QCM : Pensée politique moderne et XIXe siècle (52 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une théorie médiévale justifie l’autorité d’un prince par un ordre religieux et moral qui le dépasse. Quel contraste caractérise la pensée politique moderne ?

Elle supprime toute référence aux questions morales et religieuses dans la réflexion politique.
Elle limite l’analyse politique aux institutions administratives et à leur fonctionnement.
Elle fonde l’autorité moderne sur un ordre religieux et naturel supérieur aux volontés humaines.
Elle autonomise progressivement l’analyse du politique par rapport à cet ordre supérieur.

Elle autonomise progressivement l’analyse du politique par rapport à cet ordre supérieur.

Explication

La pensée moderne se distingue par l’autonomisation progressive de l’analyse politique, sans que les questions morales et religieuses disparaissent. La suppression de toute morale exagère cette rupture, l’ordre religieux supérieur renvoie au cadre médiéval, et la réduction aux institutions administratives est trop étroite.

2. Quel problème Machiavel cherche-t-il principalement à éclairer dans Le Prince, rédigé vers 1513 ?

Comment justifier le cynisme et la cruauté comme principes de gouvernement.
Comment définir un gouvernement conforme à un idéal moral supérieur.
Comment établir le droit divin comme fondement de l’autorité politique.
Comment un pouvoir peut être acquis, consolidé et conservé.

Comment un pouvoir peut être acquis, consolidé et conservé.

Explication

Machiavel étudie concrètement les conditions d’acquisition, de consolidation et de conservation du pouvoir, plutôt que de chercher simplement à justifier la cruauté. Le cynisme, le droit divin et la définition d’un idéal moral ne correspondent pas à ce problème central.

3. Face à une crise politique imprévue, une dirigeante évalue rapidement la situation, prend une initiative audacieuse et adapte sa stratégie. Quelle notion machiavélienne décrit surtout ces capacités ?

La légitimité, comme conformité à un ordre moral supérieur.
La vertu privée, comme règle suffisante pour gouverner.
La fortuna, comme part imprévisible échappant à l’action humaine.
La virtù, comme intelligence pratique et aptitude à s’adapter.

La virtù, comme intelligence pratique et aptitude à s’adapter.

Explication

La virtù désigne l’intelligence des situations, l’audace et l’aptitude du dirigeant à adapter son action. La fortuna renvoie à l’imprévisible, tandis que la légitimité morale et la vertu privée ne définissent pas cette capacité d’action.

4. Un dirigeant a préparé une stratégie, mais une série d’événements imprévisibles échappe à son contrôle. Quelle notion de Machiavel désigne cette part de la situation ?

La fortuna, c’est-à-dire la part d’incertitude échappant à l’action humaine.
La vertu privée, c’est-à-dire la qualité morale personnelle du dirigeant.
La virtù, c’est-à-dire l’aptitude du dirigeant à comprendre et adapter son action.
La consolidation, c’est-à-dire le processus de renforcement du pouvoir acquis.

La fortuna, c’est-à-dire la part d’incertitude échappant à l’action humaine.

Explication

La fortuna représente l’incertitude et l’imprévisibilité que l’action humaine ne maîtrise pas. La virtù désigne au contraire la capacité d’agir et de s’adapter; la vertu privée et la consolidation du pouvoir ne nomment pas cette part imprévisible.

5. Dans une situation sans autorité commune, des groupes rivalisent pour des ressources, se méfient les uns des autres et cherchent à accroître leur prestige. Quelle conséquence hobbesienne peut en résulter ?

Une paix durable, produite spontanément par la coopération entre groupes.
Une insécurité permanente, décrite comme la guerre de tous contre tous.
Une sécurité commune, garantie par l’autorité souveraine déjà en place.
Une rivalité matérielle limitée, sans méfiance ni recherche de prestige.

Une insécurité permanente, décrite comme la guerre de tous contre tous.

Explication

Chez Hobbes, la compétition, la jalousie, la méfiance et la recherche de prestige, en l’absence de puissance commune, engendrent une insécurité permanente. La coopération spontanée, l’autorité déjà établie et la rivalité réduite aux ressources ne rendent pas compte de ce mécanisme.

6. Dans une société où les promesses sont régulièrement rompues faute d’autorité capable d’en garantir l’exécution, quelle démarche hobbesienne permet de rechercher la paix ?

Confier la représentation à un souverain chargé de défendre une minorité particulière.
Conclure une convention et reconnaître un souverain chargé de représenter les individus et de maintenir la paix.
Multiplier les promesses individuelles sans créer d’autorité pour en garantir l’exécution.
Attendre qu’une autorité naturelle apparaisse et impose la paix sans convention.

Conclure une convention et reconnaître un souverain chargé de représenter les individus et de maintenir la paix.

