QCM : Technique de l’argumentation (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le mieux l’argumentation ?

Une démonstration scientifique qui établit une vérité par des preuves contrôlées
Une description factuelle qui présente un événement sans défendre de conclusion
Une expression personnelle qui communique une émotion sans chercher à la justifier
Une production verbale ou écrite qui soutient une conclusion par des arguments

Une production verbale ou écrite qui soutient une conclusion par des arguments

Explication

L’argumentation organise des arguments pour donner un sens au réel et soutenir une opinion, une décision ou un comportement. Une simple description ou une expression émotionnelle peut communiquer, mais ne construit pas nécessairement une conclusion argumentée.

2. À quel moment une personne argumente-t-elle, d’après la conception générale de l’activité humaine ?

Lorsqu’elle récite une connaissance apprise sans relier celle-ci à une opinion ou à une décision
Lorsqu’elle exprime une émotion personnelle sans tenter de donner du sens à ce qu’elle pense
Lorsqu’elle transmet une information sans interpréter la situation ni chercher à la faire comprendre
Lorsqu’elle réfléchit et communique pour former ou partager des opinions, des croyances ou des valeurs

Lorsqu’elle réfléchit et communique pour former ou partager des opinions, des croyances ou des valeurs

Explication

L’être humain argumente lorsqu’il réfléchit et communique afin de se forger ou de partager ses opinions, croyances, valeurs ou comportements. La transmission d’une information ou l’expression d’une émotion ne devient argumentative que si elle s’inscrit dans cette recherche de sens ou de partage.

3. Quand la fonction conative devient-elle argumentative dans une communication ?

Lorsque le destinataire reçoit un message par un canal adapté à la situation de communication
Lorsque l’émetteur décrit le référent avec des termes précis sans chercher à orienter la réception
Lorsque l’émetteur emploie des arguments pour influencer les pensées ou le comportement du destinataire
Lorsque l’émetteur transmet principalement des informations sur un objet ou une situation

Lorsque l’émetteur emploie des arguments pour influencer les pensées ou le comportement du destinataire

Explication

La fonction conative devient argumentative lorsque l’influence exercée sur le destinataire s’appuie sur des arguments qui cherchent à modifier ses pensées ou son comportement. La fonction référentielle vise principalement l’information, ce qui constitue la confusion la plus fréquente.

4. Quelle distinction permet de différencier l’intention argumentative du texte argumentatif ?

L’intention vise à donner du sens au réel, tandis que le texte est une production organisée contenant une logique argumentative
L’intention correspond à un message écrit, tandis que le texte désigne une volonté personnelle de persuader
L’intention repose sur une démonstration scientifique, tandis que le texte relève d’une simple transmission d’informations
L’intention concerne le destinataire, tandis que le texte concerne exclusivement le canal utilisé pour communiquer

L’intention vise à donner du sens au réel, tandis que le texte est une production organisée contenant une logique argumentative

Explication

L’argumentation peut être une intention, une technique de persuasion ou une production organisée selon une logique argumentative. Un texte peut donc porter une intention argumentative sans présenter explicitement une construction textuelle argumentative complète, ce qui les rend distincts.

5. Quelle définition correspond à la rhétorique dans la tradition attribuée à Aristote ?

Une théorie de la grammaire qui classe les mots selon leur forme et leur fonction dans la phrase
Une technique de mémorisation qui permet de reproduire fidèlement des discours déjà composés
Une discipline de la parole efficace qui recherche, pour chaque question, les moyens propres à persuader
Une méthode de démonstration scientifique qui établit une vérité indépendante de toute situation de parole

Une discipline de la parole efficace qui recherche, pour chaque question, les moyens propres à persuader

Explication

La rhétorique est une discipline de la parole efficace qui examine, pour chaque question, ce qui peut persuader. La démonstration scientifique vise une vérité établie, tandis que la rhétorique s’intéresse à l’efficacité persuasive du discours.

6. Dans la rhétorique antique, quel genre concerne les décisions futures de la cité ?

Le genre démonstratif
Le genre épidictique
Le genre judiciaire
Le genre délibératif

Le genre délibératif

Explication

Le délibératif porte sur les décisions à prendre dans l’avenir, notamment pour la cité. Le judiciaire concerne des décisions relatives au passé, tandis que l’épidictique se rapporte à l’éloge ou au blâme dans le présent.

