★ À maîtriser
L’Égypte couvre environ 1 000 000 km², mais moins de 5 % de son territoire est habitable et cultivable, principalement le long du Nil.
Les quatre grandes régions de l’Égypte sont :
Compléments
Le désert oriental, situé entre le Nil et la mer Rouge, est montagneux et possède des carrières de pierres dures et d’or exploitées dès l’Antiquité.
Le désert occidental est ponctué des oasis suivantes :
La péninsule du Sinaï, à l’est du Delta, est une zone de transition vers le Proche-Orient exploitée notamment pour le cuivre et la turquoise.
★ À maîtriser
Nagada II, vers 3500–3200 av. J.-C., est marquée par l’intensification des échanges avec la Mésopotamie et le Levant, le développement de l’artisanat spécialisé et l’affirmation de centres de pouvoir régionaux à Hiérakonpolis, Nagada et Abydos.
Nagada III, vers 3200–3100 av. J.-C., aussi appelée période prédynastique tardive ou Dynastie 0, voit progresser la centralisation politique, apparaître l’écriture hiéroglyphique et émerger les premiers souverains unificateurs.
La période thinite comprend les dynasties I–II et correspond à l’unification du royaume du Nord, dans le Delta, et du royaume du Sud, dans la vallée du Nil.
L’Ancien Empire, dynasties III–VI, voit s’affirmer un pouvoir royal fortement centralisé et divinisé, se développer les grandes pyramides de Djéser, Khéops, Khéphren et Mykérinos, et se mettre en place les canons esthétiques égyptiens.
La Première période intermédiaire, dynasties VII–XI, est marquée par l’affaiblissement du pouvoir central, la fragmentation politique, la multiplication des pouvoirs locaux des nomarques et des crises économiques et sociales.
Le Moyen Empire, dynasties XI–XIII, commence avec le retour à la stabilité monarchique sous Montouhotep II, prince de Thèbes, qui met fin à la Première période intermédiaire.
La Deuxième période intermédiaire, dynasties XIII–XVII, est marquée par la division de l’Égypte en plusieurs royaumes, l’installation des Hyksôs dans le Delta sous les XVᵉ–XVIᵉ dynasties et le maintien de dynasties locales en Haute-Égypte, notamment à Thèbes.
Le Nouvel Empire, dynasties XVIII–XX, est marqué par l’expansion de l’Égypte au Levant et en Nubie, l’apogée de la puissance pharaonique sous Thoutmôsis III, Aménophis III et Ramsès II, ainsi que par un rayonnement artistique et religieux exceptionnel incluant l’épisode amarnien.
La Troisième période intermédiaire, dynasties XXI–XXV, est marquée par la fragmentation du pouvoir et par des invasions libyenne, nubienne ou koushite, puis assyrienne, suivies plus tard par la conquête perse.
Compléments
Nagada I, vers 4000–3500 av. J.-C., voit apparaître une élite sociale identifiable par des objets de valeur dans les sépultures, notamment des céramiques fines, des parures et des objets importés.
Sous la période thinite, Abydos est une nécropole royale et un lieu de légitimation dynastique, tandis que Memphis devient une capitale administrative à la jonction des deux royaumes.
Sous la XIIᵉ dynastie, la capitale est déplacée vers le Fayoum et le pouvoir royal se réaffirme progressivement.
Durant la Troisième période intermédiaire, le retour aux modèles artistiques de l’Ancien et du Moyen Empire constitue un archaïsme qui affirme la légitimité du pouvoir dans un contexte politique instable.
Le sanctuaire du temple d’Amon à Karnak est construit sous le règne de Thoutmôsis III, vers 1479–1425 av. J.-C.
★ À maîtriser
Le titre royal « Nesout-bity », littéralement « celui du Jonc et de l’Abeille », désigne le roi comme souverain de Haute et Basse Égypte : le roseau représente le Sud et l’abeille le Nord.
Les emblèmes de la Haute et de la Basse Égypte sont respectivement la couronne blanche Hedjet et la couronne rouge Deshret, le lotus et le papyrus, ainsi que la déesse-vautour Nekhbet et la déesse-cobra Ouadjet, dite « de Bouto ».
