QCM : Rousseau et la perfectibilité humaine (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans la question « L’homme naît-il ce qu’il doit devenir ? », quelle distinction Rousseau met-il en jeu ?

La distinction entre l’éducation de l’homme et son obéissance aux lois
La distinction entre le changement de l’homme et la norme de ce changement
La distinction entre les facultés naturelles et les institutions politiques
La distinction entre l’origine de l’homme et son appartenance à la société

La distinction entre le changement de l’homme et la norme de ce changement

Explication

La question distingue le fait que l’homme change de la question de savoir selon quelle norme ce changement devrait s’accomplir. L’éducation et l’obéissance aux lois relèvent d’un autre problème et ne rendent pas compte de cette distinction.

2. Pour Rousseau, que signifie chercher à se connaître soi-même ?

Remplacer ses dispositions personnelles par les normes de la société
Évaluer ses capacités en les comparant à celles des autres hommes
Découvrir ce que l’on est en observant ses comportements naturels
Devenir celui qu’on cherche à connaître, au-delà de la simple découverte de ce que l’on est

Devenir celui qu’on cherche à connaître, au-delà de la simple découverte de ce que l’on est

Explication

La recherche de soi implique de devenir celui qu’on cherche à connaître, et ne se limite donc pas à se découvrir tel qu’on est. L’observation de ses comportements peut aider à se connaître, mais elle ne résume pas cette démarche.

3. Selon Rousseau, qu’est-ce qui distingue la conduite humaine de celle de l’animal face à une impulsion naturelle ?

L’homme peut acquiescer à l’impulsion ou y résister, tandis que l’animal obéit à la nature
L’homme agit selon les lois sociales, tandis que l’animal suit les habitudes de son groupe
L’homme et l’animal résistent à l’impulsion lorsqu’elle contrarie leur intérêt
L’homme suit l’impulsion par instinct, tandis que l’animal peut choisir de lui résister

L’homme peut acquiescer à l’impulsion ou y résister, tandis que l’animal obéit à la nature

Explication

Rousseau distingue l’homme par l’indétermination de son action : il peut suivre l’impulsion naturelle ou lui résister, alors que l’animal obéit à la nature. L’idée que l’animal peut choisir de résister inverse précisément la distinction.

4. Que désigne la perfectibilité chez Rousseau ?

L’état de perfection que l’être humain atteint par son développement
La capacité humaine de se perfectionner ou de s’affaiblir
La faculté de raisonner en reliant les mots aux idées
La tendance humaine à suivre les impulsions de la nature

La capacité humaine de se perfectionner ou de s’affaiblir

Explication

La perfectibilité est une capacité humaine de transformation qui peut mener aussi bien au perfectionnement qu’à l’affaiblissement. Elle ne désigne pas un état de perfection déjà atteint.

5. Que désigne la transmission dans le développement humain ?

La capacité d’une génération à perfectionner directement les facultés de l’espèce
Le développement des facultés et des dispositions au cours de la formation individuelle
Le déplacement des limites humaines par l’accumulation d’expériences personnelles
La réception d’un acquis qu’une personne n’a pas obtenu par elle-même depuis son commencement

La réception d’un acquis qu’une personne n’a pas obtenu par elle-même depuis son commencement

Explication

La transmission permet à une personne de recevoir un acquis qu’elle n’a pas acquis elle-même dès le début de son existence. Le développement des facultés au cours de la formation relève plutôt de la définition de l’éducation.

6. Quelles limites humaines la finitude désigne-t-elle notamment ?

La dépendance sociale, le luxe et les besoins artificiels
La perte des traditions, des savoirs et de la culture
La mort, la maladie et les limites de l’esprit
L’absence de langage, de raison et de facultés acquises

La mort, la maladie et les limites de l’esprit

Explication

La finitude humaine renvoie à des limites fondamentales, notamment la mort, la maladie et les limites de l’esprit. La dépendance sociale et les besoins artificiels relèvent plutôt de la réflexion sur la civilisation.

7. Quel rôle la perfectibilité joue-t-elle dans la condition humaine, malgré la vulnérabilité de l’homme ?

Elle aide l’homme à conserver ses acquis en le protégeant contre un retour à un état inférieur.
Elle permet à l’homme de se développer et de se façonner, tout en rendant possible la perte de ses acquis.
Elle compense le manque de qualités naturelles en garantissant une amélioration continue de l’homme.
Elle conduit l’homme à dépasser ses limites naturelles en écartant les exigences morales liées à son humanité.

