★ À maîtriser
Lassus et Viollet-le-Duc disposèrent des roses dans l’élévation intérieure, pour éclairer la galerie du chœur, et dans l’élévation extérieure, pour éclairer les galeries de circulation.
En retirant les dalles couvrant les voûtes des galeries, les architectes découvrirent des fragments qu’ils interprétèrent comme les témoins d’anciennes grandes roses ajourées.
Compléments
Fragments retrouvés → restitution des roses médiévales
★ À maîtriser
Entre 1855 et 1865, Lassus et Viollet-le-Duc firent réaliser un décor vitré inspiré des traditions médiévales.
Le programme associait : des verrières figurées et ornementales, des vitraux à grandes figures dans les baies hautes du chœur, des vitraux légendaires dans quelques chapelles, des verrières en grisaille dans le reste de l’édifice
Compléments
Les architectes s’appuyèrent sur : des écrits évoquant les verrières disparues, des relevés de fragments anciens conservés, des modèles présents dans d’autres édifices médiévaux
Parmi les peintres verriers mobilisés par Lassus et Viollet-le-Duc figuraient Laurent Charles Maréchal, dit Maréchal de Metz (1801-1887), et Alfred Gérente (1821-1868).
★ À maîtriser
Pour la rose du pignon sud, Viollet-le-Duc jugea erronée la reconstruction du XVIIIe siècle réalisée pour le cardinal de Noailles et modifia l’orientation de la rose de 15°.
🔄 La démarche archéologique consistait à : étudier le monument devant le chantier, adapter la restauration au fil des découvertes, restituer les petites roses du XIIIe siècle repérées par des traces et fragments dans les murs du transept et de la nef
Compléments
★ À maîtriser
Au XIXe siècle, Viollet-le-Duc et Lassus décidèrent de reconstruire le trumeau et le tympan du portail central, détruits par Soufflot, lors des travaux de 1853-1856.
La restauration du portail central remit en place les statues pour restituer son iconographie, notamment les statues des douze apôtres aux ébrasements et celles de la galerie des rois.
Douze statues des Apôtres furent réalisées entre 1853 et 1856 par différents sculpteurs, sous la direction de Victor Geoffroy-Dechaume et d’Eugène Viollet-le-Duc, puis placées dans l’ébrasement, à raison de six de chaque côté de la porte.
Victor Geoffroy-Dechaume reconstruisit entièrement le trumeau du portail central en 1855, en prenant pour référence celui du portail central de la cathédrale d’Amiens.
Compléments
★ À maîtriser
Au Moyen Âge, les sculptures colorées de la façade de Notre-Dame se lisaient comme un livre d’images racontant la Bible aux croyants souvent illettrés.
Le portail du Jugement dernier comprend :
📌 Le tympan du portail Sainte-Anne est d’inspiration romane, contrairement au reste de la façade, qui est gothique.
Les 28 statues de la galerie des rois représentent les ancêtres de la Vierge Marie, et non les rois de France.
La grande rosace derrière la statue de la Vierge portant l’Enfant Jésus mesure 9,60 m de diamètre et représente les vices, les vertus et les signes du zodiaque associés aux travaux des mois de l’année.
Compléments
Le portail de la Vierge, au nord, est le seul des trois portails surmonté d’un tracé triangulaire caractéristique du style gothique.
Les sculptures du portail de la Vierge représentent :
Le portail du Jugement dernier rappelle aux fidèles que Dieu pèsera leurs vices et leurs vertus afin de décider s’ils iront en enfer ou au paradis.
Le portail Sainte-Anne, au sud, provient de l’ancienne église Saint-Étienne, située sous l’actuel parvis à l’époque romaine ou carolingienne.
Certaines statues de la galerie des rois furent mutilées ou abattues pendant la Révolution française, puis rétablies par Viollet-le-Duc lors du chantier de restauration de 1843.
La galerie des rois est surmontée d’une petite terrasse bordée d’une balustrade ajourée, appelée galerie de la Vierge.
Viollet-le-Duc conçut les chimères de la galerie des chimères et les installa à cet emplacement, notamment la Stryge, l’une des plus célèbres.
L’imaginaire de Victor Hugo, qui publia le roman Notre-Dame de Paris en 1831, nourrit l’atmosphère de Moyen Âge en partie rêvé recréée par Viollet-le-Duc.
Le portail Sainte-Anne, d’inspiration romane, contraste avec la façade gothique.
★ À maîtriser
Les tours nord et sud de Notre-Dame culminent à 69 mètres et permettaient aux pèlerins de repérer la cathédrale malgré la topographie en cuvette de Paris.
La tour sud fut achevée dix ans après la tour nord et abrite le bourdon Emmanuel, qui pèse plus de 13 tonnes et sonne notamment à Noël et à Pâques.
La flèche de Notre-Dame s’élève à 93 mètres et fut installée au XIXᵉ siècle par Viollet-le-Duc en bois et en plomb, en remplacement d’une flèche démontée en raison de sa fragilité.
Compléments
La tour nord fut achevée en 1240 sous la supervision de Jean de Chelles, premier maître d’œuvre de Notre-Dame dont le nom est identifié.
La cloche Denis pèse 2,5 tonnes, et chaque cloche porte le nom d’une personnalité ecclésiastique.
Le coq au sommet de la flèche abrite un morceau de la couronne d’épines de Jésus ainsi que des reliques de saint Denis et de sainte Geneviève.
★ À maîtriser
La restauration de la façade ouest comprit : la restauration de la galerie des rois, la restauration de la galerie de la Vierge, la restauration des portails centraux et latéraux, la restauration des statues, gargouilles, pinacles, bas-reliefs et chimères, la modification de l’état des sens, le démontage et la reconstruction de la rose centrale
Les interventions sur les façades latérales et le chevet comprirent : le démontage et la reconstruction des ailes et du portail, la reconstruction du pignon croisé sud, de la rose et du pignon nord, la création d’oculi, le remplacement de gargouilles, la destruction de la sacristie et la création d’une nouvelle sacristie néogothique
Les interventions intérieures comprirent : le retrait des 72 mays de Notre-Dame, le remplacement du grand jubé classique du chœur par un jubé néogothique, l’ajout de peintures néogothiques dans les chapelles, le remplacement de vitraux du XVIIIᵉ siècle par des vitraux néogothiques dans les chapelles, la création de mobilier liturgique
Compléments
Teste tes connaissances sur Restauration et façade de Notre-Dame avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Dans le dispositif de roses conçu par Lassus et Viollet-le-Duc, quelles zones ces ouvertures devaient-elles éclairer selon leur emplacement ?
2. Lors d’une restauration, des architectes enlèvent les dalles qui couvrent les voûtes des galeries et y découvrent des fragments. Quelle interprétation ces fragments leur suggèrent-ils ?
Mémorisez les concepts clés de Restauration et façade de Notre-Dame avec 10 flashcards interactives.
À quoi servaient les roses placées dans l’élévation intérieure du chœur ?
À éclairer la galerie du chœur.
Entre quelles années Lassus et Viollet-le-Duc firent-ils réaliser un décor vitré médiéval ?
Entre 1855 et 1865.
En quelle année les quatre modèles de roses furent-ils construits ou restitués ?
Entre 1847 et 1857.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches