QCM : Restauration et façade de Notre-Dame (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le dispositif de roses conçu par Lassus et Viollet-le-Duc, quelles zones ces ouvertures devaient-elles éclairer selon leur emplacement ?

La galerie du chœur à l’intérieur et les galeries de circulation à l’extérieur
La galerie du chœur à l’intérieur et les baies hautes du chœur à l’extérieur
Les galeries de circulation à l’intérieur et la galerie du chœur à l’extérieur
Les chapelles à l’intérieur et les galeries de circulation à l’extérieur

La galerie du chœur à l’intérieur et les galeries de circulation à l’extérieur

Explication

Les roses de l’élévation intérieure éclairaient la galerie du chœur, tandis que celles de l’élévation extérieure éclairaient les galeries de circulation. L’inversion des emplacements confond les deux élévations, les chapelles ne correspondent pas à la fonction indiquée et les baies hautes relèvent du programme des vitraux.

2. Lors d’une restauration, des architectes enlèvent les dalles qui couvrent les voûtes des galeries et y découvrent des fragments. Quelle interprétation ces fragments leur suggèrent-ils ?

Les fragments de verrières en grisaille du reste de l’édifice
Les restes d’un décor figuré destiné aux chapelles
Les éléments de petites fenêtres ogivales à meneaux
Les témoins d’anciennes grandes roses ajourées

Les témoins d’anciennes grandes roses ajourées

Explication

Les fragments découverts sous les dalles furent interprétés comme les témoins d’anciennes grandes roses ajourées. Les meneaux appartiennent à une proposition de fenêtres, tandis que les vitraux de chapelle et les grisailles relèvent du programme des verrières.

3. Dans une proposition de restauration des vitraux, quelle répartition respecte le programme conçu pour les différentes parties de l’édifice ?

Grandes figures dans les baies hautes du chœur, légendes dans toutes les chapelles et grisailles ailleurs
Grandes figures dans les baies hautes du chœur, légendes dans quelques chapelles et grisailles ailleurs
Légendes dans les baies hautes du chœur, grandes figures dans quelques chapelles et grisailles ailleurs
Grandes figures dans les baies hautes du chœur, légendes dans quelques chapelles et grandes figures ailleurs

Grandes figures dans les baies hautes du chœur, légendes dans quelques chapelles et grisailles ailleurs

Explication

Le programme associait les grandes figures aux baies hautes du chœur, les sujets légendaires à quelques chapelles et la grisaille au reste de l’édifice. La permutation inverse les deux emplacements figurés, l’extension à toutes les chapelles élargit indûment leur usage et les grandes figures ne remplacent pas les grisailles dans le reste de l’édifice.

4. Un chantier veut dater la réalisation du décor vitré inspiré des traditions médiévales par Lassus et Viollet-le-Duc. Quelle période doit-il retenir ?

Entre 1865 et 1887
En mars 1849
Entre 1847 et 1851
Entre 1855 et 1865

Entre 1855 et 1865

Explication

Lassus et Viollet-le-Duc firent réaliser le décor vitré entre 1855 et 1865. Les années 1847 à 1851 correspondent à des étapes de restauration des roses, mars 1849 à une demande relative au décor sculpté des galeries, et 1887 à une date postérieure à la période de réalisation.

5. Que désigne la démarche archéologique adoptée par Viollet-le-Duc lors de la restauration de la rose du pignon sud ?

Une méthode visant à reproduire fidèlement la reconstruction du XVIIIe siècle sans en modifier l’orientation
Une méthode privilégiant le renforcement de la rose avant l’examen des traces conservées dans les murs
Une méthode fondée sur l’étude préalable du monument et l’adaptation des travaux aux découvertes du chantier
Une méthode consistant à remplacer la rose par des petites roses inspirées de modèles d’autres édifices

Une méthode fondée sur l’étude préalable du monument et l’adaptation des travaux aux découvertes du chantier

Explication

Cette démarche associait l’étude du monument avant les travaux à l’adaptation de la restauration selon les découvertes faites sur le chantier. Le renforcement des membrures a bien eu lieu, mais il ne définit pas à lui seul cette méthode.

6. En quelle année Victor Geoffroy-Dechaume reconstruisit-il entièrement le trumeau du portail central ?

En 1856, en reprenant le modèle de la porte royale de Bordeaux
En 1855, en s’inspirant du portail central de la cathédrale d’Amiens
En 1853, en s’inspirant du portail central de la cathédrale de Bordeaux
En 1848, en s’inspirant du portail central de la cathédrale d’Amiens

En 1855, en s’inspirant du portail central de la cathédrale d’Amiens

Explication

Geoffroy-Dechaume reconstruisit le trumeau en 1855 en prenant pour référence le portail central de la cathédrale d’Amiens. La porte royale de Bordeaux servit de modèle aux statues des Apôtres, et non à cette reconstruction.

