QCM : Définir et penser l’Antiquité (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle période délimite traditionnellement l’histoire ancienne ?

De la préhistoire européenne à la fin des royaumes hellénistiques
De l’invention de l’agriculture à la fondation des premières cités grecques
De la naissance de l’État grec à la prise de Constantinople en 1453
De l’apparition de l’écriture à la partition juridique de l’Empire romain au Ve siècle

De l’apparition de l’écriture à la partition juridique de l’Empire romain au Ve siècle

Explication

L’histoire ancienne est définie comme l’étude des périodes allant de l’apparition de l’écriture jusqu’à la partition juridique de l’Empire romain au Ve siècle. La prise de Constantinople appartient à une période bien plus tardive et ne constitue pas sa limite traditionnelle.

2. Pourquoi l’histoire ancienne ne se réduit-elle pas à l’histoire gréco-romaine ?

Parce qu’elle étudie avant tout les civilisations américaines précolombiennes
Parce qu’elle inclut aussi l’Égypte pharaonique et le Proche-Orient ancien
Parce qu’elle commence avec la Renaissance et se termine avec l’époque moderne
Parce qu’elle porte principalement sur les sociétés européennes du Moyen Âge

Parce qu’elle inclut aussi l’Égypte pharaonique et le Proche-Orient ancien

Explication

Le champ traditionnel de l’histoire ancienne comprend l’Égypte pharaonique, le Proche-Orient ancien et le monde méditerranéen gréco-romain. La limiter aux mondes grec et romain exclurait donc plusieurs civilisations essentielles.

3. Quel exemple correspond à une antiquité au sens de vestige matériel d’une période ancienne ?

Un récit transmis par la tradition orale
Une règle grammaticale reconstruite par les linguistes
Une inscription gravée sur une stèle ancienne
Une interprétation moderne d’un rite religieux

Une inscription gravée sur une stèle ancienne

Explication

Les antiquités sont des vestiges tangibles, parmi lesquels figurent les inscriptions gravées. Une règle grammaticale, un récit oral ou une interprétation relèvent plutôt de l’étude ou du patrimoine immatériel.

4. Quelle association entre discipline et objet d’étude est correcte ?

La littérature étudie les techniques, tandis que l’histoire de l’art reconstitue les grammaires
L’archéologie étudie les vestiges matériels, tandis que la linguistique analyse les langues
L’histoire des religions étudie les inscriptions, tandis que l’archéologie interprète les mythes
L’archéologie analyse principalement les langues, tandis que la linguistique fouille les ruines

L’archéologie étudie les vestiges matériels, tandis que la linguistique analyse les langues

Explication

L’archéologie porte sur les vestiges matériels, alors que la linguistique s’intéresse principalement aux langues. Les autres associations confondent les objets propres à plusieurs disciplines des sciences de l’Antiquité.

5. Sur quels fondements les sciences de l’Antiquité tirent-elles leur légitimité ?

Sur la continuité des institutions modernes et la disparition des patrimoines immatériels
Sur l’unité des langues anciennes et la prédominance des sources littéraires grecques
Sur la supériorité politique des sociétés anciennes et la conservation des monuments célèbres
Sur la valeur culturelle du classique et la diversité des études sur les patrimoines ancien

Sur la valeur culturelle du classique et la diversité des études sur les patrimoines ancien

Explication

Les sciences de l’Antiquité se légitiment par la valeur culturelle attribuée au classique et par la diversité des recherches sur les patrimoines matériels et immatériels. Leur légitimité ne repose ni sur une prétendue supériorité politique ni sur une source unique.

6. Quel terme désigne, depuis Pétrarque, la période séparant l’époque ancienne de l’époque moderne ?

La « haute Antiquité », située entre les cités grecques et Rome
La « période impériale », centrée sur l’expansion romaine
Le « moyen âge », également appelé « temps intermédiaire »
Le « siècle classique », consacré aux modèles artistiques anciens

Le « moyen âge », également appelé « temps intermédiaire »

Explication

Pétrarque a contribué à désigner la période séparant l’ancienne et la moderne comme un « temps intermédiaire » ou un « moyen âge ». Les autres expressions renvoient à des périodes ou à des catégories qui ne désignent pas cette séparation.

7. Quel objectif les érudits de la Renaissance associaient-ils au retour vers le temps ancien ?

Remplacer l’étude des civilisations anciennes par une réflexion centrée sur les techniques modernes
Régénérer les arts et transformer une culture figée par le latin scolastique
Renforcer le latin scolastique et maintenir les formes culturelles médiévales
Écarter les modèles anciens pour développer une culture fondée sur les traditions locales

Régénérer les arts et transformer une culture figée par le latin scolastique

Explication

Les érudits de la Renaissance cherchaient à dépasser les « siècles ténébreux » pour renouer avec l’Antiquité, régénérer les arts et transformer la culture. Ils ne visaient donc pas le maintien de la culture scolastique ni l’abandon des modèles anciens.

