QCM : Société et pouvoir dans l’Empire romain (69 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment distinguer l’empire territorial romain du régime impérial dans l’évolution politique de Rome ?

L’empire territorial se forme sous la République, tandis que le régime impérial commence durablement avec Auguste.
Le régime impérial se forme sous la République, tandis que l’empire territorial commence avec Auguste.
L’empire territorial se forme sous Auguste, tandis que le régime impérial commence avec les premières conquêtes.
L’empire territorial et le régime impérial commencent ensemble avec Auguste.

L’empire territorial se forme sous la République, tandis que le régime impérial commence durablement avec Auguste.

Explication

Les conquêtes construisent progressivement les territoires dominés par Rome sous la République, alors que le Principat d’Auguste inaugure durablement le régime impérial. Confondre territoire et forme de pouvoir, ou inverser leur chronologie, constitue l’erreur centrale.

2. Un magistrat romain exerce sa charge pendant un an avec un collègue, peut être poursuivi après son mandat et ne reçoit pas de salaire. Quels principes caractérisent ces règles ?

Annualité, collégialité, responsabilité après la charge et rémunération publique.
Annualité, exercice individuel, responsabilité après la charge et absence de rémunération.
Annualité, collégialité, responsabilité après la charge et absence de rémunération.
Annualité, collégialité, immunité après la charge et absence de rémunération.

Annualité, collégialité, responsabilité après la charge et absence de rémunération.

Explication

Les magistratures ordinaires sont généralement annuelles et collégiales, et leurs titulaires peuvent répondre de leurs actes après leur charge sans être rémunérés. L’exercice individuel, l’immunité et le salaire contredisent respectivement ces principes.

3. À Rome, une autorité doit diriger les affaires publiques, commander l’armée et convoquer le Sénat : à quels titulaires ces fonctions reviennent-elles ?

Aux tribuns de la plèbe.
Aux deux consuls.
Aux sénateurs réunis.
Aux censeurs.

Aux deux consuls.

Explication

Les consuls dirigent les affaires publiques, commandent les armées et convoquent le Sénat ainsi que certaines assemblées. Les censeurs, les tribuns et le Sénat ne réunissent pas cet ensemble de fonctions consulaires.

4. Pour interpréter trois formes d’autorité romaines, un historien distingue le commandement supérieur, le pouvoir attaché à une charge et l’influence fondée sur le prestige et l’expérience. Quelle association est correcte ?

Imperium : commandement supérieur ; potestas : prestige et expérience ; auctoritas : pouvoir de la charge.
Imperium : commandement supérieur ; potestas : pouvoir de la charge ; auctoritas : prestige et expérience.
Imperium : pouvoir de la charge ; potestas : commandement supérieur ; auctoritas : prestige et expérience.
Imperium : prestige et expérience ; potestas : pouvoir de la charge ; auctoritas : commandement supérieur.

Imperium : commandement supérieur ; potestas : pouvoir de la charge ; auctoritas : prestige et expérience.

Explication

L’imperium désigne un pouvoir supérieur de commandement, la potestas est liée à une charge et l’auctoritas repose notamment sur le prestige et l’expérience. Les distracteurs échangent deux de ces trois notions.

5. Quel résultat marque la fin de la guerre latine de 340-338 av. J.-C. ?

La victoire de Rome et le maintien de l’organisation politique commune des Latins.
La victoire des Latins et la dissolution de l’organisation politique romaine.
La prise de Véies par Rome et la dissolution de l’organisation politique commune des Latins.
La victoire de Rome et la dissolution de l’organisation politique commune des Latins.

La victoire de Rome et la dissolution de l’organisation politique commune des Latins.

Explication

La guerre latine se conclut par une victoire romaine et par la dissolution de l’organisation politique commune des Latins. La prise de Véies appartient à un autre épisode, et la défaite latine n’aboutit pas au maintien de cette organisation.

6. Une communauté liée à Rome fournit des soldats selon un accord, mais conserve généralement sa citoyenneté locale et gère ses affaires intérieures : quel statut correspond à cette situation ?

Des citoyens romains de plein droit.
Des socii, alliés de Rome.
Des habitants d’un municipe romain.
Des communautés sans accord avec Rome.

Des socii, alliés de Rome.

Explication

Les socii sont des alliés liés à Rome par des accords, notamment pour fournir des contingents militaires, tout en conservant généralement leur citoyenneté locale et une autonomie interne. Les citoyens romains appartiennent à la communauté civique de Rome, tandis que les habitants d’un municipe relèvent d’un autre mode d’intégration.

7. Un conflit entre Rome et Carthage se déroule de 264 à 241 av. J.-C. et porte surtout sur une île stratégique. Quel développement militaire romain caractérise cette guerre ?

Le développement d’une importante capacité navale
La création d’une flotte carthaginoise pour contrôler l’Italie
Le développement d’une cavalerie destinée à franchir les Alpes
La mise en place de légions pour conquérir l’Hispanie

Le développement d’une importante capacité navale

Explication

La première guerre punique, centrée principalement sur la Sicile, pousse Rome à développer une importante capacité navale. La traversée des Alpes relève de la deuxième guerre punique, tandis que les autres réponses attribuent à Rome des développements qui ne caractérisent pas ce conflit.

8. En 218 av. J.-C., Hannibal mène une campagne qui atteint directement la péninsule italienne. Quel itinéraire et quel épisode illustrent cette offensive ?

Il franchit les Apennins et Carthage est battue à Cannes en 201 av. J.-C.
Il traverse la Sicile et Rome est battue à Zama en 202 av. J.-C.
Il passe par l’Afrique et Scipion est battu à Carthagène en 209 av. J.-C.
Il traverse les Alpes et Rome est battue à Cannes en 216 av. J.-C.

Il traverse les Alpes et Rome est battue à Cannes en 216 av. J.-C.

Explication

Pendant la deuxième guerre punique, Hannibal traverse les Alpes et porte la guerre en Italie; Rome subit notamment une défaite à Cannes en 216 av. J.-C. Zama est une victoire romaine de 202, et Carthagène est prise par Scipion.

9. Après la victoire romaine de Zama en 202 av. J.-C., quelles conditions Rome impose-t-elle à Carthage lors de la paix de 201 av. J.-C. ?

La destruction de la cité et la création de la province d’Afrique
Une forte restriction de sa liberté d’action extérieure
La cession immédiate de toute l’Afrique à Rome
L’abandon de la Sicile et une indemnité imposée en 241

Une forte restriction de sa liberté d’action extérieure

Explication

La paix de 201 av. J.-C., conclue après Zama, limite fortement la liberté d’action extérieure de Carthage et lui impose une lourde indemnité. La destruction de la cité et la création de la province d’Afrique interviennent en 146, tandis que la cession d’une grande partie de la Sicile relève de 241.

