QCM : Histoire du travail social (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation caractérise l’organisation de l’aide sociale au début du Moyen Âge ?

Les communes prennent en charge l’aide sans mandat religieux.
L’État n’existe pas encore comme organisateur de l’aide sociale.
Les corporations ouvrières financent les secours locaux.
L’État coordonne l’aide avec les autorités paroissiales.

L’État n’existe pas encore comme organisateur de l’aide sociale.

Explication

Au début du Moyen Âge, l’État n’intervient pas dans l’organisation de l’aide sociale, qui est portée par l’Église. Confondre cette organisation avec une coordination étatique attribue à l’État un rôle absent à cette période.

2. Dans une communauté médiévale, quelles institutions mettent en place le travail social sous mandat ecclésiastique ?

Les familles, les marchés et les autorités royales.
L’Église, les paroisses et les congrégations.
Les seigneurs, les guildes et les tribunaux locaux.
Les communes, les corporations et les confréries laïques.

L’Église, les paroisses et les congrégations.

Explication

Le travail social médiéval est mis en place par l’Église, les paroisses et les congrégations sous mandat ecclésiastique. Les autorités royales et les corporations ne sont pas les institutions désignées pour cette organisation.

3. Comment le pauvre est-il généralement considéré au XVIIIe siècle dans la distinction entre objet et sujet ?

Comme un objet sans droits, recevant ce qu’on veut bien lui donner.
Comme un bénéficiaire ayant droit à une aide sociale garantie.
Comme un citoyen chargé de décider des formes de l’assistance.
Comme un sujet de droits pouvant réclamer un secours déterminé.

Comme un objet sans droits, recevant ce qu’on veut bien lui donner.

Explication

Au XVIIIe siècle, le pauvre est envisagé comme un objet sans droits, dépendant de ce que les autres acceptent de lui donner. Le considérer comme un sujet pouvant réclamer un secours garanti lui attribuerait un statut de droit qui ne correspond pas à cette conception.

4. Une paroisse du XVIIIe siècle apporte un soutien lié à la foi et aux pratiques religieuses : de quel type d’aide s’agit-il ?

D’une aide sociale fondée sur des droits civils reconnus.
D’une assistance médicale organisée par les autorités nationales.
D’un secours économique administré par les institutions laïques.
D’une aide spirituelle et religieuse plutôt que d’une aide sociale.

D’une aide spirituelle et religieuse plutôt que d’une aide sociale.

Explication

Au XVIIIe siècle, l’aide de l’Église est principalement spirituelle et religieuse, plutôt que sociale. Un secours économique administré par des institutions laïques relève d’une autre fonction que l’aide ecclésiastique décrite ici.

5. Dans la distinction du XVIIIe siècle entre bon pauvre et mauvais pauvre, quelle personne est classée parmi les mauvais pauvres ?

Un enfant considéré comme dépendant et vulnérable.
Une femme rangée parmi les personnes dites normales.
Une personne qui boit ou participe à des émeutes.
Un homme considéré comme appartenant aux personnes normales.

Une personne qui boit ou participe à des émeutes.

Explication

Les personnes qui boivent ou participent à des émeutes sont associées à la catégorie des mauvais pauvres. Les enfants, les femmes et les hommes dits normaux sont plutôt rangés parmi les bons pauvres.

6. Quel changement concernant l’aide aux pauvres est associé à la Révolution française de 1789 ?

L’État en fait une responsabilité nationale et laïque, transformant la charité religieuse.
Les familles prennent en charge l’assistance au nom d’une responsabilité privée.
Les communes confient aux corporations la gestion des secours religieux.
L’Église renforce son rôle en faisant de la charité une obligation paroissiale.

L’État en fait une responsabilité nationale et laïque, transformant la charité religieuse.

