QCM : Monarchie et crise de l’Ancien Régime (66 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel changement survient dans la trajectoire de Clovis après son élection comme roi des Francs saliens en 481 ?

Il reçoit l’onction royale du pape environ quinze ans plus tard.
Il associe son fils au trône environ quinze ans plus tard.
Il se convertit au christianisme environ quinze ans plus tard.
Il est choisi par les évêques environ quinze ans plus tard.

Il se convertit au christianisme environ quinze ans plus tard.

Explication

La conversion de Clovis au christianisme intervient environ quinze ans après son élection de 481. L’onction papale et l’association d’un fils au trône relèvent d’autres épisodes de l’histoire monarchique.

2. Quel événement a lieu en 751 dans l’accession de Pépin le Bref au pouvoir royal ?

Il est élu roi des Francs et consacré par des évêques.
Il fait élire son fils et l’associe au trône.
Il est choisi par les Grands puis couronné à Reims.
Il reçoit du pape un nouveau sacre et l’onction royale.

Il est élu roi des Francs et consacré par des évêques.

Explication

En 751, Pépin le Bref est élu roi des Francs et consacré par des évêques. Le nouveau sacre reçu du pape et l’onction royale appartiennent à l’année 754.

3. Quelle signification politique et religieuse le pape donne-t-il à l’onction royale de Pépin le Bref en 754 ?

Elle manifeste que le roi est élu par l’ensemble du peuple.
Elle manifeste que le roi est choisi par les Grands.
Elle manifeste que le roi est choisi par Dieu.
Elle manifeste que le roi tient sa couronne de son fils.

Elle manifeste que le roi est choisi par Dieu.

Explication

En 754, Pépin reçoit du pape un nouveau sacre et l’onction, qui manifeste que le roi est choisi par Dieu. L’élection par les Grands renvoie à un choix politique, et non au sens religieux de l’onction.

4. Quelle responsabilité fait partie de la promesse prononcée lors du sacre royal ?

Défendre l’Église, procurer la paix, rendre justice et être miséricordieux.
Étendre le royaume, choisir les évêques, lever des impôts et commander l’armée.
Obtenir l’accord du peuple, préserver les coutumes et renouveler les nominations.
Transmettre la couronne à l’aîné, protéger les héritiers et arbitrer les élections.

Défendre l’Église, procurer la paix, rendre justice et être miséricordieux.

Explication

La promesse du sacre engage le roi à défendre la religion chrétienne et l’Église, à procurer la paix, à rendre justice et à faire preuve de miséricorde. Les autres réponses assemblent des pouvoirs ou des règles successorales qui ne constituent pas cette promesse.

5. Avant que l’hérédité s’impose, qui choisit le roi et quelle est la nature de ce choix ?

La famille régnante effectue un choix héréditaire, et non une élection politique.
Les Grands du royaume effectuent un choix politique, et non un vote populaire.
Les évêques effectuent un choix religieux, et non une décision des Grands.
L’ensemble du peuple effectue un vote politique, et non un choix des Grands.

Les Grands du royaume effectuent un choix politique, et non un vote populaire.

Explication

Avant l’installation de l’hérédité, les Grands du royaume choisissent le roi dans le cadre d’une décision politique. Ce mécanisme n’est pas un vote de l’ensemble du peuple.

6. Quelle mesure Hugues Capet prend-il à Noël 997 pour assurer la succession au trône ?

Il fait élire et sacrer par anticipation son fils Robert, associé au trône.
Il fait proclamer son frère roi après la mort de son propre fils.
Il remet la couronne aux Grands pour qu’ils choisissent son successeur.
Il fait reconnaître les femmes comme héritières et associe sa fille au trône.

Il fait élire et sacrer par anticipation son fils Robert, associé au trône.

Explication

À Noël 997, Hugues Capet fait élire et sacrer par anticipation son fils Robert, qu’il associe ainsi au trône. Il ne confie pas le choix de son successeur aux Grands à cette occasion.

7. Comment évoluent le mode de transmission de la couronne et la règle de primogéniture ?

L’hérédité s’impose progressivement à l’élection, puis l’aîné reçoit la couronne.
La régence s’impose progressivement à l’élection, puis le cadet reçoit la couronne.
Le sacre s’impose progressivement à l’hérédité, puis l’aîné est élu par le peuple.
L’élection s’impose progressivement à l’hérédité, puis les Grands choisissent l’aîné.

L’hérédité s’impose progressivement à l’élection, puis l’aîné reçoit la couronne.

Explication

L’hérédité remplace progressivement l’élection comme mode de transmission, puis la primogéniture privilégie l’aîné. L’élection désigne un roi, tandis que l’hérédité transmet la couronne au sein de la famille régnante.

8. Après la mort de Louis X sans fils en 1316 et celle de son fils posthume Jean, quelle décision est prise ?

Sa fille devient reine et une assemblée affirme que les femmes peuvent succéder à la couronne.
Édouard d’Angleterre devient roi et une assemblée affirme que les héritiers maternels sont prioritaires.
Son frère Philippe V devient roi et une assemblée affirme que les femmes ne succèdent pas à la couronne.
Les Grands rétablissent l’élection populaire et laissent les femmes concourir au choix royal.

Son frère Philippe V devient roi et une assemblée affirme que les femmes ne succèdent pas à la couronne.

Explication

Après la mort de Jean, Philippe V, frère de Louis X, devient roi, et l’assemblée affirme que les femmes ne peuvent succéder à la couronne. La décision ne reconnaît donc pas une fille comme héritière.

9. Que désigne l’instantanéité de la succession royale ?

Le successeur devient roi à la mort du roi, évitant une vacance du pouvoir.
Le régent devient roi pendant l’incapacité du monarque, évitant une vacance du pouvoir.
Le successeur devient roi après la décision des Grands, évitant une vacance du pouvoir.
Le successeur devient roi après le sacre, évitant une vacance du pouvoir.

Le successeur devient roi à la mort du roi, évitant une vacance du pouvoir.

Explication

L’instantanéité signifie que le successeur devient roi au moment même où son prédécesseur meurt, ce qui empêche une vacance du pouvoir. Le sacre peut renforcer la légitimité politique, mais il ne conditionne pas juridiquement l’accession au trône.