10. Un magistrat romain reçoit la responsabilité de gouverner un territoire placé sous commandement romain. Quel sens de « provincia » correspond à cette situation ?

Une campagne militaire menée contre une puissance étrangère
Un territoire relevant progressivement du commandement romain
Une cité alliée conservant une indépendance complète
Une charge élective attribuée à un gouverneur provincial

Un territoire relevant progressivement du commandement romain

Explication

Le mot « provincia » désigne d’abord le domaine de responsabilité confié à un magistrat, puis progressivement un territoire placé sous commandement romain. Le sens ne se réduit donc ni à une campagne ni au titre d’un magistrat.

11. Après des conquêtes, Rome reçoit davantage de grains, de vin, d’huile, de métaux, d’esclaves et de produits de luxe. Quelle conclusion décrit le mieux cette évolution économique ?

Les richesses circulent vers Rome, mais concernent seulement l’agriculture
Les échanges méditerranéens commencent et forment un marché unifié
Les circulations s’intensifient sans créer un marché parfaitement intégré
Les conquêtes réduisent les échanges et dispersent les richesses hors de Rome

Les circulations s’intensifient sans créer un marché parfaitement intégré

Explication

Les conquêtes intensifient des circulations méditerranéennes déjà anciennes et concentrent à Rome des biens variés, sans produire un marché parfaitement intégré. Dire que les échanges commencent alors confond intensification et création; réduire les biens aux produits agricoles ignore les métaux, les esclaves et les objets de luxe.

12. Dans une région agricole romaine, certaines terres sont exploitées par les familles, d’autres par des fermiers ou des salariés, et certaines grandes propriétés emploient des esclaves. Quelle interprétation convient ?

Le fermage désigne le travail fourni par les esclaves
Le travail salarié remplace les exploitations familiales
Ces formes d’exploitation et de travail coexistent
Les domaines serviles éliminent les petites et moyennes exploitations

Ces formes d’exploitation et de travail coexistent

Explication

L’agriculture romaine associe petites et moyennes exploitations, travail familial, fermage, salariat et main-d’œuvre servile. Les grandes propriétés ne font pas disparaître toutes les petites exploitations, et le fermage n’est pas une forme de travail servile.

13. Dans une ville conquise, des habitants adoptent certaines pratiques romaines tout en conservant des traditions locales et en les adaptant. Comment caractériser ce processus ?

Une appropriation inégale, négociée et réciproque de pratiques romaines
Une transformation administrative menée par Rome sans appropriation locale
Une imposition uniforme des pratiques romaines qui efface les cultures locales
Un rejet des pratiques romaines dès lors que des traditions locales subsistent

Une appropriation inégale, négociée et réciproque de pratiques romaines

Explication

La romanisation est la diffusion et l’appropriation de pratiques associées à Rome dans un processus inégal, négocié et réciproque qui n’efface pas immédiatement les cultures locales. L’assimiler à une imposition uniforme reprend précisément la confusion à éviter.

14. Dans une confrontation politique romaine, un groupe défend l’autorité du Sénat et l’ordre aristocratique, tandis qu’un autre s’appuie sur les assemblées et affiche la défense des intérêts populaires. Quelle interprétation est la plus juste ?

Il s’agit de courants politiques, et non de partis modernes
Les deux courants défendent l’autorité sénatoriale et s’opposent aux assemblées
Il s’agit de partis modernes, l’un défendant le Sénat et l’autre les assemblées
Les populares défendent l’ordre sénatorial, tandis que les optimates s’appuient sur les assemblées

Il s’agit de courants politiques, et non de partis modernes

Explication

Optimates et populares ne sont pas des partis modernes : les premiers mettent en avant l’autorité sénatoriale et l’ordre aristocratique, tandis que les seconds s’appuient sur les assemblées et défendent les intérêts du peuple. Les traiter comme des partis modernes confond des courants politiques romains avec des organisations contemporaines.

15. Quel énoncé décrit correctement la révolte de Spartacus ?

Commencée en Sicile en 73 av. J.-C., elle est écrasée par Crassus en 71 av. J.-C.
Commencée dans une école de gladiateurs à Capoue en 73 av. J.-C., elle est écrasée par Crassus en 71 av. J.-C.
Commencée dans une école de gladiateurs à Capoue en 88 av. J.-C., elle est écrasée par Crassus en 82 av. J.-C.
Commencée dans une école de gladiateurs à Capoue en 73 av. J.-C., elle est écrasée par Sylla en 71 av. J.-C.

Commencée dans une école de gladiateurs à Capoue en 73 av. J.-C., elle est écrasée par Crassus en 71 av. J.-C.

Explication

La révolte débute dans une école de gladiateurs de Capoue en 73 av. J.-C. et Crassus l’écrase en 71. La Sicile renvoie à d’autres guerres serviles, Sylla est associé aux guerres civiles, et 88-82 av. J.-C. correspond à son affrontement avec ses adversaires.

16. Une historienne compare plusieurs révoltes serviles aux mouvements abolitionnistes contemporains. Quelle conclusion respecte la diversité de ces révoltes ?

Elles révèlent la violence de la domination, mais leur diversité exclut toute forme de résistance organisée.
Elles témoignent de difficultés de contrôle, mais ne révèlent pas la violence de la domination servile.
Elles révèlent la violence de la domination et constituent un programme abolitionniste commun malgré leurs différences.
Elles révèlent la violence de la domination et ses difficultés de contrôle, sans former un mouvement abolitionniste homogène.

Elles révèlent la violence de la domination et ses difficultés de contrôle, sans former un mouvement abolitionniste homogène.

Explication

Les révoltes montrent la violence de la domination servile et les difficultés à contrôler certaines régions, mais leurs objectifs et leurs organisations variés ne permettent pas de les assimiler à un mouvement abolitionniste contemporain. L’idée d’un programme commun efface cette diversité, tandis que nier la violence ou la résistance organisée déforme leur portée.

17. En 88 av. J.-C., un commandant romain fait marcher son armée sur Rome afin d’imposer une décision politique. Quel épisode cette situation illustre-t-elle ?

Les proscriptions, qui exposent des ennemis déclarés à la mort et à la confiscation.
La victoire de Sylla en 82 av. J.-C., qui lui permet d’obtenir une dictature.
La révolte de Spartacus, lancée depuis une école de gladiateurs à Capoue.
La marche de Sylla sur Rome, qui mobilise des forces romaines dans un conflit politique.

La marche de Sylla sur Rome, qui mobilise des forces romaines dans un conflit politique.

Explication

En 88 av. J.-C., Sylla marche sur Rome avec son armée pour imposer une décision politique à la communauté civique. La victoire et la dictature datent de 82, tandis que Spartacus et les proscriptions désignent d’autres événements.