7. Dans quel domaine la rhétorique intervient-elle principalement ?

Dans le domaine des vérités nécessaires, où chaque conclusion découle d’une preuve scientifique vérifiable
Dans le domaine des faits mesurables, où la persuasion remplace l’observation et l’expérimentation contrôlées
Dans le domaine du vraisemblable et de l’opinable, où une démonstration scientifique ne garantit pas une vérité absolue
Dans le domaine des règles formelles, où toute opinion personnelle est écartée au profit d’un calcul démonstratif

Dans le domaine du vraisemblable et de l’opinable, où une démonstration scientifique ne garantit pas une vérité absolue

Explication

La rhétorique intervient lorsque la vérité absolue ne peut pas être garantie par une démonstration scientifique et qu’il faut raisonner sur le vraisemblable ou l’opinable. Elle ne se confond donc pas avec une méthode destinée à établir des vérités nécessaires par preuve formelle.

8. Dans une communication destinée à faire adhérer un auditoire à une thèse, quel ensemble constitue le triangle argumentatif ?

Le locuteur, le message, le code et le canal
L’émetteur, la preuve, la conclusion et le jugement
L’orateur, la thèse, l’auditoire et le thème
L’auteur, le texte, le lecteur et le contexte

L’orateur, la thèse, l’auditoire et le thème

Explication

Le triangle argumentatif met en relation l’orateur, la thèse, l’auditoire et le thème afin de favoriser l’adhésion à une thèse. L’auditoire ne produit pas la thèse : il en est le destinataire.

9. Quelle correspondance associe correctement les trois dimensions du triangle argumentatif ?

Orateur et logos, auditoire et pathos, discours rationnel et ethos
Orateur et pathos, auditoire et logos, discours rationnel et ethos
Orateur et logos, auditoire et ethos, discours rationnel et pathos
Orateur et ethos, auditoire et pathos, discours rationnel et logos

Orateur et ethos, auditoire et pathos, discours rationnel et logos

Explication

L’ethos renvoie à l’orateur, le pathos à la disposition de l’auditoire et le logos au discours rationnel. Attribuer le pathos à l’orateur confond l’émotion mobilisée chez le public avec la crédibilité de celui qui parle.

10. Quelle distinction décrit le mieux le rapport entre argumenter et persuader ?

Argumenter mobilise les émotions et les préjugés, tandis que persuader explicite son intention par la raison
Argumenter réduit la liberté du destinataire, tandis que persuader recherche une adhésion fondée sur la démonstration
Argumenter dissimule son intention, tandis que persuader enchaîne méthodiquement des arguments logiques
Argumenter explicite son intention et privilégie la raison, tandis que persuader mobilise davantage les émotions

Argumenter explicite son intention et privilégie la raison, tandis que persuader mobilise davantage les émotions

Explication

Argumenter consiste à déclarer explicitement son intention et à privilégier la raison, alors que persuader s’appuie davantage sur les émotions, les sentiments et les préjugés. La dissimulation de l’intention caractérise plutôt certaines formes d’influence ou de manipulation.

11. Quelle pratique correspond à l’argumentation ?

Imposer une conclusion par la peur afin de limiter la liberté du destinataire
Enchaîner méthodiquement des arguments pour convaincre explicitement de la validité d’une thèse
Susciter une émotion forte sans exposer les raisons qui soutiennent une thèse
Orienter une décision par des préjugés sans présenter de raisonnement organisé

Enchaîner méthodiquement des arguments pour convaincre explicitement de la validité d’une thèse

Explication

Argumenter consiste à construire un raisonnement présenté comme logique, à organiser des arguments et à chercher explicitement à convaincre de la validité d’une thèse. L’intimidation agit sur le destinataire en réduisant sa liberté plutôt qu’en recherchant une adhésion raisonnée.

12. Quelle situation illustre la distinction entre présence d’arguments et intention argumentative ?

Un texte présente une conclusion explicite avec des raisons, tandis qu’un autre informe sans chercher à orienter le lecteur
Un texte contient une thèse contestable, tandis qu’un autre développe une opinion personnelle dans un style expressif
Un texte emploie des émotions pour convaincre, tandis qu’un autre expose une démonstration fondée sur des règles logiques
Un texte présente plusieurs raisons sans conclusion explicite, tandis qu’un autre cherche à convaincre sans fournir d’arguments précis

Un texte présente plusieurs raisons sans conclusion explicite, tandis qu’un autre cherche à convaincre sans fournir d’arguments précis

Explication

Un texte peut contenir des arguments sans formuler de conclusion explicite, et une intention argumentative peut exister sans arguments proprement dits. La présence d’une conclusion et de raisons organisées ne suffit donc pas à couvrir les deux cas décrits.

