Qu’est-ce que le discours ?
Une unité linguistique supérieure à la phrase, envisagée comme un message global.
Selon L. Guespin (1971), comment définit-on l’énoncé ?
Une suite de phrases émises entre deux blancs sémantiques.
Selon L. Guespin (1971), comment définit-on le discours ?
Un énoncé considéré du point de vue du mécanisme discursif qui le conditionne.
Quelles structures le discours mobilise-t-il au-delà de celles de la phrase ?
Des structures d’un autre ordre.
Un proverbe peut-il constituer un discours complet ?
Oui, même sous la forme d’une seule phrase.
Quelle interdiction constitue un discours complet sous la forme d’une phrase ?
« Ne pas fumer ».
Que fait le fait de parler à autrui, au-delà de représenter le monde ?
Il agit sur autrui.
À partir de quelle décennie Austin et Searle ont-ils développé la problématique des actes de langage ?
À partir des années 1960.
Selon la problématique des actes de langage, que constitue toute énonciation ?
Un acte visant à modifier une situation.
À quelle autre instance le locuteur rapporte-t-il son discours dans toute énonciation ?
À une autre instance d’énonciation.
Pourquoi faut-il connaître le contexte pour attribuer un sens à un énoncé ?
Hors contexte, on ne peut pas lui assigner un sens.
Que désigne l’indexicalité ?
L’incomplétude sémantique des expressions, dont le référent ou le sens complet dépend de la situation singulière d’énonciation.
À quoi le discours rapporte-t-il les repérages personnels, temporels et spatiaux ?
À un sujet qui se pose comme source des repérages résumés par « JE-ICI-MAINTENANT ».
Quelles normes régissent l’activité verbale ?
Des normes régissent l’activité verbale.
Qu’implique chaque acte de langage concernant les normes ?
Il implique des normes particulières.
Pourquoi le discours ne prend-il sens qu’à l’intérieur d’un interdiscours ?
Parce que son interprétation le met en relation avec d’autres énoncés.
Quelle conception de la langue Benveniste propose-t-il (1966) ?
Un ensemble fini relativement stable d’éléments potentiels.
Selon Benveniste (1966), que permet le discours aux unités de la langue ?
La créativité et la contextualisation leur donnent de nouvelles valeurs.
Comment Benveniste définit-il l’énonciation (1970 : 12-13) ?
L’acte individuel par lequel un locuteur met en fonctionnement le système de la langue.
À quelles règles obéissent les discours transphrastiques ?
Aux règles propres aux genres en vigueur dans un groupe social.
Quel genre médical illustre l’organisation des discours transphrastiques ?
La consultation médicale.
Quelles formes les règles transversales aux genres organisent-elles ?
Le récit, le dialogue, l’argumentation et l’explication.
Quels actes de langage sont illustrés par promettre, suggérer, affirmer et interroger ?
Des actes de langage.
En quoi les actes élémentaires s’intègrent-ils ?
Dans des genres de discours.
Que constituent les genres de discours ?
Des activités socialement reconnues.
Que permettent les genres de discours de relier ?
Le discours aux activités non verbales.
Comment les interlocuteurs ajustent-ils leurs énonciations dans un échange oral ?
En fonction de l’attitude de l’autre.
Quel effet des paroles les interlocuteurs perçoivent-ils dans un échange oral ?
Leur effet immédiat.
Quelle relation existe entre conversation et interactivité constitutive du discours ?
La conversation manifeste l’interactivité constitutive, sans s’y confondre.
Quand l’interactivité constitutive du discours existe-t-elle ?
Dans toute énonciation.
Pourquoi « je », « tu », « hier » et « là-bas » sont-ils indexicaux ?
Leur référent dépend de l’énonciation où ils sont employés.
Qu’est-ce que la modalisation ?
L’indication de l’attitude du sujet envers ce qu’il dit et son destinataire.
Dans « Il pleut », qui assume la vérité de l’énoncé ?
L’énonciateur.
Quelle expression module l’adhésion à « Il pleut » ?
« Peut-être qu’il pleut ».
Quelle expression attribue à autrui la responsabilité de « Il pleut » ?
« Selon Paul, il pleut ».
Quelle expression commente la parole dans « Il pleut » ?
« Franchement, il pleut ».
Que suppose le locuteur lorsqu’il pose une question sur sa propre connaissance ?
Il ignore la réponse.
Quel intérêt le locuteur attribue-t-il à la réponse lorsqu’il pose une question ?
La réponse présente un intérêt pour lui.
Que croit le locuteur au sujet de la personne questionnée ?
Elle peut donner la réponse.
Quelles normes discursives comprennent l’intelligibilité, l’absence de répétition et l’adaptation des informations ?
Les maximes conversationnelles, les lois du discours et les postulats de conversation.
Que sont les genres de discours ?
Des ensembles de normes.
Quelles attentes les genres de discours suscitent-ils ?
Des attentes chez les personnes engagées dans l’activité verbale.
À quels textes le classement d’un texte dans un genre le relie-t-il ?
Aux autres textes de ce genre.
Que peut exiger la compréhension d’une intervention politique ?
La connaissance des discours concurrents, antérieurs et médiatiques.
Teste tes connaissances avec un QCM de 16 questions sur Notion et propriétés du discours.
1. Dans une étude linguistique, quelle caractérisation générale du discours tient compte de la diversité de ses acceptions ?
2. Un analyste relève une suite de phrases comprise entre deux pauses sémantiques, puis examine le mécanisme discursif qui la conditionne. Dans la distinction de L. Guespin, que désignent respectivement ces deux perspectives ?
Révisez le cours complet dans la fiche de révision de Notion et propriétés du discours.
Voir la fiche →Importe ton cours et l'IA génère des flashcards en 30 secondes.
Générateur de flashcards