QCM : Éducation socratique et platonicienne (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle ville et en quelle année Socrate est-il mort après avoir été condamné à mort ?

En Attique, en -399
À Athènes, en -470
À Athènes, en -399
En Attique, en -470

À Athènes, en -399

Explication

Socrate meurt à Athènes en -399 après sa condamnation à mort. L’année -470 correspond à sa naissance, tandis que l’Attique est associée à celle-ci plutôt qu’au lieu de son décès.

2. Puisque Socrate n’a rien écrit, sur quoi repose principalement notre connaissance de sa pensée et de sa vie ?

Sur les récits de ses adversaires, sans témoignage de ses disciples
Sur les témoignages de contemporains et de disciples comme Xénophon et Platon
Sur des biographies d’auteurs postérieurs à l’époque de Socrate
Sur des traités philosophiques rédigés par Socrate lui-même

Sur les témoignages de contemporains et de disciples comme Xénophon et Platon

Explication

Comme Socrate n’a laissé aucun écrit, il est principalement connu par les témoignages de ses contemporains et de ses disciples, notamment Xénophon et Platon. Les traités personnels lui sont attribués à tort, et les témoignages de ses disciples font bien partie des sources principales.

3. Un élève veut étudier la philosophie socratique en mémorisant des théories sans modifier sa manière de vivre. Quelle compréhension devrait-il adopter pour suivre l’approche de Socrate ?

La pratiquer comme une maîtrise des passions sans examen de soi
La retenir comme un ensemble de théories transmis par les mots
La pratiquer comme une manière de vivre et de prendre soin de son âme
La poursuivre comme une voie d’accès à la reconnaissance sociale

La pratiquer comme une manière de vivre et de prendre soin de son âme

Explication

Pour Socrate, philosopher consiste à construire sa personne et à prendre soin de son âme dans sa vie, plutôt qu’à recevoir une théorie sans la mettre en pratique. La mémorisation théorique détache l’enseignement de la vie, et la seule maîtrise des passions ne rend pas compte de l’examen de soi.

4. Une personne qui suit l’impératif delphique « Connais-toi toi-même » examine son âme afin de progresser moralement : quelle démarche socratique met-elle en œuvre ?

Accumuler des savoirs extérieurs sans examiner sa propre âme
Examiner son âme pour prendre soin d’elle et devenir meilleure
Observer les autres pour mesurer leur conduite et les corriger
Explorer son âme afin de privilégier la recherche du plaisir

Examiner son âme pour prendre soin d’elle et devenir meilleure

Explication

L’impératif « Connais-toi toi-même » conduit Socrate à examiner son âme pour en prendre soin et devenir meilleur. Observer autrui ou accumuler des connaissances extérieures ne remplace pas cet examen de soi, et la recherche du plaisir n’en est pas le but.

5. Une élève doit choisir une conduite juste face à un dilemme. Quelle faculté lui permet d’analyser la situation et de réfléchir en vue de la vérité ?

La mémoire
Le logos
L’intérêt personnel
Les passions

Le logos

Explication

Le logos est la faculté supérieure qui permet d’analyser et de réfléchir en vue de la vérité et de guider les actions. Les passions désignent ce que la raison doit gouverner, la mémoire ne suffit pas à analyser et l’intérêt personnel n’est pas un critère de vérité.

6. Une personne éprouve une forte colère avant de répondre à une provocation et veut mener une vie mesurée et harmonieuse. Quelle conduite correspond à la conception socratique ?

Laisser la raison maîtriser la colère
Laisser la colère guider la réponse
Chercher la gloire en répondant
Éviter de réfléchir à sa conduite

Laisser la raison maîtriser la colère

Explication

Pour Socrate, la raison doit prendre le contrôle des passions afin de conduire à une vie mesurée et harmonieuse. Se laisser guider par la colère inverse ce rapport, tandis que la gloire et l’absence de réflexion ne réalisent pas cet idéal.

7. Lors d’un échange moral, Socrate réexamine aussi bien ses propres convictions que celles de son interlocuteur. Quel est le but de cette démarche ?