Explication

En 1789, la Révolution fait intervenir l’État auprès des pauvres et transforme la charité religieuse en responsabilité nationale et laïque. Le maintien d’une responsabilité exclusivement paroissiale ne rendrait pas compte de ce transfert vers l’État.

7. Une analyse attribue la pauvreté à l’industrialisation et à l’apparition d’une classe ouvrière plutôt qu’à une faute personnelle : quel concept décrit cette analyse ?

Le défaut moral individuel, qui explique la pauvreté par les choix personnels.
La question sociale, qui relie la pauvreté à des facteurs collectifs et économiques.
L’assistance légale, qui classe les personnes selon des critères d’admissibilité.
La charité religieuse, qui fonde l’aide sur une obligation spirituelle.

La question sociale, qui relie la pauvreté à des facteurs collectifs et économiques.

Explication

La question sociale désigne la pauvreté collective liée à l’industrialisation et à l’apparition de la classe ouvrière. L’explication par un défaut moral individuel est précisément l’interprétation opposée, car elle ramène la pauvreté à une cause personnelle.

8. Selon le solidarisme de Léon Bourgeois, pourquoi les individus ont-ils une obligation de solidarité envers la société ?

Parce que les institutions religieuses leur confient la distribution des secours.
Parce que les individus sont responsables de corriger les fautes morales d’autrui.
Parce qu’ils ont une dette envers une société qui leur transmet savoirs et sécurité.
Parce que la société doit une assistance aux individus en échange de leur travail.

Parce qu’ils ont une dette envers une société qui leur transmet savoirs et sécurité.

Explication

Pour Léon Bourgeois, la société transmet aux individus des savoirs et de la sécurité, ce qui fonde leur dette envers elle et leur obligation de solidarité. L’idée que cette obligation découle d’une délégation religieuse ne correspond pas au fondement du solidarisme.

9. Une personne sollicite un secours prévu par la loi et satisfait aux critères de la catégorie concernée : quel principe caractérise les lois d’assistance ?

Le secours relève d’un engagement volontaire des organisations religieuses.
Le secours demeure une faveur attribuée selon la générosité des donateurs.
Le secours devient un droit pour les personnes qui entrent dans les cases prévues.
Le secours dépend d’une évaluation de la moralité individuelle du demandeur.

Le secours devient un droit pour les personnes qui entrent dans les cases prévues.

Explication

Les lois d’assistance font du secours un droit lorsque les personnes répondent aux catégories prévues. Le concevoir comme une faveur laissée à la générosité des donateurs correspond à une logique de charité, et non à celle d’un droit légal conditionnel.

10. En quelle année une loi instaure-t-elle l’assistance médicale gratuite ?

En 1789.
En 1903.
En 1889.
En 1893.

En 1893.

Explication

La loi instaurant l’assistance médicale gratuite date de 1893. L’année 1789 est associée à la transformation révolutionnaire de la responsabilité envers les pauvres, et non à cette loi d’assistance médicale.

11. Quel métier est présenté comme le premier du travail social, avec des interventions à domicile visant notamment l’hygiène et les gestes du quotidien ?

Infirmière visiteuse
Éducatrice spécialisée
Assistante sociale
Éducatrice de jeunes enfants

Infirmière visiteuse

Explication

L’infirmière, notamment l’infirmière visiteuse, est présentée comme le premier métier du travail social et intervient au domicile pour transmettre des pratiques d’hygiène. L’éducatrice spécialisée relève d’une profession distincte, dont le diplôme d’État est créé plus tard.

12. Quel changement institutionnel majeur intervient en 1945 en matière de protection sociale et de reconnaissance des travailleurs sociaux ?