Les couronnes royales comprennent : la couronne blanche de Haute Égypte, la couronne rouge de Basse Égypte, la double couronne pschent de l’Égypte unifiée, la couronne bleue khépresh dite « de guerre », la couronne atef à usage religieux, notamment associée à Osiris
Le héka, en forme de houlette de berger, symbolise l’autorité du roi sur son peuple, tandis que le nékhakha, ou flagellum, symbolise la fertilité de la terre et le pouvoir royal.
Compléments
Nekhbet et Ouadjet, protectrices respectives de la Haute et de la Basse Égypte, sont souvent représentées ensemble autour du roi ou de son cartouche pour symboliser leur protection conjointe du pays unifié.
Le signe sema du sema-taouy représente une trachée-poumon et symbolise l’unité.
L’uraeus est un cobra dressé placé sur le front du roi, où il le protège en crachant le feu sur ses ennemis.
Roseau au Sud, abeille au Nord : le roi réunit les Deux Terres.
La société de l’Égypte pharaonique est organisée en six niveaux :
Les agriculteurs, ouvriers et esclaves constituent la base de la pyramide sociale et la majorité de la population, tandis que l’élite — cour, prêtres et hauts administrateurs — représente environ 5 % de la population.
Une pyramide sociale : le pharaon au sommet, la majorité de la population à la base.
★ À maîtriser
📌 La barbe postiche droite est associée au pouvoir politique du roi vivant, tandis que la barbe courbe est associée à la nature divine et portée par le roi défunt ou par les dieux.
Compléments
Les sphinx peuvent être placés en avenues devant les temples, comme à Karnak, ou servir de gardiens monumentaux ; leur force léonine est associée à une tête humaine, de bélier ou de faucon selon les cas.
Le sceptre tenu par le roi symbolise la puissance divine qui lui est conférée.
Les dieux sont souvent représentés tenant l’ânkh et le présentant au roi ou le lui insufflant, parfois au niveau des narines, pour lui accorder la vie et leur protection divine.
La queue d’animal, généralement de taureau, est attachée à l’arrière de la ceinture du pagne royal et symbolise la force et la virilité du roi.
Les couronnes composites comprennent : la hemhem, formée de trois couronnes atef superposées et associée à la puissance et au pouvoir guerrier, la couronne d’Amon, ornée de deux hautes plumes, la couronne-vautour, portée notamment par les reines et associée à Nekhbet, la couronne cylindrique bleue de Néfertiti, plate, haute et sans décor, la couronne composite de Néfertari, associant cornes, disque solaire, plumes et modius
Le roi est parfois associé au lion, au taureau ou au scorpion pour exprimer sa puissance physique et guerrière ; ces figures apparaissent dès les débuts de la royauté, notamment avec le roi Scorpion et l’image du taureau victorieux sur la palette de Narmer.
Barbe droite pour le roi vivant, barbe courbe pour le roi défunt ou les dieux.
★ À maîtriser
Le calendrier égyptien comprend trois saisons de quatre mois de trente jours, soit 360 jours, auxquels s’ajoutent 5 jours épagomènes.
Les trois saisons sont :
Le Nil est une voie de communication : les bateaux à voile remontent vers le sud grâce au vent dominant du nord, tandis que la descente se fait à la rame ou au fil du courant.
Compléments
Le lever héliaque de Sirius, appelée Sothis par les Grecs et Sopdet en égyptien, annonce la crue du Nil et sert de repère au calendrier.
Le Nil donne accès à la pêche et aux routes de l’or des mines du désert oriental et de Nubie.
Akhet inonde, Peret sème, Chémou récolte.
★ À maîtriser
Compléments
Le roi doit écarter les catastrophes, garantir la prospérité et honorer les dieux en son nom.
Théoriquement, le roi est le seul à officier dans tous les temples.
★ À maîtriser
Compléments
Les princesses et les chefs nubiens sont figurés agenouillés ou ligotés.
Les produits nubiens cités sont :
Les Neuf Arcs sont figurés sur : les semelles de sandales, les repose-pieds, les marchepieds du trône
Le roi piétine les peuples ennemis figurés sous ses sandales.
