QCM : Religions et organisations internationales (47 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Au Congrès de La Haye de 1948, quelle position distingue les fédéralistes des unionistes ?

Ils privilégient la coopération interétatique sans transférer de compétences à un pouvoir fédéral.
Ils veulent transférer des compétences aux gouvernements nationaux et maintenir une assemblée indirecte.
Ils proposent une coopération interétatique dirigée par une assemblée élue au suffrage direct.
Ils veulent transférer des compétences à un pouvoir fédéral et élire une assemblée au suffrage direct.

Ils veulent transférer des compétences à un pouvoir fédéral et élire une assemblée au suffrage direct.

Explication

Les fédéralistes défendent le transfert de compétences à un pouvoir fédéral ainsi qu’une assemblée élue au suffrage universel direct. La coopération interétatique correspond à la position unioniste; le transfert aux gouvernements nationaux inverse le sens de la proposition fédéraliste; l’assemblée consultative ne reprend pas son projet d’assemblée élue au suffrage direct.

2. À quelle date et dans quelle ville le Statut du Conseil de l’Europe a-t-il été signé par les dix États fondateurs ?

Le 19 septembre 1946 à Londres.
Le 5 mai 1949 à Strasbourg.
Le 7 mai 1948 à Londres.
Le 5 mai 1949 à Londres.

Le 5 mai 1949 à Londres.

Explication

Le Statut a été signé à Londres le 5 mai 1949 par les dix États fondateurs. Le 7 mai 1948 renvoie au Congrès de La Haye, Strasbourg est le siège de l’organisation et le 19 septembre 1946 correspond au discours de Churchill.

3. Un État démocratique européen envisage d’adhérer au Conseil de l’Europe : quelle caractéristique institutionnelle doit-il prendre en compte pour comprendre la nature de cette organisation ?

C’est une institution supranationale siégeant à Strasbourg, dotée d’un pouvoir décisionnel contraignant.
C’est une organisation de coopération siégeant à Bruxelles, dotée d’un pouvoir décisionnel contraignant.
C’est une juridiction européenne siégeant à Strasbourg, chargée d’imposer les décisions aux États.
C’est une organisation de coopération siégeant à Strasbourg, sans pouvoir de décision.

C’est une organisation de coopération siégeant à Strasbourg, sans pouvoir de décision.

Explication

Le Conseil de l’Europe est une organisation de coopération, ouverte aux États démocratiques européens, qui siège à Strasbourg et ne dispose pas d’un pouvoir de décision. L’institution supranationale et la juridiction contraignante lui attribuent des pouvoirs qu’il n’a pas; Bruxelles n’est pas son siège.

4. Un État candidat a aboli la peine de mort, garantit des élections libres et s’engage à ratifier la Convention européenne des droits de l’homme. Après avis de l’Assemblée consultative, quelle procédure d’invitation doit s’appliquer ?

Le Comité des ministres invite l’État à l’unanimité après ratification de la Convention.
Le Comité des ministres invite l’État à la majorité des deux tiers.
L’Assemblée consultative invite l’État à la majorité des deux tiers.
Le Comité des ministres invite l’État à la majorité simple.

Le Comité des ministres invite l’État à la majorité des deux tiers.

Explication

L’adhésion suppose notamment des élections libres, l’abolition de la peine de mort et l’engagement de ratifier la Convention; après avis de l’Assemblée consultative, le Comité des ministres prononce l’invitation à la majorité des deux tiers. L’Assemblée donne son avis, la majorité simple ne respecte pas le seuil prévu et la règle n’exige pas que la ratification soit déjà accomplie ni l’unanimité.

5. Le Comité des ministres adopte son budget et examine une recommandation destinée aux États membres. Quelle règle de vote s’applique respectivement à ces deux actes ?

L’unanimité pour le budget et la majorité des deux tiers pour la recommandation.
La majorité simple pour le budget et la majorité simple pour la recommandation.
La majorité des deux tiers pour le budget et l’unanimité pour la recommandation.
La majorité des deux tiers pour le budget et la majorité des deux tiers pour la recommandation.

La majorité des deux tiers pour le budget et l’unanimité pour la recommandation.

Explication

Les actes du Comité des ministres sont généralement adoptés à la majorité des deux tiers, tandis que les recommandations adressées aux États exigent l’unanimité. L’inversion des seuils attribue à tort l’unanimité au budget; la majorité simple ne correspond pas à la règle générale et les recommandations font exception à celle des deux tiers.

6. Une personne souhaite déposer une requête individuelle auprès du commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe. Quelle démarche correspond aux compétences de ce commissaire ?