La création du diplôme d’éducateur spécialisé, qui reconnaît l’enfance et la scolarité
La création des jardins d’enfants, qui reconnaît le jeu et l’éveil dans les quartiers
La création du juge pour enfants, qui reconnaît l’autonomie et l’accompagnement des adultes
La création de la Sécurité sociale, qui reconnaît les travailleurs sociaux, la maladie et la vieillesse

La création de la Sécurité sociale, qui reconnaît les travailleurs sociaux, la maladie et la vieillesse

Explication

En 1945, la Sécurité sociale est créée et reconnaît les travailleurs sociaux ainsi que les risques liés à la maladie et à la vieillesse. Le diplôme d’éducateur spécialisé est créé en 1967, et non lors de cette réforme.

13. Que deviennent les infirmières visiteuses en 1945, et quelle obligation professionnelle leur est alors associée ?

Elles deviennent des éducatrices de jeunes enfants et sont chargées de l’instruction scolaire
Elles deviennent des assistantes sociales et sont soumises au secret professionnel
Elles deviennent des agentes administratives et sont chargées de sélectionner les aides
Elles deviennent des éducatrices spécialisées et sont soumises au contrôle judiciaire

Elles deviennent des assistantes sociales et sont soumises au secret professionnel

Explication

En 1945, les infirmières visiteuses deviennent des assistantes sociales et sont soumises au secret professionnel. Leur transformation ne les conduit pas vers le métier d’éducatrice spécialisée, dont le diplôme est créé en 1967.

14. Quelle orientation l’ordonnance de 1945 établit-elle pour la justice des mineurs ?

Elle privilégie le répressif à l’éducatif et crée le juge pour enfants
Elle privilégie la sélection des aides à la prévention et crée le juge pour enfants
Elle privilégie l’instruction scolaire à l’accompagnement et crée le juge pour enfants
Elle privilégie l’éducatif au répressif et crée le juge pour enfants

Elle privilégie l’éducatif au répressif et crée le juge pour enfants

Explication

L’ordonnance de 1945 donne la primauté à l’éducatif sur le répressif et crée le juge pour enfants. L’idée qu’elle privilégierait la répression inverse précisément son orientation.

15. En quelle année le diplôme d’État d’éducateur spécialisé est-il officiellement créé ?

En 1967
En 1975
En 1945
En 1973

En 1967

Explication

Le diplôme d’État d’éducateur spécialisé est créé officiellement en 1967. L’année 1973 correspond à la création du diplôme d’éducateur de jeunes enfants.

16. En quelle année le diplôme d’éducateur de jeunes enfants est-il créé ?

En 1975
En 1967
En 1973
En 1945

En 1973

Explication

Le diplôme d’éducateur de jeunes enfants est créé en 1973. Le diplôme d’éducateur spécialisé, lui, est créé officiellement en 1967.

17. Quelle approche caractérise le métier d’éducateur de jeunes enfants par rapport à l’école ?

La surveillance des comportements et une prise en charge axée sur le maintien de l’ordre
La sélection des aides et une prise en charge centrée sur les démarches administratives
Le jeu, l’éveil et une prise en charge globale du jeune enfant hors de l’école
L’instruction scolaire et une prise en charge centrée sur les apprentissages en classe

Le jeu, l’éveil et une prise en charge globale du jeune enfant hors de l’école

Explication

Le métier d’éducateur de jeunes enfants se structure autour du jeu, de l’éveil et d’une prise en charge globale hors de l’école. L’instruction scolaire caractérise plutôt la description des jardins d’enfants antérieurs, et non cette approche professionnelle.

18. Quelle conséquence le choc pétrolier de 1975 a-t-il sur le travail des travailleurs sociaux auprès des usagers ?

La hausse des contraintes administratives les conduit à réduire la relation humaine directe
La création d’un nouveau diplôme les conduit à privilégier l’instruction scolaire des enfants
L’explosion du chômage les conduit à agir sur l’estime de soi des usagers
La reconnaissance de la vieillesse les conduit à soumettre les usagers au secret professionnel

L’explosion du chômage les conduit à agir sur l’estime de soi des usagers

Explication

Le choc pétrolier de 1975 entraîne une explosion du chômage et conduit les travailleurs sociaux à agir sur l’estime de soi des usagers. La création du diplôme d’éducateur de jeunes enfants a lieu en 1973 et n’est pas la conséquence indiquée du choc pétrolier.