8. Comment la culture grecque et romaine est-elle présentée dans la définition européenne de l’Antiquité ?

Comme une culture apparue après la formation des sociétés modernes
Comme une période postérieure à l’Antiquité européenne
Comme une tradition extérieure aux catégories historiques européennes
Comme un élément constitutif de l’Antiquité européenne

Comme un élément constitutif de l’Antiquité européenne

Explication

La culture grecque et romaine est considérée comme constitutive de l’Antiquité en Europe. Cette conception ne correspond donc pas à l’idée d’une tradition extérieure ou postérieure à cette période.

9. Quelle thèse Thucydide défend-il à la fin du Ve siècle avant J.-C. dans le premier livre de son Histoire de la guerre du Péloponnèse ?

Les sociétés grecques anciennes avaient atteint une civilisation supérieure aux sociétés contemporaines
Les peuples barbares avaient transmis aux Grecs les institutions de leur époque
Les progrès de son époque résultaient d’un retour aux coutumes les plus anciennes
Les Grecs d’autrefois étaient aussi peu civilisés que les barbares voisins

Les Grecs d’autrefois étaient aussi peu civilisés que les barbares voisins

Explication

Thucydide souligne les progrès de son époque et juge les Grecs d’autrefois aussi peu civilisés que les barbares qu’ils côtoyaient. Il ne présente donc pas le passé grec comme un modèle de supériorité absolue.

10. Comment Platon et Aristote conçoivent-ils le rapport entre les catastrophes et le progrès historique ?

Des cataclysmes détruisent les civilisations, puis la mémoire ancienne oriente un nouveau progrès
Les civilisations progressent de façon linéaire grâce à l’accumulation continue des inventions
Les cataclysmes interrompent l’histoire sans permettre la transmission d’un savoir antérieur
Les sociétés reviennent à leur état initial sans conserver de souvenir des civilisations disparues

Des cataclysmes détruisent les civilisations, puis la mémoire ancienne oriente un nouveau progrès

Explication

Pour Platon et Aristote, l’histoire suit des cycles où les cataclysmes détruisent les hautes civilisations, tandis que la mémoire d’un savoir ancien guide le cycle suivant. Cette conception s’oppose à une progression strictement linéaire ou à une absence totale de transmission.

11. Quelle double caractérisation de l’Antiquité permet de comprendre la tension entre admiration et dépassement ?

Elle constitue une culture isolée et une étape étrangère à l’histoire universelle
Elle représente une norme d’excellence et une époque que le progrès peut dépasser
Elle fournit des techniques anciennes et une période sans influence sur les sociétés suivantes
Elle désigne une période décadente et un modèle que les sociétés doivent restaurer

Elle représente une norme d’excellence et une époque que le progrès peut dépasser

Explication

L’Antiquité peut être valorisée comme une norme d’excellence héritée des Anciens tout en étant considérée comme dépassable par le progrès humain. Les autres formulations réduisent cette tension à une seule interprétation ou lui attribuent des caractéristiques non indiquées.

12. Que met en jeu la querelle des Anciens et des Modernes en 1687 ?

Une comparaison des mérites de l’ancienneté et de la modernité fondée sur des critères rationnels et universels
Une opposition entre les défenseurs des civilisations grecques et ceux des civilisations romaines fondée sur la chronologie
Une contestation de toute possibilité de comparer les œuvres anciennes et modernes selon des critères communs
Une discussion sur la transmission des mythes antiques sans référence à l’évaluation des sociétés modernes

Une comparaison des mérites de l’ancienneté et de la modernité fondée sur des critères rationnels et universels

Explication

En 1687, la querelle compare les mérites respectifs de l’ancienneté et de la modernité en supposant des critères rationnels et universels. Elle ne porte donc pas principalement sur la rivalité entre Grecs et Romains ni sur l’impossibilité de toute comparaison.

13. Que cherchent principalement à étudier les nouvelles sciences historiques de la fin du XVIIIe siècle lorsqu’elles examinent les œuvres antiques ?

La conformité des œuvres aux modèles esthétiques élaborés par les Anciens
La conservation matérielle des objets antiques dans les collections modernes
Les conditions historiques et sociales qui ont permis leur production
La beauté formelle des œuvres indépendamment de leur contexte historique

Les conditions historiques et sociales qui ont permis leur production

Explication

Les nouvelles sciences historiques s’intéressent aux conditions de production des œuvres antiques, et non aux œuvres considérées isolément. L’étude traditionnelle se concentrait davantage directement sur les textes ou les objets eux-mêmes.

