QCM : Patrimoine et dynamiques territoriales (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une communauté veut transmettre à ses descendants des objets et des pratiques qui représentent son histoire et ont une forte valeur symbolique. Quel concept décrit le mieux cet ensemble ?

L’héritage familial
Le patrimoine collectif
La collection de prestige
La patrimonialisation

Le patrimoine collectif

Explication

Le patrimoine collectif rassemble des biens et des pratiques représentatifs de l’histoire d’une société, dont la valeur symbolique justifie la transmission. L’héritage familial renvoie à la transmission individuelle, la patrimonialisation au processus de reconnaissance, et la collection de prestige au rôle des élites.

2. Dans une ville, un groupe d’habitants fait reconnaître une ancienne halle comme emblématique de son histoire et lui attribue une valeur croissante appelée à durer. Quel processus est à l’œuvre ?

La collection privée
Le patrimoine collectif
La patrimonialisation
L’héritage familial

La patrimonialisation

Explication

La patrimonialisation est le processus par lequel un groupe social reconnaît des traces du passé comme emblématiques et leur confère une valeur durable et croissante. L’héritage familial concerne la transmission juridique, le patrimoine collectif désigne l’ensemble transmis, et la collection privée n’implique pas cette reconnaissance sociale.

3. Après la confiscation de biens du clergé pendant la Révolution française, quelle suite d’événements a contribué à faire émerger une politique de protection patrimoniale ?

Leur inventaire au XIXe siècle et leur classement comme biens familiaux
Leur restauration après les guerres mondiales et leur inscription par l’UNESCO
Leur inventaire en 1794 et la prise de conscience de leur valeur esthétique et historique
Leur vente aux collectionneurs et la reconnaissance de leur valeur marchande

Leur inventaire en 1794 et la prise de conscience de leur valeur esthétique et historique

Explication

La confiscation, l’inventaire de 1794 et la prise de conscience de la valeur esthétique et historique des biens, à protéger contre le vandalisme, marquent le tournant révolutionnaire. Un inventaire au XIXe siècle déplace la chronologie, la vente privée ne correspond pas à cette prise de conscience et l’action de l’UNESCO est postérieure.

4. Après des destructions patrimoniales causées par des guerres, quelle évolution générale s’observe dans la manière de protéger le patrimoine ?

Elle devient une activité privée menée par des collectionneurs et des musées
Elle reste une affaire locale confiée aux familles et aux propriétaires
Elle devient une préoccupation internationale portée par des ONG et des institutions
Elle se limite à la protection de la nature par une convention mondiale

Elle devient une préoccupation internationale portée par des ONG et des institutions

Explication

Les destructions des guerres mondiales font de la sauvegarde du patrimoine une préoccupation internationale, à laquelle contribuent des ONG et des institutions. La responsabilité familiale et l’action des collectionneurs ne décrivent pas cette évolution, tandis que la convention de 1972 est un jalon précis plutôt que l’ensemble de cette dynamique.

5. Une convention internationale associe la protection de sites naturels à celle de biens culturels et les considère comme un héritage commun à toute l’humanité. À quel cadre cela correspond-il ?

La création de l’UICN à Fontainebleau en 1948
La convention de l’UNESCO sur le patrimoine mondial de 1972
Une convention consacrée aux seuls monuments historiques
La fondation de l’ICOMOS en 1965

La convention de l’UNESCO sur le patrimoine mondial de 1972

Explication

La convention de l’UNESCO sur le patrimoine mondial, adoptée en 1972, fait de la nature et des biens culturels un héritage commun de l’humanité. L’UICN date de 1948 et l’ICOMOS de 1965; une convention limitée aux monuments omet la protection de la nature.

6. Quelle initiative de l’UNESCO, adoptée en 2003, a élargi le patrimoine culturel à des pratiques et expressions culturelles immatérielles ?

