QCM : Société d’ordres et Révolution française (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui fonde l’existence juridique et sociale d’une personne dans la société d’Ancien Régime ?

Sa richesse personnelle, qui détermine les droits dont elle peut se prévaloir
Sa résidence dans une province, qui lui confère un droit commun uniforme
Son statut d’individu soumis aux mêmes règles que tous les autres habitants
Son appartenance à un corps ou à une communauté dotés de droits et de devoirs particuliers

Son appartenance à un corps ou à une communauté dotés de droits et de devoirs particuliers

Explication

Dans la société d’Ancien Régime, l’appartenance à un corps ou à une communauté structure l’existence juridique et sociale. La conception d’individus soumis à un droit commun uniforme correspond à la confusion signalée, et non à cette organisation.

2. Quelle caractéristique distingue un corps d’un simple regroupement de personnes ?

Il désigne un ensemble de personnes soumises à des règles identiques à celles de tous les habitants du royaume
Il réunit des personnes autour d’un chef, sans statut juridique ni règles collectives particulières
Il constitue une entité juridique, politique et morale liée par une fonction commune, avec des règles ou pouvoirs propres
Il rassemble des individus dont les droits dépendent uniquement de leur situation personnelle et non d’une fonction commune

Il constitue une entité juridique, politique et morale liée par une fonction commune, avec des règles ou pouvoirs propres

Explication

Un corps est une entité juridique, politique et morale dont les membres sont liés par une fonction commune et qui peut disposer de règles, de chefs et de pouvoirs propres. Un regroupement sans statut juridique ni règles collectives ne possède pas cette caractéristique.

3. Un marchand prospère et un paysan appartiennent-ils tous deux au tiers état, et que révèle leur présence dans cet ordre ?

Non : seuls les paysans et les personnes démunies appartiennent au tiers état
Oui : le tiers état rassemble des catégories sociales variées et dépasse 98 % de la population
Oui : mais les marchands relèvent de la noblesse en raison de leur activité économique
Non : les professions administratives et libérales forment un ordre distinct du tiers état

Oui : le tiers état rassemble des catégories sociales variées et dépasse 98 % de la population

Explication

Le tiers état regroupe plus de 98 % de la population et comprend notamment paysans, marchands et professions administratives ou libérales. Le réduire aux pauvres écarterait à tort des catégories telles que les bourgeois et les marchands prospères.

4. Quelle définition correspond au privilège dans la société d’Ancien Régime ?

Une fonction publique attribuée à un membre d’un ordre en échange de son service
Une loi particulière qui déroge au droit commun au bénéfice d’une personne ou d’un groupe
Une décision judiciaire qui modifie le statut d’une personne sans effet sur ses obligations
Une règle commune qui s’applique de façon identique à tous les habitants du royaume

Une loi particulière qui déroge au droit commun au bénéfice d’une personne ou d’un groupe

Explication

Le privilège est une loi particulière qui déroge au droit commun au bénéfice d’un individu ou d’un groupe, et peut aussi désigner une liberté ou une exemption. Une règle appliquée de façon identique à tous ne constitue pas cette dérogation particulière.

5. Dans la pensée politique de Rousseau, que désigne la volonté générale comme fondement de la liberté politique ?

Le jugement indépendant des tribunaux
La volonté collective du peuple souverain
L’accord négocié entre les ordres sociaux
La décision personnelle du monarque

La volonté collective du peuple souverain

Explication

Rousseau associe la liberté politique à la souveraineté du peuple et à la volonté générale. La décision du monarque relève plutôt d’un pouvoir personnel et ne traduit pas cette souveraineté populaire.

6. Lorsqu’un parlement examinait un texte royal et formulait des remontrances, quel effet pouvait-il produire en cas de désaccord avec le roi ?

Retarder ou contester l’application du texte royal
Annuler définitivement le texte sans intervention royale
Remplacer le texte par une loi votée par les États généraux
Transférer son examen aux tribunaux ordinaires

Retarder ou contester l’application du texte royal

Explication

L’enregistrement permettait aux parlements d’examiner les textes royaux et, après des remontrances, d’en retarder ou d’en contester l’application. Cela ne leur donnait pas le pouvoir de remplacer eux-mêmes le texte par une loi des États généraux.