18. Après une guerre civile, des listes désignent des ennemis politiques et exposent leurs biens à la confiscation. De quelle mesure s’agit-il ?

Une dictature, qui expose les personnes désignées à la mort et leurs biens à la confiscation.
Des proscriptions, qui exposent les personnes désignées à la mort et leurs biens à la confiscation.
Un recensement, qui expose les personnes désignées à la mort et leurs biens à la confiscation.
Une exécution, qui expose les personnes désignées à la mort et leurs biens à la confiscation.

Des proscriptions, qui exposent les personnes désignées à la mort et leurs biens à la confiscation.

Explication

Les proscriptions sont des listes publiées d’ennemis déclarés, exposés à la mort et à la confiscation de leurs biens. La dictature est une magistrature, le recensement une opération civique, et l’exécution ne désigne pas le mécanisme de publication des listes et de confiscation.

19. En 67 av. J.-C., quel commandement exceptionnel la loi Gabinia confie-t-elle à Pompée ?

La lutte contre les pirates.
La guerre contre les Parthes.
La conquête de la Gaule.
La lutte contre Mithridate.

La lutte contre les pirates.

Explication

La loi Gabinia de 67 av. J.-C. accorde à Pompée un commandement exceptionnel contre les pirates. Le commandement contre Mithridate relève de la loi Manilia de 66, tandis que la Gaule est conquise par César et que Crassus combat les Parthes.

20. En 60 av. J.-C., César, Pompée et Crassus concluent une entente politique. Quel statut caractérise cet accord, appelé premier triumvirat ?

Un accord politique privé, sans magistrature collective officielle.
Une loi votée qui confie à trois consuls un commandement commun.
Une alliance militaire temporaire sans entente politique entre les trois hommes.
Une magistrature collective officielle, instituée par une loi.

Un accord politique privé, sans magistrature collective officielle.

Explication

Le premier triumvirat est un accord politique privé entre César, Pompée et Crassus, et non une magistrature collective officielle. Le statut officiel institué par une loi caractérise le second triumvirat; parler d’une loi ou d’une magistrature pour le premier confond donc la nature de l’accord.

21. En 49 av. J.-C., César franchit le Rubicon avec ses troupes ; quelle conséquence politique immédiate cet acte entraîne-t-il ?

La concentration des pouvoirs de César après ses victoires à Thapsus et à Munda.
Le rétablissement d’un fonctionnement consensuel des institutions républicaines.
Le déclenchement d’une guerre civile contre ses adversaires rassemblés autour de Pompée.
Le déclenchement d’une révolte servile contre les armées de Crassus.

Le déclenchement d’une guerre civile contre ses adversaires rassemblés autour de Pompée.

Explication

Le franchissement du Rubicon par César avec ses troupes ouvre en 49 av. J.-C. une guerre civile contre ses adversaires regroupés autour de Pompée. La concentration des pouvoirs intervient après ses victoires, sa mort ne restaure pas le consensus institutionnel, et Spartacus appartient à un autre conflit.

22. Après l’assassinat de César, le 15 mars 44 av. J.-C., quelle conséquence institutionnelle se produit ?

La mort de César rétablit le fonctionnement consensuel des institutions.
La mort de César ne rétablit pas un fonctionnement consensuel des institutions.
La mort de César instaure une magistrature collective officielle entre les conjurés.
La mort de César met fin aux affrontements entre les partisans de Pompée et César.

La mort de César ne rétablit pas un fonctionnement consensuel des institutions.

Explication

Les sénateurs affirment défendre la liberté de la République en assassinant César, mais sa mort ne rétablit pas un fonctionnement consensuel des institutions. L’intention affichée des conjurés ne doit donc pas être confondue avec le résultat, et l’assassinat n’instaure pas à lui seul une stabilisation durable ou une magistrature collective.

23. Quel trait caractérise le Principat d’Auguste par rapport à une monarchie fondée sur une fonction unique ?

Le Sénat conserve la souveraineté et dirige les principales ressources militaires
Le prince cumule des pouvoirs tout en maintenant les institutions traditionnelles
Le prince exerce une fonction monarchique unique qui remplace les institutions traditionnelles
Les magistrats se partagent à égalité le commandement et les ressources militaires

Le prince cumule des pouvoirs tout en maintenant les institutions traditionnelles

Explication

Le Principat repose sur la position supérieure du prince, qui cumule des pouvoirs et contrôle les principales ressources militaires sans abolir les institutions traditionnelles. La « fonction monarchique unique » confond le régime avec une monarchie institutionnellement unifiée, la « souveraineté sénatoriale » méconnaît la prééminence du prince, et le « partage à égalité » nie son contrôle des ressources militaires.

24. Quelle combinaison décrit la réorganisation politique menée par Octavien en 27 av. J.-C. ?

Il reçoit le nom d’Auguste, affirme rendre les affaires publiques au Sénat et au peuple et renonce à tout pouvoir provincial
Il reçoit le nom d’Auguste, abandonne son commandement provincial et remet les affaires publiques aux assemblées populaires
Il reçoit le nom d’Auguste, supprime le Sénat et conserve un commandement limité à l’Italie
Il reçoit le nom d’Auguste, affirme rendre les affaires publiques au Sénat et au peuple et conserve un vaste commandement provincial

Il reçoit le nom d’Auguste, affirme rendre les affaires publiques au Sénat et au peuple et conserve un vaste commandement provincial

Explication

En 27 av. J.-C., Octavien réorganise les pouvoirs, reçoit le nom d’Auguste et affirme rendre les affaires publiques au Sénat et au peuple tout en gardant un vaste commandement provincial. L’« abandon du commandement provincial » et le « renoncement à tout pouvoir provincial » contredisent ce maintien, tandis que la « suppression du Sénat » est contraire à la réorganisation décrite.

25. En 23 av. J.-C., un magistrat cherche à distinguer les bases de l’autorité civile d’Auguste et de sa prééminence provinciale. Quelle association doit-il retenir ?

La puissance tribunicienne fonde son commandement provincial et le pouvoir proconsulaire supérieur ses élections civiles
Le Sénat fonde son autorité civile et les assemblées populaires sa prééminence provinciale
La puissance tribunicienne fonde son autorité civile et le pouvoir proconsulaire supérieur sa prééminence provinciale
Le pouvoir proconsulaire supérieur fonde son autorité civile et la puissance tribunicienne sa prééminence provinciale

La puissance tribunicienne fonde son autorité civile et le pouvoir proconsulaire supérieur sa prééminence provinciale

Explication

En 23 av. J.-C., la puissance tribunicienne devient un fondement durable de l’autorité civile d’Auguste, tandis que son pouvoir proconsulaire supérieur assure sa prééminence provinciale. L’inversion de ces fonctions confond les deux pouvoirs, et attribuer la prééminence provinciale au Sénat ou aux assemblées méconnaît le rôle du prince.

