QCM : Rythmes de la prose (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception Anne Herschberg Pierrot propose-t-elle de la ponctuation et du rythme dans la prose ?

Ils indiquent surtout les règles de versification propres à la poésie.
Ils servent principalement à distinguer les genres narratifs des genres dramatiques.
Ils organisent la longueur des paragraphes sans intervenir dans le sens.
Ils mettent le sens en forme et concernent primordialement la prose.

Ils mettent le sens en forme et concernent primordialement la prose.

Explication

Anne Herschberg Pierrot considère la ponctuation et le rythme comme des mises en forme du sens, particulièrement dans la prose. Cette conception ne les réduit pas à des outils de versification, qui relèvent d’un autre cadre.

2. Une analyse étudie comment les signes de ponctuation structurent le rythme d’une phrase en prose ; quel objet examine-t-elle ?

La prosodie de la parole, indépendamment de la ponctuation.
La métrique du vers, plutôt que la construction de la phrase.
La disposition des paragraphes, plutôt que le rythme phrastique.
Le rythme de la phrase en prose, plutôt que celui du vers.

Le rythme de la phrase en prose, plutôt que celui du vers.

Explication

L’analyse de la ponctuation considérée ici porte sur le rythme de la phrase en prose. Le rythme du vers appartient à un autre cadre d’analyse, et non à l’objet décrit dans la question.

3. Qu’est-ce qui caractérise la période en tant qu’unité de discours ?

Une succession de phrases courtes indépendantes, réunies par leur thème.
Une phrase complexe formant une unité de syntaxe, de souffle et de sens.
Une phrase simple dont la ponctuation suffit à produire une cadence complète.
Une suite de propositions juxtaposées qui ne forme pas de sens d’ensemble.

Une phrase complexe formant une unité de syntaxe, de souffle et de sens.

Explication

La période est une phrase complexe qui constitue une unité syntaxique, respiratoire et sémantique. Une simple juxtaposition de phrases courtes indépendantes correspond plutôt au style coupé.

4. Quel effet la période produit-elle sur l’esprit de l’auditeur ou du lecteur pendant son déroulement ?

Elle lui fait perdre le fil en multipliant les changements de sujet.
Elle le maintient dans l’attente de la fin de la phrase.
Elle détourne son attention vers des phrases brèves sans lien entre elles.
Elle lui permet de saisir le sens complet dès les premiers mots.

Elle le maintient dans l’attente de la fin de la phrase.

Explication

La période soutient l’attention en laissant l’auditeur ou le lecteur en suspens jusqu’à la fin de la phrase. Elle ne donne donc pas nécessairement le sens complet dès son début.

5. Dans l’organisation d’une période, comment se répartissent la protase et l’apodose ?

La protase ouvre une phrase indépendante et l’apodose en ouvre une autre.
La protase désigne la pause centrale et l’apodose la ponctuation finale.
La protase forme la partie ascendante et l’apodose la partie descendante.
La protase forme la partie descendante et l’apodose la partie ascendante.

La protase forme la partie ascendante et l’apodose la partie descendante.

Explication

La protase est la partie ascendante de la période, tandis que l’apodose en constitue la partie descendante. Inverser ces rôles confond les deux moments du mouvement périodique.

6. Un passage enchaîne des phrases brèves dont les éléments sont indépendants et sans liaison réciproque ; quel type d’écriture le caractérise ?

La période carrée, définie par quatre membres cadencés.
Le style coupé, fondé sur la juxtaposition de parties indépendantes.
La période, qui rassemble ses parties en une unité syntaxique et de sens.
Le style ample, qui maintient le sens en suspens jusqu’à la fin.

Le style coupé, fondé sur la juxtaposition de parties indépendantes.

Explication

Le style coupé juxtapose des phrases courtes dont les parties sont indépendantes et sans liaison réciproque. La période, au contraire, forme une unité syntaxique et de sens.

7. Comment Anne Herschberg Pierrot définit-elle le rythme linguistique ?

Comme une succession régulière de syllabes de même durée, indépendamment des accents.
Comme une alternance de temps forts et faibles déterminée par l’organisation accentuelle de l’énoncé.
Comme une répétition de signes de ponctuation qui fixe la longueur des phrases.
Comme une organisation de rimes qui répartit les accents dans un vers.

Comme une alternance de temps forts et faibles déterminée par l’organisation accentuelle de l’énoncé.

Explication

Pour Anne Herschberg Pierrot, le rythme linguistique repose sur l’alternance de temps forts et faibles déterminée par les accents de l’énoncé. Une régularité de durée syllabique indépendante des accents ne correspond pas à cette définition.