10. Comment le double corps du roi explique-t-il la continuité de la dignité royale ?

Le corps physique se poursuit dans le successeur, tandis que le corps mystique disparaît à la mort du roi.
Le corps physique gouverne après le sacre, tandis que le corps mystique désigne la personne du régent.
Le corps physique meurt, tandis que le corps mystique, la dignité royale, se poursuit dans le successeur.
Le corps physique et le corps mystique meurent ensemble, puis les Grands recréent la dignité royale.

Le corps physique meurt, tandis que le corps mystique, la dignité royale, se poursuit dans le successeur.

Explication

Le corps physique du monarque naît, vit et meurt, alors que son corps mystique correspond à la dignité royale qui se perpétue dans le successeur. Confondre cette dignité avec le corps physique inverse la distinction.

11. Pendant une régence, qui reste roi et qui exerce le pouvoir si le monarque ne peut gouverner ?

Le monarque demeure roi, tandis qu’une autre personne ou institution exerce temporairement le pouvoir.
Le monarque cesse d’être roi, tandis que les Grands exercent le pouvoir jusqu’au sacre.
Le successeur devient roi, tandis que l’assemblée exerce temporairement le pouvoir à sa place.
Le régent devient roi, tandis que le monarque conserve temporairement une dignité sans pouvoir.

Le monarque demeure roi, tandis qu’une autre personne ou institution exerce temporairement le pouvoir.

Explication

La régence est un aménagement temporaire : le roi conserve son statut, tandis qu’une autre personne ou institution gouverne en son absence. Le régent exerce le pouvoir sans devenir roi à ce titre.

12. Que signifie l’indisponibilité de la couronne pour le roi et les règles de succession ?

Le roi peut modifier l’ordre successoral si les Grands approuvent sa décision.
Le régent peut modifier l’ordre successoral pendant l’incapacité du monarque.
Ni le roi ni une autre personne ne peut modifier l’ordre successoral fixé par des règles intangibles.
Les héritiers peuvent modifier l’ordre successoral selon leur rang dans la famille.

Ni le roi ni une autre personne ne peut modifier l’ordre successoral fixé par des règles intangibles.

Explication

L’indisponibilité signifie que l’ordre de succession est fixé par des règles intangibles que le roi comme toute autre personne ne peut modifier. La régence confie temporairement l’exercice du pouvoir, mais elle ne donne pas au régent le droit de réécrire cet ordre.

13. Qui désigne le terme « monarchomaques » ?

Les adversaires du pouvoir d’un seul, parmi lesquels figurent des protestants et des catholiques
Les théologiens qui réclament que le clergé partage la souveraineté du roi
Les magistrats chargés de transmettre au peuple les décisions du monarque
Les défenseurs du pouvoir royal, principalement issus des assemblées du royaume

Les adversaires du pouvoir d’un seul, parmi lesquels figurent des protestants et des catholiques

Explication

Les monarchomaques combattent le monarque ou le pouvoir d’un seul, et le mouvement rassemble des protestants comme des catholiques. Les magistrats et les assemblées peuvent jouer un rôle dans certaines théories monarchomaques, mais ils ne définissent pas le terme.

14. Dans la conception des théoriciens monarchomaques protestants, par quels acteurs le pouvoir passe-t-il entre le peuple et le roi ?

Par les magistrats, la noblesse et les assemblées, dans le cadre d’un contrat liant roi et peuple
Par le clergé et les évêques, dans le cadre d’un serment liant l’Église au monarque
Par les officiers royaux et les juges, dans le cadre d’une délégation permanente du roi
Par les familles nobles, dans le cadre d’un droit héréditaire excluant la représentation populaire

Par les magistrats, la noblesse et les assemblées, dans le cadre d’un contrat liant roi et peuple

Explication

Les monarchomaques protestants conçoivent le pouvoir comme passant par le peuple représenté par les magistrats, la noblesse et les assemblées, tandis qu’un contrat lie le roi au peuple. Le clergé n’est pas l’intermédiaire indiqué dans cette conception protestante.

15. Un roi monarchomaque protestant porte atteinte aux libertés de conscience et aux biens de ses sujets, et méprise les lois et coutumes : quelle conséquence politique en découle ?

Les sujets doivent continuer à lui obéir, car le pouvoir royal reste indépendant de ses engagements
Les sujets peuvent cesser de lui obéir et se soulever, car l’obéissance dépend du respect des engagements royaux
Les magistrats peuvent suspendre les lois, mais la résistance populaire demeure illégitime
Les assemblées peuvent le conseiller, mais les sujets restent tenus de respecter toutes ses décisions

Les sujets peuvent cesser de lui obéir et se soulever, car l’obéissance dépend du respect des engagements royaux

Explication

Pour les monarchomaques protestants, le roi doit respecter la vie, les biens, la liberté de conscience, les lois et les coutumes ; le manquement à ces obligations peut libérer les sujets de l’obéissance. L’idée d’une obéissance maintenue malgré la violation des engagements contredit cette conditionnalité.

16. Quelle différence les monarchomaques établissent-ils entre le tyran d’origine et le tyran d’exercice ?

Le premier est désigné par les magistrats, tandis que le second reçoit son pouvoir par hérédité
Le premier gouverne sans soutien populaire, tandis que le second exerce le pouvoir avec l’accord des assemblées
Le premier transgresse les coutumes, tandis que le second refuse de défendre l’Église catholique
Le premier usurpe le pouvoir, tandis que le second devient tyrannique après l’avoir acquis légitimement

Le premier usurpe le pouvoir, tandis que le second devient tyrannique après l’avoir acquis légitimement

Explication

Le tyran d’origine usurpe le pouvoir, alors que le tyran d’exercice a acquis légitimement le pouvoir avant d’en faire un usage tyrannique. Le refus de défendre l’Église catholique relève d’un critère particulier des monarchomaques catholiques, pas de cette distinction.