26. Un organisateur militaire doit constituer les forces permanentes du régime d’Auguste après les guerres civiles. Quelle composition correspond à son organisation ?

Des légions recrutant largement parmi les non-citoyens et des unités auxiliaires de citoyens romains
Des légions et des unités auxiliaires recrutant largement parmi les non-citoyens
Des légions de citoyens romains et des unités auxiliaires recrutant largement parmi les non-citoyens
Des légions et des unités auxiliaires composées de citoyens romains

Des légions de citoyens romains et des unités auxiliaires recrutant largement parmi les non-citoyens

Explication

Auguste organise une armée permanente dans laquelle les légions sont composées de citoyens romains et les auxiliaires recrutent largement parmi les non-citoyens. Inverser les catégories attribue aux légions le recrutement auxiliaire, tandis que les options « auxiliaires de citoyens romains » et « forces composées de citoyens romains » effacent la distinction.

27. Une cité accomplit les rites jugés appropriés afin de préserver une relation favorable avec les dieux. Quel principe religieux cette démarche vise-t-elle ?

L’autonomie municipale
Le culte impérial
L’évergétisme
La pax deorum

La pax deorum

Explication

La pax deorum désigne la relation favorable entre la communauté et les dieux, entretenue par l’accomplissement des rites appropriés. Le « culte impérial » concerne les pratiques honorant le prince ou sa famille, l’« évergétisme » porte sur les ressources privées consacrées à la communauté, et l’« autonomie municipale » est une notion politique.

28. Dans une province, des cérémonies honorent le prince et sa puissance protectrice, tandis que les pratiques locales diffèrent d’une région à l’autre. De quel phénomène s’agit-il ?

De l’évergétisme, dont les pratiques honorent la famille impériale localement
D’un culte uniforme, dont les pratiques sont identiques dans toutes les provinces
Du culte impérial, dont les pratiques varient selon les régions et les contextes
De la pax deorum, dont les pratiques honorent le prince selon les régions

Du culte impérial, dont les pratiques varient selon les régions et les contextes

Explication

Le culte impérial rassemble des pratiques honorant le prince, sa puissance protectrice, sa famille ou les empereurs divinisés, et ses formes varient selon les régions et les contextes. Le réduire aux « empereurs divinisés » écarte les autres formes d’hommage, la pax deorum concerne la relation entre communauté et dieux, et l’idée d’un « culte uniforme » contredit cette diversité.

29. Un notable finance sur ses ressources un bâtiment et des jeux pour sa communauté, puis reçoit des honneurs et du prestige. Quelle pratique illustre son action ?

La pax deorum
L’évergétisme
La perception fiscale
La magistrature municipale

L’évergétisme

Explication

L’évergétisme consiste à consacrer des ressources privées à la communauté, par exemple pour des bâtiments ou des jeux, en échange de reconnaissance, d’honneurs et de prestige. La pax deorum concerne les rites et la relation avec les dieux, la perception fiscale relève des prélèvements, et une magistrature est une fonction politique plutôt qu’un don privé.

30. Dans une cité orientale de l’Empire, les habitants combinent citoyenneté romaine, droits locaux et appartenances civiques, tandis que le grec reste important dans la vie culturelle et civique. Quelle interprétation convient ?

L’intégration impériale combine plusieurs appartenances sans imposer une uniformité culturelle générale
L’intégration impériale remplace les droits locaux par une culture romaine uniforme
La citoyenneté romaine exclut les appartenances civiques et les droits locaux
Le maintien du grec empêche les habitants de participer à l’Empire

L’intégration impériale combine plusieurs appartenances sans imposer une uniformité culturelle générale

Explication

L’intégration impériale peut associer citoyenneté romaine, droits locaux et appartenances civiques sans imposer une uniformité culturelle générale ; le grec demeure une langue majeure dans les provinces orientales. L’« uniformité culturelle » confond intégration et homogénéisation, l’exclusion des droits locaux nie leur coexistence, et la présence du grec n’empêche pas l’appartenance impériale.

31. Un historien décrit une période de prospérité et d’intégration impériale, mais relève aussi des guerres frontalières, des révoltes provinciales et des violences de domination. Quelle interprétation convient le mieux à cette période ?

La paix romaine désigne une absence générale de conflits dans l’Empire
La paix romaine et l’apogée n’excluent pas les conflits ni les violences
Les conflits persistent aux frontières, mais pas dans les provinces
L’apogée impériale garantit une stabilité complète dans les provinces

La paix romaine et l’apogée n’excluent pas les conflits ni les violences

Explication

La pax Romana et l’apogée de l’Empire n’impliquent ni une paix générale ni une paix permanente. L’absence générale de conflits confond paix romaine et absence de guerre, la stabilité complète néglige les révoltes et limiter les violences aux frontières oublie celles de la domination.

32. Quels prétendants impériaux se succèdent ou s’affrontent durant l’année 69 apr. J.-C., dite des quatre empereurs ?

Galba, Othon, Titus et Vespasien
Claude, Othon, Vitellius et Vespasien
Galba, Othon, Vitellius et Vespasien
Galba, Néron, Vitellius et Vespasien

Galba, Othon, Vitellius et Vespasien

Explication

L’année 69 est marquée par les affrontements ou successions de Galba, Othon, Vitellius et Vespasien, soutenus par différentes armées provinciales. Néron appartient à la crise qui précède, Claude à la dynastie antérieure, et Titus n’est pas l’un des quatre prétendants de cette année.

33. Un musée présente des monnaies et des monuments romains commémorant la victoire de Titus en Judée en 70 apr. J.-C. Quel événement ces objets célèbrent-ils ?

La défaite des forces du Rhin lors de la crise de 69
L’inauguration de l’amphithéâtre Flavien sous Titus
La proclamation de Vespasien par les armées orientales
La prise de Jérusalem et la destruction du Temple

La prise de Jérusalem et la destruction du Temple

Explication

En 70, Titus prend Jérusalem et le Temple est détruit ; la victoire est célébrée à Rome par des cérémonies, des monnaies et des monuments. La proclamation de Vespasien relève de la crise de succession, l’amphithéâtre est inauguré en 80, et la défaite évoquée ne correspond pas à cet événement.

34. Des sénateurs revendiquent la possibilité de parler, de conserver leur rang et d’être en sécurité sous le pouvoir impérial, sans demander le rétablissement de la République. Quelle notion exprime cette revendication ?