14. Quel est l’objet de la science de l’Antiquité créée en Allemagne peu après 1800 ?

L’analyse spécialisée des textes littéraires anciens à l’exclusion des institutions et des croyances
L’étude globale de la culture ancienne, notamment de l’économie, de la politique, de la religion, de l’art et du langage
La conservation des objets antiques selon des méthodes principalement muséales et archéologiques
L’étude comparative des seules langues anciennes à partir de leurs formes grammaticales

L’étude globale de la culture ancienne, notamment de l’économie, de la politique, de la religion, de l’art et du langage

Explication

La science de l’Antiquité vise une étude totale de la culture ancienne, incluant plusieurs domaines comme l’économie, la politique, la religion, l’art et le langage. Elle ne se limite donc ni aux textes, ni aux objets, ni à la linguistique.

15. Quelle position Droysen et Ranke opposent-ils au programme de Wolf concernant l’Antiquité ?

Ils proposent de limiter son étude aux textes poétiques et aux traditions religieuses les mieux conservées
Ils la définissent comme une civilisation autonome pouvant être étudiée sans lien avec les autres périodes
Ils la considèrent comme une étape relative de l’histoire universelle plutôt que comme une culture isolée
Ils soutiennent que son unité culturelle repose principalement sur une langue et une littérature communes

Ils la considèrent comme une étape relative de l’histoire universelle plutôt que comme une culture isolée

Explication

Droysen et Ranke contestent l’isolement de l’Antiquité en la présentant comme une étape relative de l’histoire universelle. Cette position s’oppose à l’étude d’une culture considérée comme entièrement indépendante du développement historique général.

16. Quelle distinction caractérise l’étude française de l’Antiquité ?

Elle réunit l’archéologie et la littérature autour d’un esprit antique commun.
Elle remplace l’étude des œuvres par une reconstruction philosophique de l’Antiquité.
Elle privilégie l’histoire politique au détriment des vestiges et des œuvres.
Elle sépare l’intérêt archéologique pour les Antiquités de l’intérêt littéraire pour les œuvres.

Elle sépare l’intérêt archéologique pour les Antiquités de l’intérêt littéraire pour les œuvres.

Explication

L’approche française distingue l’étude archéologique des Antiquités et l’étude littéraire des œuvres, sans postuler une culture antique unifiée. L’idée d’un programme recherchant l’unité de la culture antique correspond plutôt à l’approche allemande.

17. Quelle méthode caractérise l’approche française des langues et des mythes antiques ?

Elle étudie les langues séparément et interprète les mythes comme des récits historiques vérifiés.
Elle fonde l’analyse des mythes sur une reconstruction politique commune aux sociétés antiques.
Elle associe observation, comparaison linguistique et analyse des mythes comme faits de conscience.
Elle privilégie la spéculation romantique et la recherche d’une unité culturelle antique.

Elle associe observation, comparaison linguistique et analyse des mythes comme faits de conscience.

Explication

L’approche française s’appuie sur l’observation, la comparaison des langues et l’analyse des mythes comme faits de conscience. La spéculation romantique visant une unité culturelle relève davantage de l’orientation allemande.

18. Comment les antiquisants contemporains interprètent-ils l’Antiquité tardive, notamment sous Constantin au IVe siècle ?

Ils l’expliquent principalement par la disparition des traditions grecques au profit des institutions romaines.
Ils la considèrent comme une période de déclin culturel prolongeant la crise politique de l’Empire.
Ils la décrivent comme une époque de rupture sans production culturelle significative.
Ils lui reconnaissent une créativité propre et rejettent l’idée d’une décadence générale de l’Empire romain.

Ils lui reconnaissent une créativité propre et rejettent l’idée d’une décadence générale de l’Empire romain.

Explication

Les antiquisants contemporains, notamment Peter Brown et Henri-Irénée Marrou, ont abandonné le modèle de la décadence et reconnaissent une créativité propre à chaque époque. L’interprétation de l’Antiquité tardive comme un simple déclin reprend précisément l’ancien modèle remis en cause.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Définir et penser l’Antiquité.

Qu'est-ce que l'histoire ancienne étudie ?

Les périodes anciennes de l'humanité depuis l'apparition de l'écriture jusqu'au Ve siècle.

Quels territoires comprend traditionnellement l'histoire ancienne ?

L'Égypte pharaonique, le Proche-Orient ancien et le monde méditerranéen gréco-romain.

Quelle période couvre l'histoire ancienne du monde méditerranéen gréco-romain ?

Du VIIIe siècle avant J.-C. à 476, prise de Rome par Alaric.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Définir et penser l’Antiquité.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM