QCM : Figures de style (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un poème, trois vers successifs commencent respectivement par « Je marche », « Je cherche » et « Je rêve ». Quelle figure repose sur cette répétition en début de vers ?

Une anadiplose
Une anaphore
Une épiphrase
Une paronomase

Une anaphore

Explication

L’anaphore répète un mot ou un groupe de mots au début de plusieurs phrases ou vers successifs. L’épiphrase place la répétition en fin de phrase, l’anadiplose reprend une fin au début suivant, et la paronomase rapproche des mots aux sonorités voisines.

2. Dans une strophe, le son vocalique « ou » revient plusieurs fois, tandis qu’aucune consonne ne présente de répétition marquée. Quelle figure sonore cela illustre-t-il ?

Une anaphore
Une allitération
Une paronomase
Une assonance

Une assonance

Explication

L’assonance est la répétition d’un son vocalique, donc d’une voyelle. L’allitération concerne les consonnes, la paronomase rapproche des mots par leur son et l’anaphore répète des mots au début de phrases ou de vers.

3. Dans un vers, le poète emploie « je vois » puis « la vue », en faisant varier la forme et la fonction d’un même mot. Quelle figure utilise-t-il ?

Une polypote
Une allitération
Une paronomase
Une anaphore

Une polypote

Explication

La polypote répète un mot en le faisant varier morphologiquement ou fonctionnellement. L’allitération répète des consonnes, l’anaphore reprend des mots en début de phrases ou de vers, et la paronomase rapproche des mots qui se ressemblent par leur son.

4. Dans une phrase, un écrivain oppose explicitement « la lumière » à « l’obscurité » pour faire ressortir leur contraste. Quelle figure met-il en œuvre ?

Un paradoxe
Une allitération
Un oxymore
Une antithèse

Une antithèse

Explication

L’antithèse oppose deux termes de sens contraire afin d’établir un contraste. L’oxymore réunit les termes opposés dans un même groupe, tandis que le paradoxe formule une idée contraire à l’opinion générale ou associe des idées apparemment incompatibles.

5. Un personnage décrit un silence comme « assourdissant », en réunissant deux termes opposés dans le même groupe de mots. Quelle figure reconnaît-on ?

Un oxymore
Une assonance
Une antithèse
Un paradoxe

Un oxymore

Explication

L’oxymore réunit dans un même groupe de mots deux termes de sens opposé, comme « silence assourdissant ». L’antithèse oppose des termes pour créer un contraste, le paradoxe heurte l’opinion générale et l’assonance répète un son vocalique.

6. Un essayiste affirme : « Pour avancer, il faut parfois reculer. » Cette idée semble contredire l’opinion habituelle sans réunir deux mots opposés dans un même groupe. Quelle figure convient le mieux ?

Une antithèse
Un paradoxe
Une assonance
Un oxymore

Un paradoxe

Explication

Le paradoxe affirme une idée qui va à l’encontre de l’opinion générale ou associe des idées apparemment incompatibles. L’oxymore concentre deux mots opposés dans un même groupe, l’antithèse oppose des termes pour produire un contraste, et l’assonance répète des voyelles.

7. Dans un récit, une figure représentant la Justice apparaît sous les traits d’une femme tenant une balance. Quelle figure de style est employée ?

Une métonymie
Une comparaison
Une allégorie
Une personnification

Une allégorie

Explication

L’allégorie représente une idée abstraite sous une forme humaine ou animale. La personnification attribuerait des qualités humaines à un objet inanimé, la comparaison établirait un parallèle explicite et la métonymie remplacerait un terme par un autre qui lui est lié.

8. Dans un poème, le vent « murmure » à une maison vide, sans prendre la forme d’un personnage. Quelle figure repose sur ce procédé ?

Une personnification
Une allégorie
Une métonymie
Une animalisation

Une personnification

Explication

La personnification attribue des qualités ou comportements humains à un objet inanimé, comme le fait de murmurer. L’allégorie représente une idée abstraite sous forme humaine ou animale, l’animalisation compare un humain à un animal et la métonymie repose sur une relation entre deux termes.

9. Dans « Toute la salle a applaudi », le nom du lieu désigne les personnes qui s’y trouvent. Quelle figure de substitution est employée ?

Une allégorie
Une comparaison
Une personnification
Une métonymie

Une métonymie

Explication

La métonymie remplace un terme par un autre en raison de la relation qui les unit, ici le lieu par les personnes qu’il contient. L’allégorie représente une idée abstraite, la personnification prête des qualités humaines à un objet et la comparaison établit un parallèle à l’aide d’un mot-outil.

10. Pour donner plus de force à son propos, une rédactrice juxtapose « la peur, la colère, la stupeur et la révolte ». Quel procédé utilise-t-elle ?