Remporter la discussion devant le public
Rechercher la vérité et un mode de vie juste
Obtenir l’approbation de l’interlocuteur
Imposer une opinion sans la réexaminer

Rechercher la vérité et un mode de vie juste

Explication

Socrate examine sans relâche ses idées morales et celles des autres pour rechercher la vérité et un mode de vie juste. Imposer une opinion écarte l’examen, rechercher l’approbation vise l’adhésion et remporter le débat privilégie la victoire sur la recherche de vérité.

8. Deux personnes discutent de la justice en défendant chacune leur point de vue par des arguments. Quelle caractéristique fait de cet échange un dialogue socratique ?

Un débat sans question commune où chacun défend son opinion isolément
Un raisonnement à deux confrontant des opinions argumentées autour d’une question problématique
Une transmission de réponses apprises sans confrontation d’arguments
Un exposé magistral où une personne transmet ses conclusions à l’autre

Un raisonnement à deux confrontant des opinions argumentées autour d’une question problématique

Explication

Le dialogue socratique est un raisonnement à deux qui confronte des opinions argumentées autour d’une question problématique, souvent éthique. Un monologue n’est pas un raisonnement à deux, des opinions sans question commune ne structurent pas l’échange, et la simple transmission de réponses ne confronte pas les arguments.

9. Un élève affirme que le courage consiste toujours à ne jamais reculer, puis admet que cette règle peut conduire à des actes imprudents. Que fait Socrate pour l’aider à corriger son jugement ?

Lui donne une définition à mémoriser sans examiner son raisonnement
Accepte sa réponse initiale et passe à une autre question
Examine sa réponse, l’amène à approfondir ses idées et à repérer la contradiction
Écarte la contradiction afin de conserver sa réponse initiale

Examine sa réponse, l’amène à approfondir ses idées et à repérer la contradiction

Explication

Dans le dialogue critique, Socrate examine la réponse de l’élève, l’amène à approfondir ses idées et à repérer leurs contradictions afin d’écarter les erreurs de jugement. Accepter la réponse sans examen ou ignorer la contradiction empêche ce travail, et fournir une définition à mémoriser le remplace par une transmission directe.

10. Quel est l’objectif de la maïeutique pratiquée par Socrate ?

Transmettre à l’élève des connaissances théoriques déjà établies
Faire découvrir à l’élève, par le questionnement, des vérités qu’il porte en lui
Entraîner l’élève à défendre des opinions par l’argumentation
Faire mémoriser à l’élève des réponses formulées par son maître

Faire découvrir à l’élève, par le questionnement, des vérités qu’il porte en lui

Explication

La maïeutique fait émerger, par le questionnement, des vérités que l’élève trouve en lui-même. La transmission théorique confond la méthode avec un enseignement direct, l’argumentation avec sa finalité éducative, et la mémorisation avec une découverte personnelle.

11. Un élève se trompe en répondant à une question de son maître. Quelle démarche correspond à la maïeutique socratique ?

L’interroger sur son raisonnement jusqu’à ce qu’il découvre une réponse juste
Lui donner aussitôt la réponse juste pour éviter toute hésitation
Le laisser poursuivre sans questionner son raisonnement
Lui faire apprendre par cœur sa réponse erronée avant de poursuivre

L’interroger sur son raisonnement jusqu’à ce qu’il découvre une réponse juste

Explication

Dans la maïeutique, le maître fait prendre conscience à l’élève de ses erreurs et le guide par ses questions jusqu’à sa propre découverte. Donner aussitôt la réponse relève de la transmission directe, mémoriser l’erreur ne la corrige pas, et ne pas interroger l’élève ne le guide pas.

12. Un professeur guide une élève par des questions, puis celle-ci formule elle-même une réponse juste. D’où vient la vérité dans cette démarche ?

