QCM : Un rêve de Bertrand (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qui assure en 1842 la parution de *Gaspard de la nuit*, recueil de courts poèmes en prose ?

Sainte-Beuve, ami d’Aloysius Bertrand
David d’Angers, ami d’Aloysius Bertrand
Théophile Gautier, ami d’Aloysius Bertrand
Victor Hugo, ami d’Aloysius Bertrand

David d’Angers, ami d’Aloysius Bertrand

Explication

David d’Angers, qui était l’ami de Bertrand, assure la parution du recueil en 1842. Victor Hugo est une figure littéraire de l’époque, mais il n’est pas désigné comme responsable de cette parution.

2. Quelle importance particulière le poème « Un rêve » revêt-il dans *Gaspard de la nuit* ?

C’est le poème le plus long et il annonce l’intérêt romantique pour la nature.
C’est le poème le plus ancien et il annonce l’intérêt réaliste pour la vie sociale.
C’est le poème le plus connu et il annonce l’intérêt surréaliste pour l’inconscient.
C’est le poème d’ouverture et il annonce l’intérêt symboliste pour la musicalité.

C’est le poème le plus connu et il annonce l’intérêt surréaliste pour l’inconscient.

Explication

« Un rêve » est le poème le plus connu du recueil et préfigure l’intérêt des surréalistes pour l’inconscient. Son importance ne tient pas à une annonce du réalisme social, mais à cette ouverture vers les phénomènes inconscients.

3. Quels éléments lexicaux inscrivent le poème dans l’univers de la rêverie ?

Le titre « Une vision », repris à la ligne 8, et le mot « sommeil » à la fin du poème.
Le titre « Une nuit », repris à la ligne 8, et le mot « éveil » à la fin du poème.
Le titre « Un songe », repris à la ligne 8, et le mot « rêve » au début du poème.
Le titre « Un rêve », repris à la ligne 8, et le mot « songe » à la fin du poème.

Le titre « Un rêve », repris à la ligne 8, et le mot « songe » à la fin du poème.

Explication

La reprise du titre « Un rêve » à la ligne 8, puis l’emploi de « songe » à la fin, ancrent le poème dans la rêverie. « Sommeil » peut évoquer le rêve, mais ce n’est pas le terme final qui joue ici ce rôle.

4. Quelle fonction l’épigraphe tirée de *Pantagruel* de Rabelais donne-t-elle à la réflexion sur les rêves ?

Elle présente les rêves comme des récits faciles à traduire.
Elle oppose les rêves humains aux visions des animaux.
Elle souligne qu’il est difficile de comprendre les rêves.
Elle affirme que les rêves annoncent clairement l’avenir.

Elle souligne qu’il est difficile de comprendre les rêves.

Explication

L’épigraphe « J’ai rêvé tant et plus, mais je n’y entends note » met en avant la difficulté d’interpréter les rêves. Elle ne les présente pas comme des messages transparents annonçant l’avenir.

5. Comment la forme du poème en prose articule-t-elle l’organisation du récit du rêve et son caractère illogique ?

Les paragraphes interrompent le récit, tandis que les connecteurs suppriment les changements d’images.
Les paragraphes et les connecteurs organisent le récit, tandis que les glissements d’images en imitent l’incohérence.
Les paragraphes et les connecteurs rendent le rêve parfaitement logique, tandis que les images en confirment l’ordre.
Les paragraphes reproduisent une chronologie réelle, tandis que les images excluent toute surimpression.

Les paragraphes et les connecteurs organisent le récit, tandis que les glissements d’images en imitent l’incohérence.

Explication

Les paragraphes et les connecteurs donnent une organisation au récit, alors que les glissements et les surimpressions d’images font sentir la logique défaillante du rêve. Dire que les images confirment un ordre parfaitement logique confond structure narrative et cohérence onirique.

6. Dans « ainsi j’ai vu, ainsi je raconte », que révèle l’alternance entre le passé composé et le présent d’énonciation ?

Le narrateur observe le rêve depuis l’extérieur et en délègue le récit à un autre personnage.
Le narrateur est témoin du rêve par le verbe « voir » et devient son conteur par le présent.
Le narrateur décrit d’abord le rêve comme une fiction puis le corrige à partir de faits réels.
Le narrateur imagine le rêve au présent et le rapporte ensuite comme un souvenir incertain.