7. Quel rôle les sculptures colorées de la façade de Notre-Dame remplissaient-elles au Moyen Âge auprès des croyants souvent illettrés ?

Elles indiquaient les étapes des pèlerinages vers la cathédrale.
Elles rappelaient les lignées des rois ayant gouverné la France.
Elles racontaient des épisodes bibliques comme un livre d’images.
Elles présentaient les règles de construction des édifices gothiques.

Elles racontaient des épisodes bibliques comme un livre d’images.

Explication

Les sculptures colorées servaient à transmettre des récits bibliques aux croyants qui ne savaient souvent pas lire. Les statues de la galerie des rois représentent les ancêtres de la Vierge, et non les lignées royales françaises.

8. À quelle période Viollet-le-Duc installa-t-il la flèche de Notre-Dame en bois et en plomb pour remplacer l’ancienne flèche fragile ?

Au XIXᵉ siècle
Au XIIIᵉ siècle
Au XVIIIᵉ siècle
Au début du XXᵉ siècle

Au XIXᵉ siècle

Explication

Viollet-le-Duc fit installer la nouvelle flèche au XIXᵉ siècle, en bois et en plomb, après le démontage de l’ancienne structure fragilisée. Le XIIIᵉ siècle correspond à l’achèvement de la tour nord, et non à l’installation de cette flèche.

9. Quelle différence distingue les interventions sur les façades latérales et le chevet de celles réalisées à l’intérieur de la cathédrale ?

Les premières comprirent l’ajout de peintures néogothiques dans les chapelles, tandis que les secondes inclurent la destruction de la sacristie et la création d’une sacristie néogothique.
Les premières comprirent le remplacement du jubé classique par un jubé néogothique, tandis que les secondes inclurent la reconstruction des ailes et du portail.
Les premières comprirent le remplacement des vitraux des chapelles, tandis que les secondes inclurent la reconstruction des pignons et la création d’oculi.
Les premières comprirent notamment la création d’oculi et le remplacement de gargouilles, tandis que les secondes inclurent le retrait des mays et la création de mobilier liturgique.

Les premières comprirent notamment la création d’oculi et le remplacement de gargouilles, tandis que les secondes inclurent le retrait des mays et la création de mobilier liturgique.

Explication

Les travaux sur les façades latérales et le chevet portèrent notamment sur les oculi et les gargouilles, alors que les interventions intérieures touchèrent aux mays et au mobilier liturgique. Le remplacement du jubé relève aussi de l’intérieur, et non des façades.

10. Qui demanda en mars 1849 l’autorisation de rétablir le décor sculpté de la galerie du chœur tel qu’il avait été au XIIIe siècle ?

Jean-Baptiste Lassus et Eugène Viollet-le-Duc
Victor Geoffroy-Dechaume et Alfred Gérente
Jean-Baptiste Lassus et Laurent Charles Maréchal
Eugène Viollet-le-Duc et Victor Geoffroy-Dechaume

Jean-Baptiste Lassus et Eugène Viollet-le-Duc

Explication

Jean-Baptiste Lassus et Eugène Viollet-le-Duc adressèrent cette demande au ministre pour restituer le décor sculpté de la galerie. Victor Geoffroy-Dechaume participa à d’autres travaux de restauration, mais n’est pas crédité de cette démarche.

11. Pourquoi les architectes ont-ils proposé de petites fenêtres ogivales à meneaux pour la galerie en 1853 ?

L’état des murs et les matériaux des fenêtres rendaient nécessaire une solution améliorant l’éclairage de la galerie.
La structure des voûtes exigeait des ouvertures plus petites pour renforcer les galeries de circulation.
Les fragments découverts sous les dalles indiquaient que les anciennes roses devaient être remplacées par des fenêtres étroites.
La disparition des vitraux figurés devait permettre de mieux distinguer les sculptures de la façade.

L’état des murs et les matériaux des fenêtres rendaient nécessaire une solution améliorant l’éclairage de la galerie.

Explication

Le mauvais état des murs et les matériaux des fenêtres ont conduit les architectes à proposer de petites fenêtres ogivales à meneaux afin de mieux éclairer la galerie. Les fragments retrouvés sous les dalles concernaient l’interprétation d’anciennes roses ajourées, et non la raison de cette proposition en 1853.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Restauration et façade de Notre-Dame.

À quoi servaient les roses placées dans l’élévation intérieure du chœur ?

À éclairer la galerie du chœur.

Entre quelles années Lassus et Viollet-le-Duc firent-ils réaliser un décor vitré médiéval ?

Entre 1855 et 1865.

En quelle année les quatre modèles de roses furent-ils construits ou restitués ?

Entre 1847 et 1857.

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