Du raisonnement de l’élève, guidé par les questions du professeur
Des questions elles-mêmes, qui fournissent la vérité sans raisonnement de l’élève
Du savoir préalable du professeur, indépendamment du raisonnement de l’élève
De la réponse que le professeur transmet directement à l’élève

Du raisonnement de l’élève, guidé par les questions du professeur

Explication

La maïeutique guide l’élève, mais c’est son propre raisonnement qui lui permet de découvrir la vérité. La transmission directe attribue la réponse au professeur, le savoir préalable néglige le travail de l’élève et les questions ne remplacent pas son raisonnement.

13. Dans un dialogue portant sur la justice, Socrate réfute les arguments de son interlocuteur, mais le dialogue s’achève sans définition de la justice. Quelle démarche cela illustre-t-il ?

Écarter les raisonnements erronés tout en donnant une réponse concrète
Conclure sans examiner les raisonnements de l’interlocuteur
Déconstruire des raisonnements erronés sans nécessairement proposer de réponse concrète
Formuler une réponse morale définitive après chaque réfutation

Déconstruire des raisonnements erronés sans nécessairement proposer de réponse concrète

Explication

Dans nombre de dialogues platoniciens consacrés à la morale, Socrate déconstruit les raisonnements erronés sans nécessairement fournir de réponse concrète. Une réponse concrète ne découle pas de la réfutation, l’absence de conclusion ne signifie pas l’absence de critique, et une réponse définitive n’est pas garantie.

14. Un interlocuteur reconnaît qu’un de ses arguments était erroné, mais il ne connaît pas encore la réponse juste. Quel progrès cela représente-t-il pour Socrate ?

Un progrès vers la vérité, qui demeure encore un idéal à atteindre
L’atteinte de la vérité, puisque l’erreur a été reconnue
Aucun progrès, tant qu’une réponse définitive n’a pas été trouvée
La confirmation de l’opinion initiale, malgré l’erreur reconnue

Un progrès vers la vérité, qui demeure encore un idéal à atteindre

Explication

Pour Socrate, reconnaître ses erreurs constitue déjà un progrès sur la voie de la vérité, même si celle-ci reste un idéal à atteindre. Cette prise de conscience n’est pas l’atteinte de la vérité, l’absence de réponse définitive n’annule pas le progrès, et elle ne confirme pas l’opinion erronée.

15. Une personne affirme qu’une opinion est nécessairement vraie parce qu’elle est tenue pour un savoir. Quelle distinction socratique permet de corriger cette confusion ?

Le savoir et l’opinion sont vrais dès qu’une majorité les partage
Le savoir et l’opinion sont tous deux toujours vrais
Le savoir peut être faux, tandis que l’opinion est toujours vraie
Le savoir est toujours vrai, tandis que l’opinion peut être vraie ou fausse

Le savoir est toujours vrai, tandis que l’opinion peut être vraie ou fausse

Explication

Dans le Gorgias, Socrate distingue le savoir, toujours vrai, de la croyance ou de l’opinion, qui peut être vraie ou fausse. Dire que le savoir peut être faux inverse la distinction, déclarer l’opinion toujours vraie lui attribue la propriété du savoir, et l’accord majoritaire ne garantit pas la vérité.

16. Quels chefs d’accusation Mélétos et Anytos portent-ils contre Socrate ?

Critiquer les sophistes, défendre les traditions et refuser l’éducation
Corrompre la jeunesse, rejeter les dieux de la cité et en inventer d’autres
Corrompre les magistrats, soutenir les Trente et préparer un coup d’État
Condamner ses disciples, rejeter les lois et abolir la démocratie

Corrompre la jeunesse, rejeter les dieux de la cité et en inventer d’autres

Explication

Les accusateurs lui reprochent de corrompre la jeunesse, de ne pas croire aux dieux officiels et d’inventer ses propres dieux. L’accusation de coup d’État confond Socrate avec le contexte politique, la condamnation de ses disciples inverse les rôles, et la critique des sophistes ne correspond pas aux chefs d’accusation.