Demander à l’Assemblée parlementaire de juger la requête après une visite du commissaire.
S’adresser à la Cour européenne des droits de l’homme pour une requête individuelle; le commissaire peut plutôt visiter les États et promouvoir l’éducation aux droits.
Demander au Comité des ministres de traiter la requête comme une affaire judiciaire individuelle.
Demander au commissaire d’examiner la requête individuelle et de rendre un jugement contraignant.

S’adresser à la Cour européenne des droits de l’homme pour une requête individuelle; le commissaire peut plutôt visiter les États et promouvoir l’éducation aux droits.

Explication

Le commissaire mène une action non judiciaire : il promeut l’éducation aux droits de l’homme et peut visiter les États, mais ne reçoit pas de requêtes individuelles et ne remplace pas la Cour européenne des droits de l’homme. Le jugement des requêtes relève de la Cour; le Comité des ministres et l’Assemblée parlementaire ne sont pas des juridictions individuelles.

7. Un État a ratifié une convention du Conseil de l’Europe, laquelle est entrée en vigueur pour lui. Quel statut s’applique à cet État et aux recommandations du Conseil ?

La convention ne le lie pas, mais les recommandations ont force obligatoire.
La convention le lie, contrairement aux recommandations, qui ne sont pas obligatoires.
La convention et les recommandations le lient de la même manière.
La convention lie tous les États, tandis que les recommandations ne concernent que les États signataires.

La convention le lie, contrairement aux recommandations, qui ne sont pas obligatoires.

Explication

Une convention ne lie un État qu’après sa ratification et son entrée en vigueur à son égard, tandis que les déclarations et recommandations n’ont pas d’effet obligatoire. L’idée que la ratification équivaut à une recommandation confond les actes; l’effet obligatoire des recommandations leur attribue à tort une force juridique; l’application automatique à tous les États néglige la ratification.

8. Quels domaines la Charte sociale européenne garantit-elle notamment depuis sa révision de 1996 ?

Le logement, la santé, l’éducation, l’emploi, le procès équitable et la liberté d’expression.
L’emploi, les syndicats, le droit de grève et la sécurité politique entre États.
Le logement, la santé, l’éducation, l’emploi, la protection sociale et la circulation des personnes.
La santé, l’éducation, la défense nationale, la protection sociale et la coopération policière.

Le logement, la santé, l’éducation, l’emploi, la protection sociale et la circulation des personnes.

Explication

La Charte garantit notamment des droits dans les domaines du logement, de la santé, de l’éducation, de l’emploi, de la protection sociale et de la circulation des personnes. Le procès équitable et la liberté d’expression relèvent d’autres protections; les seuls droits liés au travail réduisent indûment son champ; la sécurité politique et la défense nationale ne sont pas les droits sociaux énumérés.

9. Lors d’une visite d’un lieu de détention, les autorités refusent de coopérer avec le comité d’experts indépendant institué par la Convention européenne contre la torture. Quelle mesure le comité peut-il prendre ?

Prononcer un jugement sur la culpabilité des responsables de la détention.
Faire une déclaration publique au sujet du manque de coopération de l’État.
Rendre publics systématiquement tous les rapports de visite.
Imposer une sanction juridique immédiate aux autorités responsables.

Faire une déclaration publique au sujet du manque de coopération de l’État.

Explication

Les rapports du comité sont en principe confidentiels, mais le comité peut faire une déclaration publique si l’État ne coopère pas. La confidentialité absolue méconnaît cette possibilité; le pouvoir de sanction et celui de rendre des jugements ne font pas partie de sa mission.

10. Une université souhaite faciliter les échanges d’étudiants et la reconnaissance de leurs parcours dans plusieurs pays européens. Quel dispositif correspond à l’objectif du processus de Bologne ?

Un espace européen de détention, avec des inspections communes et des rapports confidentiels.
L’espace européen de l’enseignement supérieur, avec les grades Licence, Master, Doctorat et le transfert de crédits.
Une reconnaissance limitée aux diplômes de Doctorat, sans système de transfert de crédits.
Un système scolaire commun centré sur l’enseignement primaire gratuit et l’interdiction du travail des enfants.

L’espace européen de l’enseignement supérieur, avec les grades Licence, Master, Doctorat et le transfert de crédits.

Explication

Le processus de Bologne favorise la mobilité des étudiants et du personnel au sein d’un espace européen de l’enseignement supérieur, notamment grâce aux grades Licence, Master, Doctorat et au transfert de crédits. Les inspections de détention relèvent d’un autre dispositif; limiter la reconnaissance au Doctorat néglige les trois grades et les crédits; l’enseignement primaire gratuit concerne la Charte sociale européenne.

