecture littérale qui vise le sens immédiat du récit
Une lecture affective centrée sur le plaisir éprouvé
Une lecture comparative qui se limite aux liens entre textes
Une lecture littéraire qui dépasse la compréhension élémentaire

Une lecture littéraire qui dépasse la compréhension élémentaire

Explication

La lecture littéraire dépasse le sens élémentaire en examinant les caractéristiques du texte, ses liens avec d’autres textes et les effets de la lecture sur le lecteur. La compréhension littérale, la réaction affective ou la comparaison seule ne couvrent qu’une partie de cette démarche.

4. Comment appelle-t-on un discours qui prend pour objet un autre discours, par exemple une œuvre littéraire ?

Un résumé littéraire
Une critique évaluative
Un métadiscours
Une œuvre originale

Un métadiscours

Explication

Le métadiscours est une réflexion ou un discours portant sur un autre discours, notamment une œuvre littéraire. Une œuvre originale crée le discours, tandis qu’une évaluation ou un résumé en constitue une forme plus spécifique de commentaire.

5. Une chroniqueuse recommande ou déconseille un roman en indiquant qu’elle l’a aimé et en le classant parmi ses lectures préférées. De quel type de critique s’agit-il ?

Un métadiscours d’auteur
Une critique évaluative
Une analyse stylistique
Une critique analytique

Une critique évaluative

Explication

La critique évaluative porte un jugement de valeur afin d’évaluer ou de classer une œuvre, par exemple selon qu’on l’aime ou non. L’analyse méthodique et l’étude des procédés relèvent plutôt de la critique analytique.

6. Un lecteur hésite entre deux romans et s’appuie sur des avis personnels pour choisir, sans les considérer comme des analyses savantes. Quelle conclusion convient ?

La critique évaluative constitue un savoir savant dès qu’elle aide à choisir une œuvre
La critique évaluative devient analytique dès qu’elle compare plusieurs œuvres
La critique évaluative peut orienter par des jugements subjectifs sans constituer à elle seule un savoir savant
La critique évaluative ne peut pas orienter le lecteur lorsqu’elle exprime un goût personnel

La critique évaluative peut orienter par des jugements subjectifs sans constituer à elle seule un savoir savant

Explication

Les jugements subjectifs de la critique évaluative peuvent aider les lecteurs à s’orienter, mais cette subjectivité ne constitue pas à elle seule un savoir savant. Être utile pour choisir ne suffit donc pas à en faire une analyse savante.

7. Un étudiant examine le langage et la structure d’un roman à l’aide de concepts d’analyse, plutôt que de dire simplement s’il l’apprécie. Quelle démarche mène-t-il ?

Une critique analytique
Une critique évaluative
Un métadiscours d’auteur
Un classement subjectif

Une critique analytique

Explication

La critique analytique étudie les œuvres littéraires en s’appuyant sur des outils d’analyse plutôt que sur le seul jugement de valeur. Une appréciation ou un classement fondé sur les préférences relève de la critique évaluative.

8. Une chercheuse étudie un roman en examinant à la fois son rôle de communication, sa forme, les processus psychiques liés à sa création et son contexte social. Quelle conception de l’œuvre applique-t-elle ?

Une œuvre étudiée par sa forme et son contexte, sans fonction de communication
Une œuvre définie par la personnalité de son auteur et la réception du public
Une œuvre aux dimensions communicative, esthétique, psychique et historique-sociale
Une œuvre définie par sa communication et son contexte, sans dimension psychique

Une œuvre aux dimensions communicative, esthétique, psychique et historique-sociale

Explication

Une œuvre littéraire peut être envisagée simultanément comme communication, construction esthétique et formelle, production psychique et objet historique et social. La réduction à la communication néglige les autres dimensions, la réception n’équivaut pas à la production psychique, et l’exclusion de la communication ou de l’esthétique ampute cette approche.

9. Pour présenter un poème difficile, une étudiante en reformule les vers en phrases plus simples, sans étudier leurs effets ni leur complexité. Quelle démarche décrit-elle ?

Une paraphrase qui simplifie ou reformule le texte
Une interprétation qui établit le contexte historique du poème
Une explication qui déploie la complexité et les effets de sens
Une analyse esthétique qui étudie les émotions et la forme

Une paraphrase qui simplifie ou reformule le texte

Explication

La paraphrase reformule ou simplifie le texte, alors que l’explication met au jour sa complexité et ses effets de sens. Déployer les effets correspond à l’explication, étudier émotions et forme relève d’une analyse esthétique, et établir le contexte historique constitue une autre démarche.