Explication

Les individus concluent une convention et reconnaissent un souverain pour représenter la multitude, maintenir la paix et garantir l’exécution des promesses. L’autorité n’apparaît pas naturellement au-dessus d’eux, les promesses sans garant ne résolvent pas le problème, et le souverain ne représente pas une minorité particulière.

7. Après une guerre civile, un régime envisage de diviser la souveraineté entre plusieurs autorités qui pourraient se contredire. Quelle exigence hobbesienne vise à empêcher le retour du conflit ?

Maintenir une souveraineté unifiée et assez forte pour assurer la sécurité et l’ordre.
Partager la souveraineté entre des autorités concurrentes afin d’équilibrer leurs pouvoirs.
Réduire la force du souverain afin que les conflits puissent se régler sans autorité centrale.
Faire de la conformité morale, plutôt que de la sécurité, le devoir essentiel du pouvoir.

Maintenir une souveraineté unifiée et assez forte pour assurer la sécurité et l’ordre.

Explication

Pour Hobbes, une souveraineté unifiée et suffisamment forte doit empêcher le retour de la guerre civile; le devoir essentiel du pouvoir est d’assurer la sécurité par le maintien de l’ordre. Le partage concurrent, l’affaiblissement de l’autorité centrale et le remplacement de la sécurité par la conformité morale contredisent cette exigence.

8. Dans la pensée de Vitoria, que désigne le dominium reconnu aux sociétés non chrétiennes ?

La capacité de posséder des biens sans se gouverner
La capacité de posséder et de se gouverner
La capacité de recevoir un gouvernement venu d’ailleurs
La capacité d’exercer une autorité après la conversion chrétienne

La capacité de posséder et de se gouverner

Explication

Le dominium reconnaît aux sociétés non chrétiennes la capacité de posséder et de se gouverner. La conversion chrétienne, la seule propriété et le gouvernement extérieur ne rendent pas compte de cette double capacité.

9. Quels droits naturels Locke attribue-t-il aux individus avant la formation de l’État ?

La vie, le vote et l’accès aux fonctions publiques
Les biens, la représentation et la protection religieuse
La vie, la liberté et les biens
La liberté, la sécurité et l’obéissance aux lois

La vie, la liberté et les biens

Explication

Locke affirme que les individus disposent avant l’État de droits naturels, notamment à la vie, à la liberté et aux biens. Les droits accordés par l’État ou la participation politique ne correspondent pas à cette liste.

10. Dans une société sans juge commun, quelle caractérisation distingue l’état de nature de Locke de celui de Hobbes ?

Il n’est pas une guerre permanente, mais reste imparfait
Il est paisible et ne connaît pas de conflits à trancher
Il est une guerre permanente, mais dispose d’un juge commun
Il est déjà réglé par des institutions politiques communes

Il n’est pas une guerre permanente, mais reste imparfait

Explication

Pour Locke, l’état de nature n’est pas une guerre permanente, contrairement à celui de Hobbes, mais l’absence de juge commun le rend imparfait. La guerre permanente reprend la caractérisation hobbesienne, tandis que les autres réponses effacent le problème du règlement des conflits.

11. Un gouvernement détruit les droits à la vie, à la liberté et aux biens qu’il devait protéger. Quelle conséquence Locke permet-il d’envisager ?

La rupture de confiance renforce la légitimité du gouvernement
La protection des droits autorise un pouvoir gouvernemental arbitraire
La rupture de confiance peut ouvrir un droit de résistance
L’absence de juge commun interdit toute résistance au gouvernement

La rupture de confiance peut ouvrir un droit de résistance

Explication

Lorsque le gouvernement détruit les droits qu’il devait protéger, il rompt la confiance et ouvre la possibilité d’un droit de résistance. Renforcer sa légitimité ou justifier l’arbitraire inverse le principe, et l’absence de juge commun n’exclut pas ce droit.

12. Un projet institutionnel répartit les fonctions politiques entre plusieurs autorités, chacune pouvant freiner l’action des autres. Quelle idée de Montesquieu ce dispositif met-il en œuvre ?

Organiser les institutions pour que le pouvoir arrête le pouvoir
Compter sur la vertu personnelle des gouvernants pour prévenir les abus
Séparer absolument les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire
Réunir les fonctions politiques afin de rendre les décisions cohérentes

Organiser les institutions pour que le pouvoir arrête le pouvoir

Explication

Montesquieu propose une organisation institutionnelle où le pouvoir peut arrêter le pouvoir afin de prévenir les abus; cela n’exige pas une séparation absolue. La vertu individuelle ne remplace pas les mécanismes institutionnels, et la concentration des fonctions va à l’encontre de cette logique.

13. Dans deux régimes aux gouvernants également vertueux, lequel offre, selon Montesquieu, une meilleure garantie de liberté ?