11. À quelle occasion trente-cinq chefs d’État adoptent-ils la Déclaration d’Helsinki ?

Les 19 et 20 novembre 1990, lors du sommet de Paris.
En décembre 1994, lors du sommet de Budapest.
Le 1er février 1989, à l’entrée en vigueur d’une convention européenne.
Du 30 juillet au 1er août 1975, lors de leur réunion à Helsinki.

Du 30 juillet au 1er août 1975, lors de leur réunion à Helsinki.

Explication

Trente-cinq chefs d’État se réunissent à Helsinki du 30 juillet au 1er août 1975 et adoptent la déclaration. Budapest correspond à la transformation de la Conférence en OSCE; Paris est associé à la Charte pour une nouvelle Europe en 1990; 1989 est la date d’entrée en vigueur de la convention contre la torture.

12. Un diplomate résume les engagements de la Déclaration d’Helsinki en évoquant les frontières, le commerce et les droits de l’homme. Quelle combinaison correspond à ces engagements ?

Respecter l’inviolabilité des frontières, encourager les échanges et réduire les droits de douane, sans engagement sur les droits de l’homme.
Respecter l’inviolabilité des frontières, encourager les échanges et réduire les droits de douane, et respecter les droits de l’homme.
Respecter l’inviolabilité des frontières, augmenter les droits de douane et instaurer une défense collective.
Autoriser la modification des frontières, limiter les échanges et réduire les droits de douane, et protéger les droits de l’homme.

Respecter l’inviolabilité des frontières, encourager les échanges et réduire les droits de douane, et respecter les droits de l’homme.

Explication

La Déclaration associe des principes de sécurité politique, comme l’inviolabilité des frontières, à l’encouragement des échanges et à la réduction des droits de douane, ainsi qu’à l’engagement de respecter les droits de l’homme. Autoriser la modification des frontières contredit le principe; augmenter les droits de douane inverse l’orientation économique; écarter les droits de l’homme omet le troisième axe.

13. Une équipe situe la transformation de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe en organisation internationale à Budapest. Quelle date doit-elle retenir ?

Décembre 1994.
Les 19 et 20 novembre 1990.
Le 1er février 1989.
Du 30 juillet au 1er août 1975.

Décembre 1994.

Explication

C’est au sommet de Budapest de décembre 1994 que la Conférence devient l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Helsinki correspond à la déclaration de 1975; Paris marque une étape de coopération en 1990; février 1989 est la date d’entrée en vigueur de la convention contre la torture.

14. Une crise émergente nécessite de repérer rapidement les risques, d’établir les faits et de favoriser une issue non violente. Quel ensemble d’actions relève des missions de l’OSCE ?

Adopter des décisions consensuelles et laisser aux États le règlement indépendant de la crise.
Imposer une intervention militaire, sans mécanisme d’alerte ni enquête préalable.
Réduire les droits de douane, organiser les échanges commerciaux et harmoniser les diplômes universitaires.
Déployer des mécanismes d’alerte et des missions d’enquête, favoriser le règlement pacifique et contribuer au maintien de la paix.

Déployer des mécanismes d’alerte et des missions d’enquête, favoriser le règlement pacifique et contribuer au maintien de la paix.

Explication

L’OSCE prévient les conflits et gère les crises grâce aux mécanismes d’alerte, aux missions d’enquête, au règlement pacifique des différends et à sa participation à des opérations de maintien de la paix. Les droits de douane et les diplômes relèvent d’autres enjeux; le consensus est une règle de décision, pas une mission de gestion de crise; une intervention militaire obligatoire ne correspond pas aux moyens énumérés.

15. Quelles sont les quatre grandes communautés religieuses traditionnelles distinguées en Europe ?

Catholique, orthodoxe, protestante et musulmane
Catholique, orthodoxe, anglicane et juive
Orthodoxe, protestante, musulmane et hindoue
Catholique, protestante, juive et bouddhiste

Catholique, orthodoxe, protestante et musulmane

Explication

Les quatre communautés traditionnelles recensées sont les catholiques, les orthodoxes, les protestants et les musulmans. Les anglicans sont une branche protestante, tandis que les autres choix substituent ou ajoutent des traditions ne figurant pas dans cette classification.

16. Pour une présentation démographique de l’Europe, quelle communauté faut-il placer au deuxième rang parmi les quatre groupes dénombrés ?