10. Lorsqu’une explication de texte dépasse la clarification littérale, qu’est-elle destinée à faire apparaître ?

Les effets de sens, les émotions et les caractéristiques esthétiques
L’existence éditoriale, l’authenticité et la bibliographie du texte
Le sens littéral reformulé, sans examen de ses effets
La vie privée, le caractère intime et le milieu de l’auteur

Les effets de sens, les émotions et les caractéristiques esthétiques

Explication

L’explication déplie le texte afin de révéler ses effets de sens, ses émotions et ses caractéristiques esthétiques, au-delà du sens littéral. La reformulation simplifiée est une paraphrase, tandis que la bibliographie et la biographie concernent d’autres objets d’étude.

11. Quel ouvrage Germaine de Staël publie-t-elle en 1800 pour expliquer les tendances littéraires par des causes sociales et historiques extérieures à la littérature ?

De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales
Les Causeries du lundi
L’Art poétique
L’Esprit des lois

De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales

Explication

Germaine de Staël publie De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales en 1800 et y mobilise des causes sociales et historiques extérieures à la littérature. L’Esprit des lois est associé à Montesquieu, L’Art poétique à Boileau, et les Causeries du lundi ne sont pas l’ouvrage cité de Staël.

12. Une critique explique les tendances d’une œuvre par les institutions et les conditions historiques, tandis qu’une autre cherche à caractériser l’auteur à partir de son individualité. Quelle attribution distingue correctement ces approches ?

Sainte-Beuve privilégie les facteurs sociaux et historiques, Staël les individus
Staël privilégie les facteurs sociaux et historiques, Lanson les individus
Staël privilégie les facteurs sociaux et historiques, Sainte-Beuve les individus
Lanson privilégie les facteurs sociaux et historiques, Sainte-Beuve les individus

Staël privilégie les facteurs sociaux et historiques, Sainte-Beuve les individus

Explication

Staël explique les tendances littéraires par des facteurs sociaux et historiques, tandis que Sainte-Beuve s’attache aux individus et à leur caractère particulier. Inverser les deux approches les confond, et Lanson est associé à la formalisation d’une méthode d’étude littéraire.

13. Un chercheur commence l’étude historique d’une œuvre dont l’existence est attestée. Quelle démarche doit-il suivre ensuite, conformément à l’ordre de la méthode ?

Établir la bibliographie, puis examiner l’authenticité, l’auteur et son milieu
Examiner l’auteur et son milieu, puis établir l’authenticité et la bibliographie
Interpréter le style, puis étudier le milieu avant la bibliographie
Établir l’authenticité, puis conclure sans étudier l’auteur ni son milieu

Établir la bibliographie, puis examiner l’authenticité, l’auteur et son milieu

Explication

La démarche commence par établir l’existence et la bibliographie, puis examine l’authenticité, l’auteur et son milieu. Commencer par l’auteur inverse l’ordre, interpréter d’abord le style omet les étapes initiales, et l’existence d’un texte ne suffit pas à établir son authenticité.

14. Quel critique a cherché à formaliser une méthode rigoureuse pour l’étude de la littérature française et à en fonder des bases méthodologiques importantes ?

Montesquieu
Sainte-Beuve
Germaine de Staël
Gustave Lanson

Gustave Lanson

Explication

Gustave Lanson a cherché à formaliser une méthode rigoureuse pour l’étude de la littérature française et a fondé des bases méthodologiques importantes. Staël est associée à l’explication sociale et historique des tendances littéraires, Sainte-Beuve à l’étude des individus, et Montesquieu n’est pas crédité de cette méthode.

15. Pour une pièce, les archives indiquent une rédaction en 1664, une première présentation en 1665 et une publication en 1682. Quelle interprétation faut-il retenir ?

Les trois dates correspondent à des étapes distinctes de l’œuvre.
La présentation et la publication désignent la même étape.
La publication indique que la rédaction a commencé en 1682.
L’écriture et la présentation ont nécessairement eu lieu ensemble.

Les trois dates correspondent à des étapes distinctes de l’œuvre.

Explication

L’écriture, la présentation et la publication peuvent avoir des dates différentes. Confondre présentation et publication fusionne deux étapes, supposer une coïncidence entre écriture et présentation néglige leur distinction, et dater la rédaction d’après la publication confond création et diffusion.

16. Une chercheuse situe un roman dans son époque afin de comprendre ce qu’il pouvait représenter lors de sa création. Quel intérêt de la datation mobilise-t-elle ?

Identifier l’auteur sans examiner son époque.
Mesurer la réception actuelle en écartant l’époque de l’œuvre.
Repérer l’édition sans interpréter le contexte de création.
Contextualiser l’œuvre et éclairer sa signification au moment de sa création.