Celui dont une autorité unique coordonne toutes les fonctions politiques
Celui dont l’administration prend ses décisions avec le plus de rapidité
Celui dont les gouvernants possèdent les qualités morales les plus élevées
Celui dont les institutions empêchent la concentration du pouvoir

Celui dont les institutions empêchent la concentration du pouvoir

Explication

Pour Montesquieu, la liberté dépend davantage d’institutions qui empêchent la concentration du pouvoir que de la vertu personnelle des gouvernants. Les qualités morales et la rapidité administrative ne remplacent pas cette organisation, tandis qu’une autorité unique concentre le pouvoir.

14. Dans une assemblée, quelle décision exprime la volonté générale au sens de Rousseau ?

Une décision que les citoyens peuvent vouloir comme membres du corps politique
Une décision arrêtée par les gouvernants au nom du peuple
Une décision qui additionne les avantages privés de chaque citoyen
Une décision qui traduit la préférence du groupe majoritaire

Une décision que les citoyens peuvent vouloir comme membres du corps politique

Explication

La volonté générale désigne ce que les citoyens peuvent vouloir en tant que membres du corps politique, et non l’addition de leurs intérêts particuliers. L’addition des avantages privés confond les intérêts particuliers avec le point de vue commun ; la préférence majoritaire n’est pas à elle seule la volonté générale ; l’avis des gouvernants ne se substitue pas à celle-ci.

15. Une citoyenne participe à l’élaboration d’une loi commune puis y obéit. Quelle conception de la liberté correspond à la pensée de Rousseau ?

Vivre sans règles communes susceptibles de limiter ses choix
Suivre ses intérêts particuliers sans tenir compte de la loi commune
Obéir à une loi dont elle peut se considérer comme coauteure
Obéir à toute décision des gouvernants, quelle qu’en soit l’origine

Obéir à une loi dont elle peut se considérer comme coauteure

Explication

Pour Rousseau, la liberté consiste à obéir à une loi dont on peut se considérer comme coauteur, et non à vivre sans règles. L’absence de règles confond liberté et absence de loi ; l’obéissance à toute décision des gouvernants écarte le rôle du peuple dans la loi ; suivre ses intérêts privés ne définit pas cette liberté politique.

16. Une assemblée propose de transférer définitivement la souveraineté à des gouvernants et de la répartir entre plusieurs autorités souveraines. Comment cette proposition se situe-t-elle par rapport à la conception de Rousseau ?

Elle respecte ces caractères si les gouvernants sont élus
Elle contredit son caractère inaliénable et indivisible
Elle respecte l’inaliénabilité, mais non l’indivisibilité
Elle respecte l’indivisibilité, mais non l’inaliénabilité

Elle contredit son caractère inaliénable et indivisible

Explication

La souveraineté appartient au peuple : elle est inaliénable, car le peuple ne peut abandonner définitivement son pouvoir, et indivisible, car elle ne peut être partagée entre plusieurs souverains. L’élection ne rend pas possible un abandon définitif ; la séparation de pouvoirs institutionnels ne correspond pas à un partage de la souveraineté entre souverains ; les deux caractères sont ici mis en cause.

17. Une administration compare deux règles en examinant leurs conséquences sur le bien-être humain. Quel principe d’évaluation applique-t-elle ?

L’évaluation utilitariste des règles et des institutions
L’évaluation fondée sur leur degré d’approbation populaire
L’évaluation fondée sur la priorité des droits individuels
L’évaluation fondée sur leur conformité aux traditions

L’évaluation utilitariste des règles et des institutions

Explication

L’utilitarisme évalue les règles et les institutions à partir de leurs effets sur le bien-être humain. La conformité aux traditions est un autre critère ; la priorité des droits individuels peut entrer en tension avec la maximisation du bien-être collectif ; la popularité d’une règle n’est pas le critère défini ici.

18. Deux États contestent une règle commune, mais aucune autorité mondiale ne peut leur imposer une interprétation incontestable. Quelle situation cette absence d’autorité évoque-t-elle chez Kant ?

Une situation comparable à un État mondial souverain
Une situation comparable à l’absence de relations internationales
Une situation comparable à un état de nature
Une situation comparable à une fédération déjà constituée

Une situation comparable à un état de nature

Explication

Dans Vers la paix perpétuelle, Kant compare la situation des États à un état de nature parce qu’aucune autorité mondiale ne peut leur imposer une règle incontestable. Une fédération est plutôt une voie vers l’institutionnalisation de la paix ; un État mondial suppose une autorité mondiale ; l’absence d’autorité ne signifie pas l’absence de relations entre États.

19. Un projet vise à réduire progressivement les guerres entre États sans créer un État mondial. Quel ensemble de moyens correspond à la voie proposée par Kant ?