7. Quel objectif Turgot poursuivait-il en proposant de remplacer la corvée royale des routes par une contribution foncière ?

Financer les routes par une taxe sur le commerce des céréales
Réserver le financement des routes aux habitants soumis à la taille
Confier l’entretien des routes aux corporations de métiers locales
Faire contribuer les propriétaires au financement des routes, y compris les nobles

Faire contribuer les propriétaires au financement des routes, y compris les nobles

Explication

La contribution foncière proposée devait remplacer le travail imposé par la corvée et être payée par les propriétaires, nobles compris. Contrairement à une taxe sur le commerce des céréales, cette mesure visait les propriétaires de biens fonciers.

8. À quel moment Calonne propose-t-il une subvention territoriale visant les revenus fonciers de tous les ordres après la guerre d’Amérique ?

Après la guerre d’Amérique, lors de ses projets de réforme fiscale
En 1774, lors de la libéralisation du commerce des céréales
En février 1776, lors de la réforme de la corvée des routes
En 1787, après la convocation des États généraux

Après la guerre d’Amérique, lors de ses projets de réforme fiscale

Explication

Calonne propose cette subvention territoriale après la guerre d’Amérique pour imposer les revenus fonciers sans exemption liée à l’ordre. La réforme de la corvée des routes est, elle, associée aux propositions de Turgot en 1776.

9. En quoi le vingtième se distingue-t-il de la taille comme mode de prélèvement fiscal ?

Le vingtième finance principalement la guerre par tête, tandis que la taille est proportionnelle aux facultés contributives.
Le vingtième varie selon les revenus déclarés, tandis que la taille pèse sur les roturiers et exempte les ordres privilégiés.
Le vingtième est réparti entre les paroisses, tandis que la taille dépend des revenus fonciers de chaque contribuable.
Le vingtième frappe les revenus fonciers de tous les ordres, tandis que la taille est acquittée par le clergé et la noblesse.

Le vingtième varie selon les revenus déclarés, tandis que la taille pèse sur les roturiers et exempte les ordres privilégiés.

Explication

Le vingtième est proportionnel aux facultés contributives et aux revenus déclarés, alors que la taille est le principal impôt direct pesant sur les roturiers, avec exemption du clergé et de la noblesse. La répartition par paroisses concerne la taille, tandis que le vingtième se caractérise par son assiette fondée sur les revenus.

10. Quel principe de la Déclaration permet de justifier la défense des autres droits et l’événement révolutionnaire ?

La résistance à l’oppression
La liberté de conscience
Le consentement à l’impôt
La séparation des pouvoirs

La résistance à l’oppression

Explication

La Déclaration présente la résistance à l’oppression comme un moyen de défendre les autres droits et de légitimer l’événement révolutionnaire. Le consentement à l’impôt est également consacré, mais il ne joue pas ce rôle justificatif.

11. Pourquoi les citoyens actifs pouvaient-ils dénoncer les délits d’administration imputés aux officiers municipaux et demander une assemblée ?

Pour exercer un contrôle civique et porter collectivement leurs revendications auprès des autorités
Pour transférer aux départements la gestion des biens communs et des travaux publics
Pour remplacer les officiers municipaux et prendre directement en charge les contributions locales
Pour empêcher le renouvellement annuel de la moitié du conseil municipal

Pour exercer un contrôle civique et porter collectivement leurs revendications auprès des autorités

Explication

Cette possibilité permettait aux citoyens actifs de surveiller l’administration municipale et de formuler collectivement des adresses ou des pétitions. Elle ne leur conférait pas le pouvoir de remplacer les officiers municipaux ni de diriger eux-mêmes les services locaux.

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Comment la société d’Ancien Régime est-elle organisée juridiquement ?

En corps et communautés dotés de droits et devoirs particuliers.

Quels groupes composent le tiers état à la fin de l’Ancien Régime ?

Les paysans, artisans, marchands, professions administratives et libérales, ainsi que les bourgeois.

Qu’est-ce qu’un privilège au sens juridique ?

Une loi particulière dérogeant au droit commun au bénéfice d’un individu ou d’un groupe.

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