13. Comment définir un argument dans un raisonnement ?

Une raison qui paraît raisonnable et convaincante sans constituer une preuve irréfutable
Une opinion personnelle qui exprime une préférence sans devoir être admissible
Une conclusion qui résulte de règles logiques appliquées à deux propositions
Une preuve qui établit nécessairement la vérité d’une proposition par démonstration

Une raison qui paraît raisonnable et convaincante sans constituer une preuve irréfutable

Explication

Un argument est une raison ou un raisonnement qui peut sembler raisonnable, admissible et convaincant, sans atteindre le statut d’une preuve irréfutable. Une conclusion issue de règles logiques correspond plutôt au résultat d’un raisonnement.

14. Qu’est-ce qu’un raisonnement ?

Une affirmation plausible qui paraît convaincante sans établir de conclusion nouvelle
Une justification pratique fondée sur le bon sens et destinée à soutenir une décision
Une opération qui relie deux propositions pour en tirer une troisième au moyen de règles logiques
Une suite d’émotions associées à une opinion afin d’obtenir l’adhésion d’un public

Une opération qui relie deux propositions pour en tirer une troisième au moyen de règles logiques

Explication

Le raisonnement consiste à lier deux propositions afin d’en tirer une troisième, conclusive, en appliquant des règles logiques. Une justification pratique fondée sur le bon sens renvoie plutôt à la raison au sens courant, et non à l’opération logique définie ici.

15. Quelle distinction décrit correctement la double détente argumentative ?

Le cadrage prédispose l’auditoire, tandis que le processus intellectuel fournit des raisons plausibles.
Le cadrage résume la thèse, tandis que le processus intellectuel identifie les préjugés du public.
Le cadrage attaque l’adversaire, tandis que le processus intellectuel établit une définition commune.
Le cadrage fournit des preuves, tandis que le processus intellectuel modifie les émotions de l’auditoire.

Le cadrage prédispose l’auditoire, tandis que le processus intellectuel fournit des raisons plausibles.

Explication

La double détente associe une action sur les prédispositions de l’auditoire à une élaboration de justifications plausibles. Confondre le cadrage avec la production de preuves inverse les fonctions des deux processus.

16. Pour défendre la sélection de magistrats compétents plutôt que leur tirage au sort, quelle combinaison argumentative convient ?

Décrire les préjugés des magistrats, puis contester directement leur caractère moral.
Redéfinir les magistrats comme une catégorie distincte, puis opposer cette catégorie au hasard.
Présenter une opinion largement partagée, puis répéter cette croyance dans plusieurs domaines.
Évoquer des sportifs aptes et entraînés, puis rapprocher leur sélection de celle des magistrats.

Évoquer des sportifs aptes et entraînés, puis rapprocher leur sélection de celle des magistrats.

Explication

Le lieu commun des sportifs aptes et entraînés cadre favorablement la situation, puis l’analogie relie le choix des magistrats à celui des sportifs. L’option fondée sur l’attaque personnelle ne fournit ni ce cadrage ni cette relation logique.

17. Que désigne l’autorité dans une argumentation ?

Le crédit accordé à une idée soutenue par une personne reconnue compétente, morale ou techniquement digne de confiance.
Le récit subjectif d’une expérience présenté par une personne qui l’a vécue directement.
La critique d’une opinion fondée sur les contradictions ou les préjugés de son défenseur.
L’attaque d’un adversaire visant sa personnalité, son caractère ou sa valeur personnelle.

Le crédit accordé à une idée soutenue par une personne reconnue compétente, morale ou techniquement digne de confiance.

Explication

L’autorité repose sur la reconnaissance de la compétence intellectuelle, de la moralité ou de la capacité technique du locuteur. La critique des contradictions relève de l’ad hominem, tandis que l’attaque de la personne relève de l’ad personam.