Un gouvernement mondial, une législation centralisée et des provinces autonomes
Des constitutions républicaines, un droit des peuples et une fédération d’États libres
Un équilibre des armements, des frontières renforcées et des pactes bilatéraux
Des accords commerciaux, une monnaie commune et une alliance militaire

Des constitutions républicaines, un droit des peuples et une fédération d’États libres

Explication

Kant envisage une paix progressivement institutionnalisée grâce aux constitutions républicaines, au droit des peuples et à une fédération d’États libres. Un gouvernement mondial ne correspond pas à la fédération d’États libres ; les accords commerciaux ne remplacent pas les institutions et le droit mentionnés ; l’équilibre militaire n’est pas la voie proposée.

20. Au XIXe siècle, quels changements placent la question sociale au premier plan de la pensée politique ?

L’industrialisation, l’urbanisation et la croissance du salariat
L’égalité des conditions et le repli des individus sur la vie privée
La souveraineté, les droits et la représentation politique
Les normes communes et les institutions entre États

L’industrialisation, l’urbanisation et la croissance du salariat

Explication

L’industrialisation, l’urbanisation et la croissance du salariat rendent centrales les questions liées aux conditions sociales. La souveraineté et la représentation renvoient à des débats politiques antérieurs, tandis que l’égalité des conditions et les institutions internationales ne désignent pas les facteurs indiqués ici.

21. Une réforme étend les libertés individuelles, mais ne les inscrit dans aucune institution ni règle juridique. Quelle idée de Hegel permet de comprendre ce qui leur manque pour devenir effectives ?

Une répartition égale des moyens de production
Une disparition des institutions au profit des choix individuels
Une subordination de l’État aux intérêts économiques particuliers
Une reconnaissance et une organisation dans des institutions

Une reconnaissance et une organisation dans des institutions

Explication

Pour Hegel, la liberté se réalise progressivement et devient effective lorsqu’elle est reconnue et organisée dans le droit, la famille, la société civile et l’État. La réduire à l’absence de contrainte néglige cette dimension institutionnelle; la propriété et les intérêts économiques ne remplacent pas cette organisation.

22. Quelle démarche Marx et Engels privilégient-ils pour analyser les transformations historiques, contrairement aux socialismes qu’ils qualifient d’« utopiques » ?

La conception de communautés idéales sans analyse des conflits historiques
L’étude des rapports de production et des conflits de classes
L’étude des règles juridiques indépendamment des rapports sociaux
L’étude des seules idées politiques et de leur diffusion

L’étude des rapports de production et des conflits de classes

Explication

Marx et Engels analysent les transformations historiques à partir des rapports de production et des conflits de classes, en critiquant les socialismes qualifiés d’utopiques. Une explication fondée sur les seules idées ou les seules règles juridiques manque les rapports matériels; les communautés idéales correspondent à la confusion visée par cette critique.

23. Dans une entreprise capitaliste, une personne possède les machines et les locaux, tandis qu’une autre est rémunérée pour son travail. Comment les classer selon la distinction de Marx ?

Toutes deux relèvent du prolétariat puisqu’elles travaillent dans l’entreprise
La première relève de la bourgeoisie et la seconde du prolétariat
Toutes deux relèvent de la bourgeoisie puisqu’elles participent à la production
La première relève du prolétariat et la seconde de la bourgeoisie

La première relève de la bourgeoisie et la seconde du prolétariat

Explication

Dans la distinction marxienne, la bourgeoisie possède les moyens de production, tandis que le prolétariat vend sa force de travail. Inverser ces rôles confond propriété et salariat; participer à la production ne suffit pas à définir la classe, et le propriétaire n’est pas prolétaire du seul fait de son activité.

24. Une étude examine à la fois la hiérarchie des normes et les rapports de pouvoir qui influencent leur application. Quelle répartition des approches distingue le droit de la science politique ?

Le droit analyse les rapports de pouvoir; la science politique étudie la production et la hiérarchie des normes
Le droit et la science politique étudient les normes de la même manière, sans distinction d’approche
Le droit étudie la production et la hiérarchie des normes; la science politique analyse leur fonctionnement dans les rapports de pouvoir
Le droit observe les usages politiques; la science politique interprète les normes sans étudier leur fonctionnement

Le droit étudie la production et la hiérarchie des normes; la science politique analyse leur fonctionnement dans les rapports de pouvoir

Explication

Le droit porte sur la production, l’interprétation et la hiérarchie des normes, tandis que la science politique examine leur fonctionnement concret dans les rapports de pouvoir. Inverser ces objets attribue à chaque discipline la démarche de l’autre; réduire l’une à une seule dimension efface la distinction.

25. Pour étudier une cour constitutionnelle, une chercheuse analyse les nominations de ses membres et les raisons pour lesquelles des acteurs politiques la saisissent. Quelle approche adopte-t-elle ?

