QCM : La concordance des temps (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un récit ou une argumentation, à quoi sert la concordance des temps ?

À déterminer l’ordre des mots dans la phrase
À accorder les terminaisons des verbes entre elles
À comprendre la chronologie des événements
À choisir le mode des verbes de la subordonnée

À comprendre la chronologie des événements

Explication

La concordance des temps est un mécanisme logique qui permet de comprendre la chronologie des événements. Le choix du mode, l’accord des terminaisons et l’ordre des mots relèvent d’autres aspects de la grammaire.

2. Pour déterminer le rapport temporel d’une subordonnée, quelle démarche faut-il appliquer à la phrase « Léa expliquait qu’elle partirait le lendemain » ?

Comparer d’abord les actions, puis choisir un système sans repérer le temps de la principale
Examiner le temps de la subordonnée sans le mettre en relation avec la principale
Repérer d’abord le système de la principale, puis comparer les moments des deux actions
Repérer le mode de la principale, puis imposer le même mode à la subordonnée

Repérer d’abord le système de la principale, puis comparer les moments des deux actions

Explication

La démarche consiste à identifier le système temporel de la principale, puis à établir si l’action subordonnée est simultanée, antérieure ou postérieure. Comparer sans repérer la principale inverse l’ordre d’analyse ; isoler la subordonnée ou imposer un mode identique ne permet pas d’établir la concordance.

3. Une chronique présente les événements depuis le moment où la journaliste écrit, tandis qu’un récit littéraire rapporte des événements passés en les coupant du moment de l’énonciation. Quelle distinction entre les systèmes temporels rend compte de ces deux cas ?

Le système du présent caractérise les chroniques, celui du passé caractérise les récits
Le système du présent ancre la principale dans le présent, celui du passé la coupe du présent
Le système du présent impose la simultanéité, celui du passé impose l’antériorité
Le système du passé ancre la principale dans le présent, celui du présent la coupe du présent

Le système du présent ancre la principale dans le présent, celui du passé la coupe du présent

Explication

La distinction repose sur l’ancrage de la principale : le système du présent la rattache au présent, tandis que le système du passé l’en détache. Inverser ces ancrages les confond ; les genres et les rapports entre actions ne définissent pas cette opposition.

4. Dans une situation où le verbe principal « constate » est au présent et où l’état décrit dans la subordonnée a lieu au même moment, quel temps convient à « les rues ___ désertes » ?

sont
étaient
ont été
seront

sont

Explication

Avec une principale au présent et une subordonnée simultanée, le verbe subordonné se met au présent de l’indicatif. Le passé composé exprime ici un fait accompli antérieur, le futur une action postérieure et l’imparfait peut marquer une action antérieure durable.

5. Une porte-parole déclare maintenant qu’un fait est déjà accompli : « Je reconnais que l’équipe ___ le match hier. » Quel temps complète la phrase ?

a remporté
remporte
remportera
remportait

a remporté

Explication

Avec une principale au présent, une subordonnée antérieure présentant un fait accompli se met au passé composé : l’équipe a remporté le match. Le présent marque la simultanéité, le futur la postériorité et l’imparfait peut exprimer une action antérieure durable.

6. Une responsable annonce aujourd’hui que la réunion aura lieu demain : « Elle annonce que la réunion ___ à neuf heures. » Quel temps convient au verbe ?

a commencé
commencera
commence
commencerait

commencera

Explication

Puisque la principale est au présent et que la réunion aura lieu ensuite, la subordonnée postérieure se met au futur simple : commencera. Le présent marque la simultanéité, le passé composé l’antériorité accomplie et le conditionnel présent le futur par rapport à une principale passée.

7. Dans quelle phrase le mode subjonctif est-il imposé par la conjonction qui introduit la subordonnée ?

Quand elle est fatiguée, elle poursuit son travail.
Parce qu’elle est fatiguée, elle poursuit son travail.
Puisqu’elle est fatiguée, elle poursuit son travail.
Bien qu’elle soit fatiguée, elle poursuit son travail.

Bien qu’elle soit fatiguée, elle poursuit son travail.

Explication

La conjonction « bien que » exige le subjonctif dans la subordonnée. « Puisque » et « parce que » expriment ici la cause, tandis que « quand » situe l’action dans le temps.

8. Le professeur demande aujourd’hui que les élèves remettent leur exposé demain : quel temps du subjonctif convient à cette action postérieure à la demande ?

Le subjonctif imparfait : « qu’ils remissent leur exposé ».
Le futur simple : « qu’ils remettront leur exposé ».
Le subjonctif présent : « qu’ils remettent leur exposé ».
Le subjonctif passé : « qu’ils aient remis leur exposé ».

Le subjonctif présent : « qu’ils remettent leur exposé ».

Explication

Avec une principale au présent, une action simultanée ou postérieure se met au subjonctif présent. Le subjonctif passé marque l’antériorité, le futur simple relève de l’indicatif et le subjonctif imparfait du système du passé.

9. Une directrice regrette aujourd’hui que sa collègue ait oublié hier un dossier : quel temps du subjonctif exprime correctement cette action antérieure au regret ?