17. Comment Jean Bodin définit-il la République dans sa théorie politique ?

Une association de plusieurs villes gouvernées par des magistrats sans puissance souveraine commune
Un droit gouvernement de plusieurs ménages et de ce qui leur est commun, doté d’une puissance souveraine
Un ensemble de sujets soumis au roi, sans organisation commune des ménages ni de leurs intérêts
Une communauté de plusieurs Églises gouvernées par une autorité spirituelle supérieure au pouvoir civil

Un droit gouvernement de plusieurs ménages et de ce qui leur est commun, doté d’une puissance souveraine

Explication

Pour Bodin, la République est un droit gouvernement de plusieurs ménages et de ce qui leur est commun, avec une puissance souveraine. Une association dépourvue de puissance souveraine ne correspond donc pas à sa définition.

18. Quelle définition Jean Bodin donne-t-il de la souveraineté ?

La puissance absolue et perpétuelle d’une République
La puissance religieuse et héréditaire d’une dynastie royale
La puissance déléguée et révocable d’une assemblée de sujets
La puissance temporaire et partagée des magistrats d’un royaume

La puissance absolue et perpétuelle d’une République

Explication

Bodin définit la souveraineté comme la puissance absolue et perpétuelle d’une République. Une puissance temporaire des magistrats ne rend pas compte de son caractère perpétuel.

19. Pourquoi la souveraineté est-elle à la fois perpétuelle et absolue chez Bodin ?

Elle appartient à l’État durable et n’a pas de puissance intérieure supérieure, même si le roi peut mourir
Elle appartient à la personne du roi durant sa vie et devient absolue au moment de sa succession
Elle appartient aux assemblées du royaume et demeure absolue tant qu’elles approuvent chaque décision
Elle reste perpétuelle parce que le roi ne peut mourir et absolue parce qu’il dirige l’Église

Elle appartient à l’État durable et n’a pas de puissance intérieure supérieure, même si le roi peut mourir

Explication

La souveraineté est perpétuelle parce qu’elle appartient à l’État durable, et absolue parce qu’aucune puissance intérieure ne lui est supérieure. La confondre avec la personne du roi est une erreur : le roi peut mourir sans que l’État cesse d’exister.

20. Dans un État conforme à la conception bodinienne d’une souveraineté indivisible, quelle situation caractérise le détenteur de la souveraineté ?

Il partage les pouvoirs de l’État avec des autorités indépendantes qui peuvent annuler ses décisions
Il exerce le pouvoir législatif, tandis que les magistrats disposent d’une autorité supérieure en justice
Il exerce tous les pouvoirs de l’État, n’a pas de supérieur et s’impose aux autorités de son territoire
Il gouverne avec l’accord des assemblées, qui conservent chacune une part autonome de souveraineté

Il exerce tous les pouvoirs de l’État, n’a pas de supérieur et s’impose aux autorités de son territoire

Explication

La souveraineté indivisible signifie que son détenteur exerce tous les pouvoirs de l’État, n’a pas de supérieur et s’impose aux autorités du territoire. Un partage entre autorités disposant d’une souveraineté autonome contredit précisément son indivisibilité.

21. Quelle est la source du pouvoir royal selon la théorie du droit divin ?

Dieu, qui confère directement son pouvoir au roi sans intermédiaire humain
Les magistrats, qui représentent le royaume et investissent le roi de ses pouvoirs
Le clergé, qui transmet au roi une autorité issue de l’institution ecclésiastique
Le peuple, qui choisit le roi et lui délègue une autorité révocable

Dieu, qui confère directement son pouvoir au roi sans intermédiaire humain

Explication

La théorie du droit divin affirme que le roi tient directement son pouvoir de Dieu, sans intermédiaire humain. Une autorité transmise par le peuple correspond à une source humaine du pouvoir, et non au droit divin.

22. À qui le roi doit-il rendre compte de son pouvoir selon la théorie du droit divin ?

À Dieu, car il ne dépend ni du peuple ni du clergé
Aux magistrats, car ils représentent le royaume auprès du monarque
Au peuple, car le pouvoir royal repose sur un contrat avec les sujets
Au clergé, car l’Église contrôle la légitimité des décisions royales

À Dieu, car il ne dépend ni du peuple ni du clergé

Explication

Selon le droit divin, le roi ne dépend ni du peuple ni du clergé et ne rend compte de son pouvoir qu’à Dieu. L’obligation de répondre devant le peuple relève plutôt d’une conception qui soumet le roi à des engagements envers ses sujets.

23. Pourquoi la théorie du droit divin présente-t-elle la contestation d’une décision royale comme un péché ?

Parce qu’elle tient le pouvoir et les décisions du roi pour infaillibles et incontestables, et leur contestation pour une contestation de Dieu
Parce qu’elle subordonne les décisions royales à l’approbation du clergé, dont le refus constitue un péché
Parce qu’elle considère le roi comme responsable devant les magistrats, mais protégé contre les décisions des assemblées
Parce qu’elle fait dépendre la légitimité du roi du consentement des sujets exprimé par des assemblées

Parce qu’elle tient le pouvoir et les décisions du roi pour infaillibles et incontestables, et leur contestation pour une contestation de Dieu

Explication

La théorie présente le pouvoir royal comme infaillible et incontestable : contester une décision du roi revient à contester Dieu et constitue un péché. Une légitimité dépendant de l’approbation des assemblées repose au contraire sur une intervention humaine.

24. Que se passe-t-il aux États généraux de 1614 concernant la consécration officielle du droit divin des rois ?

Le clergé la demande, mais le tiers état et la noblesse s’y opposent, et le roi la reporte
Les trois ordres l’approuvent, mais la régente refuse de la consacrer avant la majorité de Louis XIII
La noblesse la demande, mais le tiers état et le clergé l’approuvent, et la régente la proclame
Le tiers état la demande, mais le clergé et la noblesse s’y opposent, et la régente renonce

Le tiers état la demande, mais le clergé et la noblesse s’y opposent, et la régente renonce

Explication

En 1614, le tiers état demande la consécration officielle du droit divin, tandis que le clergé et la noblesse s’y opposent, ce qui conduit la régente à renoncer. La demande ne vient donc pas du clergé, et elle n’aboutit pas à une consécration officielle.