La restauration de la République
La souveraineté des armées provinciales
La libertas sénatoriale
La damnatio memoriae

La libertas sénatoriale

Explication

La libertas sénatoriale désigne la place, la parole et la sécurité que les sénateurs revendiquent dans un régime dominé par un prince ; elle ne suppose pas le retour à la République. La restauration républicaine est donc une confusion avec une revendication distincte, la damnatio memoriae concerne la mémoire d’un personnage, et la souveraineté des armées provinciales relève des luttes de pouvoir.

35. Un prince réunit des juristes et d’autres personnes compétentes pour examiner une affaire judiciaire et une question administrative. De quel dispositif s’agit-il ?

De mandata
D’un rescrit
Du consilium principis
D’un libellus

Du consilium principis

Explication

Le consilium principis est le conseil du prince, qui lui permet de consulter des personnes compétentes sur des affaires politiques, judiciaires ou administratives. Un libellus est une requête écrite, un rescrit une réponse impériale, et les mandata des instructions adressées notamment aux agents du prince.

36. Une cité adresse une consultation au prince et reçoit en retour une décision écrite dont la forme dépend du destinataire et de la procédure. Comment appelle-t-on cette réponse impériale ?

Des mandata
Un rescrit
Un édit
Un libellus

Un rescrit

Explication

Un rescrit est une réponse impériale à une consultation ou à une requête, et sa forme peut varier selon le destinataire et la procédure. Le libellus est la requête initiale, les mandata sont des instructions aux agents et un édit constitue une autre forme de décision impériale.

37. Une étude constate que de nombreuses interventions impériales répondent à des demandes, tout en soulignant que le prince choisit ses réponses et fixe des priorités. Quel modèle décrit cette manière de gouverner ?

Le modèle de l’empereur réactif associé à Fergus Millar
Le modèle d’un gouvernement assuré par les seuls gouverneurs
Le modèle d’un prince passif qui ne décide pas des réponses
Le modèle d’une administration planifiant chaque affaire locale

Le modèle de l’empereur réactif associé à Fergus Millar

Explication

Le modèle de l’empereur réactif, associé notamment à Fergus Millar, met en évidence les réponses aux sollicitations sans présenter le prince comme passif. La passivité confond réaction et absence de décision, la planification de chaque affaire locale va au-delà de ce modèle, et les gouverneurs n’assurent pas seuls le gouvernement impérial.

38. Vers 112 apr. J.-C., Pline demande à Trajan comment traiter les chrétiens accusés dans sa province. Quelle conduite la réponse impériale préconise-t-elle ?

Ne pas les rechercher systématiquement ni accepter les accusations anonymes, mais sanctionner ceux qui persistent après une accusation établie
Ne pas les rechercher systématiquement et rejeter toute accusation, même établie
Les rechercher systématiquement et sanctionner toute accusation, même anonyme
Accepter les accusations anonymes et sanctionner les personnes qui cessent ensuite de persister

Ne pas les rechercher systématiquement ni accepter les accusations anonymes, mais sanctionner ceux qui persistent après une accusation établie

Explication

Trajan indique qu’il ne faut pas rechercher systématiquement les chrétiens ni accepter les accusations anonymes, mais que ceux qui persistent après une accusation établie peuvent être sanctionnés. Rejeter toute accusation efface cette possibilité, tandis que rechercher systématiquement ou accepter les dénonciations anonymes contredit la réponse impériale.

39. Dans le contexte des frontières romaines, quel sens le mot latin « limes » désigne-t-il d’abord ?

Une limite territoriale fixe
Un mur ou une palissade
Un chemin ou une voie
Un camp ou une garnison

Un chemin ou une voie

Explication

Le sens latin premier de « limes » est celui d’un chemin ou d’une voie, même si le terme recouvre ensuite diverses réalités frontalières. « Mur ou palissade » réduit le limes à une fortification, « limite territoriale fixe » confond son sens premier avec une fonction possible, et « camp ou garnison » désigne un élément militaire distinct.

40. Un gouverneur décrit la frontière romaine de sa province comme un fleuve, des camps, des routes et des tours, sans enceinte continue. Quelle conclusion convient ?

Cette frontière doit comporter un mur continu
Cette frontière ne constitue pas un dispositif frontalier
Cette frontière se compose surtout d’ouvrages de siège
Cette frontière associe plusieurs types de dispositifs

Cette frontière associe plusieurs types de dispositifs

Explication

Les frontières romaines combinent des éléments variés et ne forment pas nécessairement une muraille continue. L’idée d’un « mur continu » reprend la confusion entre frontière et enceinte uniforme, l’« absence de dispositif » ignore les éléments énumérés, et les « ouvrages de siège » confondent contrôle frontalier et guerre de siège.

41. Des unités romaines utilisent des tours pour surveiller les abords, des postes pour contrôler les passages et des routes pour rejoindre rapidement un secteur menacé. Quelle fonction générale ces aménagements remplissent-ils ?

Observer, contrôler les déplacements et faciliter les interventions
Installer des logements et développer des agglomérations civiles
Protéger les soldats en évitant toute intervention extérieure
Fermer les échanges et empêcher les circulations transfrontalières

Observer, contrôler les déplacements et faciliter les interventions

Explication

Les dispositifs frontaliers servent notamment à observer, contrôler les déplacements, protéger des axes et faciliter les interventions. La « défense passive » néglige l’intervention, la « fermeture des échanges » confond contrôle et interdiction, et les « logements » attribuent aux dispositifs une fonction sociale plutôt que frontalière.

42. Un élève doit associer une campagne de Trajan à la création de la province de Dacie. Quelle chronologie doit-il retenir ?

Deux guerres en 114-117, puis la province en 117
Deux guerres sous Hadrien, puis la province en 122
Deux guerres en 101-102 et 105-106, puis la province en 106
Une guerre en 101-102, puis la province en 105-106

Deux guerres en 101-102 et 105-106, puis la province en 106

Explication

Trajan mène deux guerres contre les Daces, en 101-102 puis en 105-106, et la province de Dacie est créée en 106. L’option avec une seule guerre confond les deux campagnes, celle qui place la province après 117 mélange la Dacie et les conquêtes orientales, et celle qui attribue les guerres à Hadrien confond les règnes.

43. Après les campagnes de Trajan en Arménie et en Mésopotamie, ses armées atteignent Ctésiphon. Quelle évaluation tient compte des difficultés indiquées pour ces conquêtes ?

Les territoires sont faciles à administrer après la victoire militaire
Les conquêtes sont étendues, mais difficiles à contrôler et à ravitailler
Les difficultés concernent les combats, mais pas le ravitaillement
Les conquêtes sont stabilisées, car Ctésiphon est atteinte

Les conquêtes sont étendues, mais difficiles à contrôler et à ravitailler

Explication

Atteindre Ctésiphon témoigne d’une extension spectaculaire, mais le contrôle, le ravitaillement et la stabilisation des conquêtes restent difficiles. L’idée de « domination stabilisée » confond avancée et maîtrise durable, la « facilité d’administration » inverse le constat, et l’absence de difficultés de ravitaillement écarte un problème explicitement associé aux campagnes.