La catégorie des paysages culturels
La convention de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel
La loi de protection des quartiers historiques
La création des premiers parcs nationaux

La convention de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

Explication

La convention adoptée par l’UNESCO en 2003 reconnaît des pratiques et expressions culturelles comme patrimoine immatériel. La loi Malraux concerne les quartiers historiques, les paysages culturels constituent une autre catégorie et les parcs nationaux relèvent d’une autre forme de protection.

7. En 1962, quelle évolution la loi Malraux apporte-t-elle à la notion de patrimoine ?

Elle inclut les quartiers historiques, comme le Marais à Paris
Elle institue des parcs nationaux comme Yellowstone
Elle crée la catégorie des paysages culturels
Elle inclut les fêtes et les coutumes transmises oralement

Elle inclut les quartiers historiques, comme le Marais à Paris

Explication

La loi Malraux de 1962 étend le patrimoine aux quartiers historiques, notamment le Marais à Paris. Les pratiques orales, les paysages culturels et les parcs nationaux correspondent à d’autres formes ou étapes de patrimonialisation.

8. Une commune protège des coutumes locales et des bâtiments anciens pour que les générations futures puissent les étudier et approfondir leur interprétation. Quel est l’objectif principal de cette démarche ?

Mettre en valeur le patrimoine afin d’attirer des visiteurs et des emplois
Préserver et transmettre le patrimoine afin qu’il puisse être étudié et interprété
Conserver le patrimoine comme un héritage immuable, sans nouvelle interprétation
Transformer le patrimoine en traditions nouvelles détachées du passé

Préserver et transmettre le patrimoine afin qu’il puisse être étudié et interprété

Explication

La protection patrimoniale vise à préserver les pratiques et les traces du passé pour les transmettre aux générations futures, qui peuvent les étudier et enrichir leur interprétation. L’attraction touristique est un usage distinct, tandis que figer l’interprétation ou rompre avec le passé ne correspond pas à cet objectif.

9. Un État met en valeur des sites patrimoniaux pour attirer des visiteurs et soutenir l’emploi ; ses recettes touristiques patrimoniales augmentent de 30 % en 2019. Quel usage social du patrimoine cette situation illustre-t-elle ?

La protection du patrimoine pour transmettre des traces aux générations futures
La valorisation du patrimoine pour attirer le tourisme et faire vivre des emplois
La conservation des coutumes orales pour préserver les traditions immatérielles
L’utilisation des monuments comme signes de reconnaissance d’une ville

La valorisation du patrimoine pour attirer le tourisme et faire vivre des emplois

Explication

Les États valorisent leur patrimoine pour attirer le tourisme, une activité qui fait vivre de nombreux emplois ; l’exemple égyptien mentionne une progression de 30 % des recettes en 2019. La transmission, la reconnaissance symbolique des monuments et la préservation des coutumes désignent d’autres usages.

10. À Rome, des papes transforment des édifices antiques pour les christianiser. Que montre cet exemple sur les premières démarches de préservation des monuments ?

La préservation devient une préoccupation dès l’époque médiévale
La préservation assure le respect intégral des édifices dès ses débuts
La christianisation entraîne la destruction complète des édifices antiques
La préservation devient une préoccupation, sans garantir l’intégrité des édifices

La préservation devient une préoccupation, sans garantir l’intégrité des édifices

Explication

Dès le XVIe siècle, la sauvegarde des monuments antiques devient une préoccupation, mais elle peut s’accompagner de transformations qui altèrent leur intégrité. L’idée de respect intégral confond préservation et conservation inchangée, tandis que la datation médiévale et la destruction complète ne correspondent pas à cet exemple.

11. Quel enchaînement associe correctement l’apparition du terme « classement » pour les monuments et la publication de la première liste de monuments classés ?