19. Quelle préoccupation l’État exprime-t-il à l’égard des travailleurs sociaux dans les années 1980-1990 ?

Il estime qu’ils privilégient l’instruction et veut développer les jardins d’enfants
Il estime qu’ils interviennent trop peu à domicile et veut créer la Sécurité sociale
Il estime qu’ils coûtent trop cher et veut sélectionner l’aide
Il estime qu’ils manquent de formation et veut généraliser les diplômes

Il estime qu’ils coûtent trop cher et veut sélectionner l’aide

Explication

Dans les années 1980-1990, l’État considère que les travailleurs sociaux coûtent trop cher et souhaite sélectionner l’aide. La création de la Sécurité sociale date de 1945 et ne correspond pas à cette préoccupation.

20. Comment l’évolution de la loi en 2002 modifie-t-elle la logique d’intervention auprès des personnes ?

Avant 2002, les professionnels accompagnent vers l’autonomie ; après, ils font à la place des personnes
Avant 2002, les professionnels remplissent les dossiers ; après, ils privilégient l’instruction scolaire
Avant 2002, les professionnels font à la place des personnes ; après, ils les accompagnent vers l’autonomie
Avant 2002, les professionnels sélectionnent les aides ; après, ils privilégient la surveillance des comportements

Avant 2002, les professionnels font à la place des personnes ; après, ils les accompagnent vers l’autonomie

Explication

La logique décrite passe du fait de faire à la place des personnes avant 2002 à leur accompagnement vers l’autonomie après 2002. L’inversion de cette évolution confond l’accompagnement à l’autonomie avec une intervention substitutive.

21. Dans quelle situation le travail social est-il critiqué pour exercer un contrôle social ?

Lorsqu’il accompagne les personnes vers l’autonomie et soutient leur participation aux décisions
Lorsqu’il surveille les classes populaires, normalise les comportements et maintient l’ordre établi sous couvert d’aide
Lorsqu’il transmet des pratiques d’hygiène et des gestes du quotidien au domicile des personnes
Lorsqu’il met l’accent sur le jeu, l’éveil et la prise en charge du jeune enfant hors de l’école

Lorsqu’il surveille les classes populaires, normalise les comportements et maintient l’ordre établi sous couvert d’aide

Explication

Le contrôle social est reproché au travail social lorsqu’il sert à surveiller les classes populaires, à normaliser les comportements et à maintenir l’ordre sous couvert d’aide. L’accompagnement vers l’autonomie relève d’une autre logique et ne décrit pas ce reproche.

22. Quel risque est associé à l’assistanat dans la relation entre l’usager et les aides reçues ?

L’usager peut être soumis au secret professionnel plutôt qu’à une relation d’aide
L’usager peut devenir dépendant des aides plutôt que véritablement acteur
L’usager peut être orienté vers l’instruction scolaire plutôt que vers l’accompagnement
L’usager peut perdre l’accès aux aides parce que l’État en sélectionne l’attribution

L’usager peut devenir dépendant des aides plutôt que véritablement acteur

Explication

L’assistanat comporte le risque de rendre l’usager dépendant des aides au lieu de le rendre véritablement acteur. La sélection de l’aide est une préoccupation attribuée à l’État dans les années 1980-1990, mais elle ne définit pas ce risque propre à l’assistanat.

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Quel est le statut de l’État au démarrage de l’aide sociale au Moyen Âge ?

L’État n’existe pas encore.

Quelles institutions mettent en place le travail social au Moyen Âge ?

L’Église, les paroisses et les congrégations.

Sous quel mandat l’Église, les paroisses et les congrégations organisent-elles le travail social médiéval ?

Sous mandat ecclésiastique.

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