Les catholiques, avec environ 270 millions de personnes
Les musulmans, avec environ 55 millions de personnes
Les protestants, avec environ 110 millions de personnes
Les orthodoxes, avec environ 175 millions de personnes

Les orthodoxes, avec environ 175 millions de personnes

Explication

Avec environ 175 millions de personnes, soit 23 % de la population considérée, les orthodoxes se classent après les catholiques et avant les protestants et les musulmans. Les autres réponses confondent le rang ou les effectifs de ces groupes.

17. Une étude sur l’évolution religieuse de l’Europe occidentale depuis les années 1960 associe l’immigration maghrébine et turque au développement de quelle communauté, qui constitue la plus importante minorité religieuse de l’Union européenne ?

La communauté orthodoxe
La communauté musulmane
La communauté juive
La communauté protestante

La communauté musulmane

Explication

Depuis les années 1960, l’immigration d’origine maghrébine ou turque a contribué au développement de communautés musulmanes en Europe occidentale, où l’islam est la principale minorité religieuse de l’Union européenne. La communauté juive et les traditions chrétiennes ne correspondent pas à ce lien décrit.

18. Quel ordre de grandeur caractérise la communauté juive de France et sa place parmi les communautés juives mondiales ?

Environ 500 000 personnes, moins de 1 % de la population, deuxième au monde
Environ 1 million de personnes, moins de 1 % de la population, deuxième au monde
Environ 500 000 personnes, près de 5 % de la population, troisième au monde
Environ 500 000 personnes, moins de 1 % de la population, troisième au monde

Environ 500 000 personnes, moins de 1 % de la population, troisième au monde

Explication

La communauté juive de France compte environ 500 000 personnes, soit moins de 1 % de la population française, et se classe au troisième rang mondial après Israël et les États-Unis. Les autres réponses modifient sa proportion, son effectif ou son rang.

19. Un État membre de l’Union européenne organise différemment le statut des cultes de ses voisins. Quelle obligation européenne continue de s’imposer à cet État ?

Respecter la CEDH et garantir la liberté de religion et de croyance
Laisser chaque culte fixer les règles nationales de liberté de croyance
Réserver la liberté de religion aux cultes reconnus par l’Union européenne
Appliquer un statut des cultes uniforme défini par l’Union européenne

Respecter la CEDH et garantir la liberté de religion et de croyance

Explication

Le statut des cultes relève des droits nationaux, mais les États membres doivent respecter la CEDH et garantir la liberté de religion et de croyance. L’Union ne fixe donc pas un statut uniforme, et la diversité nationale n’annule pas cette garantie.

20. Une collectivité française invoque la loi du 9 décembre 1905 pour écarter tout financement public lié à la religion. Quelle mesure reste néanmoins autorisée par cette loi ?

Rémunérer des aumôniers et subventionner localement l’entretien d’édifices cultuels
Rémunérer les responsables des cultes et financer leurs activités nationales
Financer librement le fonctionnement ordinaire de toutes les communautés religieuses
Subventionner les édifices cultuels sans possibilité de rémunérer des aumôniers

Rémunérer des aumôniers et subventionner localement l’entretien d’édifices cultuels

Explication

La loi sépare l’Église et l’État, tout en autorisant la rémunération publique des aumôniers de l’armée, des prisons et des hôpitaux ainsi que des subventions locales pour entretenir des édifices cultuels. Une interdiction de rémunérer les aumôniers ou un financement général des communautés déforme ces exceptions.

21. Dans un pays européen, les Églises et l’État sont séparés dans la pratique, mais aucune loi ne formalise la laïcité. Comment caractériser cette situation ?

Un système confessionnel fondé sur la séparation de fait
Une situation propre aux pays où la laïcité est juridiquement formalisée
Une séparation de fait sans laïcité formalisée juridiquement
Une laïcité formalisée juridiquement par la séparation de fait

Une séparation de fait sans laïcité formalisée juridiquement

Explication

La séparation de fait entre les Églises et l’État ne signifie pas que la laïcité est formalisée juridiquement. La formalisation juridique caractérise notamment la France et la Turquie; le système confessionnel, lui, reconnaît une religion officielle ou dominante.

22. Une personne souhaite pratiquer sa religion avec d’autres personnes, en privé, par des rites et un enseignement religieux. Quel droit l’article 9 de la CEDH garantit-il dans cette situation ?

La manifestation collective en public, à l’exclusion des rites et de l’enseignement
La liberté de pensée et de conscience, sans manifestation extérieure d’une religion
Le culte individuel en public, à l’exclusion des pratiques collectives et de l’enseignement
La manifestation individuelle ou collective d’une religion, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et les rites

La manifestation individuelle ou collective d’une religion, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et les rites

Explication

L’article 9 protège la manifestation individuelle ou collective, publique ou privée, d’une religion ou conviction, notamment par le culte, l’enseignement, les pratiques et les rites. Le culte individuel public restreint la portée de la garantie, la liberté de pensée seule omet sa manifestation, et l’exclusion des rites et de l’enseignement réduit les formes protégées.