Un euphémisme
Une gradation
Une hyperbole
Une accumulation

Une accumulation

Explication

L’accumulation juxtapose une série de termes afin de donner force et relief à une idée, sans exiger une progression d’intensité. La gradation ordonne les termes selon leur intensité, l’hyperbole exagère et l’euphémisme adoucit une idée brutale.

11. Un témoin affirme : « J’ai attendu un siècle devant la porte », alors que l’attente a duré quelques minutes. Quelle figure amplifie ainsi la durée ?

Une litote
Une gradation
Une hyperbole
Un euphémisme

Une hyperbole

Explication

L’hyperbole exagère ou amplifie une idée : l’attente de quelques minutes est présentée comme un siècle. La gradation ordonne plusieurs termes, l’euphémisme adoucit une idée et la litote dit moins pour laisser entendre davantage.

12. Après une longue absence, une personne dit à son ami : « Je ne suis pas mécontent de te revoir », pour exprimer une joie marquée sans l’énoncer directement. Quelle figure emploie-t-elle ?

Une hyperbole
Une gradation
Une litote
Un euphémisme

Une litote

Explication

La litote consiste à dire moins pour laisser entendre beaucoup plus, comme l’expression atténuée « pas mécontent » qui suggère une joie réelle. L’hyperbole amplifie explicitement, l’euphémisme adoucit une idée brutale et la gradation ordonne des termes selon leur intensité.

13. Dans un discours, une oratrice enchaîne « il murmure, il parle, il crie, il hurle » en faisant croître l’intensité. Quel procédé structure cette énumération ?

Une hyperbole
Un euphémisme
Une gradation ascendante
Une accumulation

Une gradation ascendante

Explication

La gradation ordonne les termes selon une intensité croissante ou décroissante ; ici, l’intensité augmente de « murmure » à « hurle ». L’accumulation juxtapose des termes sans imposer cette progression, l’hyperbole exagère une idée et l’euphémisme l’adoucit.

14. Dans un poème, un vers se termine par « espoir » et le vers suivant commence par « espoir ». Quelle figure est employée ?

Une épanadiplose
Un chiasme
Une épiphrase
Une anadiplose

Une anadiplose

Explication

L’anadiplose reprend au début d’un segment le dernier mot du segment précédent. L’épanadiplose encadre un même segment, l’épiphrase répète à la fin et le chiasme inverse une structure.

15. Une phrase commence et se termine par le groupe de mots « au loin », sans que ce groupe apparaisse entre les deux. Quelle figure décrit cette répétition ?

Une épiphrase
Une anadiplose
Une épanadiplose
Un chiasme

Une épanadiplose

Explication

L’épanadiplose répète un mot ou un groupe de mots au début et à la fin d’un même segment. L’anadiplose relie deux segments, l’épiphrase répète en fin et le chiasme repose sur une inversion de structure.

16. Dans une formule, les éléments apparaissent d’abord dans l’ordre « servir puis commander », puis dans l’ordre « commander puis servir ». Quelle figure repose sur cette organisation inversée ?

Un chiasme
Une anadiplose
Un parallélisme
Une épanadiplose

Un chiasme

Explication

Le chiasme reprend une même structure en inversant l’ordre de ses éléments. Le parallélisme conserve la structure, tandis que l’anadiplose et l’épanadiplose désignent des procédés de répétition.

17. Après qu’un collègue a commis une erreur importante, une personne lui dit ironiquement : « Quelle précision remarquable ! » Quelle figure caractérise cette formulation ?

Une antiphrase
Une sentence gnomique
Une épiphrase
Une syllepse de sens

Une antiphrase

Explication

L’antiphrase emploie une formulation avec une intention notamment ironique, en faisant entendre un sens contraire au contexte. La sentence gnomique énonce une vérité sous forme de maxime, la syllepse joue sur deux sens d’un même mot et l’épiphrase répète en fin de segment.

18. Dans « Cette retraite était calme, mais ma retraite intérieure était agitée », le mot « retraite » désigne d’abord un lieu, puis un état d’esprit. Quelle figure repose sur cet emploi ?

Une syllepse de sens
Une antiphrase
Une sentence gnomique
Une épiphrase

Une syllepse de sens

Explication

La syllepse de sens emploie un même mot dans deux sens, ici un sens concret et un sens figuré. L’antiphrase repose sur une intention ironique, la sentence gnomique formule une vérité générale et l’épiphrase répète un mot en fin de segment.

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Qu’est-ce qu’une anaphore ?

La répétition d’un mot ou groupe de mots au début de phrases ou de vers successifs.

Quel son l’assonance répète-t-elle ?

Un son vocalique, c’est-à-dire une voyelle.

Quel son l’allitération répète-t-elle ?

Un son consonantique, c’est-à-dire une consonne.

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