Le terme apparaît en 1837 et Prosper Mérimée publie la première liste en 1842
Le terme apparaît en 1837 et Prosper Mérimée publie la première liste en 1840
Le terme apparaît en 1837 et la première liste est publiée par Victor Hugo en 1840
Le terme apparaît en 1840 et Prosper Mérimée publie la première liste en 1837

Le terme apparaît en 1837 et Prosper Mérimée publie la première liste en 1840

Explication

Le terme « classement » apparaît en 1837, puis Prosper Mérimée publie la première liste en 1840. L’inversion échange les deux dates, 1842 modifie l’année de publication, et Victor Hugo remplace à tort Mérimée.

12. Une commune française cherche le fondement législatif qui constitue encore la base de la protection et de la sauvegarde des biens patrimoniaux. Quelle loi doit-elle retenir ?

L’apparition du terme « classement » en 1837
La loi sur les monuments historiques de 1913
Les obligations de recensement des monuments de 1790
La loi Malraux sur les secteurs urbains de 1962

La loi sur les monuments historiques de 1913

Explication

La loi française de 1913 sur les monuments historiques demeure la base de la protection et de la sauvegarde des biens patrimoniaux. Les mesures de 1790 concernent le recensement et la conservation, la loi Malraux vise les secteurs urbains et 1837 marque l’apparition du terme « classement ».

13. Un organisateur prépare un sommet international et souhaite l’accueillir dans un lieu patrimonial, comme lors du G7 de 2018 au manoir Richelieu. Quelle fonction du patrimoine cet exemple illustre-t-il ?

Un lieu de réunion parlementaire du Congrès
Un cadre pour accueillir des sommets et conférences internationales
Un cadre pour des réceptions officielles entre dirigeants
Un enjeu de revendications portant sur des œuvres déplacées

Un cadre pour accueillir des sommets et conférences internationales

Explication

Le patrimoine peut servir de cadre à des sommets et à des conférences internationales, comme le G7 de 2018 au manoir Richelieu. Les réceptions bilatérales et le Congrès correspondent à d’autres usages politiques, tandis que les revendications de restitution relèvent de conflits patrimoniaux.

14. La Grèce réclame les frises du Parthénon conservées au British Museum, tandis que des États africains demandent le retour d’objets issus de la période coloniale. Quel enjeu commun caractérise ces conflits patrimoniaux ?

L’accueil de rencontres diplomatiques dans des lieux patrimoniaux
La restitution d’œuvres considérées comme déplacées ou volées
L’organisation d’échanges temporaires entre collections muséales
La restauration matérielle d’œuvres conservées dans leur pays d’origine

La restitution d’œuvres considérées comme déplacées ou volées

Explication

Ces conflits portent sur la restitution d’œuvres tenues pour déplacées ou volées, qu’il s’agisse des frises du Parthénon ou d’objets africains issus de la période coloniale. Les rencontres diplomatiques concernent un autre usage du patrimoine, les échanges temporaires ne résument pas les demandes de retour, et la restauration matérielle est un enjeu différent.

15. À quelles échelles les pouvoirs publics interviennent-ils comme principaux acteurs de la préservation patrimoniale ?

Aux échelles locale et régionale, sans intervention nationale
Aux échelles internationale et nationale, sans intervention locale
Aux échelles internationale, nationale et locale
Aux échelles nationale, régionale et communale

Aux échelles internationale, nationale et locale

Explication

Les pouvoirs publics agissent à trois niveaux : international, national et local. La réponse limitée aux échelles internationale et nationale omet le rôle local, tandis que les autres formulations substituent ou écartent certaines échelles pertinentes.

16. Une municipalité finance la restauration d’un monument, accorde une réduction fiscale aux propriétaires qui rénovent leur façade et inscrit certains bâtiments sur une liste protégée. À quelles formes de politique patrimoniale ces mesures correspondent-elles, dans l’ordre ?