17. Quelle est l’issue du procès de Socrate malgré sa défense ?

Il est reconnu coupable et envoyé en exil
Il est acquitté et condamné à quitter Athènes
Il est reconnu coupable et condamné à boire la ciguë
Il échappe au verdict grâce à une fuite organisée

Il est reconnu coupable et condamné à boire la ciguë

Explication

Socrate est reconnu coupable et condamné à boire la ciguë malgré sa défense. L’acquittement contredit le verdict, l’exil n’est pas la peine rapportée, et la fuite fut proposée par ses disciples mais refusée.

18. Ses disciples organisent une évasion après sa condamnation, mais Socrate estime que fuir remettrait en cause les lois de la cité. Quelle décision correspond à son principe moral ?

Accepter la condamnation parce qu’il reconnaît les accusations
Fuir pour éviter la peine, même si les lois sont contestées
Se venger de ses accusateurs pour rétablir la justice
Rester et subir l’injustice plutôt que la commettre en fuyant

Rester et subir l’injustice plutôt que la commettre en fuyant

Explication

Socrate préfère subir l’injustice plutôt que la commettre, et considère que fuir remettrait en cause les lois de la cité. Le salut personnel néglige ce principe, la vengeance confond justice et représailles, et accepter les accusations n’explique pas son choix.

19. Deux intervenants défendent des conceptions opposées : l’un dit que la vérité dépend du jugement de chacun, l’autre recherche une vérité absolue. Quelle attribution est juste ?

Platon défend le relativisme, tandis que les sophistes recherchent l’absolu
Les sophistes et Platon défendent tous deux une vérité relative
Les sophistes défendent le relativisme, tandis que Platon recherche l’absolu
Les sophistes et Platon défendent tous deux une vérité absolue

Les sophistes défendent le relativisme, tandis que Platon recherche l’absolu

Explication

Les sophistes rapportent la vérité au jugement de chacun, tandis que Platon combat cette position et recherche une vérité absolue. Attribuer l’absolu aux sophistes inverse leurs conceptions, assimiler la majorité à l’absolu confond persuasion et vérité, et les deux dernières réponses effacent leur opposition.

20. Dans une assemblée, une idée convainc la majorité grâce à un orateur puissant, sans examen de sa justesse. Quelle conclusion correspond à la critique de Platon ?

La victoire majoritaire établit la vérité dès que l’argument est convaincant
La décision collective protège la justice même sans examen de l’idée
La victoire persuasive ne prouve pas la vérité et peut favoriser manipulation et injustice
La puissance de l’orateur garantit que l’assemblée évite l’ignorance

La victoire persuasive ne prouve pas la vérité et peut favoriser manipulation et injustice

Explication

Pour Platon, persuader la majorité ne suffit pas à rendre une idée vraie : la victoire de l’argument du plus fort peut conduire à l’ignorance, à la manipulation et à l’injustice. Assimiler persuasion et vérité reprend la thèse relativiste, croire que la puissance garantit la lucidité inverse sa critique, et supposer la justice assurée néglige le risque signalé.

21. Quel objectif doit guider la philosophie et l’éducation selon Platon ?

Obtenir l’adhésion du plus grand nombre et l’autorité politique
Développer l’art de persuader sans juger le contenu des idées
Transmettre les opinions dominantes sans les examiner
Rechercher la vérité pour elle-même et pour la justice

Rechercher la vérité pour elle-même et pour la justice

Explication

Platon assigne à la philosophie et à l’éducation la recherche de la vérité pour elle-même, ainsi que la recherche de la justice. L’adhésion populaire et la persuasion sans examen privilégient l’efficacité rhétorique, tandis que transmettre les opinions dominantes abandonne l’exigence de vérité.

22. Dans la République, où Platon situe-t-il l’Idée de Justice, qu’il relie à la justice de l’âme et à celle de la société ?

Dans les lois changeantes de la cité
Dans l’âme de chaque individu
Dans le monde matériel et sensible
Dans le monde intelligible

Dans le monde intelligible

Explication

Platon relie la justice de l’âme à celle de la société et situe l’Idée de Justice dans le monde intelligible. Le monde sensible confond le vrai avec l’illusoire, les lois variables avec une référence fixe, et l’âme individuelle avec le lieu de l’Idée.