Contextualiser l’œuvre et éclairer sa signification au moment de sa création.

Explication

Connaître la date permet de situer une œuvre dans son contexte et de comprendre ce qu’elle pouvait représenter à sa création. Identifier l’auteur relève d’une autre démarche, une simple indication bibliographique ne développe pas la contextualisation, et la réception actuelle ne remplace pas le contexte historique.

17. Une équipe examine des brouillons pour comprendre comment un roman s’est construit avant sa publication. Quelle démarche mène-t-elle ?

La comparaison des éditions publiées.
L’établissement d’une bibliographie.
L’étude de la réception du roman.
La génétique textuelle.

La génétique textuelle.

Explication

La génétique textuelle étudie la création d’une œuvre à partir de ses avant-textes. L’établissement bibliographique recense les œuvres, la comparaison d’éditions porte sur des versions publiées, et l’étude de la réception examine leur accueil.

18. Dans un catalogue critique, comment les brouillons sont-ils aussi désignés, et que documentent-ils ?

Des documents de réception, qui documentent l’accueil après publication.
Des copies définitives, qui documentent la version mise en circulation.
Des avant-textes, qui documentent les étapes antérieures à la publication.
Des variantes éditoriales, qui documentent les éditions après publication.

Des avant-textes, qui documentent les étapes antérieures à la publication.

Explication

Les brouillons, appelés avant-textes par la critique, documentent les étapes qui précèdent la publication d’un livre. Les variantes éditoriales concernent les éditions, les documents de réception renseignent sur l’accueil, et une copie définitive ne correspond pas au brouillon.

19. En comparant plusieurs avant-textes d’un roman, une chercheuse observe des passages déplacés et réécrits. Que peut lui apporter cette étude ?

Reconstituer la circulation des exemplaires et leur provenance.
Suivre l’évolution de l’œuvre et éclairer les intentions de l’auteur.
Déterminer l’accueil du roman auprès de ses premiers lecteurs.
Fixer la version définitive sans étudier le processus d’écriture.

Suivre l’évolution de l’œuvre et éclairer les intentions de l’auteur.

Explication

L’étude des avant-textes permet de suivre l’évolution d’une œuvre et d’éclairer les intentions de son auteur. La circulation des exemplaires, la réception des lecteurs et la fixation d’une version définitive ne rendent pas compte de cet objectif génétique.

20. Un lecteur découvre une interprétation du texte que l’auteur n’avait pas voulu transmettre. Quelle distinction permet de décrire cette situation ?

L’intentio auctoris désigne les effets artistiques perçus par les lecteurs.
L’intentio auctoris désigne l’ensemble des sens que les lecteurs attribuent au texte.
L’intentio auctoris relève de l’intention de l’auteur, tandis que les lectures peuvent produire plusieurs sens.
L’intentio auctoris correspond au sens unique que tous les lecteurs tirent du texte.

L’intentio auctoris relève de l’intention de l’auteur, tandis que les lectures peuvent produire plusieurs sens.

Explication

L’intentio auctoris est le sens que l’auteur a voulu donner au texte, alors que les lecteurs peuvent en construire plusieurs sens. Confondre l’intention avec les interprétations attribue les lectures à l’auteur; supposer un sens partagé nie leur pluralité; réduire le sens aux effets artistiques confond interprétation et valeur esthétique.

21. En évaluant un poème, une étudiante relève une idée abstraite, l’émotion ressentie et la musicalité des sonorités. Sur quels aspects de la valeur littéraire s’appuie-t-elle ?

Sur les émotions et l’étude de la langue ancienne.
Sur les effets artistiques et l’interprétation unique du texte.
Sur les significations intellectuelles, les émotions et les effets artistiques.
Sur les significations intellectuelles et les intentions de l’auteur.

Sur les significations intellectuelles, les émotions et les effets artistiques.

Explication

La valeur littéraire peut tenir aux significations intellectuelles, aux émotions et aux effets artistiques, notamment aux sonorités. Réduire cette valeur aux significations omet les autres dimensions; confondre émotions et intentions mêle deux notions; associer les sonorités à la philologie confond effet artistique et étude de la langue.

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En quoi consiste la lecture ?

Elle déchiffre des signes, reconstruit des unités de langage, puis reçoit et comprend le message du texte.

Que créent compréhension et concentration lorsqu’on lit pour étudier ?

Elles contribuent à créer des traces mémorielles.

Qu’est-ce qui permet de conserver les traces mémorielles créées pendant l’étude ?

La réactivation.

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