23. Une personne étrangère invoque sa liberté de religion, tandis qu’une autorité envisage de la limiter pour des motifs sans lien avec la sécurité ni l’ordre public. Quel principe s’applique ?

La liberté vaut pour toute personne, et sa limitation peut relever de toute préférence administrative
La liberté est réservée aux citoyens, et sa limitation dépend de l’approbation d’une religion officielle
La liberté dépend de la nationalité, et sa limitation relève de la sécurité ou de l’ordre public
La liberté vaut pour toute personne sans condition de nationalité, et sa limitation relève de la sécurité ou de l’ordre public

La liberté vaut pour toute personne sans condition de nationalité, et sa limitation relève de la sécurité ou de l’ordre public

Explication

La CEDH garantit la liberté de religion à toute personne, sans discrimination ni condition de nationalité, et les limites mentionnées concernent la sécurité et l’ordre public. La condition de nationalité méconnaît la portée personnelle du droit; les motifs administratifs généraux et l’approbation d’une religion officielle ne correspondent pas aux limites énoncées.

24. Quelle caractéristique distingue une organisation internationale d’une simple coopération ponctuelle entre États indépendants ?

Une association fondée sur des accords, dotée d’organes communs et d’une personnalité juridique distincte de celle de ses membres
Une coopération sans accords fondateurs ni organes de décision communs
Une association dont la personnalité juridique se confond avec celle de chaque État membre
Une autorité nationale qui dirige les États indépendants sans personnalité juridique propre

Une association fondée sur des accords, dotée d’organes communs et d’une personnalité juridique distincte de celle de ses membres

Explication

Une organisation internationale associe des États indépendants dans le cadre d’accords, dispose d’organes de décision communs et possède une personnalité juridique distincte de celle de ses membres. La confusion avec la personnalité des États efface cette distinction; l’absence d’accords ou d’organes communs ne correspond pas à sa définition.

25. Un organisme international est constitué de membres privés de plusieurs pays, tandis qu’un autre est dirigé et contrôlé par des gouvernements. Comment classer ces deux organismes, dans cet ordre ?

Une organisation à statut particulier, puis une ONG
Une ONG, puis une OIG
Une ONG, puis une organisation à statut particulier
Une OIG, puis une ONG

Une ONG, puis une OIG

Explication

Les ONG émanent de membres privés, tandis que les OIG sont dirigées et contrôlées par des gouvernements. L’inversion des catégories confond leur origine; le statut particulier, illustré par la Croix-Rouge, ne désigne pas une organisation du seul fait qu’elle est privée ou gouvernementale.

26. À quelle date l’ONU a-t-elle été fondée pour remplacer la Société des Nations et contribuer au maintien de la paix mondiale ?

Le 24 octobre 1946
En juillet 1944
Le 10 décembre 1948
Le 24 octobre 1945

Le 24 octobre 1945

Explication

L’ONU a été fondée le 24 octobre 1945 pour remplacer la Société des Nations et contribuer au maintien de la paix. Juillet 1944 renvoie à la création du FMI, tandis que les autres dates ne correspondent pas à la fondation de l’ONU.

27. Un État siège au Conseil de sécurité de l’ONU pour un mandat de deux ans et n’est pas membre permanent. Dispose-t-il du droit de veto ?

Non, le veto revient aux États représentés à l’Assemblée générale
Oui, le veto revient aux quinze membres du Conseil
Oui, le veto revient aux dix membres élus pour deux ans
Non, le veto est réservé aux cinq membres permanents

Non, le veto est réservé aux cinq membres permanents

Explication

Le Conseil compte quinze membres, mais le droit de veto est réservé à ses cinq membres permanents. Attribuer le veto aux membres élus ou à l’ensemble du Conseil confond leur statut; la représentation à l’Assemblée générale ne confère pas ce droit.

28. Une résolution de l’ONU ne recueille pas de consensus global. Quelle conclusion décrit correctement la portée possible de cette résolution ?