23. Un prisonnier tient les objets visibles pour la réalité ultime, tandis qu’un philosophe cherche une vérité stable au-delà des apparences. Quelle distinction platonicienne décrit cette opposition ?

Le monde sensible est associé au vrai, et le monde intelligible peut aveugler
Le monde intelligible perfectionne les apparences sans s’en distinguer
La vérité dépend des opinions, et les deux mondes ont le même statut
Le monde intelligible est associé au vrai, et le monde sensible peut aveugler

Le monde intelligible est associé au vrai, et le monde sensible peut aveugler

Explication

Le monde intelligible est associé au vrai, tandis que le monde matériel et sensible est présenté comme illusoire et susceptible d’aveugler. Inverser les deux mondes renverse cette distinction, l’opinion personnelle confond vérité et subjectivité, et la simple amélioration des apparences ne rend pas compte de leur opposition.

24. Dans une cité qui cherche un gouvernement légitime, quelle fonction l’allégorie de la Caverne attribue-t-elle à l’éducation du futur roi-philosophe ?

Décrire la vie souterraine sans éclairer la légitimité politique
Confier la direction de la cité aux prisonniers les plus influents
Former un orateur capable de gagner l’adhésion de la majorité
Former un gouvernant compétent et légitime pour diriger la cité

Former un gouvernant compétent et légitime pour diriger la cité

Explication

L’allégorie développe notamment une réflexion sur le gouvernement légitime et présente l’éducation du futur roi-philosophe, compétent et légitime pour gouverner la cité. La persuasion majoritaire relève d’une confusion avec le pouvoir rhétorique, les prisonniers ignorants ne sont pas désignés comme gouvernants, et l’allégorie a bien un enjeu politique.

25. Une personne cesse de prendre les apparences visibles pour la vérité et entreprend une formation philosophique. Vers quelle destination cette éducation doit-elle conduire son âme ?

Vers la vérité des apparences visibles où se trouve l’Idée du Bien
Vers le rejet des apparences sans recherche d’une connaissance supérieure
Vers l’accumulation des opinions qui permet de définir l’Idée du Bien
Vers la vérité et la connaissance du monde intelligible où se trouve l’Idée du Bien

Vers la vérité et la connaissance du monde intelligible où se trouve l’Idée du Bien

Explication

L’éducation philosophique arrache l’âme au monde visible et illusoire pour la conduire vers la vérité et la connaissance du monde intelligible, où se trouve l’Idée du Bien. Les apparences sensibles sont confondues avec le monde intelligible, le simple rejet des apparences omet la destination éducative, et les opinions ne remplacent pas la connaissance.

26. Un prisonnier prend ses représentations sensibles et ses opinions subjectives pour des vérités : à quel état cela correspond-il ?

À la connaissance explicative
À la pistis
À l’eikasia
À l’examen des causes

À l’eikasia

Explication

L’eikasia désigne l’état d’illusion des sens où les représentations sensibles et les opinions subjectives sont prises pour des vérités. La pistis concerne la conviction relative aux objets fabriqués, tandis que la connaissance explicative et l’examen des causes dépassent cette illusion initiale.

27. Dans la caverne, un prisonnier croit que les objets fabriqués qu’il perçoit sont réels tels qu’il les interprète. Quel état décrit cette conviction ?

La connaissance des causes
La pistis
L’eikasia
La connaissance du monde intelligible

La pistis

Explication

La pistis est la conviction que les objets fabriqués perçus dans la caverne sont réels tels qu’ils sont interprétés. L’eikasia porte sur l’illusion des représentations, la recherche des causes est plus explicative, et la connaissance du monde intelligible dépasse l’attachement aux objets sensibles.

28. Un prisonnier est forcé de se redresser, de se retourner, de marcher et de lever les yeux. Que marque cette expérience dans son éducation ?