8. Quel rôle joue le retour périodique des accents syntaxiques dans l’organisation du rythme ?

Il marque la fin de chaque groupe par un signe de ponctuation obligatoire.
Il délimite des mesures rythmiques séparées par des pauses plus ou moins fortes, ponctuées ou non.
Il remplace les accents de l’énoncé par une cadence fondée sur les rimes.
Il répartit les mots en unités de longueur égale, sans pauses intermédiaires.

Il délimite des mesures rythmiques séparées par des pauses plus ou moins fortes, ponctuées ou non.

Explication

Le retour périodique des accents syntaxiques délimite des mesures rythmiques, séparées par des pauses d’intensité variable. Ces pauses peuvent être matérialisées par la ponctuation, mais celle-ci n’est pas nécessaire pour les signaler.

9. Dans une phrase dont les groupes rythmiques croissent et dont l’apodose dépasse la protase en longueur, quelle cadence est produite ?

Une cadence mineure, dite régressive
Une cadence majeure, dite progressive
Une cadence régulière, fondée sur des groupes égaux
Une cadence suspendue, sans apodose développée

Une cadence majeure, dite progressive

Explication

La cadence majeure, ou progressive, se caractérise par des groupes rythmiques croissants ou par une apodose plus longue que la protase. Une apodose plus courte correspondrait plutôt à une cadence mineure.

10. Quel effet caractérise une cadence mineure lorsque l’apodose est plus courte que la protase ?

Elle équilibre les deux parties en groupes de même longueur
Elle prolonge la phrase par une apodose développée
Elle met en relief la chute de la phrase
Elle suspend la phrase avant que l’apodose ne commence

Elle met en relief la chute de la phrase

Explication

La cadence mineure, dite régressive, repose notamment sur une apodose plus courte et met en relief la chute de la phrase. Une apodose plus longue ferait plutôt penser à une cadence majeure.

11. Quel est le principe général de la forme emphatique ?

Répéter chaque constituant pour rendre la phrase plus régulière
Modifier l’ordre syntaxique habituel pour mettre un élément en évidence
Supprimer les pronoms afin de condenser l’énoncé
Allonger l’apodose pour renforcer la chute de la phrase

Modifier l’ordre syntaxique habituel pour mettre un élément en évidence

Explication

La forme emphatique s’appuie sur une dislocation de la syntaxe habituelle afin de faire ressortir un élément de la phrase. La répétition ou la suppression des pronoms ne définit pas ce principe général.

12. Pour mettre un constituant en évidence au moyen de la construction « c’est… que/qui », quel procédé syntaxique emploie-t-on ?

L’extraction emphatique
La cadence majeure
La dislocation avec pronom de reprise
La structure semi-clivée par détachement seul

L’extraction emphatique

Explication

L’extraction emphatique met un élément en relief grâce à la construction « c’est… que/qui ». La dislocation, elle, détache un constituant et le reprend ou l’annonce par un pronom.

13. Dans une dislocation syntaxique, comment le constituant détaché est-il lié au reste de la phrase ?

Il est remplacé par un groupe rythmique croissant
Il est repris ou annoncé par un pronom
Il est coordonné à une apodose plus longue
Il est encadré par « c’est… que/qui »

Il est repris ou annoncé par un pronom

Explication

La dislocation place un constituant en tête ou en fin de phrase, puis le reprend ou l’annonce au moyen d’un pronom. L’encadrement par « c’est… que/qui » relève plutôt de l’extraction emphatique.

14. Face à une phrase construite de manière non linéaire, quel aspect peut-on notamment commenter dans son interprétation ?

L’oralité, la subjectivité ou les émotions du locuteur
La longueur de l’apodose par rapport à la protase
La reprise pronominale d’un constituant détaché
La capacité du rythme à définir un poème en prose

L’oralité, la subjectivité ou les émotions du locuteur

Explication

Une structuration non linéaire appelle notamment un commentaire sur l’oralité, la subjectivité ou les émotions du locuteur. Le rôle du rythme dans le poème en prose est un autre aspect de la construction des phrases.

15. Quel rôle le rythme de la phrase peut-il jouer dans un texte argumentatif ?

Il peut imposer une structure syntaxique linéaire
Il peut lui conférer une puissance rhétorique
Il peut transformer une extraction en dislocation
Il peut faire du texte une cadence mineure

Il peut lui conférer une puissance rhétorique

Explication

Le rythme de la phrase peut donner une puissance rhétorique à un texte argumentatif. Il ne transforme pas pour autant les procédés syntaxiques d’emphase les uns en les autres.

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Selon quelle autrice la ponctuation et le rythme sont-ils des mises en forme du sens ?

Anne Herschberg Pierrot.

Selon Anne Herschberg Pierrot, quelle forme concerne primordialement la ponctuation et le rythme ?

La prose.

Qu’est-ce qu’une période en syntaxe ?

Une phrase complexe formant une unité de syntaxe, de souffle et de sens.

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