Subvention directe, subvention indirecte, régulation
Subvention indirecte, subvention directe, régulation
Subvention directe, régulation, subvention indirecte
Régulation, subvention indirecte, subvention directe

Subvention directe, subvention indirecte, régulation

Explication

Le financement d’une restauration précise est une subvention directe, la réduction fiscale une subvention indirecte et la liste de biens protégés une mesure de régulation. La confusion entre aide ciblée et incitation fiscale inverse les deux premières catégories ; une liste protégée relève de la régulation.

17. Dans une région où le tourisme de mémoire représente 30 % des visites, quelle combinaison décrit sa contribution économique en Normandie ?

30 % du chiffre d’affaires hôtelier et 6 % du PIB régional
44 % du chiffre d’affaires hôtelier et 6 % du PIB régional
6 % du chiffre d’affaires hôtelier et 44 % du PIB régional
44 % du chiffre d’affaires hôtelier et 30 % du PIB régional

44 % du chiffre d’affaires hôtelier et 6 % du PIB régional

Explication

En Normandie, le tourisme de mémoire représente 30 % des visites, génère 44 % du chiffre d’affaires hôtelier et contribue à 6 % du PIB régional. Les autres chiffres proposés déplacent ces proportions d’un indicateur économique à un autre.

18. Une collectivité cherche à renforcer l’attractivité touristique d’un village en obtenant un label patrimonial reconnu. Quel enjeu est directement associé à cette démarche ?

Une reconnaissance symbolique sans effet sur l’économie locale
Un enjeu économique majeur lié à l’attractivité du lieu
Un mécanisme de financement direct des travaux patrimoniaux
Une règle qui inscrit automatiquement les biens sur une liste protégée

Un enjeu économique majeur lié à l’attractivité du lieu

Explication

La labellisation patrimoniale, qu’elle soit internationale ou locale, constitue un enjeu économique majeur en renforçant l’attractivité. La réduire à une reconnaissance symbolique, à une subvention directe ou à une règle de protection confond ses effets avec d’autres mécanismes.

19. Une municipalité choisit de préserver un ancien quartier plutôt que de le démolir. Quel effet général cette décision peut-elle avoir sur son évolution ?

Entraîner automatiquement une transformation économique de cet espace
Orienter l’évolution de cet espace urbain
Laisser les habitants déterminer seuls l’évolution de cet espace
Mettre fin à toute transformation de cet espace urbain

Orienter l’évolution de cet espace urbain

Explication

Les décisions des autorités de sauvegarder ou de détruire des espaces urbains orientent leur évolution. L’absence de transformation confond sauvegarde et immobilité, tandis que les deux autres réponses écartent le rôle des autorités ou lui attribuent un effet automatique non établi.

20. À Baltimore, Londres et Hambourg, quelle combinaison de changements caractérise la valorisation de quartiers populaires ?

Démolition des entrepôts, gentrification et maintien des fonctions industrielles
Lofts dans d’anciens entrepôts, gentrification et tertiarisation
Lofts dans d’anciens entrepôts, maintien de la composition sociale et tertiarisation
Lofts dans d’anciens entrepôts, gentrification et renforcement des fonctions industrielles

Lofts dans d’anciens entrepôts, gentrification et tertiarisation

Explication

Cette valorisation transforme l’architecture par la réhabilitation d’entrepôts en lofts, la composition sociale par la gentrification et les fonctions par la tertiarisation. La démolition, le maintien de la composition sociale ou le renforcement industriel substituent chacun un changement différent à ceux décrits.

21. Après la restauration d’habitats populaires, les loyers augmentent fortement. Quelle conséquence peut toucher les résidents du quartier ?

Ils peuvent accéder plus facilement à des logements moins chers
Ils peuvent être contraints de quitter leur quartier
Ils peuvent partir principalement à cause de la disparition des emplois
Ils peuvent être remplacés principalement par des visiteurs de passage

Ils peuvent être contraints de quitter leur quartier

Explication

Lorsque la valorisation s’accompagne d’une hausse des loyers, les résidents peuvent être contraints de quitter leur quartier. L’amélioration de l’accès au logement, la disparition des emplois et le remplacement par des visiteurs ne correspondent pas au mécanisme décrit.