44. À son avènement en 117, Hadrien choisit de renoncer à une partie des conquêtes orientales. Quelle interprétation relie correctement cette décision à la politique de Trajan ?

Il conserve les conquêtes orientales, car leur contrôle ne pose pas de difficulté
Il cherche à rendre la domination soutenable, tout en mobilisant l’armée au service de la puissance impériale
Il renonce à l’armée et abandonne toute ambition de puissance impériale
Il renonce aux conquêtes pour éviter tout engagement militaire impérial

Il cherche à rendre la domination soutenable, tout en mobilisant l’armée au service de la puissance impériale

Explication

Hadrien renonce à une partie des conquêtes orientales en raison de leur coût et de leur fragilité, afin de rendre la domination soutenable, tout en mobilisant l’armée au service de la puissance impériale comme Trajan. L’« abandon de l’armée » et l’« évitement de tout engagement » confondent ajustement stratégique et pacifisme, tandis que des conquêtes « aisément soutenables » contredisent les difficultés évoquées.

45. En quelle année commence la construction du mur d’Hadrien en Bretagne ?

106
117
132
122

122

Explication

La construction du mur d’Hadrien en Bretagne débute en 122 et affirme une limite organisée ainsi qu’un contrôle des circulations. 117 correspond à l’avènement d’Hadrien, 106 à la création de la province de Dacie et 132 au début de la révolte de Bar Kokhba.

46. Pour décrire la position sociale de deux habitants de l’Empire, quelle démarche évite de réduire la société à l’opposition entre riches et pauvres ?

Les distinguer selon leur naissance, sans tenir compte des autres critères
Les classer d’abord selon leur citoyenneté et leur rang juridique
Croiser liberté, citoyenneté, naissance, sexe, fortune, rang et fonctions
Comparer seulement leur fortune et leurs ressources économiques

Croiser liberté, citoyenneté, naissance, sexe, fortune, rang et fonctions

Explication

La position sociale se comprend en croisant plusieurs critères, notamment la liberté, la citoyenneté, la naissance, le sexe, la fortune, le rang et les fonctions. Réduire l’analyse à la fortune, à la citoyenneté ou à la naissance laisse de côté d’autres dimensions essentielles.

47. Quel terme désigne un groupe reconnu et hiérarchisé dont l’appartenance dépend de conditions juridiques et sociales ?

Une magistrature
Une classe de fortune
Un conseil municipal
Un ordo

Un ordo

Explication

Un ordo est un groupe reconnu et hiérarchisé, défini par des conditions juridiques et sociales. Un conseil municipal est une institution locale, une classe de fortune se fonde sur les ressources, et une magistrature est une fonction.

48. Dans une cité de l’Empire, quelle description situe correctement les ordres et les conseils municipaux dans la hiérarchie sociale ?

Les conseils municipaux dominent, tandis que les ordres équestre et sénatorial structurent les élites provinciales
Les ordres sénatorial et municipal dominent, tandis que les chevaliers structurent les élites locales
Les conseils municipaux dominent, tandis que les ordres sénatorial et équestre structurent les élites locales
Les ordres sénatorial et équestre dominent, tandis que les conseils municipaux structurent les élites locales

Les ordres sénatorial et équestre dominent, tandis que les conseils municipaux structurent les élites locales

Explication

Les ordres sénatorial et équestre occupent le sommet de la société, alors que les conseils municipaux structurent les élites locales. Placer les conseils au sommet ou confondre les élites locales avec les ordres supérieurs inverse ces niveaux.

49. Un candidat dispose de 400 000 sesterces, mais n’a reçu aucune reconnaissance du pouvoir. Que peut-on conclure quant à son entrée dans l’ordre équestre ?

Le seuil de fortune est atteint, mais la reconnaissance du pouvoir reste nécessaire
La reconnaissance suffit, même si le seuil de fortune n’est pas atteint
L’entrée est acquise, car le seuil de fortune détermine à lui seul le rang
Le seuil n’est pas atteint, car il faut environ un million de sesterces

Le seuil de fortune est atteint, mais la reconnaissance du pouvoir reste nécessaire

Explication

L’ordre équestre exige une fortune minimale de 400 000 sesterces ainsi qu’une reconnaissance par le pouvoir : atteindre le seuil ne suffit donc pas. Le million de sesterces concerne notamment l’accès aux carrières sénatoriales, tandis que la reconnaissance ne remplace pas le seuil financier.

50. Comment appelle-t-on la reconnaissance de plusieurs dieux ayant des compétences et des formes d’action distinctes ?

Le culte impérial
La pax deorum
La pietas
Le polythéisme

Le polythéisme

Explication

Le polythéisme reconnaît une pluralité de dieux aux compétences et aux formes d’action distinctes. La pax deorum désigne une relation favorable avec les dieux, la pietas une conduite respectueuse des obligations, et le culte impérial des pratiques honorant le prince ou sa famille.

51. Une personne accomplit ses obligations envers les dieux, ses proches et sa communauté. Quelle notion décrit cette conduite ?

La pietas
Le culte impérial
La pax deorum
Le polythéisme

La pietas

Explication

La pietas est une conduite respectueuse des obligations envers les dieux, les proches et la communauté. Le polythéisme concerne la pluralité divine, la pax deorum la relation entre dieux et communauté, et le culte impérial l’honneur rendu au prince et à sa famille.

52. Lors d’un rite, une communauté offre du vin et de l’encens sans sacrifier d’animal. Comment caractériser cette pratique ?

Un sacrifice, qui peut comprendre des offrandes végétales, de l’encens ou du vin
Une procession, qui se caractérise par des offrandes déposées dans un sanctuaire
Une fête civique, qui se définit par le partage de vin et d’encens
Une consultation divinatoire, qui consiste à présenter des offrandes aux dieux

Un sacrifice, qui peut comprendre des offrandes végétales, de l’encens ou du vin

Explication

Le sacrifice est une offrande à une puissance divine et peut comporter des produits végétaux, de l’encens, du vin ou un animal. Le réduire à la mise à mort d’un animal est une confusion ; une consultation divinatoire, une procession et une fête sont d’autres pratiques religieuses.

53. Une cité honore un empereur vivant, tandis qu’une autre rend un culte à un empereur divinisé après sa mort. Quelle interprétation convient ?