Elle permet à l’homme de se développer et de se façonner, tout en rendant possible la perte de ses acquis.

Explication

La perfectibilité rend possible le développement et la fabrication de soi, mais cette puissance comporte le risque de perdre ses acquis et de déchoir. L’idée qu’elle garantit une amélioration continue est erronée, car elle peut aussi conduire à une régression.

8. En quoi la conception rousseauiste de l’histoire diffère-t-elle d’une téléologie historique ?

Elle est commandée par la liberté humaine, sans garantir un progrès vers une fin déterminée.
Elle suit un plan général qui conduit nécessairement l’humanité vers des finalités définies.
Elle résulte de la transmission des acquis, qui oriente l’humanité vers un terme commun.
Elle dépend du développement des facultés, qui assure une amélioration morale continue.

Elle est commandée par la liberté humaine, sans garantir un progrès vers une fin déterminée.

Explication

Pour Rousseau, la liberté humaine commande l’histoire, de sorte qu’elle ne constitue pas nécessairement un progrès vers une finalité prédéterminée. Une téléologie historique, au contraire, suppose que l’histoire tend vers la réalisation de certaines finalités.

9. Selon Rousseau, quelle conséquence le développement des facultés humaines peut-il avoir sur les relations entre les hommes ?

Il réduit les besoins individuels et rapproche les hommes de l’innocence propre à l’état naturel.
Il transforme les dépendances sociales en progrès moral assuré pour l’ensemble des hommes.
Il supprime les comparaisons sociales et rend les hommes moins dépendants de leurs propres créations.
Il multiplie les désirs et les comparaisons, ce qui accroît les dépendances et favorise l’apparition de vices ou de vertus.

Il multiplie les désirs et les comparaisons, ce qui accroît les dépendances et favorise l’apparition de vices ou de vertus.

Explication

L’essor des facultés ouvre de nouvelles possibilités et nourrit les désirs ainsi que les comparaisons, ce qui intensifie les dépendances et peut faire émerger des vices comme des vertus. Le développement de la civilisation ne garantit pas un progrès moral, contrairement à l’idée d’une amélioration assurée.

10. Une éducatrice veut que la formation d’un jeune favorise son autonomie plutôt que sa corruption. Quel problème doit-elle examiner en priorité ?

Les conditions dans lesquelles le développement de l’individu conduit à son accomplissement et à son émancipation
Les moyens de transmettre à l’individu les acquis accumulés par les générations précédentes
Les méthodes qui réduisent les dépendances créées par le développement de la civilisation
Les circonstances permettant à l’espèce humaine de déplacer les limites de sa finitude

Les conditions dans lesquelles le développement de l’individu conduit à son accomplissement et à son émancipation

Explication

L’éducation doit être pensée à partir des conditions qui orientent le devenir de l’individu vers l’accomplissement et l’émancipation plutôt que vers la corruption. La transmission des acquis entre générations concerne un autre enjeu, celui de la conservation des acquisitions collectives.

11. Quelle caractéristique distingue la conception rousseauiste de la recherche de soi d’une simple découverte de son identité ?

Elle vise à se conformer à une norme définie par la société.
Elle suppose de renoncer à toute transformation personnelle.
Elle implique de devenir celui que l’on cherche à connaître.
Elle consiste à retrouver une identité fixée dès la naissance.

Elle implique de devenir celui que l’on cherche à connaître.

Explication

Chez Rousseau, la recherche de soi engage un devenir : il s’agit de devenir celui que l’on cherche à connaître. La découverte d’une identité déjà fixée dès la naissance réduit cette démarche à un constat et manque cette dimension de transformation.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Rousseau et la perfectibilité humaine.

Que distingue Rousseau dans la question « L’homme naît-il ce qu’il doit devenir ? » ?

La question du changement et celle de la norme de ce changement.

En quoi consiste la recherche de soi selon Rousseau ?

À devenir celui qu’on cherche à connaître.

Selon Rousseau, qu’est-ce que la perfectibilité humaine ?

La capacité humaine de se perfectionner ou de s’affaiblir.

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