Elle entraîne une intervention obligatoire, même sans consensus global
Elle transfère au Conseil de sécurité le pouvoir de gouverner les États
Elle peut rester une recommandation, car l’ONU ne légifère pas
Elle devient une loi mondiale, car l’ONU légifère pour les États

Elle peut rester une recommandation, car l’ONU ne légifère pas

Explication

L’ONU n’est pas un gouvernement mondial et ne légifère pas; faute de consensus global, nombre de ses résolutions ne sont que des recommandations. L’idée d’une loi mondiale ou d’un pouvoir général de gouvernement lui attribue des compétences qu’elle ne possède pas.

29. Quel organe principal de l’ONU réunit les représentants de chacun des États membres ?

Le Conseil de sécurité
L’Assemblée générale
Le Secrétariat
La Cour internationale de justice

L’Assemblée générale

Explication

À l’Assemblée générale, chaque État membre est représenté. Le Conseil de sécurité peut décider certaines résolutions en faveur de la paix, le Secrétariat assure la gestion quotidienne et la Cour internationale de justice relève de la fonction judiciaire.

30. À quel moment et lors de quelle conférence le FMI a-t-il été créé afin de contribuer à la stabilité du système monétaire international ?

Le 24 octobre 1945, lors de la conférence de Bretton Woods
En juillet 1944, lors d’une session de l’Assemblée générale de l’ONU
En juillet 1944, lors de la conférence de Bretton Woods
En juillet 1945, lors de la conférence de Bretton Woods

En juillet 1944, lors de la conférence de Bretton Woods

Explication

Le FMI a été créé en juillet 1944 lors de la conférence de Bretton Woods, avec pour objectif de contribuer à la stabilité du système monétaire international. Le 24 octobre 1945 est la date de fondation de l’ONU, et l’Assemblée générale n’est pas le cadre de la création du FMI.

31. Un pays membre du FMI traverse une grave difficulté financière, demande un appui en politique économique et sollicite une expertise technique. Quelles missions du FMI correspondent à ces besoins ?

Accorder des prêts, conseiller en politique économique et fournir une assistance technique demandée
Accorder des prêts, fixer la législation nationale et fournir une assistance technique demandée
Accorder des prêts, conseiller en politique économique et imposer une assistance technique non sollicitée
Conseiller en politique économique, contrôler les élections et fournir une assistance technique demandée

Accorder des prêts, conseiller en politique économique et fournir une assistance technique demandée

Explication

Les trois missions du FMI sont d’accorder des prêts aux pays en difficulté financière, de conseiller les États membres en politique économique et de fournir une assistance technique aux pays qui la demandent. La législation nationale, le contrôle des élections et l’assistance imposée ne font pas partie de ces missions.

32. À quelle date la BIRD a-t-elle été créée dans le cadre des accords de Bretton Woods, avec pour mission initiale de financer la reconstruction de l’Europe occidentale ?

En 1944, lors de la signature des accords de Bretton Woods
Le 27 décembre 1946
Le 27 décembre 1945
Le 1er janvier 1995

Le 27 décembre 1945

Explication

La BIRD a été créée le 27 décembre 1945, à la suite des accords de Bretton Woods de 1944. La date de 1944 désigne les accords, le 1er janvier 1995 celle de la succession du GATT par l’OMC, et 1946 décale la création d’un an.

33. Après les accords de Marrakech signés en avril 1994, quand l’OMC a-t-elle succédé au GATT ?

Le 1er janvier 1996
En avril 1994
Le 27 décembre 1945
Le 1er janvier 1995

Le 1er janvier 1995

Explication

L’OMC a succédé au GATT le 1er janvier 1995, après la signature des accords de Marrakech en avril 1994. Avril 1994 correspond à la signature des accords, 1945 à la création de la BIRD, et 1996 décale la succession d’un an.

34. Deux gouvernements cherchent une organisation pour réduire des obstacles commerciaux, les aider à régler un litige entre eux et soutenir leurs échanges de marchandises et de services. Vers quelle organisation devraient-ils se tourner ?

Le Fonds monétaire international
L’Organisation mondiale du commerce
L’Organisation mondiale de la santé
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement

L’Organisation mondiale du commerce

Explication

L’OMC favorise l’ouverture commerciale, aide les gouvernements à régler leurs litiges et soutient les acteurs du commerce des marchandises et des services. Les prêts aux États relèvent ici de la BIRD, et les droits sociaux ou la santé ne constituent pas le mandat décrit pour l’OMC.

35. Un État membre ne respecte pas un accord adopté dans le cadre de l’OMC. Quel organe peut le sanctionner ?

L’ensemble des pays membres de la BIRD
Le cadre de négociation entre les gouvernements membres
Le secrétariat de l’OMC
L’Organe de règlement des différends

L’Organe de règlement des différends

Explication

L’Organe de règlement des différends de l’OMC peut sanctionner les États qui ne respectent pas les accords adoptés. Le cadre de négociation sert aux échanges entre gouvernements, tandis que les garanties de prêt relèvent de la BIRD.