L’étude de la portée juridique des décisions
L’approche de science politique
L’analyse de la hiérarchie des normes
L’approche juridique

L’approche de science politique

Explication

L’analyse des nominations et des choix de saisine porte sur les acteurs et les stratégies politiques, ce qui caractérise l’approche de science politique. L’approche juridique examine plutôt les normes appliquées, les modalités de saisine et la portée des décisions; les deux derniers éléments cités relèvent précisément de cette étude juridique.

26. Un parlement dispose de vastes compétences selon la Constitution, mais les rapports de force et les pratiques limitent son influence. Quelle conclusion faut-il tirer ?

Ses pratiques modifient automatiquement la hiérarchie formelle des normes
Les rapports de force ne comptent pas dans l’analyse de son pouvoir
Ses compétences juridiques ne suffisent pas à établir son influence réelle
Son influence réelle correspond nécessairement à l’étendue de ses compétences juridiques

Ses compétences juridiques ne suffisent pas à établir son influence réelle

Explication

Les compétences attribuées par le droit ne préjugent pas de l’influence réelle d’une institution, qui dépend aussi des usages, des rapports de force et des comportements des acteurs. Confondre compétence formelle et pouvoir effectif néglige ces facteurs; les pratiques ne modifient pas automatiquement la hiérarchie des normes.

27. Un pays proclame des libertés dans sa Constitution, mais ses tribunaux manquent d’indépendance et des décisions de justice ne sont pas exécutées. Que révèle cette situation sur l’État de droit ?

La proclamation des libertés suffit à établir un État de droit effectif
L’exécution des décisions importe moins que leur inscription dans la Constitution
L’existence de tribunaux rend inutile l’examen de leur indépendance
Les textes ne suffisent pas à garantir un État de droit effectif

Les textes ne suffisent pas à garantir un État de droit effectif

Explication

L’État de droit dépend non seulement des textes, mais aussi du fonctionnement des tribunaux, de leur indépendance réelle, de l’accès à la justice et du respect des décisions. La proclamation de libertés ne garantit donc pas leur effectivité; l’existence formelle de tribunaux ne dispense pas d’examiner leur indépendance.

28. Dans une entreprise, une règle de conduite préexistante s’impose aux nouveaux employés et influence leurs façons d’agir. Quel concept décrit le mieux cette règle ?

Une motivation subjective
Un fait social
Un type idéal
Une préférence personnelle

Un fait social

Explication

Un fait social est une manière d’agir, de penser ou de sentir extérieure aux individus, qui les imprègne et peut exercer une contrainte. La préférence personnelle renvoie à un choix individuel, la motivation subjective au sens attribué par un acteur, et le type idéal à un outil analytique.

29. Une personne développe ses attitudes envers le vote sous l’influence de sa famille, de l’école, des médias et de ses expériences. Quel processus explique cette formation ?

La socialisation politique
La décision électorale
La domination légale-rationnelle
La contrainte administrative

La socialisation politique

Explication

La socialisation politique transmet et structure des représentations et des attitudes envers l’autorité, le vote et les institutions par différentes influences sociales. La décision électorale désigne un choix ponctuel, tandis que la domination légale-rationnelle concerne l’obéissance à des règles impersonnelles.

30. Une chercheuse étudie une mobilisation en examinant à la fois les structures sociales qui l’encadrent et le sens que ses participants donnent à leur action. Quelle démarche correspond à l’approche de Weber ?

Retenir les structures et écarter les significations
Articuler structures et significations subjectives
Retenir les motivations individuelles et écarter les structures
Comparer l’action à un idéal moral

Articuler structures et significations subjectives

Explication

Pour Weber, l’action sociale possède une signification subjective qu’il faut reconstituer en articulant l’analyse des structures et celle des motivations individuelles. L’explication par les structures seules ou par les motivations seules écarte un versant de cette démarche, et le modèle moral confond le type idéal avec un idéal de valeur.

31. Dans une organisation, les membres obéissent à une dirigeante parce qu’ils lui attribuent des qualités extraordinaires. Quelle forme de domination décrit cette situation ?

La domination charismatique
La domination traditionnelle
La domination coutumière impersonnelle
La domination légale-rationnelle

La domination charismatique

Explication

La domination charismatique repose sur les qualités extraordinaires attribuées à un individu. La domination traditionnelle s’appuie sur la légitimité des coutumes, tandis que la domination légale-rationnelle repose sur des règles impersonnelles.

32. Quelle définition Weber donne-t-il de l’État moderne ?

L’organisation dont toute violence est moralement justifiée par son autorité
L’organisation qui détient le monopole des échanges économiques dans un territoire donné
L’organisation qui revendique avec succès le monopole de la violence physique légitime sur un territoire donné
L’administration qui applique des règles sans exercer de contrainte sur un territoire donné

L’organisation qui revendique avec succès le monopole de la violence physique légitime sur un territoire donné

Explication

Pour Weber, l’État moderne revendique avec succès, sur un territoire donné, le monopole de la violence physique légitime. Le monopole économique et la simple administration ne correspondent pas à cette définition, et celle-ci ne constitue pas un jugement moral sur toute violence étatique.