Le début d’une remise en question de ses certitudes
Un déplacement sans effet sur ses croyances
L’aboutissement de sa connaissance du monde intelligible
Le retour à l’observation passive des ombres familières

Le début d’une remise en question de ses certitudes

Explication

Ces gestes imposés constituent le début de l’éducation : ils conduisent le prisonnier à questionner ses certitudes. Ils ne signifient pas que la connaissance est déjà achevée, ne le ramènent pas aux ombres et ne sont pas un déplacement dépourvu d’effet sur ses croyances.

29. Une élève part de principes géométriques admis, enchaîne des déductions et en tire une conclusion. Quelle forme de pensée met-elle en œuvre ?

La dianoia
La noèsis
La perception sensible
La contemplation du Bien

La dianoia

Explication

La dianoia raisonne de manière discursive et déductive à partir de principes. La noèsis saisit intuitivement les principes, la perception sensible porte sur des objets sensibles et la contemplation du Bien relève de la noèsis.

30. Dans l’allégorie de la caverne, un prisonnier progresse vers le monde intelligible en apprenant les mathématiques de manière abstraite. À quelle étape cette progression correspond-elle ?

À la dianoia
Au retour dans la cité
À l’expérience des ombres
À la noèsis

À la dianoia

Explication

La dianoia correspond à l’ascension vers le monde intelligible par l’apprentissage abstrait des mathématiques. La contemplation du Soleil désigne la noèsis, les ombres appartiennent au monde sensible de la caverne et le retour dans la cité vient après la contemplation du Bien.

31. Une philosophe saisit immédiatement un principe sans passer par des images ni par une déduction hypothétique. Quelle forme d’intelligence exerce-t-elle ?

La représentation mathématique
La dianoia
La noèsis
Le raisonnement hypothétique

La noèsis

Explication

La noèsis saisit intuitivement et immédiatement les vérités et les principes, sans images ni raisonnement hypothétique. La dianoia procède par déduction discursive, tandis que la représentation sensible et le raisonnement hypothétique ne caractérisent pas cette saisie immédiate.

32. Dans l’allégorie de la caverne, que signifie pour le prisonnier libéré le fait de voir le Soleil ?

Examiner des images intermédiaires du monde intelligible
Contempler le Bien et les formes intelligibles pures
Observer un astre sensible et les objets visibles
Raisonner à partir de principes mathématiques abstraits

Contempler le Bien et les formes intelligibles pures

Explication

Voir le Soleil signifie contempler le Bien et les formes intelligibles pures. L’astre sensible, le raisonnement mathématique et les images intermédiaires renvoient à d’autres niveaux que cette contemplation.

33. Après avoir contemplé le Bien, une philosophe pourrait rester à l’écart de la vie politique, mais elle choisit d’agir dans sa cité. Quel devoir accomplit-elle ?

Maintenir les lois en place sans chercher à réformer l’ordre civique
Revenir dans la cité pour y instaurer un ordre et des lois justes
Poursuivre sa contemplation sans intervenir dans les affaires communes
Se retirer de la cité pour préserver son bonheur contemplatif

Revenir dans la cité pour y instaurer un ordre et des lois justes

Explication

Après avoir contemplé le Bien, le philosophe a le devoir moral de revenir dans la cité pour y instaurer un ordre et des lois justes. Le retrait privé néglige ce devoir, tandis que la simple conservation des lois ne correspond pas à l’instauration d’un ordre juste.

34. Dans la théorie platonicienne, que désigne la réminiscence ?

L’oubli progressif des idées vraies après leur contemplation
La mémorisation de faits sensibles transmis par autrui
Le retour à l’âme des idées vraies contemplées avant son incarnation
L’acquisition de connaissances nouvelles par l’observation du corps

Le retour à l’âme des idées vraies contemplées avant son incarnation

Explication

La réminiscence est le retour à l’âme des idées vraies qu’elle avait contemplées dans le monde intelligible avant son incarnation. L’observation sensible confond cette théorie avec l’empirisme, l’oubli réduit le processus à sa perte, et la mémorisation de faits corporels ne correspond pas aux idées contemplées.