36. Quelle était la raison principale de la création de l’OTAN en avril 1949, dans le contexte de l’après-guerre ?

Garantir la sécurité des pays d’Europe de l’Est face à l’Occident
Organiser la répartition des aides du Plan Marshall en Europe
Répondre au terrorisme international et à la montée du nationalisme
Assurer la sécurité de l’Europe occidentale et s’opposer à l’expansion soviétique

Assurer la sécurité de l’Europe occidentale et s’opposer à l’expansion soviétique

Explication

À sa création, l’OTAN devait protéger l’Europe occidentale et contrer l’expansion de l’Union soviétique. Le terrorisme et le nationalisme renvoient à des menaces ultérieures, le Plan Marshall à l’OECE, et la défense du bloc soviétique inverse l’objectif.

37. Un pays membre de l’OTAN est attaqué. Quelle interprétation de l’article 5 s’applique à cette situation ?

L’attaque est considérée comme visant l’ensemble des membres
L’aide est destinée au membre attaqué, sans portée collective
Une déclaration de guerre est automatiquement imposée à tous les membres
La protection s’étend aux pays européens, qu’ils soient membres ou non

L’attaque est considérée comme visant l’ensemble des membres

Explication

L’article 5 pose le principe de défense collective : une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous. Limiter l’aide au pays visé réduit ce principe, une déclaration automatique de guerre n’en découle pas, et la règle concerne les membres.

38. Quelle combinaison décrit la création de l’OCDE ?

Créée le 14 décembre 1960 à l’initiative des États-Unis pour succéder à l’OCDE
Créée le 14 décembre 1960 à l’initiative de l’Union soviétique pour succéder à l’OECE
Créée le 14 décembre 1960 à l’initiative des États-Unis pour succéder à l’OECE
Créée le 14 décembre 1950 à l’initiative des États-Unis pour succéder à l’OECE

Créée le 14 décembre 1960 à l’initiative des États-Unis pour succéder à l’OECE

Explication

L’OCDE a été créée le 14 décembre 1960 à l’initiative des États-Unis pour prendre la relève de l’OECE. L’OECE était l’organisation antérieure, l’initiative soviétique est erronée et 1950 ne correspond pas à la date indiquée.

39. Un gouvernement cherche à favoriser l’innovation, la croissance et les gains de productivité dans le cadre des orientations de l’OCDE. Quelle démarche correspond à ces objectifs ?

Collecter des statistiques économiques sans promouvoir d’orientation de marché
Redistribuer directement les revenus et publier des statistiques économiques
Encourager le libre-échange et la concurrence, tout en diffusant des analyses économiques
Protéger les marchés nationaux de la concurrence et publier des prévisions économiques

Encourager le libre-échange et la concurrence, tout en diffusant des analyses économiques

Explication

L’OCDE promeut le libre-échange et la concurrence pour soutenir l’innovation, la croissance et la productivité, et elle publie également des études, analyses, prévisions et statistiques. La protection des marchés contredit cette orientation, la redistribution n’est pas le rôle décrit et la collecte seule omet sa fonction de promotion économique.

40. Une association mène des activités dans plusieurs pays, mais reste indépendante des gouvernements. Quelle caractéristique permet de la qualifier d’organisation non gouvernementale internationale ?

Elle réunit officiellement plusieurs gouvernements.
Elle entretient des relations dans plusieurs pays.
Elle concentre ses relations dans un seul pays.
Elle est dirigée par les gouvernements de plusieurs pays.

Elle entretient des relations dans plusieurs pays.

Explication

Le caractère international d’une OING tient à ses relations dans plusieurs pays. La direction gouvernementale et la réunion de gouvernements renvoient à des structures intergouvernementales, tandis que l’implantation dans un seul pays ne correspond pas à cette définition.

41. Une OING intervient sur des enjeux humanitaires et environnementaux dans plusieurs pays. Quel rôle principal peut-elle jouer auprès des responsables politiques et de la société civile ?

Faciliter leur dialogue sur des enjeux transfrontaliers variés.
Adopter les décisions politiques qui s’imposent aux deux groupes.
Administrer directement les politiques publiques des différents pays.
Limiter les échanges aux questions humanitaires internationales.

Faciliter leur dialogue sur des enjeux transfrontaliers variés.

Explication

La mission principale des OING est de faciliter le dialogue entre les responsables politiques et la société civile dans des domaines transfrontaliers variés. Adopter des décisions ou administrer des politiques publiques leur attribue un rôle gouvernemental, et limiter leur action à l’humanitaire méconnaît la diversité de leurs domaines.