22. Un projet de parking souterrain est prévu sur un site où des vestiges archéologiques ont été découverts. Quelle tension territoriale cette situation illustre-t-elle ?

La fréquentation touristique peut transformer les pratiques locales
La création d’un équipement social peut retarder la protection du site
La protection du patrimoine peut entrer en conflit avec une infrastructure
La restauration du site peut contraindre les habitants à partir

La protection du patrimoine peut entrer en conflit avec une infrastructure

Explication

Des vestiges archéologiques sur le tracé d’une infrastructure peuvent faire entrer sa réalisation en conflit avec la protection patrimoniale. La hausse des loyers, la priorité donnée à un équipement social et la transformation touristique relèvent d’autres tensions.

23. Comment appelle-t-on la transformation des territoires et des sociétés locales pour répondre aux attentes des touristes, notion popularisée par Sylvie Brunel ?

La tertiarisation
La mise sous protection patrimoniale
La Disneylandisation
La gentrification

La Disneylandisation

Explication

La Disneylandisation désigne l’adaptation des territoires et des sociétés locales aux attentes des touristes, et le terme a été popularisé par Sylvie Brunel. La gentrification concerne la composition sociale, la tertiarisation les fonctions, et la protection patrimoniale ne désigne pas cette transformation touristique.

24. Quelle fonction a remplie la médiatisation de la destruction des bouddhas d’Afghanistan en 2001 et de Palmyre en 2015 ?

Soutenir le tourisme dans les régions touchées
Promouvoir la protection par l’UNESCO
Obtenir la restitution d’œuvres coloniales
Servir la propagande liée aux conflits

Servir la propagande liée aux conflits

Explication

La médiatisation de ces destructions a été utilisée à des fins de propagande. La protection par l’UNESCO concerne le patrimoine en péril, le tourisme relève d’un autre enjeu, et la restitution d’œuvres est une question de reconnaissance patrimoniale.

25. Après 1945, un régime communiste polonais met en avant le martyre polonais en faisant d’Auschwitz un musée national en 1947. Quelle conséquence cela a-t-il eue sur la mémoire des autres centres de mise à mort ?

Belzec et Treblinka ont longtemps été délaissés
Les œuvres des centres ont été réclamées par les peuples colonisés
Belzec et Treblinka sont devenus les musées nationaux principaux
Auschwitz a longtemps été délaissé au profit de Treblinka

Belzec et Treblinka ont longtemps été délaissés

Explication

La mise en avant d’Auschwitz comme musée national polonais s’est accompagnée d’un long délaissement de Belzec et Treblinka. L’idée que ces deux centres seraient devenus les principaux musées inverse cette relation, tandis que la restitution d’œuvres relève d’un autre enjeu.

26. En 1835, une administration française veut instaurer une politique nationale pour repérer les biens à préserver et coordonner leur classement. Quelle mesure correspond à cette démarche ?

Confier la coordination des restaurations aux architectes des bâtiments de France
Dresser une liste de restaurations prioritaires sous la direction de Mérimée
Identifier et classer les biens à sauvegarder avec l’inspection générale des monuments historiques
Former les conservateurs d’archives à l’École des chartes

Identifier et classer les biens à sauvegarder avec l’inspection générale des monuments historiques

Explication

À partir de 1830, l’État identifie et classe les biens à sauvegarder, et l’inspection générale des monuments historiques organise cette politique. L’École des chartes forme les archivistes, les architectes des bâtiments de France sont créés plus tard, et la liste prioritaire relève de Mérimée.