Le narrateur est témoin du rêve par le verbe « voir » et devient son conteur par le présent.

Explication

Le passé composé associé à « voir » présente le narrateur comme témoin de son rêve, tandis que le présent fait de lui celui qui le raconte. L’énoncé ne suggère pas qu’il délègue le récit à un autre personnage.

7. Quelle opposition structure le décor fantastique entre nature et architecture ?

La nature évoque un univers chrétien, tandis que l’architecture moyenâgeuse évoque un univers païen.
La nature et l’architecture moyenâgeuse renvoient toutes deux à un univers païen.
La nature et l’architecture moyenâgeuse renvoient toutes deux à un univers chrétien.
La nature évoque un univers païen, tandis que l’architecture moyenâgeuse évoque un univers chrétien.

La nature évoque un univers païen, tandis que l’architecture moyenâgeuse évoque un univers chrétien.

Explication

Le décor associe la nature à l’univers païen et l’architecture moyenâgeuse à l’univers chrétien. L’inversion de ces deux associations constitue une confusion plausible, mais ne correspond pas à cette opposition.

8. Quels éléments contribuent à l’atmosphère mystérieuse du récit ?

Une abbaye lézardée par la lune, un jardin aux allées régulières et le Morimont.
Un château lézardé par la lune, une forêt aux sentiers tortueux et une place de marché.
Une abbaye lézardée par la lune, une forêt aux sentiers tortueux et le Morimont.
Une abbaye éclairée par le soleil, une forêt aux sentiers droits et le Morimont.

Une abbaye lézardée par la lune, une forêt aux sentiers tortueux et le Morimont.

Explication

L’abbaye marquée par la lune, les sentiers tortueux de la forêt et le Morimont participent ensemble à l’atmosphère mystérieuse. Un jardin aux allées régulières ne remplace pas la forêt inquiétante associée à ce décor.

9. Quels sons composent l’univers sonore du rêve ?

Le tintement d’une cloche, des sanglots de cellule, des cris plaintifs, des rires féroces et des prières apaisantes.
Le glas funèbre d’une cloche, des sanglots de cellule, des cris joyeux, des rires féroces et des prières bourdonnantes.
Le glas d’une cloche, des chants joyeux, des cris de fête, des rires amicaux et des prières silencieuses.
Le glas funèbre d’une cloche, des sanglots de cellule, des cris plaintifs, des rires féroces et des prières bourdonnantes.

Le glas funèbre d’une cloche, des sanglots de cellule, des cris plaintifs, des rires féroces et des prières bourdonnantes.

Explication

Le rêve rassemble des sons funèbres ou menaçants, des sanglots aux prières bourdonnantes. Des chants joyeux et des rires amicaux ne rendent pas compte de cette violence sonore.

10. Que suggèrent les verbes décrivant les victimes liées aux branches d’un chêne et aux rayons d’une roue ?

Ils montrent des travaux pénibles accomplis par les victimes dans un lieu clos.
Ils évoquent différentes tortures et la souffrance des victimes.
Ils décrivent des gestes de fuite qui permettent aux victimes d’échapper au danger.
Ils présentent des rites funéraires qui accompagnent l’ensevelissement des victimes.

Ils évoquent différentes tortures et la souffrance des victimes.

Explication

Les verbes « expirait », « se débattait pendue » et « liait échevelé » renvoient à des supplices et à la souffrance. Une simple fuite ne correspond pas aux victimes attachées aux branches ou à une roue.

11. Quel rôle le pronom tonique « moi » donne-t-il au poète dans les deux derniers paragraphes ?

Il fait du poète le narrateur extérieur qui ne prend pas part à son rêve.
Il fait du poète un rêveur absent des événements qu’il raconte.
Il fait du poète à la fois un témoin et un personnage de son rêve.
Il fait du poète l’accusateur de Dom Augustin et le juge de Marguerite.

Il fait du poète à la fois un témoin et un personnage de son rêve.

Explication

Le pronom « moi » inscrit le poète dans le rêve comme témoin et comme personnage. Il ne reste donc pas un narrateur entièrement extérieur aux événements.