★ À maîtriser
Compléments
Les matériaux cités pour la statuaire sont :
Les matériaux cités pour l’architecture sont :
Les pierres semi-précieuses citées sont :
La galène sert à produire le khôl noir et la malachite fournit un pigment vert pour la cosmétique.
★ À maîtriser
Manéthon de Sebennytos rédige les Aegyptiaca en trois volumes sous Ptolémée Ier et Ptolémée II, à partir des archives royales, des bibliothèques et des temples.
Manéthon de Sebennytos divise l’histoire égyptienne en 30 dynasties, découpage encore utilisé. - Aegyptiaca
Vers 450 av. J.-C., Hérodote visite l’Égypte jusqu’à Éléphantine et rapporte des anecdotes sur la géographie, la faune, la flore, la vie quotidienne et la religion dans L’Enquête, livre II.
Compléments
Le texte des Aegyptiaca est perdu et connu uniquement par des citations de Flavius Josèphe, Africanus et Eusèbe. - Manéthon de Sebennytos
La Pierre de Palerme est un fragment en basalte ou diorite noire portant des annales royales de l’Ancien Empire, datées de la Ve dynastie ; d’autres fragments sont conservés au Caire et au Petrie Museum de Londres.
La Table de Karnak, dans le temple d’Amon, date du règne de Thoutmosis III et montre le roi faisant offrande à environ 61 prédécesseurs, dont des rois secondaires.
La Table d’Abydos, dans le temple de Séti Ier, représente Séti et son jeune fils, le futur Ramsès II, honorant 76 cartouches de Narmer à Séti Ier.
La Table de Saqqara, dans la tombe du scribe royal Tjouneroy, conserve 58 cartouches.
Le Canon royal de Turin est un papyrus ramesside d’environ 1200 av. J.-C., écrit en hiératique au dos d’un papyrus administratif.
Manéthon raconte l’histoire ; les listes royales archéologiques alignent les souverains.
★ À maîtriser
Vers 5400–4500 av. J.-C., les plus anciens établissements humains connus en Égypte se trouvent dans :
le Fayoum
associé à la culture du Fayoum A
à Mérimdé Beni Salamé
à l’extrémité occidentale du Delta
Les communautés néolithiques maîtrisent l’agriculture du blé et de l’orge, l’élevage, la céramique et le stockage en silos ; le « paquet néolithique » de céréales et d’ovicaprins vient du Proche-Orient.
Les mutations économiques des Ve et IVe millénaires font apparaître des centres politiques en Haute-Égypte, où se forme l’État plutôt que dans le Delta.
Vers 4000–3500 av. J.-C., Nagada I, ou Amratien, se caractérise par une nette hiérarchisation sociale, des habitats en dur et des bâtiments de stockage collectifs.
Vers 3500–3200 av. J.-C., Nagada II, ou Gerzéen, accentue la hiérarchisation sociale et s’étend dans la vallée du Nil jusqu’à absorber la Basse-Égypte.
Compléments
En Basse-Égypte, les sociétés agro-pastorales néolithiques restent faiblement hiérarchisées, sans chef identifiable ni tombes différenciées.
Les trois grands pôles de Haute-Égypte sont :
À Nagada I, la production importante de céramique contribue à l’émergence d’une classe dirigeante qui en contrôle l’économie.
Les céramiques de Nagada I comprennent les vases Black-topped, rouges polis à bord noirci, et les vases White cross-lined, rouges à décor blanc géométrique, végétal, animal ou de chasse.
Les tombes de l’élite de Nagada I contiennent des corps richement pourvus, parfois placés dans des cercueils de bois ou d’argile, ainsi que des objets de prestige en ivoire, des palettes à fard en grauwacke, des peignes, des cuillers et des vases en pierre.
La céramique Decorated ware de Nagada II est en pâte marneuse et porte un décor rouge-brun représentant notamment des bateaux, des animaux du désert, des arbres et des figures humaines, dont une femme aux bras levés.
À Nagada II, les premières nécropoles apparaissent à l’extérieur des villages, séparant l’espace des vivants de celui des morts.
À Nagada II, les sépultures évoluent de la fosse ovale vers la fosse rectangulaire, parfois compartimentée ou revêtue de briques crues.