Ces formes relèvent d’un culte impérial qui varie selon les lieux et distingue le vivant du défunt divinisé
Ces pratiques honorent la famille impériale, mais excluent le prince et sa puissance protectrice
Ces pratiques relèvent d’un culte impérial uniforme qui divinise nécessairement le prince vivant
Seul le culte de l’empereur défunt relève du culte impérial, contrairement aux honneurs au vivant

Ces formes relèvent d’un culte impérial qui varie selon les lieux et distingue le vivant du défunt divinisé

Explication

Le culte impérial comprend des pratiques honorant le prince, sa famille, sa puissance protectrice ou des empereurs divinisés, et ses formes ne sont pas uniformes dans l’Empire. Confondre l’empereur vivant avec le défunt divinisé ou supposer un rite uniforme méconnaît ces distinctions.

54. Quel événement ouvre, en 192, une crise où les prétoriens et les armées provinciales jouent un rôle majeur ?

L’assassinat de Pertinax
L’assassinat de Commode
La proclamation de Postume
L’assassinat de Sévère Alexandre

L’assassinat de Commode

Explication

L’assassinat de Commode en 192 ouvre la crise dans laquelle les prétoriens et les armées provinciales jouent un rôle majeur. Pertinax est assassiné en 193, Sévère Alexandre en 235 et Postume établit son pouvoir en 260.

55. Plusieurs commandants revendiquent l’Empire après l’assassinat de Pertinax. Proclamé par les troupes danubiennes, un prétendant élimine ensuite Pescennius Niger puis Clodius Albinus : qu’est-ce qui fonde son accession au pouvoir ?

Ses victoires militaires sur ses rivaux
Sa victoire contre Clodius Albinus avant Pescennius Niger
Sa désignation par une succession dynastique incontestée
Son soutien initial des prétoriens à Rome

Ses victoires militaires sur ses rivaux

Explication

Septime Sévère, proclamé par les troupes danubiennes, s’impose grâce à ses victoires contre Pescennius Niger puis Clodius Albinus. L’idée d’une succession dynastique incontestée néglige les rivalités, tandis que la proclamation par les prétoriens et l’ordre inversé des victoires sont erronés.

56. Un front impérial est menacé et l’empereur, absent de la région, est jugé inefficace. Une armée proclame son commandant, puis une guerre civile mobilise des soldats qui auraient pu défendre la frontière : quel mécanisme cette situation illustre-t-elle ?

La proclamation d’un commandant peut entraîner une guerre civile qui affaiblit la défense extérieure
Les succès adverses mettent fin aux proclamations de nouveaux prétendants
La guerre civile renforce les effectifs disponibles contre les menaces extérieures
La transmission dynastique du pouvoir protège la frontière des conflits internes

La proclamation d’un commandant peut entraîner une guerre civile qui affaiblit la défense extérieure

Explication

Une armée peut proclamer son commandant lorsque le front est menacé et que l’empereur est absent ou jugé inefficace; les guerres civiles qui suivent détournent des ressources de la défense extérieure. La succession héréditaire ne décrit pas ce mécanisme, et les guerres civiles ne renforcent pas les moyens de défense ni ne mettent nécessairement fin aux proclamations.

57. Quelle date ouvre conventionnellement la période dite d’« anarchie militaire », sans signifier la disparition de l’administration impériale ?

192, lors de l’assassinat de Commode
235, lors de l’assassinat de Sévère Alexandre
272, lors de la prise de Palmyre
260, lors de l’établissement du pouvoir de Postume

235, lors de l’assassinat de Sévère Alexandre

Explication

L’assassinat de Sévère Alexandre par des soldats en 235 ouvre conventionnellement la période d’« anarchie militaire », expression qui désigne des troubles et non la disparition de l’administration. Les autres dates correspondent à l’ouverture de la crise de 192, au pouvoir de Postume en 260 et à la prise de Palmyre en 272.

58. En 212, une personne libre de l’Empire qui ne possède pas la citoyenneté romaine en bénéficie-t-elle par la mesure de Caracalla, et quel est le cas des esclaves ?

Oui, mais seulement si elle est un homme; les esclaves en sont exclus
Oui, y compris si elle est esclave; les habitants libres en sont exclus
Non, car seules les citoyennetés locales sont étendues
Oui, comme les autres habitants libres concernés; les esclaves en sont exclus

Oui, comme les autres habitants libres concernés; les esclaves en sont exclus

Explication

La constitution de Caracalla accorde la citoyenneté à la quasi-totalité des habitants libres qui ne la possédaient pas encore, y compris les femmes selon les droits liés à leur condition; les esclaves restent exclus. L’exclusion des femmes libres et l’inclusion des esclaves inversent la portée de la mesure, tandis que les citoyennetés locales ne remplacent pas cette concession.

59. Quelle interprétation de la constitution de 212 associe correctement ses dimensions civique, politique et fiscale ?

Associer davantage d’habitants à Rome, renforcer le lien au prince et élargir certaines recettes fiscales
Financer l’armée par l’impôt, sans prolonger l’intégration civique ni rapprocher le prince des populations
Remplacer les citoyennetés locales par une citoyenneté impériale et abolir les hiérarchies sociales
Réserver l’intégration aux élites, tout en réduisant les taxes liées à la citoyenneté

Associer davantage d’habitants à Rome, renforcer le lien au prince et élargir certaines recettes fiscales

Explication

Les interprétations combinent le remerciement aux dieux, l’intégration civique, le renforcement du lien entre le prince et les populations et l’élargissement de l’assiette de certaines taxes. Réduire la décision au seul motif fiscal, lui attribuer l’abolition des hiérarchies ou la réserver aux élites ne correspond pas à ces interprétations.

60. Après l’octroi généralisé de la citoyenneté romaine en 212, une personne libre conserve une fortune modeste et une citoyenneté locale. Quelle conclusion s’impose ?

La citoyenneté romaine uniformise les droits liés au sexe et au rang
La citoyenneté romaine n’abolit ni les écarts de fortune ni les appartenances locales
La citoyenneté romaine fait disparaître les écarts de fortune et les appartenances locales
La citoyenneté romaine renforce les différences entre citoyens et pérégrins

La citoyenneté romaine n’abolit ni les écarts de fortune ni les appartenances locales

Explication

La généralisation de la citoyenneté romaine ne supprime ni les différences de fortune, de rang, de sexe et de naissance, ni les citoyennetés locales. L’égalité sociale et la disparition des appartenances locales sont donc des conclusions erronées; la distinction entre citoyens et pérégrins perd au contraire une grande part de son importance dans l’Empire.

61. Dans une société où une femme et un affranchi possèdent la citoyenneté romaine, quelle distinction juridique et politique demeure ?