12. Pourquoi Marguerite apparaît-elle comme une figure ambivalente ?

Elle est présentée comme coupable par son amant, tandis que sa robe blanche confirme sa condamnation par l’Inquisition.
Elle est décrite comme victime de l’Inquisition, tandis que sa robe blanche et son prénom suggèrent sa culpabilité.
Elle peut être coupable ou victime si son amant l’a dénoncée à l’Inquisition, tandis que sa robe blanche et son prénom suggèrent la pureté.
Elle peut être coupable ou victime selon son témoignage, tandis que sa robe blanche et son prénom évoquent son pouvoir.

Elle peut être coupable ou victime si son amant l’a dénoncée à l’Inquisition, tandis que sa robe blanche et son prénom suggèrent la pureté.

Explication

Marguerite peut être coupable ou victime si son amant l’a dénoncée, et sa blancheur ainsi que son prénom suggèrent son innocence. La traiter comme nécessairement coupable efface cette ambiguïté et contredit le signe de pureté.

13. Après le « mais » qui introduit le retournement final, quelle suite d’événements conduit le poète vers d’autres songes à l’approche du réveil ?

Le bourreau s’éloigne, les torches éclairent la foule et les ruisseaux se retirent avant le réveil.
La barre du bourreau se brise, les torches s’éteignent sous la pluie et la foule se mêle aux ruisseaux débordés.
La foule brise les torches, le bourreau disparaît dans les ruisseaux et la pluie annonce un nouveau rêve.
La pluie cesse, les torches se rallument et la foule se rassemble autour de la barre intacte.

La barre du bourreau se brise, les torches s’éteignent sous la pluie et la foule se mêle aux ruisseaux débordés.

Explication

Le retournement associe la barre brisée, l’extinction des torches par la pluie et la confusion de la foule avec les ruisseaux, avant la poursuite d’autres songes. L’idée que les torches se rallument inverse leur extinction sous la pluie.

14. Que suggère la formule « et je poursuivais d’autres songes vers le réveil » sur le pouvoir de l’imagination et de la poésie ?

Elles ramènent le poète à un souvenir unique et stable avant son réveil.
Elles mettent fin aux images du rêve en rétablissant un récit réaliste et continu.
Elles transforment les visions en une explication cohérente qui élimine leur étrangeté.
Elles prolongent la création en faisant surgir une pluralité d’images surprenantes.

Elles prolongent la création en faisant surgir une pluralité d’images surprenantes.

Explication

La formule fait entendre que l’imagination et la poésie poursuivent la création de songes et d’images inattendues. L’interprétation d’une explication cohérente qui dissiperait l’étrangeté réduit à tort cette pluralité d’images.

15. Comment le rêve et l’écriture contribuent-ils à la représentation des pulsions violentes ?

Ils les dissimulent en empêchant toute représentation de la violence.
Ils jouent un rôle cathartique en permettant d’expulser ces pulsions.
Ils renforcent ces pulsions en les transformant en actes dans le monde réel.
Ils les convertissent en règles morales qui encadrent le comportement du poète.

Ils jouent un rôle cathartique en permettant d’expulser ces pulsions.

Explication

Le rêve et l’écriture ont une fonction cathartique : ils permettent d’évacuer les pulsions violentes. L’idée qu’ils les renforcent en les faisant agir dans la réalité contredit cette fonction d’expulsion.

16. Quelle tension le poème en prose entretient-il dans sa manière de représenter le rêve ?

Il préserve la liberté énigmatique du rêve tout en cherchant à le comprendre et à donner sens à ses incohérences.
Il reproduit le désordre du rêve sans tenter d’en comprendre les images ni d’en dégager un sens.
Il transforme le rêve en récit réaliste en écartant les éléments qui paraissent incohérents.
Il remplace la liberté du rêve par une narration ordonnée qui explique chaque image sans ambiguïté.

Il préserve la liberté énigmatique du rêve tout en cherchant à le comprendre et à donner sens à ses incohérences.

Explication

Le poème en prose cherche à restituer l’énigme et la liberté du rêve tout en essayant de l’interpréter. Une reproduction du désordre sans aucune recherche de compréhension néglige cette seconde dimension.

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Qui assure la parution de Gaspard de la nuit en 1842 ?

David d’Angers.

Quel genre littéraire caractérise Gaspard de la nuit ?

Un recueil de courts poèmes en prose.

Quel est le poème le plus connu de Gaspard de la nuit ?

« Un rêve ».

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