Fayoum et Mérimdé → Nagada I → Nagada II : la hiérarchie s’accentue.
★ À maîtriser
Vers 3300–3100 av. J.-C., Abydos prédomine sur les autres principautés de Haute-Égypte et un pouvoir monarchique émerge puis se diffuse vers la Basse-Égypte.
La tombe U-j d’Abydos est la plus grande de sa nécropole et contenait des vases en pierre, de la céramique, environ 700 à 800 cruches de vin importées du Levant et réparties dans trois pièces, ainsi que 160 petites étiquettes portant les plus anciennes inscriptions connues.
Le commerce avec le Nord et le Levant permet à l’élite de Haute-Égypte d’étendre son influence culturelle vers la Basse-Égypte.
Vers 3100 av. J.-C., Narmer, fondateur de la Ire dynastie, unifie la Haute et la Basse-Égypte ; il est représenté sur la palette de Narmer, trouvée à Hiérakonpolis et conservée au Musée égyptien du Caire.
Compléments
La première nécropole royale d’Abydos est associée à la dynastie 0 et au roi Scorpion.
Dans l’iconographie royale prédynastique, le roi peut être représenté comme un homme, un animal tel qu’un taureau, un lion ou un faucon, ou une figure hybride.
Les scènes des palettes et des têtes de massue cérémonielles sont organisées en registres horizontaux.
Sur la tête de massue de Narmer, le roi trône dans le registre médian sur un podium sous un dais, est protégé par la déesse vautour Nekhbet et reçoit un dignitaire installé sur une chaise à porteurs.
Le commerce avec le Nord et le Levant renforce l’influence de l’élite de Haute-Égypte.
★ À maîtriser
Compléments
Les premiers exemples de sculpture monumentale dans l’art égyptien sont les stèles funéraires des rois des deux premières dynasties.
Les premiers pharaons sont représentés par leur nom royal inscrit dans un serekh surmonté du faucon d’Horus, protecteur de la monarchie, sur une façade de palais.
★ À maîtriser
Compléments
Deux bornes en forme de B, placées au centre de la grande cour du complexe de Djéser, servaient certainement à la course rituelle.
Le temple funéraire accolé à la façade nord de la pyramide recevait les offrandes destinées à la survie du défunt dans l’au-delà.
Les premières sculptures en ronde-bosse apparaissent sous le règne de Djéser.
★ À maîtriser
Compléments
Les attributs codifiés du roi comprennent :
Les types de statues royales sous l’Ancien Empire comprennent : le roi debout pieds joints, le roi debout en marche avec le pied gauche en avant, le roi assis sur un trône avec le pagne royal ou le manteau Heb-Sed, le roi en sphinx, le roi en groupe familial ou divin, le roi agenouillé en offrande, le roi accroupi en roi enfant avec une main sur la bouche
La statue privée représente le ka et permet au défunt de continuer à vivre dans l’au-delà grâce à la nourriture et aux privilèges qui lui sont apportés.
L’emplacement prévu dans le monument funéraire détermine la typologie de la statue privée.
Les statues privées ont peu de mouvement et cherchent souvent à reproduire les caractéristiques physiques de leur propriétaire afin de favoriser sa résurrection.
Le répertoire de la statuaire privée comprend une cinquantaine d’attitudes, notamment debout, assis, agenouillé, en groupe familial ou en statue individuelle, et les femmes y sont peu nombreuses.
La posture, les attributs et les inscriptions des statues privées traduisent le prestige et la fonction de l’individu.
L’Ancien Empire, de la IIIe à la VIe dynastie, s’étend approximativement de 2700 à 2200 av. J.-C.
La statue royale présente le souverain ; la statue privée soutient le culte du défunt.
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2. Quelles sont les quatre grandes régions géographiques de l’Égypte ancienne ?
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Quelle superficie couvre environ l’Égypte ?
Environ 1 000 000 km².
Quelle part du territoire égyptien est habitable et cultivable ?
Moins de 5 %.
Quelles sont les quatre grandes régions de l’Égypte ?
La vallée du Nil et son Delta, les déserts oriental et occidental, et le Sinaï.
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