27. Quelle responsabilité Prosper Mérimée a-t-il exercée de 1834 à 1870 dans la protection des monuments historiques ?

Inspecteur général des monuments historiques, chargé de faire établir les priorités de restauration
Directeur de l’École des chartes, chargé de former les conservateurs d’archives
Coordinateur des restaurations au sein des architectes des bâtiments de France
Architecte chargé de restaurer Carcassonne et le Mont-Saint-Michel

Inspecteur général des monuments historiques, chargé de faire établir les priorités de restauration

Explication

Inspecteur général des monuments historiques de 1834 à 1870, Mérimée a fait dresser la liste des monuments dont la restauration était prioritaire. L’École des chartes forme des archivistes, Viollet-le-Duc était l’architecte restaurateur, et les architectes des bâtiments de France assurent une coordination créée ultérieurement.

28. Un immeuble privé présente un intérêt artistique national et sa conservation est menacée. Quelle mesure la loi de 1913 permet-elle de prendre ?

L’inscrire dans un secteur historique urbain
Le transférer à une collectivité territoriale
Le classer d’office
Le protéger comme site naturel pittoresque

Le classer d’office

Explication

La loi de 1913 permet le classement d’office d’un bien immobilier public ou privé présentant un intérêt historique ou artistique national. L’extension aux cœurs urbains relève de la loi Malraux, tandis que la protection des sites naturels relève de la loi de 1930.

29. Quelle évolution la loi Malraux introduit-elle à partir de 1962 dans la définition du patrimoine ?

Elle inclut les cœurs historiques urbains
Elle limite la protection aux monuments publics
Elle classe les immeubles d’intérêt national
Elle inclut les sites naturels d’intérêt pittoresque

Elle inclut les cœurs historiques urbains

Explication

À partir de 1962, la loi Malraux étend la notion de patrimoine aux cœurs historiques urbains, comme ceux de Sarlat ou du Vieux Lyon. Les sites naturels relèvent de la loi de 1930, et le classement d’immeubles d’intérêt national est associé à la loi de 1913.

30. Une ville souhaite obtenir le label Villes et pays d’art et d’histoire. Quelle contrepartie doit-elle notamment proposer pour bénéficier du soutien associé au label ?

Une candidature à l’inscription au patrimoine mondial
Une signalisation routière de ses monuments historiques
Un circuit reliant des châteaux de la Loire
Une politique de sauvegarde et d’accueil du public

Une politique de sauvegarde et d’accueil du public

Explication

Le label, créé en 1985, apporte des subventions et une expertise en échange d’une politique de sauvegarde et d’accueil du public. La signalisation routière concerne les monuments historiques depuis 1954, tandis que les circuits et l’inscription à l’UNESCO sont d’autres moyens de valorisation.

31. En quelle année la mise en place des Journées du patrimoine en France a-t-elle eu un retentissement international ?

En 1985
En 1992
En 1954
En 1984

En 1984

Explication

Les Journées du patrimoine en France ont eu un retentissement international en 1984. L’année 1985 correspond à la création du label Villes et pays d’art et d’histoire, 1992 aux Journées européennes du patrimoine, et 1954 à la signalisation routière des monuments historiques.

32. Une association prépare l’ouverture au public d’un monument historique appartenant à un particulier. Quelle démarche correspond au rôle joué par de nombreux propriétaires privés dans la sauvegarde du patrimoine ?

Organiser des animations sans les relier au financement de sa sauvegarde
Organiser des visites et des animations pour contribuer au financement de sa sauvegarde
Solliciter uniquement des subventions publiques pour financer sa sauvegarde
Vendre le monument à une collectivité pour permettre son ouverture au public

Organiser des visites et des animations pour contribuer au financement de sa sauvegarde

Explication

Les propriétaires privés, auxquels appartiennent 44 % des monuments historiques, organisent des visites et des animations qui contribuent au financement de leur sauvegarde. Les subventions publiques, la vente à une collectivité et des animations sans lien financier confondent des mécanismes différents.

33. Combien de biens l’UNESCO a-t-elle classés en 2019, parmi lesquels figurent les collines du vignoble italien du Prosecco et la cité de Jaipur ?