35. Dans une interprétation platonicienne, une personne explique que son âme immatérielle a contemplé les essences avant de s’incarner, puis a oublié cette connaissance en entrant dans un corps. Quelle conception de l’âme décrit-elle ?

Une âme issue du monde intelligible, qui acquiert les essences par les sens
Une âme issue du monde corporel, qui conserve le savoir sans l’avoir contemplé
Une âme issue du monde intelligible, qui oublie en s’incarnant
Une âme issue du monde corporel, qui découvre les essences en s’incarnant

Une âme issue du monde intelligible, qui oublie en s’incarnant

Explication

Pour Platon, l’âme immatérielle appartient au monde intelligible et y contemple les essences avant de tomber dans le corps, où elle oublie la connaissance universelle. L’origine corporelle inverse son appartenance, la découverte par les sens confond les deux voies de connaissance, et l’absence de contemplation contredit le savoir antérieur de l’âme.

36. Une personne est d’abord poussée par la faim, puis cherche à démontrer son courage et à obtenir l’estime d’autrui, avant de raisonner pour connaître la vérité. Quelle association des parties de l’âme correspond à ces motivations ?

Logos pour la faim, thumos pour la reconnaissance, épithumia pour la vérité
Épithumia pour la faim, thumos pour la reconnaissance, logos pour la vérité
Épithumia pour la faim, logos pour la reconnaissance, thumos pour la vérité
Thumos pour la faim, épithumia pour la reconnaissance, logos pour la vérité

Épithumia pour la faim, thumos pour la reconnaissance, logos pour la vérité

Explication

L’épithumia est liée aux besoins du corps, le thumos au courage et au désir de reconnaissance, et le logos à la raison et à la vérité. Attribuer la reconnaissance au logos confond raison et désir d’honneur; attribuer la vérité au thumos confond courage et rationalité; attribuer la faim au thumos confond besoin corporel et courage.

37. Une élève peut réciter une leçon mot pour mot, mais ne peut pas expliquer ce qu’elle signifie. Quelle conclusion correspond à la conception platonicienne de l’apprentissage ?

Elle a appris, car la répétition actualise ses dispositions cognitives
Elle n’a pas encore appris, car elle ne comprend pas la leçon
Elle a appris, car elle peut restituer le savoir transmis
Elle n’a pas appris, car toute transmission par l’adulte empêche de comprendre

Elle n’a pas encore appris, car elle ne comprend pas la leçon

Explication

Pour Platon, apprendre suppose d’actualiser ses dispositions cognitives et de comprendre par soi-même; réciter sans comprendre ne constitue donc pas un apprentissage. Assimiler la récitation à la compréhension confond restitution et apprentissage, tandis que l’idée que toute transmission l’empêche va au-delà de ce que soutient cette conception.

38. Pour aider un enfant à résoudre un problème, quelle démarche pédagogique correspond au rôle de l’enseignant dans la conception platonicienne de l’apprentissage ?

Fournir une règle à mémoriser avant toute réflexion personnelle
Donner la solution puis demander à l’enfant de la répéter
Exposer la démonstration complète sans solliciter les réponses de l’enfant
Poser des questions et laisser l’enfant formuler ses réponses

Poser des questions et laisser l’enfant formuler ses réponses

Explication

L’enseignant doit faire réfléchir l’enfant, notamment en le confrontant à un problème et en le laissant formuler ses réponses. Donner la solution confond guidage et réponse toute faite; la mémorisation remplace la réflexion; une démonstration sans participation écarte le questionnement.

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Mémorisez les réponses avec 77 flashcards sur Éducation socratique et platonicienne.

En quelle année Socrate est-il mort à Athènes après sa condamnation ?

En −399.

Par quels témoignages Socrate est-il principalement connu ?

Par ceux de ses contemporains et de ses disciples, notamment Xénophon et Platon.

Qu’est-ce que la philosophie socratique ?

Une manière de vivre et de construire sa personne en prenant soin de son âme.

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