18. Quelle différence oppose l’argument ad hominem à l’argument ad personam ?

L’ad hominem cherche l’accord du public, tandis que l’ad personam fournit des raisons plausibles à la thèse.
L’ad hominem rapproche deux domaines par analogie, tandis que l’ad personam redéfinit une notion controversée.
L’ad hominem critique les préjugés ou contradictions d’une position, tandis que l’ad personam dévalorise directement la personne.
L’ad hominem s’appuie sur la compétence d’un expert, tandis que l’ad personam rapporte une expérience personnelle.

L’ad hominem critique les préjugés ou contradictions d’une position, tandis que l’ad personam dévalorise directement la personne.

Explication

L’ad hominem vise les actes, préjugés ou contradictions liés à une position adverse. L’ad personam déplace l’attaque vers la personne elle-même, par l’insulte ou la dévalorisation, plutôt que vers son raisonnement.

19. Comment définir l’opinion commune ?

Une croyance partagée dans l’entourage, les échanges ordinaires, la rue ou les productions culturelles.
Une valorisation d’une thèse obtenue par contraste avec une position opposée.
Une redéfinition qui sépare une notion controversée en catégories distinctes.
Un schéma mental général pouvant être transposé d’un domaine à une autre situation.

Une croyance partagée dans l’entourage, les échanges ordinaires, la rue ou les productions culturelles.

Explication

L’opinion commune est une croyance largement partagée dans les cadres ordinaires de la vie sociale et culturelle. Le schéma transposable correspond au lieu commun, tandis que les deux autres descriptions renvoient à la dissociation et à l’antithèse.

20. Quel énoncé caractérise le lieu commun ?

C’est une croyance répandue dans un entourage, indépendamment de son application à d’autres domaines.
C’est une idée générale et reconnue, utilisable comme schéma mental dans des situations différentes.
C’est une séparation argumentative entre deux catégories établies pour redéfinir une notion débattue.
C’est un récit d’expérience auquel un locuteur confère une profondeur subjective et humaine.

C’est une idée générale et reconnue, utilisable comme schéma mental dans des situations différentes.

Explication

Le lieu commun est un schéma mental général que l’on peut appliquer à plusieurs domaines ou situations. Une croyance simplement partagée décrit plutôt l’opinion commune, tandis que la séparation catégorielle relève de la dissociation.

21. Quels procédés relèvent notamment du conditionnement argumentatif ?

La déduction formelle et l’enchaînement de prémisses
La synthèse dialectique et l’examen d’une antithèse
La promesse de satisfaction et l’appel aux émotions fortes
La réciprocité argumentative et la transitivité relationnelle

La promesse de satisfaction et l’appel aux émotions fortes

Explication

Le conditionnement argumentatif comprend notamment la promesse d’un bénéfice futur et la recherche d’une réaction affective intense. La déduction et les procédés dialectiques appartiennent à d’autres formes d’argumentation.

22. Quel énoncé illustre une promesse de satisfaction dans un contexte législatif ?

Évoquer l’angoisse des enfants face à la disparition des paysages naturels
Déduire l’effet d’une loi à partir d’une règle juridique générale
Annoncer une sanction prochaine pour les députés qui refusent le texte
Associer le vote d’une loi à un soulagement moral futur pour ses soutiens

Associer le vote d’une loi à un soulagement moral futur pour ses soutiens

Explication

La promesse de satisfaction projette un bénéfice futur, ici le soulagement moral des députés ayant soutenu la loi. L’évocation de l’angoisse relève de l’appel aux émotions fortes, tandis que la sanction annoncée correspond à une menace.

23. Quel raisonnement déclare une maladie universelle après l’avoir observée chez plusieurs populations ?

Un enthymème dont une prémisse demeure sous-entendue
Une déduction qui applique une règle générale à un cas
Un syllogisme qui relie deux prémisses à une conclusion
Une induction qui généralise des observations particulières

Une induction qui généralise des observations particulières

Explication

L’induction construit une règle générale à partir de plusieurs cas particuliers, comme les observations médicales concernant diverses populations. La déduction suit le mouvement inverse, en partant d’une règle pour traiter un cas.