42. Un pays obtient un score de 82 à l’indice de perception de la corruption de Transparency International. Quelle interprétation correspond à l’échelle de cet indice ?

La corruption perçue y est relativement faible.
La corruption perçue y est relativement forte.
La corruption réelle y est mesurée à 82 pour cent.
Le pays se situe sur une échelle allant de 0 à 10.

La corruption perçue y est relativement faible.

Explication

L’indice va de 0, qui indique un niveau de corruption perçue très élevé, à 100, qui indique un niveau très faible; un score de 82 correspond donc à une corruption perçue relativement faible. Interpréter le score comme un niveau élevé inverse l’échelle, et l’indice mesure la perception, non un pourcentage de corruption réelle.

43. Des enquêteurs soupçonnent une entreprise d’avoir détourné des fonds du budget de l’Union européenne et de ne pas avoir payé des taxes qui le financent. Quel organisme est chargé d’enquêter sur ces soupçons ?

L’article 325 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.
Les juridictions nationales chargées des affaires civiles.
Transparency International.
L’Office européen de lutte antifraude.

L’Office européen de lutte antifraude.

Explication

L’Office européen de lutte antifraude enquête sur les soupçons d’utilisation irrégulière des fonds du budget de l’Union et de non-paiement des prélèvements qui le financent. L’article 325 constitue une base juridique, tandis que Transparency International publie l’indice de perception de la corruption.

44. Quel rôle l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe exerce-t-elle lorsqu’elle adresse des avis et des recommandations au Comité des ministres ?

Un rôle législatif, avec effet obligatoire
Un rôle juridictionnel, avec effet obligatoire
Un rôle consultatif, sans effet obligatoire
Un rôle décisionnel, avec effet obligatoire

Un rôle consultatif, sans effet obligatoire

Explication

L’Assemblée parlementaire adresse des avis et des recommandations consultatifs qui ne lient pas le Comité des ministres. Lui attribuer le pouvoir de décision confond les fonctions des deux organes ; le pouvoir législatif contraignant et le rôle juridictionnel ne correspondent pas à cette fonction.

45. Une entreprise publique en difficulté sollicite un prêt à faible taux d’intérêt auprès de la BIRD. Quelle garantie doit-elle fournir pour ce prêt ?

Une garantie de l’ensemble des pays membres
Une garantie de l’État concerné
Une garantie d’un autre État membre
Une garantie de l’entreprise emprunteuse

Une garantie de l’État concerné

Explication

Pour un prêt à une entreprise publique, la garantie doit être fournie par l’État concerné. La garantie collective des pays membres correspond à la confusion documentée ; l’entreprise elle-même ou un autre État membre ne remplace pas la garantie requise.

46. Après le retrait français du commandement militaire intégré décidé en 1966, où se trouvent, depuis 1967, le siège politique de l’OTAN et son grand quartier général militaire, respectivement ?

À Mons et à Paris
À Paris et à Mons
À Mons et à Bruxelles
À Bruxelles et à Mons

À Bruxelles et à Mons

Explication

Depuis 1967, le siège de l’OTAN est à Bruxelles et son grand quartier général militaire à Mons. « Mons et Bruxelles » inverse les deux fonctions, tandis que les réponses mentionnant Paris reprennent l’ancien emplacement français.

47. Une OING répond aux critères de l’ONU, notamment au caractère non lucratif et à la conformité à sa Charte, et détient un statut consultatif spécial. Quelle obligation de suivi s’applique à elle ?

Renouveler son statut consultatif tous les quatre ans
Présenter un rapport d’activité tous les quatre ans
Être dispensée de rapport en raison de son statut consultatif
Présenter un rapport financier chaque année

Présenter un rapport d’activité tous les quatre ans

Explication

Les OING dotées d’un statut consultatif général ou spécial doivent présenter un rapport d’activité tous les quatre ans. L’absence de renouvellement quadriennal ne supprime pas cette obligation; le rapport financier annuel et le renouvellement du statut correspondent à d’autres exigences.

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Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Religions et organisations internationales.

Que défendent les fédéralistes au Congrès de La Haye de 1948 ?

Le transfert de compétences à un pouvoir fédéral et une assemblée élue au suffrage universel direct.

Quand et où le Statut du Conseil de l’Europe a-t-il été signé ?

À Londres, le 5 mai 1949.

Quels sont les dix États fondateurs du Conseil de l’Europe ?

La Belgique, le Danemark, la France, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède.

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