25. Quel ouvrage Bossuet, évêque de Meaux et proche conseiller de Louis XIV, consacre-t-il au droit divin royal ?

Les Six Livres de la République
Le Contrat social
La Politique tirée des paroles de l’Écriture Sainte
L’Esprit des lois

La Politique tirée des paroles de l’Écriture Sainte

Explication

Bossuet expose sa doctrine du droit divin dans La Politique tirée des paroles de l’Écriture Sainte. Les Six Livres de la République sont associés à la réflexion de Jean Bodin sur la souveraineté.

26. Pourquoi Bossuet considère-t-il la monarchie comme le meilleur régime politique ?

Parce qu’elle ressemble au monde initial gouverné par Dieu
Parce qu’elle repose sur le choix périodique des gouvernants
Parce qu’elle soumet le roi à l’autorité du pape
Parce qu’elle répartit la souveraineté entre plusieurs assemblées

Parce qu’elle ressemble au monde initial gouverné par Dieu

Explication

Pour Bossuet, la monarchie est le meilleur régime parce qu’elle se rapproche du monde initial gouverné par Dieu. La souveraineté partagée entre assemblées ne correspond pas à cette justification de la monarchie.

27. Dans la doctrine de Bossuet, pourquoi la désobéissance au roi constitue-t-elle un péché mortel ?

Parce que le pape délègue au roi son autorité sur les affaires temporelles
Parce que les lois royales sont réputées supérieures aux commandements religieux
Parce que les sujets choisissent le roi et s’engagent à respecter leur vote
Parce que Dieu crée les royaumes et désigne les rois, rendant l’obéissance sacrée

Parce que Dieu crée les royaumes et désigne les rois, rendant l’obéissance sacrée

Explication

Bossuet estime que Dieu crée les royaumes et désigne les rois, ce qui fait de l’obéissance des sujets un devoir sacré. L’autorité royale n’est pas présentée comme une délégation du pape.

28. Quelle position la Déclaration des quatre articles adopte-t-elle sur les rapports entre le roi et l’Église ?

Elle place le roi sous l’autorité du pape dans les affaires du royaume
Elle distingue l’autorité royale de celle du pape et soustrait le roi à toute puissance ecclésiastique
Elle subordonne l’autorité royale aux décisions des évêques de France
Elle confie au pape le choix du roi et la direction de la succession au trône

Elle distingue l’autorité royale de celle du pape et soustrait le roi à toute puissance ecclésiastique

Explication

La Déclaration distingue le pouvoir du roi de celui du pape et affirme que le roi n’est soumis à aucune puissance ecclésiastique. La soumission du roi au pape renverserait précisément la position défendue par la déclaration.

29. Qu’est-ce qui distingue les lois fondamentales des lois ordinaires du roi ?

Les lois fondamentales expriment la volonté du roi et peuvent être modifiées par lui comme les lois ordinaires
Les lois fondamentales sont des règles temporaires votées par les sujets lors de chaque succession
Les lois fondamentales, formées progressivement comme des coutumes, s’imposent au roi et encadrent notamment la succession
Les lois fondamentales sont des décisions ecclésiastiques portant principalement sur les pratiques religieuses

Les lois fondamentales, formées progressivement comme des coutumes, s’imposent au roi et encadrent notamment la succession

Explication

Les lois fondamentales se forment progressivement comme des coutumes et s’imposent à tous, y compris au roi, en encadrant notamment la succession. À la différence de celles-ci, les lois du roi expriment sa volonté.

30. Quelle est la conséquence juridique d’un acte royal contraire à une loi fondamentale ?

L’acte devient une coutume après sa première application
L’acte est juridiquement nul
L’acte est valable jusqu’à sa confirmation par le pape
L’acte reste en vigueur jusqu’à la prochaine succession

L’acte est juridiquement nul

Explication

Un acte royal qui contrevient à une loi fondamentale est juridiquement nul. Le fait qu’il soit appliqué ne le transforme pas en coutume valide.

31. Quelle règle de succession l’édit d’Union adopté par Henri III en juillet 1588 affirme-t-il ?

L’héritier peut accéder au trône avant sa conversion au catholicisme
L’héritier doit recevoir l’approbation du pape avant de devenir roi
L’héritier ne peut devenir roi s’il n’est pas catholique
L’héritier doit être choisi par les états du royaume avant le sacre

L’héritier ne peut devenir roi s’il n’est pas catholique

Explication

L’édit d’Union de juillet 1588 affirme que l’héritier ne peut devenir roi s’il n’est pas catholique. L’approbation préalable du pape n’est pas la condition de succession énoncée par cet édit.

32. Quel lien existe entre la conversion d’Henri IV en 1593 et son sacre en 1594 ?

Sa conversion lui permet de faire annuler les lois fondamentales avant son sacre
Sa conversion au catholicisme lui permet d’être sacré conformément à la loi de catholicité
Sa conversion lui permet d’obtenir du pape la désignation d’un nouvel héritier
Sa conversion lui permet de remplacer l’édit d’Union par une règle de succession différente

Sa conversion au catholicisme lui permet d’être sacré conformément à la loi de catholicité

Explication

Henri IV se convertit au catholicisme en 1593, ce qui permet son sacre l’année suivante selon la loi de catholicité. Cette conversion ne supprime pas les lois fondamentales qui encadrent la succession.

33. Quelle différence distingue le roi absolu du tyran dans le cadre de son pouvoir ?

Le roi absolu gouverne pour lui-même, tandis que le tyran agit sous le contrôle des freins politiques
Le roi absolu dépend des autorités religieuses, tandis que le tyran respecte les limites fixées par le royaume
Le roi absolu ne rend de comptes à personne, tandis que le tyran demeure soumis aux lois fondamentales
Le roi absolu reste tenu par des lois fondamentales et des freins, tandis que le tyran ne respecte aucun cadre

Le roi absolu reste tenu par des lois fondamentales et des freins, tandis que le tyran ne respecte aucun cadre

Explication

Le pouvoir absolu reste encadré par les lois fondamentales ainsi que par des freins moraux, religieux et politiques, contrairement à celui du tyran. L’absence de tout cadre caractérise le tyran, et non le roi absolu.

34. Un souverain utilise son pouvoir pour servir ses intérêts personnels plutôt que l’intérêt du royaume : comment cette conduite se distingue-t-elle du devoir royal ?

