QCM : Que suis-je ? — 13 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que soutient le solipsisme à propos de la certitude du sujet ?

Le sujet ne peut être certain que de sa propre pensée et de son existence.
Le sujet connaît avec certitude les pensées des autres consciences.
Le sujet peut être certain de toutes les réalités accessibles à son expérience.
Le sujet doit suspendre toute certitude concernant sa pensée et son existence.

Le sujet ne peut être certain que de sa propre pensée et de son existence.

Explication

Le solipsisme limite la certitude à la pensée propre du sujet et à son existence. Il ne signifie pas que le sujet sait tout, notamment ce que pensent les autres.

2. Comment Descartes caractérise-t-il le sujet pensant ?

Comme une chose qui pense et dont l’existence se révèle par l’acte de penser.
Comme une personne dont l’existence repose sur la continuité de ses souvenirs.
Comme un corps observable dont l’existence dépend du témoignage d’autrui.
Comme une conscience définie par la somme de ses qualités physiques.

Comme une chose qui pense et dont l’existence se révèle par l’acte de penser.

Explication

Pour Descartes, le sujet pensant est une chose qui pense, et son existence devient certaine dans l’exercice même de la pensée. La définition ne repose donc ni sur l’observation du corps ni sur les souvenirs.

3. Quelle certitude le doute cartésien permet-il d’établir ?

Le doute conduit à considérer la pensée comme une illusion produite par les sensations.
En doutant de tout, le sujet établit que le monde extérieur existe indépendamment de sa pensée.
Le doute montre que l’existence du sujet dépend de la reconnaissance accordée par les autres.
Même en doutant de tout, le sujet ne peut douter qu’il pense et qu’il existe comme être pensant.

Même en doutant de tout, le sujet ne peut douter qu’il pense et qu’il existe comme être pensant.

Explication

Le doute radical laisse subsister une certitude indubitable : l’acte de douter confirme que le sujet pense et existe comme être pensant. Il ne suffit pas, à lui seul, à établir l’existence du monde extérieur.

4. Que désigne l’identité personnelle ?

La distinction entre une personne observable et une personne capable de se connaître.
La transformation permanente des qualités qui empêche d’attribuer des actes au sujet.
Le maintien de ce que l’on est, qui fonde notamment la responsabilité du sujet.
L’acquisition progressive de connaissances permettant de mieux comprendre sa psychologie.

Le maintien de ce que l’on est, qui fonde notamment la responsabilité du sujet.

Explication

L’identité personnelle renvoie à la continuité de ce que l’on est et permet notamment d’attribuer des actes à un même sujet responsable. Les autres propositions décrivent des distinctions ou des processus associés à Locke.

5. Quelle distinction Locke établit-il entre le moi et la personne observable ?

Le moi, la personne capable de se connaître et la personne observable ne se confondent pas entièrement.
Le moi correspond aux qualités physiques observables, tandis que la personne se réduit à la mémoire.
Le moi et la personne observable désignent deux expressions parfaitement équivalentes de la même réalité.
Le moi est une réalité collective, alors que la personne observable appartient à plusieurs consciences.

Le moi, la personne capable de se connaître et la personne observable ne se confondent pas entièrement.

Explication

Locke distingue le moi, la personne capable de se connaître, et la personne observable, sans les identifier complètement. La confusion consiste précisément à assimiler le moi à la personne observable.

6. Comment Pascal conçoit-il le moi ?

Comme une collection changeante de qualités produite dans la relation avec les autres.
Comme une substance isolée dont l’identité se définit indépendamment du regard d’autrui.
Comme une conscience stable qui demeure identique grâce à la permanence de ses souvenirs.
Comme une unité fixe dont les qualités restent identiques malgré les relations sociales.

Comme une collection changeante de qualités produite dans la relation avec les autres.

Explication

Pour Pascal, le moi rassemble des qualités changeantes et se constitue dans la relation avec les autres. Cette conception s’oppose à l’idée d’un être entièrement stable et identique à lui-même.

7. Comment le moi est-il présenté lorsqu’il est considéré depuis son propre point de vue ?

Comme une réalité définie par les qualités attribuées par les observateurs extérieurs.
Comme un être inscrit dans un changement perpétuel malgré son point de vue propre.
Comme une unité immuable dont le point de vue personnel garantit la permanence.
Comme une conscience indépendante dont l’évolution dépend principalement de la mémoire.

Comme un être inscrit dans un changement perpétuel malgré son point de vue propre.