Le subjonctif présent : « qu’elle oublie le dossier ».
Le subjonctif plus-que-parfait : « qu’elle eût oublié le dossier ».
Le subjonctif passé : « qu’elle ait oublié le dossier ».
L’indicatif passé composé : « qu’elle a oublié le dossier ».

Le subjonctif passé : « qu’elle ait oublié le dossier ».

Explication

Avec une principale au présent, une action antérieure se met au subjonctif passé. Le subjonctif présent conviendrait à la simultanéité ou à la postériorité, tandis que le plus-que-parfait appartient au système du passé.

10. Dans un récit, le détective aperçut que la suspecte tremblait au même moment : quel temps convient au verbe de la subordonnée ?

Le plus-que-parfait de l’indicatif : « avait tremblé ».
L’imparfait de l’indicatif : « tremblait ».
Le conditionnel présent : « tremblerait ».
Le présent de l’indicatif : « tremble ».

L’imparfait de l’indicatif : « tremblait ».

Explication

Dans le système du passé, une action simultanée à la principale se met à l’imparfait. « Avait tremblé » exprimerait l’antériorité, et « tremblerait » la postériorité.

11. Une exploratrice se rappela, pendant son expédition, qu’elle avait rencontré ce guide plusieurs années auparavant : quel temps marque cette rencontre antérieure à son souvenir ?

L’imparfait de l’indicatif : « rencontrait ».
Le conditionnel présent : « rencontrerait ».
Le plus-que-parfait de l’indicatif : « avait rencontré ».
Le passé composé de l’indicatif : « a rencontré ».

Le plus-que-parfait de l’indicatif : « avait rencontré ».

Explication

Dans le système du passé, une action antérieure à une autre action passée se met au plus-que-parfait. L’imparfait exprimerait plutôt la simultanéité, tandis que le conditionnel présent marque le futur du passé.

12. À l’époque où le maire annonça sa candidature, il était prévu qu’il prendrait ses fonctions l’année suivante : quel temps convient à la subordonnée ?

Le futur simple : « prendra ses fonctions ».
Le plus-que-parfait : « avait pris ses fonctions ».
Le conditionnel présent : « prendrait ses fonctions ».
L’imparfait : « prenait ses fonctions ».

Le conditionnel présent : « prendrait ses fonctions ».

Explication

Quand une action est postérieure à une principale passée, le conditionnel présent exprime le futur du passé. Le futur simple s’emploie dans le système du présent, le plus-que-parfait marque l’antériorité et l’imparfait la simultanéité.

13. Dans un récit littéraire très soutenu, un juge ordonne que le témoin (raconter) son arrivée au même moment que l’ordre. Quelle forme convient ?

eût raconté
racontait
raconte
racontât

racontât

Explication

Dans le système du passé, la simultanéité ou la postériorité au subjonctif se marque par le subjonctif imparfait, ici « racontât ». « Eût raconté » marque l’antériorité, « raconte » est au subjonctif présent et « racontait » à l’indicatif imparfait.

14. Dans un récit très soutenu, le ministre craignait que l’espion (livrer) les plans avant cette crainte. Quelle forme exprime correctement cette antériorité ?

avait livré
eût livré
livrât
ait livré

eût livré

Explication

Dans le système du passé, une action antérieure à celle de la principale se met au subjonctif plus-que-parfait : « eût livré ». « Livrât » correspond à la simultanéité ou à la postériorité, tandis que « ait livré » relève du système du présent et « avait livré » de l’indicatif.

15. Un journaliste rapporte les paroles d’une témoin en les intégrant à son récit plutôt qu’en les citant mot pour mot. De quel mode de rapport s’agit-il ?

Du récit narratif
Du discours indirect
Du monologue intérieur
Du discours direct

Du discours indirect

Explication

Le discours indirect intègre les paroles au récit, alors que le discours direct les rapporte textuellement. La citation textuelle désigne le discours direct, et le récit d’actions ou le monologue intérieur ne définissent pas cette transposition des paroles.

16. Un rédacteur transforme « Léa dit : “Je connais la réponse” » en paroles intégrées au récit et place le verbe introducteur au passé (« Léa déclara »). Quelle conséquence grammaticale doit-il appliquer ?

Appliquer la concordance des temps
Maintenir la citation textuelle
Conserver les temps du discours direct
Accorder les temps selon la personne

Appliquer la concordance des temps

Explication

Lorsque le verbe de déclaration est au passé, le passage du discours direct au discours indirect entraîne la concordance des temps. Conserver les temps néglige cette règle, et la citation textuelle correspond au discours direct plutôt qu’à son intégration au récit.

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À quoi sert la concordance des temps dans un récit ou une argumentation ?

Elle permet de comprendre la chronologie des événements.

Quelle est la première étape pour établir la concordance des temps ?

Identifier le système temporel de la principale.

Quelles relations temporelles peut-on déterminer pour l’action d’une subordonnée ?

Elle peut être simultanée, antérieure ou postérieure à celle de la principale.

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