Elle respecte le devoir royal, car le souverain peut privilégier ses intérêts personnels
Elle relève du gouvernement tyrannique, car le roi doit viser le bien commun et la sauvegarde de l’État
Elle respecte le devoir royal, à condition que les lois fondamentales restent inchangées
Elle relève du gouvernement absolu, car le bien commun concerne les sujets et non l’État

Elle relève du gouvernement tyrannique, car le roi doit viser le bien commun et la sauvegarde de l’État

Explication

Le roi doit gouverner en vue du bien commun et de la sauvegarde de l’État, tandis que le tyran gouverne pour lui-même. Le respect des lois fondamentales ne rend donc pas conforme au devoir royal un gouvernement orienté vers l’intérêt personnel.

35. Comment le roi absolu doit-il utiliser les avis de son conseil avant de prendre une décision ?

Il consulte ses conseillers, et leurs avis déterminent sa décision.
Il consulte ses conseillers après avoir rendu sa décision définitive.
Il consulte ses conseillers, mais leurs avis ne l’obligent pas.
Il délègue à ses conseillers le pouvoir de décider à sa place.

Il consulte ses conseillers, mais leurs avis ne l’obligent pas.

Explication

Le roi gouverne après avoir consulté son conseil, tout en conservant la liberté de décider. L’idée que les avis déterminent sa décision confond consultation et pouvoir de contrainte.

36. Quelle organisation Louis XIV donne-t-il aux conseils de gouvernement ?

Il les organise autour du Conseil d’en haut, du Conseil des parlements et du Conseil des finances.
Il les organise autour du Conseil d’en haut, du Conseil des dépêches et du Conseil des finances.
Il les organise autour du Conseil des finances, du Conseil des parlements et du Conseil de justice.
Il les organise autour du Conseil des dépêches, du Conseil des requêtes et du Conseil de justice.

Il les organise autour du Conseil d’en haut, du Conseil des dépêches et du Conseil des finances.

Explication

Louis XIV distingue les conseils contentieux des conseils de gouvernement, qu’il organise autour de ces trois conseils. Le Conseil des parlements ne figure pas parmi les conseils de gouvernement cités.

37. À l’époque moderne, quel rôle le Conseil du roi remplit-il dans le gouvernement ?

Il contribue au gouvernement et à l’expertise technique, sans devenir un lieu de contestation du pouvoir royal.
Il règle les procès des particuliers et rend les décisions définitives des cours souveraines.
Il représente les sujets auprès du roi et peut imposer ses décisions à la monarchie.
Il contribue au gouvernement et à l’expertise technique, tout en devenant un lieu de contestation du pouvoir royal.

Il contribue au gouvernement et à l’expertise technique, sans devenir un lieu de contestation du pouvoir royal.

Explication

Le Conseil du roi apporte une aide au gouvernement et une expertise technique, mais ne sert pas à contester le pouvoir royal. L’idée qu’il constitue un lieu de contestation lui attribue une fonction politique différente.

38. Quelle mission les adages royaux présentent-ils comme centrale pour le roi ?

Établir les impôts, dont le roi est décrit comme la source et le grand débiteur.
Administrer les provinces, dont le roi est décrit comme le chef et le grand débiteur.
Rendre la justice, dont le roi est décrit comme la source et le grand débiteur.
Conduire les guerres, dont le roi est décrit comme le chef et le grand débiteur.

Rendre la justice, dont le roi est décrit comme la source et le grand débiteur.

Explication

Les adages présentent le roi comme la « fontaine de justice » et la « source de toute justice », ainsi que comme le « grand débiteur de la justice ». L’administration des provinces ne correspond pas à cette mission centrale exprimée par ces formules.

39. Que font les lettres de cachet dans la justice royale ?

Elles ordonnent l’arrestation et l’emprisonnement d’une personne sans jugement ni motif exposé.
Elles justifient un homicide involontaire ou commis en état de légitime défense.
Elles suppriment une peine après un procès qui a établi la culpabilité de la personne.
Elles retirent une peine après un procès dans les cas autres que l’homicide justifié.

Elles ordonnent l’arrestation et l’emprisonnement d’une personne sans jugement ni motif exposé.

Explication

Les lettres de cachet, fermées par le sceau royal, ordonnent une arrestation et un emprisonnement sans jugement ni motif exposé. Les lettres de grâce interviennent après un procès et peuvent supprimer une peine.

40. Qu’est-ce qui caractérise une cour souveraine ?

Elle intervient avant le jugement pour préparer le procès.
Elle examine les demandes adressées au roi et lui transmet un avis.
Elle tranche les conflits de compétence entre juridictions.
Elle juge en dernier ressort et rend des décisions définitives.

Elle juge en dernier ressort et rend des décisions définitives.

Explication

Une cour souveraine statue en dernier ressort, de sorte que ses décisions sont définitives. L’examen des demandes adressées au roi relève des placets, et non de la définition d’une cour souveraine.

41. Avant ou après une procédure, comment le Conseil du roi peut-il intervenir dans un procès ?

Il peut intervenir avant le jugement ou, après la procédure, casser un arrêt ou trancher entre juridictions.
Il peut intervenir avant le jugement pour imposer une peine ou convoquer un témoin.
Il peut intervenir après la procédure pour annuler une loi ou rédiger une nouvelle coutume.
Il peut intervenir après le jugement pour confirmer un arrêt ou transmettre un appel à une juridiction.

Il peut intervenir avant le jugement ou, après la procédure, casser un arrêt ou trancher entre juridictions.

Explication

Le Conseil du roi peut intervenir avant le jugement ou après la procédure, notamment en cassant un arrêt de cour souveraine ou en tranchant entre juridictions. Confirmer un arrêt ne correspond pas à l’exemple d’intervention après la procédure indiqué ici.

42. Pourquoi affirme-t-on que toute justice émane du Roi ?

Parce que les juridictions procèdent de l’Église et que le roi ne peut modifier leurs compétences.
Parce que les juridictions procèdent de son pouvoir et qu’il peut modifier même les plus importantes.
Parce que les juridictions procèdent des droits savants et qu’elles rendent le roi indépendant.
Parce que les juridictions procèdent des coutumes et qu’elles sont indépendantes du pouvoir royal.