33. Un gouvernement contrôle légitimement l’usage de la contrainte sur son territoire, mais une action policière particulière est contestée comme injuste. Quelle conclusion correspond à la définition wébérienne de l’État ?

La définition implique que l’État ne recourt pas à la violence
La contestation annule nécessairement la prétention étatique au contrôle de la contrainte
La définition décrit une prétention institutionnelle sans justifier moralement chaque acte
La définition approuve moralement chaque action coercitive de l’État

La définition décrit une prétention institutionnelle sans justifier moralement chaque acte

Explication

La définition wébérienne est descriptive et sociologique : elle porte sur la prétention de l’État à contrôler légitimement la contrainte sur son territoire, pas sur la moralité de chaque acte. L’approbation morale et l’absence de violence ne découlent pas de cette définition.

34. Après 1945, une équipe étudie les comportements politiques individuels à l’aide de sondages, de questionnaires et d’analyses statistiques. Quelle orientation méthodologique adopte-t-elle ?

L’institutionnalisme historique
La sociologie électorale
Le behavioralisme
Le néo-institutionnalisme

Le behavioralisme

Explication

Après 1945, le behavioralisme encourage l’observation systématique des comportements individuels et l’emploi de méthodes quantitatives, notamment les sondages et les analyses statistiques. La sociologie électorale étudie la construction du vote, tandis que les courants néo-institutionnalistes mettent l’accent sur le rôle des institutions.

35. Une réforme ancienne a créé des habitudes, des institutions et des groupes d’intérêt qui rendent aujourd’hui une nouvelle réforme plus difficile. Quel concept décrit ce mécanisme ?

Le behavioralisme électoral
La dépendance au sentier
Le calcul des intérêts individuels
La structuration institutionnelle des attentes

La dépendance au sentier

Explication

La dépendance au sentier désigne les effets durables d’une décision qui, en créant des institutions, des habitudes et des intérêts organisés, rendent les changements ultérieurs plus difficiles. La structuration des attentes est un effet plus général des institutions, et le behavioralisme étudie les comportements par des méthodes empiriques.

36. Une étude examine comment une réforme fiscale modifie les intérêts des entreprises, la régulation du marché et les inégalités. Quel domaine de la science politique est le plus directement mobilisé ?

L’économie politique
La méthodologie politique
Les relations internationales
La sociologie électorale

L’économie politique

Explication

L’économie politique étudie les liens entre institutions politiques et fonctionnement économique, notamment les politiques budgétaires, les groupes économiques et les inégalités. Les relations entre États relèvent des relations internationales, tandis que le vote et les méthodes de recherche sont d’autres objets.

37. Une recherche porte sur les interactions entre plusieurs États, une ONG transnationale et une organisation financière internationale. À quel domaine appartient principalement cet objet ?

Aux relations internationales
À l’économie politique
À l’étude des comportements électoraux
À l’analyse administrative

Aux relations internationales

Explication

Les relations internationales couvrent les relations entre États et le rôle d’acteurs tels que les organisations internationales, les ONG et les institutions financières. L’économie politique concerne plutôt les relations entre institutions politiques et fonctionnement économique.

38. Pour expliquer un accord entre États, une chercheuse met l’accent sur les normes partagées, les représentations et les identités qui transforment leurs intérêts. Quelle approche adopte-t-elle ?

L’approche réaliste
L’approche constructiviste
L’approche d’économie politique
L’approche libérale

L’approche constructiviste

Explication

L’approche constructiviste insiste sur le rôle des normes, des représentations et des identités. La puissance et la sécurité caractérisent l’approche réaliste, tandis que les institutions et la coopération sont au cœur des approches libérales.

39. Après la défaite française de 1870, quelle initiative Émile Boutmy prend-il en 1872 dans le contexte de la formation des élites administratives et politiques ?

Il crée l’École libre des sciences politiques
Il réorganise l’École autour de deux institutions
Il fonde la Revue française de science politique
Il crée l’Association française de science politique

Il crée l’École libre des sciences politiques

Explication

Émile Boutmy crée l’École libre des sciences politiques en 1872, après la défaite de 1870 et dans le contexte de réflexion sur la formation des élites. L’association et la revue sont créées plus tard, et la réorganisation en deux institutions date de 1945.

40. Dans la réorganisation de 1945, quelle institution est chargée de l’enseignement, tandis que la Fondation nationale des sciences politiques soutient notamment la recherche et la documentation ?