Explication

Le moi peut être considéré depuis son propre point de vue, mais il reste pris dans un changement perpétuel. Son point de vue personnel ne suffit donc pas à en faire une unité immuable.

8. Quelle fonction Dieu remplit-il lorsqu’il est présenté comme fondement absolu ?

Il exprime la fragilité des jugements produits par le monde et les sensations.
Il représente l’origine sociale des croyances portant sur le monde et les sensations.
Il permet d’établir la vérité de la perception du monde et des sensations.
Il traduit l’incertitude personnelle liée au monde et aux sensations.

Il permet d’établir la vérité de la perception du monde et des sensations.

Explication

Dieu est décrit comme le fondement absolu qui permet de déterminer si la saisie du monde et les sensations sont vraies. L’idée d’une fragilité ou d’une incertitude des perceptions ne correspond pas à cette fonction de fondement.

9. Quelle caractéristique le texte attribue-t-il à l’amour divin ?

Il s’exprime dans la réciprocité d’un engagement entre deux personnes.
Il varie selon la reconnaissance accordée par les êtres humains.
Il dépend d’une conduite conforme à une règle morale précise.
Il demeure inconditionnel, sans dépendre d’une exigence particulière.

Il demeure inconditionnel, sans dépendre d’une exigence particulière.

Explication

L’amour divin est présenté comme inconditionnel, ce qui signifie qu’il n’est pas soumis à une condition explicitement mentionnée. Un amour dépendant d’une conduite morale ou d’une réciprocité relèverait d’une logique conditionnelle.

10. Quelle position Nietzsche adopte-t-il à l’égard de Dieu comme repère pour le sujet ?

Il considère que Dieu fonde la valeur de la vie et de l’existence humaine.
Il affirme que Dieu fournit au sujet une norme stable pour juger le monde.
Il conteste que Dieu puisse servir de repère auquel le sujet se réfère.
Il soutient que Dieu garantit la vérité des sensations éprouvées par le sujet.

Il conteste que Dieu puisse servir de repère auquel le sujet se réfère.

Explication

Nietzsche conteste la place de Dieu comme repère auquel le sujet pourrait se référer. Les autres réponses attribuent à Dieu des fonctions de garantie, de fondement ou de norme que cette critique remet précisément en cause.

11. Comment le nihilisme est-il défini dans cette perspective ?

Comme une attitude qui renforce la valeur de l’existence par la foi.
Comme une phase de décadence qui nie la valeur de la vie et de l’existence.
Comme une méthode qui établit la vérité des sensations et du monde.
Comme une doctrine qui cherche un fondement absolu pour orienter la vie.

Comme une phase de décadence qui nie la valeur de la vie et de l’existence.

Explication

Le nihilisme désigne une phase de décadence caractérisée par la négation de la valeur de la vie et de l’existence en général. La recherche d’un fondement ou le renforcement de la valeur de la vie correspondent à une orientation différente.

12. Que signifie littéralement le terme « conscience » dans son rapport au sujet ?

Il signifie « hors de soi » et désigne la perception du monde extérieur.
Il signifie « avec autrui » et désigne la connaissance des autres personnes.
Il signifie « sans savoir » et désigne l’absence de connaissance intérieure du sujet.
Il signifie « avec savoir » et désigne la connaissance que le sujet a de lui-même.

Il signifie « avec savoir » et désigne la connaissance que le sujet a de lui-même.

Explication

La conscience signifie littéralement « avec savoir » et renvoie à la connaissance que le sujet peut avoir de lui-même. Un état dépourvu de connaissance de soi ne correspond donc pas à la définition donnée.

13. Que révèle la conscience d’être soi concernant la relation entre l’individu et les autres ?

Elle réduit l’individu à la connaissance des pensées d’autrui.
Elle empêche l’individu de prendre conscience de sa propre identité.
Elle conduit l’individu à se confondre avec les autres membres du groupe.
Elle permet à l’individu de se reconnaître comme distinct des autres.

Elle permet à l’individu de se reconnaître comme distinct des autres.

Explication

La conscience d’être soi implique que l’individu se reconnaisse comme une personne distincte des autres. La confusion avec autrui ou l’absence d’identité personnelle contredit cette fonction de séparation.

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Qu'est-ce que le solipsisme désigne ?

La position que le sujet ne peut être certain que de sa pensée et existence propres.

Comment Descartes définit-il le sujet pensant ?

Une chose qui pense et dont l'existence est certaine par l'acte de penser.

Quel auteur associe le sujet pensant à une chose certaine par la pensée ?

R. Descartes.

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