Parce que les juridictions procèdent de son pouvoir et qu’il peut modifier même les plus importantes.

Explication

Toute justice est rattachée au pouvoir royal, puisque les juridictions en procèdent et que le roi peut modifier même les plus importantes. L’origine des juridictions dans les coutumes ne rend pas celles-ci indépendantes du pouvoir royal.

43. Quelle distinction oppose le droit canonique au droit romain à l’époque moderne ?

Le droit canonique forme les juristes sans venir de l’Église, tandis que le droit romain inspire les sources.
Le droit canonique vient de l’Église, tandis que le droit romain inspire les sources et forme les juristes sans s’appliquer directement.
Le droit canonique inspire les sources sans venir de l’Église, tandis que le droit romain s’applique directement.
Le droit canonique vient de l’Église, tandis que le droit romain s’applique directement et forme les juristes.

Le droit canonique vient de l’Église, tandis que le droit romain inspire les sources et forme les juristes sans s’appliquer directement.

Explication

Le droit canonique est issu de l’Église, tandis que le droit romain n’est plus directement applicable, mais inspire d’autres sources et sert à former les juristes. L’idée que le droit romain s’applique directement confond son influence avec son application comme source juridique.

44. Au Moyen Âge, dans quelles conditions le Roi peut-il légitimement faire une loi ?

Rarement, en justifiant sa nécessité pour le bien commun et une meilleure justice dans le royaume
Dès qu’une décision royale est écrite, sans avoir à expliquer son utilité publique
Lorsque les parlements lui demandent de confirmer leurs décisions judiciaires
À chaque fois qu’une règle locale varie, afin d’unifier immédiatement toutes les pratiques

Rarement, en justifiant sa nécessité pour le bien commun et une meilleure justice dans le royaume

Explication

Le pouvoir royal de faire des lois est encadré par la nécessité d’agir rarement et pour le bien commun, notamment afin d’améliorer la justice. La seule mise par écrit d’une décision correspond plutôt à la conception moderne de la loi par son auteur.

45. Quelle prérogative Bodin considère-t-il comme la première marque de la souveraineté ?

Le pouvoir de nommer les membres des cours de justice
Le pouvoir de lever des armées dans les territoires du royaume
Le pouvoir de juger les litiges entre les communautés locales
Le pouvoir de faire et de casser la loi

Le pouvoir de faire et de casser la loi

Explication

Pour Bodin, la souveraineté se reconnaît d’abord au pouvoir de faire et d’abroger la loi. La nomination des juges ou la levée d’armées ne constitue pas la marque souveraine qu’il identifie ici.

46. Une volonté écrite du Roi est considérée comme une loi à l’époque moderne, même si son contenu ne porte pas directement sur le bien commun : quelle conception cela illustre-t-il ?

La loi royale reste limitée aux mesures nécessaires au bien commun
La loi se définit par son ancienneté et son adoption dans les usages locaux
La loi se définit d’abord par l’autorité souveraine qui l’édicte
La loi dépend de son enregistrement préalable par chaque communauté locale

La loi se définit d’abord par l’autorité souveraine qui l’édicte

Explication

À l’époque moderne, c’est d’abord l’auteur souverain qui donne à la volonté royale écrite son rang de loi, quel que soit son objet. La limitation au bien commun caractérise plutôt la conception médiévale du pouvoir législatif royal.

47. Quel type d’acte royal est une lettre ouverte destinée à toute la population et considérée comme la forme la plus ancienne de loi royale ?

La lettre close
La lettre patente
La délibération du Conseil
L’ordonnance enregistrée

La lettre patente

Explication

La lettre patente est ouverte à l’ensemble de la population et constitue la forme la plus ancienne de loi royale. La lettre close se distingue par son destinataire précis, plutôt que par une diffusion générale.

48. Comment caractériser la coutume dans le droit du royaume ?

Une décision royale écrite qui s’applique immédiatement à toutes les communautés
Une prescription religieuse uniforme qui s’impose aux habitants de chaque province
Une règle locale formée au fil du temps et considérée comme une liberté des citoyens
Une règle judiciaire créée par les parlements pour remplacer les usages locaux

Une règle locale formée au fil du temps et considérée comme une liberté des citoyens

Explication

La coutume est une règle locale qui se construit avec le temps et est considérée comme une liberté des citoyens. Une décision royale écrite relève plutôt de la législation du Roi que de la formation progressive des usages.

49. Pourquoi le Roi est-il à la fois gardien et censeur des coutumes ?

Il doit les préserver, mais peut écarter celles qu’il juge mauvaises au nom du bien commun et d’une bonne justice
Il doit les faire appliquer par les parlements, mais peut leur substituer des décisions des nobles
Il doit en garantir la stabilité, mais peut les remplacer dès qu’elles cessent d’être écrites
Il doit les transformer en lois royales, mais peut les laisser en vigueur dans les provinces éloignées

Il doit les préserver, mais peut écarter celles qu’il juge mauvaises au nom du bien commun et d’une bonne justice

Explication

Le Roi protège les coutumes tout en pouvant censurer celles qui lui paraissent contraires au bien commun ou à une bonne justice. La rédaction écrite des usages ne signifie pas qu’il doive remplacer chaque coutume par une loi royale.

50. Quel objectif l’ordonnance de Montils-lès-Tours de 1454 attribue-t-elle à la mise par écrit des coutumes ?

Transférer aux agents royaux le jugement des litiges
Assurer une bonne justice
Réduire les pouvoirs des parlements locaux
Uniformiser les coutumes en une loi royale unique

Assurer une bonne justice

Explication

L’ordonnance de Montils-lès-Tours prévoit la rédaction des coutumes afin d’assurer une bonne justice. La mise par écrit n’équivaut pas à supprimer les coutumes locales au profit d’une loi unique.