L’affranchi devient assimilé à une personne née libre, et les femmes accèdent aux fonctions politiques réservées aux hommes
L’affranchi reste distinct d’une personne née libre, et les fonctions politiques réservées aux hommes restent fermées aux femmes
L’affranchi reste distinct d’une personne née libre, mais les femmes accèdent aux fonctions politiques réservées aux hommes
L’affranchi devient assimilé à une personne née libre, mais les femmes restent exclues de toute citoyenneté

L’affranchi reste distinct d’une personne née libre, et les fonctions politiques réservées aux hommes restent fermées aux femmes

Explication

La citoyenneté romaine ne rend pas les affranchis identiques aux personnes nées libres et ne donne pas aux femmes accès aux fonctions politiques réservées aux hommes. L’assimilation des affranchis et l’accès politique des femmes contredisent ces distinctions, tandis que l’exclusion des femmes de toute citoyenneté confond citoyenneté et fonctions politiques.

62. Une cité du IIIe siècle consacre une partie de ses ressources à réparer ses équipements et à célébrer ses cultes. Quelle activité municipale cette situation illustre-t-elle ?

L’administration des domaines ruraux et de la main-d’œuvre agricole
La gestion des ressources, des équipements et des cultes
La conduite des échanges méditerranéens et des approvisionnements militaires
La perception des impôts impériaux et l’organisation des campagnes militaires

La gestion des ressources, des équipements et des cultes

Explication

Les cités continuent à gérer leurs ressources, à entretenir leurs équipements et à organiser leurs cultes. Les échanges, l’administration impériale et la gestion agricole renvoient à d’autres activités.

63. Une communauté subit de lourdes réquisitions, tandis qu’une cité d’une région africaine conserve une activité soutenue. Quelle conclusion rend le mieux compte de ce contraste ?

Les cités touchées par les guerres cessent de fonctionner comme communautés
Les réquisitions entraînent partout une baisse identique de l’activité
Les régions africaines échappent aux difficultés économiques du siècle
Les effets des crises varient selon les communautés et les régions

Les effets des crises varient selon les communautés et les régions

Explication

Guerres, réquisitions et difficultés financières touchent les communautés de manière inégale, alors que certaines régions africaines et orientales restent très actives. Une crise locale ne prouve pas un déclin généralisé, et l’activité régionale ne signifie pas l’absence de difficultés.

64. Dans une région du IIIe siècle, on observe de grands domaines, des exploitations familiales, des terres louées, des salariés agricoles et des esclaves. Quelle interprétation correspond à cette situation ?

Le fermage a supplanté l’esclavage et le travail salarié
Le travail salarié a remplacé les formes anciennes d’exploitation
Les grands domaines ont fait disparaître les exploitations familiales
Des formes d’exploitation et de travail différentes coexistent

Des formes d’exploitation et de travail différentes coexistent

Explication

L’agriculture reste la principale activité et associe diverses formes de propriété, d’exploitation et de travail. L’idée d’un remplacement général des grands domaines, des exploitations familiales ou de l’esclavage contredit cette coexistence.

65. Une armée commande des équipements à des producteurs locaux, mais ses besoins s’accompagnent aussi de prélèvements importants sur la population. Quelle analyse de l’effet économique de la guerre est la plus juste ?

Les dépenses militaires enrichissent les producteurs sans entraîner de prélèvements
La guerre peut stimuler certaines productions tout en pesant sur les communautés
La guerre réduit nécessairement l’activité commerciale et productive
Les échanges commerciaux ne peuvent se poursuivre en période de guerre

La guerre peut stimuler certaines productions tout en pesant sur les communautés

Explication

Les dépenses militaires peuvent soutenir certaines productions tout en imposant de lourds prélèvements : guerre et commerce ne sont donc pas simplement opposés. Dire que les commandes effacent les prélèvements ou que la guerre interdit les échanges confond des effets qui peuvent coexister.

66. En période de guerre et d’épidémie, un souverain encourage des rites publics afin de rechercher la protection divine pour la communauté. Quelle conception de ces pratiques cela reflète-t-il ?

Elles relèvent principalement de la piété personnelle des habitants
Elles sont considérées comme une condition du salut collectif
Elles servent surtout à financer les armées et les dépenses impériales
Elles marquent d’abord l’obéissance aux commandements militaires

Elles sont considérées comme une condition du salut collectif

Explication

Dans les contextes de guerre et d’épidémie, les souverains peuvent réaffirmer les relations avec les dieux, les pratiques religieuses étant envisagées comme une condition du salut collectif. Les interprétations fiscale, privée ou militaire leur attribuent une fonction différente.

67. Sous le règne de Dèce, en quelle année un ordre imposant un sacrifice public de conformité religieuse est-il attesté ?

En 260
En 250
En 240
En 257

En 250

Explication

L’ordre de sacrifice public est imposé en 250, sous le règne de Dèce. Les mesures de Valérien datent de 257-258, tandis que Gallien autorise la restitution de biens en 260.

68. En 250, les autorités exigent un sacrifice public de conformité religieuse. Une personne affirme que cet ordre visait d’emblée les seuls chrétiens. Quelle correction est exacte ?

L’ordre visait une conformité religieuse générale, mais son refus éprouvait particulièrement les chrétiens
L’ordre visait les communautés chrétiennes et interdisait aux autres groupes de sacrifier
L’ordre concernait les chrétiens ayant déjà obtenu un certificat de sacrifice
L’ordre ciblait les responsables chrétiens, tandis que les autres habitants en étaient dispensés

L’ordre visait une conformité religieuse générale, mais son refus éprouvait particulièrement les chrétiens

Explication

L’ordre de 250 exigeait une conformité religieuse générale, mais les chrétiens qui refusaient le sacrifice subissaient interrogatoires, sanctions et persécutions. Le ciblage plus direct des responsables chrétiens correspond aux mesures de Valérien, et non à la portée initiale de cet ordre.

69. Un chrétien a cédé aux exigences sacrificielles de 250 et souhaite ensuite réintégrer sa communauté. À quelle catégorie appartient-il ?

Aux lapsi
Aux responsables visés par les mesures de Valérien
Aux chrétiens ayant résisté au sacrifice
Aux autorités ayant délivré les certificats

Aux lapsi

Explication

Les lapsi sont les chrétiens qui ont cédé aux exigences sacrificielles, selon des modalités diverses, et leur réintégration suscite des débats sur le pardon. Les chrétiens ayant résisté n’appartiennent pas à cette catégorie, tandis que les autorités délivrant les certificats sont d’un autre ordre.

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Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Société et pouvoir dans l’Empire romain.

Quelle différence distingue l’empire territorial romain du régime impérial ?

L’empire territorial se constitue sous la République, tandis que le régime impérial commence avec le Principat d’Auguste.

Que désigne la res publica dans la Rome antique ?

Les affaires communes du peuple romain.

Que marque traditionnellement l’année 509 av. J.-C. à Rome ?

Le renversement de Tarquin le Superbe et le début de la République.

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