La Revue française de science politique
L’Association française de science politique
La Fondation nationale des sciences politiques
L’Institut d’études politiques de Paris

L’Institut d’études politiques de Paris

Explication

En 1945, l’Institut d’études politiques de Paris reçoit la responsabilité de l’enseignement, tandis que la Fondation nationale des sciences politiques soutient notamment la recherche et la documentation. L’association et la revue apparaissent respectivement en 1949 et en 1951.

41. Quelle organisation est créée en 1949 pour favoriser la recherche et les échanges en science politique, avec un acte de naissance officiel daté du 14 juillet ?

L’École libre des sciences politiques
La Revue française de science politique
L’Institut d’études politiques de Paris
L’Association française de science politique

L’Association française de science politique

Explication

L’Association française de science politique est créée en 1949 pour favoriser la recherche et les échanges, et son acte de naissance officiel date du 14 juillet. L’institut, l’école et la revue correspondent à des institutions distinctes, fondées ou réorganisées à d’autres dates.

42. Quelle création de 1951 offre à la science politique un espace de publication propre et contribue à son autonomisation intellectuelle ?

La Fondation nationale des sciences politiques
L’Association française de science politique
L’Institut d’études politiques de Paris
La Revue française de science politique

La Revue française de science politique

Explication

Créée en 1951, la Revue française de science politique fournit à la discipline un espace de publication propre et contribue à son autonomisation intellectuelle. L’association favorise la recherche et les échanges, tandis que l’institut et la fondation ont des fonctions institutionnelles distinctes.

43. Lors de la préparation d’une politique de rénovation énergétique, quels acteurs peuvent participer à sa fabrication ?

Des élus et des ministères, sans autres acteurs concernés
Des administrations, des élus, des experts et des associations
Des experts et des entreprises, sans intervention des pouvoirs publics
Des administrations et des ministères, sans acteurs extérieurs

Des administrations, des élus, des experts et des associations

Explication

La fabrication d’une politique publique implique souvent plusieurs catégories d’acteurs, publics comme non publics. Les élus seuls, les experts seuls ou les administrations seules donnent une vision trop restreinte de ce processus.

44. Une équipe suit une question de logement depuis sa reconnaissance comme problème public jusqu’à l’application d’une décision. Quelle démarche décrit-elle ?

Étudier seulement la décision finale et les motifs avancés par les élus
Étudier sa mise à l’agenda, la décision et la mise en œuvre après sa transformation en enjeu public
Étudier l’application administrative avant que la question entre à l’agenda
Étudier le problème social sans examiner son traitement politique

Étudier sa mise à l’agenda, la décision et la mise en œuvre après sa transformation en enjeu public

Explication

L’analyse des politiques publiques suit le parcours du problème, de sa transformation en enjeu public à son entrée à l’agenda, puis à la décision et à la mise en œuvre. Se limiter à la décision, commencer par l’application ou ignorer le traitement politique omet des étapes de ce processus.

45. Une administration applique une politique d’aide selon des procédures qui en modifient fortement les effets concrets. Comment interpréter ce cas ?

La mise en œuvre peut transformer profondément la politique
La mise en œuvre reproduit la décision sans en modifier le contenu
La mise en œuvre mesure surtout le soutien électoral à la politique
La transformation se produit avant l’intervention des administrations

La mise en œuvre peut transformer profondément la politique

Explication

La traduction concrète d’une politique par les administrations peut en transformer profondément le contenu. La concevoir comme une exécution sans changement ou comme une mesure électorale méconnaît ce rôle de la mise en œuvre.

46. Pour expliquer pourquoi deux pays ont des régimes politiques différents, une recherche compare leurs institutions et examine leurs trajectoires historiques et sociales. Quelle démarche adopte-t-elle ?

La sociologie électorale, centrée sur les préférences des électeurs
L’étude d’un régime isolé, centrée sur ses règles sans comparaison internationale
L’analyse des politiques publiques, centrée sur la mise en œuvre administrative
La politique comparée, qui rapporte les différences à des facteurs historiques, institutionnels ou sociaux

La politique comparée, qui rapporte les différences à des facteurs historiques, institutionnels ou sociaux

Explication

La politique comparée met à distance les institutions d’un seul pays en confrontant plusieurs régimes et en recherchant des facteurs historiques, institutionnels ou sociaux. L’étude d’un seul régime ne fournit pas cette comparaison, tandis que l’analyse des politiques publiques et la sociologie électorale portent sur d’autres objets.

47. Une plateforme modifie son système de recommandation et réorganise les liens entre utilisateurs. Quel effet ses choix techniques peuvent-ils produire ?