51. Quelle place la coutume occupe-t-elle dans le droit français au XVIIIe siècle ?

Elle devient secondaire, tandis que les lois royales constituent la source dominante
Elle est remplacée par les décisions des parlements dans la plupart des domaines
Elle ne subsiste que dans les provinces où le Roi n’a pas fait rédiger les usages
Elle demeure la principale source du droit, tandis que les lois royales interviennent peu

Elle demeure la principale source du droit, tandis que les lois royales interviennent peu

Explication

Au XVIIIe siècle, la coutume reste la principale source du droit français, alors que les lois royales interviennent peu dans ce domaine. La prédominance des lois royales serait donc une inversion de cette relation.

52. À partir de quelle période les révoltes de la haute noblesse se multiplient-elles, notamment lors des régences de Marie de Médicis et d’Anne d’Autriche ?

À partir de la mort d’Henri IV
À partir de la mise par écrit des coutumes
À partir de la publication de L’Esprit des lois
À partir de la fin du règne de Louis XIV

À partir de la mort d’Henri IV

Explication

Les révoltes de la haute noblesse se multiplient à partir de la mort d’Henri IV, notamment pendant les régences de Marie de Médicis et d’Anne d’Autriche. La publication de L’Esprit des lois est postérieure à ces régences et ne marque pas le début de ces révoltes.

53. Quelle conception politique le duc de Saint-Simon et le comte de Saint-Saire défendent-ils ?

Une concentration du pouvoir entre les mains du Roi, justifiée par l’abolition des lois fondamentales
Une séparation des fonctions de l’État entre des institutions chargées de garantir les libertés
Une réduction des privilèges de la noblesse par l’attribution de pouvoirs honorifiques aux Cours
Un partage du pouvoir entre le Roi et les Grands, fondé sur un droit historique et les lois fondamentales

Un partage du pouvoir entre le Roi et les Grands, fondé sur un droit historique et les lois fondamentales

Explication

Saint-Simon et Saint-Saire défendent un partage du pouvoir entre le Roi et les Grands, qu’ils justifient par le droit historique et les lois fondamentales de la monarchie. La séparation des fonctions de l’État et la balance des pouvoirs renvoient plutôt à la pensée de Montesquieu.

54. Quelle idée Montesquieu défend-il dans L’Esprit des lois, publié en 1748, pour contribuer à garantir la liberté ?

Le non-cumul des fonctions de l’État et une balance des pouvoirs entre les institutions
Le partage du pouvoir entre le Roi et les Grands selon un droit historique
La multiplication des révoltes de la haute noblesse durant les régences
La réduction du pouvoir nobiliaire par des charges dépourvues de pouvoir réel

Le non-cumul des fonctions de l’État et une balance des pouvoirs entre les institutions

Explication

Montesquieu défend le non-cumul des fonctions étatiques et une balance des pouvoirs destinée à garantir la liberté. Le partage du pouvoir entre le Roi et les Grands relève de l’argumentation de Saint-Simon et de Saint-Saire.

55. Comment les cours souveraines contestent-elles l’absolutisme dès le règne d’Henri IV ?

En transférant au clergé le pouvoir d’enregistrer les décisions du roi
En refusant de juger les affaires relevant de l’autorité royale
En imposant aux États généraux de voter les lois royales avant leur publication
En présentant des remontrances et en tentant de bloquer l’enregistrement de certaines lois royales

En présentant des remontrances et en tentant de bloquer l’enregistrement de certaines lois royales

Explication

Les cours souveraines s’opposent à l’absolutisme par leurs remontrances et leurs tentatives d’empêcher l’enregistrement de certaines lois. Le recours aux États généraux n’est pas le mécanisme de contestation décrit ici.

56. Quelle revendication les parlements portent-ils lors de la Fronde déclenchée en 1648 ?

Le droit de nommer les ministres, revendication que le roi accepte après la révolte
Le droit de supprimer les impôts, revendication que les États généraux font aboutir
Le droit de contrôler les lois fiscales, revendication que Mazarin parvient à contenir
Le droit de rédiger les lois civiles, revendication que le clergé finit par soutenir

Le droit de contrôler les lois fiscales, revendication que Mazarin parvient à contenir

Explication

En 1648, les parlements lancent la Fronde pour obtenir le contrôle des lois fiscales, mais Mazarin maîtrise la révolte. Leur revendication ne porte pas sur la nomination des ministres.

57. Quelle thèse Adrien Le Paige défend-il sur le Parlement et l’enregistrement des lois ?

Le Parlement tient son autorité des États généraux et ne peut intervenir dans les lois royales
Le Parlement est une cour judiciaire dont l’existence dépend des décisions du souverain
Le Parlement est une institution récente et doit enregistrer les lois sans pouvoir en discuter
Le Parlement est aussi ancien que la monarchie et peut décider librement de l’enregistrement des lois

Le Parlement est aussi ancien que la monarchie et peut décider librement de l’enregistrement des lois

Explication

Le Paige présente le Parlement comme aussi ancien que la monarchie et soutient qu’il peut décider librement de l’enregistrement des lois. La thèse d’une institution récente soumise à un enregistrement automatique contredit son argument.

58. Quelle différence distingue le constitutionnalisme des lois fondamentales de la monarchie ?

Il propose un texte écrit nouveau organisant les pouvoirs, tandis que les lois fondamentales relèvent de la tradition
Il confie l’organisation des pouvoirs aux parlements, tandis que les lois fondamentales la confient aux États généraux
Il défend les règles coutumières de la monarchie, tandis que les lois fondamentales reposent sur un texte nouveau
Il vise à renforcer les privilèges des ordres, tandis que les lois fondamentales instaurent l’égalité civile

Il propose un texte écrit nouveau organisant les pouvoirs, tandis que les lois fondamentales relèvent de la tradition

Explication

Le constitutionnalisme propose un texte écrit pour organiser les pouvoirs publics, notamment selon leur séparation, alors que les lois fondamentales sont ancrées dans la tradition. L’idée d’un texte nouveau correspond donc au constitutionnalisme, et non aux lois fondamentales.