19 biens
29 biens
27 biens
39 biens

29 biens

Explication

En 2019, l’UNESCO a classé 29 biens, dont les collines du vignoble italien du Prosecco et la cité de Jaipur. Le chiffre de 27 correspond à 2017; 19 et 39 ne sont pas les totaux indiqués.

34. Une équipe municipale affirme que les objectifs de développement durable de l’ONU adoptés en 2015 ont ajouté la culture comme quatrième pilier du développement durable. Quelle correction correspond aux jalons internationaux ?

La culture est prise en compte en 2015, sans devenir un quatrième pilier.
La culture remplace le pilier social dans les objectifs de 2015.
La culture devient un quatrième pilier en 2015, après les trois piliers initiaux.
La culture est réaffirmée comme quatrième pilier à Johannesburg en 2002.

La culture est prise en compte en 2015, sans devenir un quatrième pilier.

Explication

À Johannesburg en 2002, les piliers réaffirmés sont économique, social et environnemental; en 2015, la culture est intégrée aux objectifs de l’ONU sans être érigée en quatrième pilier. L’idée d’un quatrième pilier en 2015 confond prise en compte et statut formel, tandis que les deux autres réponses attribuent à la culture un statut absent ou suppriment le pilier social.

35. Pour organiser la restauration de deux sites, une équipe doit attribuer les chantiers de Carcassonne et du Mont-Saint-Michel aux architectes concernés. Quelle répartition est correcte ?

Viollet-le-Duc pour les deux sites
Corroyer pour les deux sites
Corroyer à Carcassonne et Viollet-le-Duc au Mont-Saint-Michel
Viollet-le-Duc à Carcassonne et Corroyer au Mont-Saint-Michel

Viollet-le-Duc à Carcassonne et Corroyer au Mont-Saint-Michel

Explication

Mérimée confie Carcassonne à Viollet-le-Duc, tandis que la restauration du Mont-Saint-Michel est confiée à Édouard Corroyer en 1872. L’inversion échange les chantiers, et les deux autres répartitions attribuent à tort les deux sites au même architecte.

36. En quelle année le Conseil de l’Europe a-t-il institué les Journées européennes du patrimoine ?

En 1992
En 1991
En 1984
En 1990

En 1991

Explication

Le Conseil de l’Europe a institué les Journées européennes du patrimoine en 1991. 1984 correspond au retentissement international des Journées du patrimoine en France, tandis que 1990 et 1992 décalent la date d’un an.

37. Pour présenter l’attractivité touristique de la France en 2018, quelle synthèse associe correctement le nombre de touristes accueillis et les principales données patrimoniales ?

Près de 90 millions de touristes, 90 sites mondiaux, 40 000 monuments protégés et 8 000 musées
Près de 90 millions de touristes, 44 sites mondiaux, 40 000 monuments protégés et 8 000 musées
Près de 90 millions de touristes, 44 sites mondiaux, 8 000 monuments protégés et 40 000 musées
Près de 90 millions de touristes, 45 sites mondiaux, 40 000 monuments protégés et 8 000 musées

Près de 90 millions de touristes, 44 sites mondiaux, 40 000 monuments protégés et 8 000 musées

Explication

En 2018, la France a accueilli près de 90 millions de touristes et comptait 44 sites inscrits au patrimoine mondial, 40 000 monuments protégés et 8 000 musées. La valeur de 90 millions désigne les touristes, 45 est une donnée différente de celle de l’unité, et le dernier choix intervertit monuments et musées.

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Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Patrimoine et dynamiques territoriales.

Qu’est-ce que le patrimoine collectif ?

Un ensemble de biens et de pratiques représentatifs de l’histoire des sociétés, transmis pour leur valeur symbolique.

Qu’est-ce que la patrimonialisation ?

Le processus par lequel un groupe social attribue à des traces du passé un statut emblématique durable et une valeur croissante.

Quel événement marque un tournant dans la notion patrimoniale en France ?

La Révolution française.

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