Modifier la visibilité des contenus, leur recommandation et la mise en relation des utilisateurs
Remplacer les décisions des autorités par des règles de droit public
Enregistrer les échanges sans influencer leur visibilité ni les mises en relation
Déterminer les opinions des utilisateurs sans intervenir sur les contenus visibles

Modifier la visibilité des contenus, leur recommandation et la mise en relation des utilisateurs

Explication

Les choix techniques des plateformes influencent la visibilité et la recommandation des contenus ainsi que la manière dont les utilisateurs sont mis en relation. La création des contenus, les décisions gouvernementales ou un enregistrement sans effet sur les interactions ne décrivent pas ce mécanisme.

48. Une chercheuse utilise les interactions enregistrées par une plateforme pour mesurer les débats politiques. Quelle précaution méthodologique s’impose ?

Traiter les interactions enregistrées comme une représentation neutre du monde social
Examiner comment le dispositif technique détermine en partie ce qui peut être mesuré
Écarter les choix techniques puisque les comportements sont observés directement
Déduire que la taille de l’échantillon garantit une mesure complète des débats

Examiner comment le dispositif technique détermine en partie ce qui peut être mesuré

Explication

Les données numériques ne constituent pas une photographie neutre : les dispositifs techniques définissent en partie ce qui peut être mesuré. Assimiler les interactions enregistrées au monde social, ou croire qu’un grand volume garantit une mesure complète, néglige cette production technique des données.

49. Une étude dispose de plusieurs millions de publications, mais celles-ci proviennent surtout des utilisateurs actifs d’une plateforme et leurs comportements sont influencés par son interface. Quelle conclusion est justifiée ?

Le nombre d’observations suffit à rendre l’ensemble représentatif de la population
Les comportements observés reflètent la population sans effet de l’interface
L’ensemble peut rester biaisé par sa couverture partielle et par les effets de la plateforme
Le biais vient nécessairement du traitement statistique plutôt que de la collecte

L’ensemble peut rester biaisé par sa couverture partielle et par les effets de la plateforme

Explication

Un grand ensemble de données peut rester biaisé s’il ne représente qu’une partie de la population ou si la plateforme façonne les comportements observés. Le volume ne garantit pas la représentativité, et les biais peuvent apparaître dès la collecte ou résulter des caractéristiques de la plateforme.

50. Quelle interrogation structure durablement la science politique, même lorsque ses terrains et ses méthodes évoluent ?

Comprendre comment le pouvoir se constitue, s’exerce, se légitime et se transforme
Expliquer comment l’État administre les services publics et les territoires
Mesurer comment les méthodes quantitatives améliorent les enquêtes politiques
Décrire comment les élections organisent la compétition entre les partis

Comprendre comment le pouvoir se constitue, s’exerce, se légitime et se transforme

Explication

La question structurante porte sur la constitution, l’exercice, la légitimation et la transformation du pouvoir. L’étude des élections, le rôle administratif de l’État et les méthodes quantitatives sont des objets ou des moyens plus circonscrits.

51. Une enquête examine une décision politique façonnée par un ministère, une association, une entreprise, une plateforme numérique et des citoyens. Quelle approche correspond à la place de l’État dans la science politique ?

Étudier les entreprises comme substituts aux institutions de l’État
Étudier l’État comme seul producteur des rapports politiques
Étudier l’État comme acteur central parmi plusieurs producteurs des rapports politiques
Étudier les acteurs non étatiques comme observateurs des décisions publiques

Étudier l’État comme acteur central parmi plusieurs producteurs des rapports politiques

Explication

L’État reste central, mais partis, administrations, associations, entreprises, plateformes et citoyens participent aussi à la production des rapports politiques. Le réduire au seul acteur confond centralité et monopole; traiter les autres acteurs comme observateurs ou substituts nie leur participation.

52. Dans une entreprise, des rapports durables de représentation, de décision et de contestation se forment autour d’un pouvoir interne. Comment la science politique peut-elle qualifier cet objet ?

Un phénomène administratif, car le pouvoir doit être exercé par l’État
Un phénomène politique, car des rapports durables de pouvoir s’y constituent
Un phénomène institutionnel, car il relève d’une institution publique officielle
Un phénomène social ordinaire, car toute interaction relève du politique

Un phénomène politique, car des rapports durables de pouvoir s’y constituent

Explication

Le politique apparaît partout où se constituent des rapports durables de pouvoir, de représentation, de décision et de contestation, y compris hors des institutions officiellement politiques. Le réserver aux institutions officielles ou au pouvoir étatique en réduit indûment le champ; une interaction ponctuelle ne suffit pas à établir ces rapports durables.

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À quoi la pensée politique médiévale rapporte-t-elle l’autorité, la justice et la légitimité ?

À un ordre moral, religieux et naturel supérieur aux volontés humaines.

Dans quelle œuvre et vers quelle année Machiavel étudie-t-il l’acquisition et la conservation du pouvoir ?

Dans *Le Prince*, vers 1513.

Que désigne la virtù chez Machiavel ?

La capacité d’action du dirigeant, son intelligence des situations, son audace et son aptitude à s’adapter.

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