24. Quel mouvement de raisonnement applique une règle générale à un cas particulier qui en relève ?

La déduction, qui descend du général vers le particulier
Le sorite, qui relie plusieurs inclusions successives
L’enthymème, qui supprime une prémisse dans l’argument
L’induction, qui remonte des cas vers une règle commune

La déduction, qui descend du général vers le particulier

Explication

La déduction part d’une règle générale et l’applique à un cas particulier inclus dans cette règle. L’induction procède en sens inverse, puisqu’elle généralise à partir de cas observés.

25. Pourquoi « Je pense, donc je suis » constitue-t-il un enthymème ?

Parce que deux relations successives sont réunies dans une même conclusion
Parce qu’une thèse et son contraire sont dépassés par un nouveau point de vue
Parce que plusieurs observations particulières sont transformées en loi générale
Parce qu’une prémisse nécessaire reste implicite dans le raisonnement

Parce qu’une prémisse nécessaire reste implicite dans le raisonnement

Explication

Cet énoncé laisse sous-entendue la prémisse selon laquelle tout être qui pense existe, ce qui en fait un syllogisme incomplet. La généralisation concerne l’induction, tandis que l’opposition entre thèse et antithèse relève de la dialectique.

26. Quelle structure caractérise un sorite ?

Une règle générale appliquée directement à un cas particulier qui lui appartient
Une suite d’inclusions ou de définitions qui relie le premier sujet au dernier attribut
Une thèse opposée à une antithèse puis dépassée par une nouvelle perspective
Une action évaluée à partir du jugement porté sur une autre action liée

Une suite d’inclusions ou de définitions qui relie le premier sujet au dernier attribut

Explication

Le sorite enchaîne plusieurs relations d’inclusion ou de définition afin de conduire du sujet initial à l’attribut final. Une règle appliquée à un cas décrit la déduction, tandis que l’opposition entre thèse et antithèse décrit la synthèse dialectique.

27. Comment fonctionne un argument dialectique par synthèse ?

Il enchaîne des inclusions successives pour attribuer au premier sujet la propriété finale
Il applique à une action le jugement associé à une autre action indissociable
Il oppose une thèse et une antithèse avant de dépasser leur conflit par un changement de point de vue
Il transfère une relation en reliant deux adversaires par un principe de transitivité

Il oppose une thèse et une antithèse avant de dépasser leur conflit par un changement de point de vue

Explication

La synthèse dialectique confronte une thèse à son antithèse, puis dépasse cette opposition grâce à une perspective nouvelle. L’enchaînement d’inclusions correspond au sorite, tandis que les deux autres descriptions renvoient à la réciprocité et à la transitivité.

28. Quel raisonnement réduit le choix à deux options et présente celle qui est défendue comme la seule bonne ?

L’argument par l’absurde
L’alternative, ou dilemme
L’argument a contrario
L’argument a fortiori

L’alternative, ou dilemme

Explication

L’alternative, ou dilemme, limite explicitement le choix à deux possibilités et valorise celle que l’on soutient. L’argument par l’absurde poursuit une autre démarche : il discrédite une position en montrant que ses conséquences deviennent absurdes.

29. Quelle conclusion correspond à un argument a contrario lorsqu’une règle prévoit une conséquence sous une condition donnée ?

La condition donnée produit une cause supplémentaire
La condition différente entraîne la conséquence inverse
La condition différente rend la règle plus difficile à accepter
La condition donnée révèle une conséquence absurde

La condition différente entraîne la conséquence inverse

Explication

L’argument a contrario déduit la conséquence inverse lorsque la condition prévue par la règle n’est pas remplie de la même manière. L’argument a fortiori, en revanche, renforce une conclusion en extrapolant vers une situation plus difficile.

30. Quel type d’argument cherche l’origine d’un phénomène pour l’expliquer ?

L’argument pragmatique
L’argument analogique
L’argument causal
L’argument par l’absurde

L’argument causal

Explication

L’argument causal explique un phénomène en lui attribuant une cause ou une origine, comme une entité créatrice pour rendre compte de l’existence du monde naturel. L’argument pragmatique ne recherche pas cette origine : il évalue les conséquences d’une décision.

31. Une municipalité choisit un projet parce qu’elle anticipe des effets économiques positifs et écarte une solution aux conséquences négatives. Quel argument mobilise-t-elle ?

Un argument a contrario
Un argument causal
Un argument par l’absurde
Un argument pragmatique

Un argument pragmatique

Explication

L’argument pragmatique juge une décision à partir des conséquences objectives que l’on prévoit, favorables ou défavorables. L’argument causal chercherait plutôt ce qui produit un phénomène, sans évaluer directement les effets d’un choix.