59. Quel critère les Lumières mettent-elles en avant pour réexaminer les institutions anciennes ?

La tradition, qui justifie la conservation des institutions anciennes malgré leur utilité incertaine
La raison, qui permet de remettre en cause une tradition même lorsqu’elle conserve des institutions inutiles
La religion, qui permet de préserver les institutions en confirmant leur origine sacrée
L’ancienneté, qui suffit à démontrer qu’une institution répond encore aux besoins de la société

La raison, qui permet de remettre en cause une tradition même lorsqu’elle conserve des institutions inutiles

Explication

Les Lumières valorisent la raison et la nouveauté pour examiner les institutions, plutôt que de maintenir une règle par simple respect de la tradition. La tradition peut légitimer la conservation, mais elle n’est pas le critère critique privilégié par les Lumières.

60. Quel principe les Lumières opposent-elles à la société organisée en trois ordres ?

La représentation corporative, qui donne à chaque ordre des libertés définies séparément
L’égalité civile, qui accorde les mêmes droits et les mêmes libertés à tous les civils
La hiérarchie sociale, qui maintient des droits distincts selon l’ordre d’appartenance
L’égalité fiscale, qui conserve les privilèges juridiques tout en répartissant les impôts

L’égalité civile, qui accorde les mêmes droits et les mêmes libertés à tous les civils

Explication

L’égalité civile affirme que tous les civils doivent disposer des mêmes droits et libertés, à l’opposé des privilèges propres aux ordres. Une égalité limitée à la répartition fiscale ne répond pas à cette revendication de droits communs.

61. Pourquoi la contestation des dogmes et de l’Église fragilise-t-elle la monarchie de droit divin ?

Parce que cette monarchie tire sa légitimité de l’accord entre les trois ordres du royaume
Parce que cette monarchie fonde sa légitimité sur l’élection des représentants par les citoyens
Parce que cette monarchie dépend de l’approbation des parlements pour établir le droit divin
Parce que cette monarchie fonde sa légitimité sur la religion et l’autorité de l’Église

Parce que cette monarchie fonde sa légitimité sur la religion et l’autorité de l’Église

Explication

La monarchie de droit divin s’appuie sur la religion et l’autorité de l’Église pour légitimer le pouvoir royal ; leur contestation ébranle donc ce fondement. L’élection des représentants n’est pas la base de légitimité décrite pour cette monarchie.

62. À quoi sert le contrat social dans la conception politique des Lumières ?

À autoriser un souverain à établir un pouvoir sans accord afin de mettre fin à l’état de nature
À maintenir les individus dans l’état de nature en leur garantissant des droits sans institutions
À permettre aux individus de quitter l’état de nature et de créer des institutions protégeant leur liberté naturelle
À répartir les individus entre des ordres sociaux chargés de préserver les libertés particulières

À permettre aux individus de quitter l’état de nature et de créer des institutions protégeant leur liberté naturelle

Explication

Le contrat social est l’accord par lequel les individus fondent une société politique et des institutions destinées à protéger leur liberté naturelle. Il ne consiste pas à maintenir une situation dépourvue d’institutions.

63. Quelle mesure Louis XVI prend-il à son accession au trône en 1774 à l’égard du Parlement de Paris ?

Il renvoie Maupeou et rétablit le Parlement dans sa forme antérieure
Il confirme Maupeou et transforme le Parlement en assemblée fiscale
Il remplace le Parlement par une nouvelle cour créée par Lamoignon
Il dissout le Parlement et confie son rôle aux États généraux

Il renvoie Maupeou et rétablit le Parlement dans sa forme antérieure

Explication

En 1774, Louis XVI renvoie Maupeou et rétablit le Parlement de Paris dans sa forme antérieure. La réforme de Lamoignon intervient plus tard et ne remplace pas le Parlement à cette date.

64. Quelle combinaison décrit la politique de Turgot et les réactions qu’elle suscite ?

Il fixe les prix, renforce les corporations et propose un impôt réparti entre les ordres, suscitant l’appui des parlements
Il libéralise les prix, conserve les corporations et propose un impôt foncier, entraînant le soutien des villes
Il supprime les prix de marché, dissout les parlements et propose un impôt sur les privilèges, provoquant l’opposition du clergé
Il libéralise les prix, supprime les corporations et propose un impôt unique sur les revenus, provoquant émeutes et opposition parlementaire

Il libéralise les prix, supprime les corporations et propose un impôt unique sur les revenus, provoquant émeutes et opposition parlementaire

Explication

Turgot cherche à concilier libéralisme économique et absolutisme par la libéralisation des prix, la suppression des corporations et un impôt unique fondé sur les revenus ; ces mesures provoquent des émeutes et l’opposition des parlements. Le renforcement des corporations inverse l’une de ses réformes.

65. Que réclame le Tiers état durant la campagne des États généraux concernant la représentation et le vote ?

Le maintien du nombre de ses députés et un vote par ordre, donnant une voix à chaque ordre
Le doublement des députés de chaque ordre et un vote par ordre, donnant une voix à chaque ordre
La réduction des députés du clergé et un vote par tête, donnant une voix à chaque ordre
Le doublement de ses députés et un vote par tête, donnant une voix à chaque député

Le doublement de ses députés et un vote par tête, donnant une voix à chaque député

Explication

Le Tiers état demande le doublement de ses députés et le vote par tête, qui attribue une voix à chaque député. Le vote par ordre, qui donne une voix à chaque ordre, est précisément le mode de scrutin auquel cette revendication s’oppose.

66. Pourquoi Louis XVI convoque-t-il les États généraux dans le contexte de la crise monarchique ?

Pour donner à la haute noblesse le pouvoir de décider seule des mesures financières
Pour remplacer les réformes économiques par une consultation sur les privilèges judiciaires
Pour contourner les parlements et consulter plus largement le royaume sur les réformes économiques
Pour confier aux parlements le choix des députés chargés de réviser les lois fiscales

Pour contourner les parlements et consulter plus largement le royaume sur les réformes économiques

Explication

Louis XVI convoque les États généraux afin de contourner les parlements et d’obtenir une consultation plus large sur les réformes économiques. La convocation ne vise pas à confier la décision à la seule haute noblesse.

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Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Monarchie et crise de l’Ancien Régime.

En quelle année Clovis est-il élu roi des Francs saliens ?

En 481.

En quelle année Pépin le Bref est-il élu et consacré roi par des évêques ?

En 751.

Qu’accorde le pape à Pépin le Bref en 754 ?

Un nouveau sacre et l’onction royale.

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