32. Comment fonctionne un argument par l’absurde dirigé contre une thèse adverse ?

Il montre que ses présupposés ou conséquences deviennent absurdes
Il montre qu’un phénomène provient d’une origine identifiable
Il montre qu’une règle change lorsque sa condition devient différente
Il montre qu’une décision entraîne des résultats globalement favorables

Il montre que ses présupposés ou conséquences deviennent absurdes

Explication

L’argument par l’absurde examine les présupposés ou les conséquences d’une thèse adverse afin de révéler leur caractère absurde et de la discréditer. L’évaluation de résultats favorables relève plutôt de l’argument pragmatique.

33. Quelle figure transpose une réalité dans l’image d’une autre afin de lui transférer certaines caractéristiques ?

L’exemple
La comparaison
Le dilemme
La métaphore

La métaphore

Explication

La métaphore transpose une réalité dans l’image d’une autre et permet ainsi de lui attribuer des caractéristiques associées à cette image. La comparaison rapproche explicitement deux réalités au lieu de les fondre dans une représentation imagée.

34. Quelle formulation définit le mieux la comparaison dans un raisonnement analogique ?

Elle rapproche explicitement deux réalités par leurs caractéristiques
Elle confond deux réalités dans une représentation imagée
Elle déduit une conséquence inverse d’une règle donnée
Elle illustre une thèse générale par un cas particulier

Elle rapproche explicitement deux réalités par leurs caractéristiques

Explication

La comparaison met explicitement en relation deux réalités en rapprochant leurs caractéristiques, par exemple la puissance de deux pays. La métaphore procède autrement : elle transpose une réalité dans l’image d’une autre.

35. Quel ensemble de compétences correspond à l’objectif principal d’un cours consacré à la méthode et à l’évaluation de l’argumentation ?

Résumer un texte argumentatif, repérer ses thèmes et décrire son organisation générale
Analyser un texte argumentatif, évaluer ses arguments et construire une thèse défendable
Mémoriser des textes littéraires, identifier leurs auteurs et dater leur publication
Comparer des styles d’écriture, commenter leur vocabulaire et interpréter leurs effets esthétiques

Analyser un texte argumentatif, évaluer ses arguments et construire une thèse défendable

Explication

Le cours cherche à développer une analyse précise des textes argumentatifs, ainsi que la capacité à évaluer, réfuter, pondérer ou justifier une thèse et à produire de nouveaux arguments. Le résumé et l’étude stylistique peuvent être utiles, mais ils ne constituent pas l’objectif méthodologique central décrit ici.

36. Quelle combinaison décrit correctement les épreuves d’évaluation du cours, avec leur durée et leur coefficient ?

Un QCM de 30 minutes coefficient 2, un oral de groupe de 120 minutes coefficient 3 et un écrit de 30 minutes coefficient 1
Un QCM de 30 minutes coefficient 1, un oral de groupe de 120 minutes coefficient 2 et un écrit de 30 minutes coefficient 3
Un QCM de 120 minutes coefficient 3, un oral de groupe de 30 minutes coefficient 2 et un écrit de 30 minutes coefficient 1
Un QCM de 30 minutes coefficient 1, un oral de groupe de 30 minutes coefficient 2 et un écrit de 120 minutes coefficient 3

Un QCM de 30 minutes coefficient 1, un oral de groupe de 30 minutes coefficient 2 et un écrit de 120 minutes coefficient 3

Explication

L’évaluation associe un QCM écrit de 30 minutes coefficient 1, un oral de groupe de 30 minutes coefficient 2 et un écrit de 120 minutes coefficient 3. La confusion la plus fréquente consiste à attribuer les 30 minutes du QCM à l’écrit final, alors que celui-ci dure 120 minutes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Technique de l’argumentation.

Qu'est-ce que l'argumentation ?

Une production verbale ou écrite qui utilise des arguments pour soutenir une conclusion.

Quand l'être humain argumente-t-il ?

Dès qu'il réfléchit et communique pour forger ou partager ses opinions.

Quand la fonction conative devient-elle argumentative ?

Quand l’émetteur utilise des arguments pour influencer le destinataire.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Technique de l’argumentation.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM