QCM : Théories de l’éthique et du bonheur — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la société, l’histoire et les conflits :

Le sens de l’histoire est présenté comme une simple répétition du présent.
Le sens de l’histoire est présenté comme le progrès.
Le capitalisme est présenté comme synonyme d’égalité sociale.
La société est présentée comme un lieu de conflits lié au désir de domination.
Le capitalisme est présenté comme une forme de l’état du monde à interroger.

Le sens de l’histoire est présenté comme le progrès. · La société est présentée comme un lieu de conflits lié au désir de domination. · Le capitalisme est présenté comme une forme de l’état du monde à interroger.

Explication

La société est décrite comme un espace conflictuel parce que les individus y recherchent la domination. Le sens de l’histoire est associé au progrès, et non à la répétition du présent ; le capitalisme est une forme de l’état du monde à interroger, mais il ne se confond pas avec l’égalité.

2. Parmi les propositions suivantes concernant le sens de l’histoire, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le sens de l’histoire est présenté comme la répétition du présent.
Le sens de l’histoire est présenté comme le progrès.
Le sens de l’histoire est présenté comme l’égalité économique.
Le sens de l’histoire est présenté comme la domination sociale.
Le sens de l’histoire est présenté comme la satisfaction des désirs individuels.

Le sens de l’histoire est présenté comme le progrès.

Explication

Le sens de l’histoire est présenté comme le progrès. La répétition du présent constitue précisément une confusion avec cette idée et ne définit pas le sens de l’histoire retenu ici.

3. Les caractéristiques du bonheur et de l’utilité humaine comprennent :

Le bonheur est présenté comme une bonne vie et un choix moral raisonnable.
Le bonheur est présenté comme rationnellement désirable.
L’utilité humaine désigne une obligation morale indépendante du bien-être.
Le bonheur est défini par une obligation morale imposée de l’extérieur.
L’utilité humaine désigne ce qui satisfait les humains au-delà de la théorie.

Le bonheur est présenté comme une bonne vie et un choix moral raisonnable. · Le bonheur est présenté comme rationnellement désirable. · L’utilité humaine désigne ce qui satisfait les humains au-delà de la théorie.

Explication

Le bonheur désigne une bonne vie et implique un choix moral et raisonnable. Il est rationnellement désirable, mais ne se réduit pas à une obligation morale imposée de l’extérieur ; l’utilité concerne ce qui satisfait les humains au-delà de la théorie.

4. Concernant le conséquentialisme, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le conséquentialisme compare les conséquences positives et négatives d’une option.
Le kantisme juge principalement l’action selon ses conséquences positives.
Le conséquentialisme identifie le devoir à une obligation indépendante des résultats.
Le conséquentialisme juge principalement une action par son intention morale.
Le devoir consiste à choisir l’option aux conséquences positives les plus excédentaires.

Le conséquentialisme compare les conséquences positives et négatives d’une option. · Le devoir consiste à choisir l’option aux conséquences positives les plus excédentaires.

Explication

Le conséquentialisme évalue les options selon leurs conséquences et retient celle dont les conséquences positives excèdent le plus les conséquences négatives. Il ne fonde pas principalement le devoir sur l’intention et l’obligation, comme le kantisme.

5. Parmi les propositions suivantes concernant l’utilitarisme, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’utilitarisme constitue une doctrine consacrée à la seule théorie de la connaissance.
L’utilitarisme privilégie le bonheur d’un seul individu.
L’utilitarisme est une doctrine politique et morale.
L’utilitarisme écarte toute considération relative au bonheur collectif.
L’utilitarisme recherche le plus grand bonheur pour le plus grand nombre.

L’utilitarisme est une doctrine politique et morale. · L’utilitarisme recherche le plus grand bonheur pour le plus grand nombre.

Explication

L’utilitarisme est une doctrine à la fois politique et morale. Son objectif est de rechercher le plus grand bonheur pour le plus grand nombre, et non de privilégier le bonheur d’un individu isolé.

6. Dans la doctrine utilitariste de Bentham, quelles propositions sont exactes ?

Bentham associe les conséquences aux intentions plutôt qu’aux plaisirs et souffrances.
Les conséquences positives correspondent à la somme des souffrances.
Les conséquences négatives correspondent à la somme des souffrances.
Les conséquences positives correspondent à la somme des plaisirs.
Les conséquences négatives correspondent à la somme des plaisirs.

Les conséquences négatives correspondent à la somme des souffrances. · Les conséquences positives correspondent à la somme des plaisirs.

Explication

Chez Bentham, les conséquences positives correspondent à la somme des plaisirs et les conséquences négatives à la somme des souffrances. Ces deux catégories ne sont donc pas inversées dans sa doctrine utilitariste.

7. Concernant les conceptions utilitaristes de Bentham et de Mill, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Bentham mesure notamment les plaisirs par leur intensité et leur durée.
Mill traite les plaisirs supérieurs comme équivalents aux plaisirs simples.
Mill valorise davantage les plaisirs liés à l’intelligence et à l’imagination.
Mill accorde davantage de poids aux plaisirs associés à la vertu morale.
Bentham considère que tous les plaisirs se valent.

Bentham mesure notamment les plaisirs par leur intensité et leur durée. · Mill valorise davantage les plaisirs liés à l’intelligence et à l’imagination. · Mill accorde davantage de poids aux plaisirs associés à la vertu morale. · Bentham considère que tous les plaisirs se valent.

Explication

Mill accorde davantage de poids aux plaisirs associés aux facultés supérieures, notamment l’intelligence, l’imagination et la vertu morale. Bentham considère, pour sa part, que les plaisirs se valent et les mesure notamment par leur intensité, leur durée et le nombre de personnes affectées.

8. Parmi les propositions suivantes concernant les critiques de l’utilitarisme, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le bonheur dépend d’une satisfaction, indépendamment de la valeur des actions.
La vie peut être pensée sans souffrance ni recherche d’un plaisir supplémentaire.
L’absence de souffrance implique la recherche d’un plaisir supplémentaire.
Le bonheur dépend d’une satisfaction et de la valeur de la manière d’agir.
La vie bonne suppose une accumulation croissante de plaisirs pour être heureuse.

La vie peut être pensée sans souffrance ni recherche d’un plaisir supplémentaire. · Le bonheur dépend d’une satisfaction et de la valeur de la manière d’agir.

Explication

Une critique de l’utilitarisme distingue l’absence de souffrance de la recherche d’un plaisir supplémentaire. Le bonheur implique aussi une manière d’agir qui engage la valeur des actions.

9. À propos de l’éthique kantienne du devoir :

La morale kantienne repose sur la soumission aux usages sociaux.
Une action morale est motivée principalement par le respect du devoir.
L’éthique kantienne est une théorie rationnelle et impérative de la morale.
Elle fonde la morale sur la liberté et l’autonomie de la volonté.
Le conformisme repose sur l’autonomie de la volonté individuelle.

Une action morale est motivée principalement par le respect du devoir. · L’éthique kantienne est une théorie rationnelle et impérative de la morale. · Elle fonde la morale sur la liberté et l’autonomie de la volonté.

Explication

L’éthique kantienne fonde la morale sur la liberté et l’autonomie de la volonté. Elle distingue cette autonomie du conformisme, qui repose sur la soumission aux usages, tandis que la moralité est liée au respect du devoir.

10. Concernant le déontologisme kantien, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Une règle morale peut être admise malgré son impossibilité pratique.
La moralité d’une action dépend principalement du respect du devoir.
La moralité d’une action dépend principalement de ses conséquences favorables.
Une règle morale doit pouvoir être voulue comme loi universelle.
L’universalisation d’une règle doit éviter l’arbitraire et la contradiction.

La moralité d’une action dépend principalement du respect du devoir. · Une règle morale doit pouvoir être voulue comme loi universelle. · L’universalisation d’une règle doit éviter l’arbitraire et la contradiction.

Explication

Pour le déontologisme kantien, la moralité dépend de la motivation par le devoir et non des conséquences. Une règle morale doit pouvoir être voulue comme loi universelle sans contradiction ni impossibilité pratique.

11. Les caractéristiques de la responsabilité morale chez Kant comprennent :

L’individu doit commencer par agir moralement lui-même.
La morale kantienne s’oppose à l’égoïsme et au conformisme.
La responsabilité morale est attribuée aux seules conséquences collectives.
La morale kantienne accorde la priorité aux intérêts personnels de l’agent.
La responsabilité individuelle occupe une place centrale dans la morale.

L’individu doit commencer par agir moralement lui-même. · La morale kantienne s’oppose à l’égoïsme et au conformisme. · La responsabilité individuelle occupe une place centrale dans la morale.

Explication

Kant place la responsabilité individuelle au centre de la morale et demande à chacun de commencer par agir moralement lui-même. La morale kantienne s’oppose aussi à l’égoïsme, au conformisme et aux intérêts personnels.

12. Concernant les rapports entre devoir et intérêts personnels dans la morale kantienne, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La morale kantienne fait des intérêts personnels le critère de l’action.
La morale kantienne identifie le devoir à la recherche de son avantage personnel.
La morale kantienne s’oppose à l’égoïsme comme principe moral.
La morale kantienne valorise l’autonomie plutôt que la soumission aux usages.
La morale kantienne s’oppose au conformisme fondé sur les usages.

La morale kantienne s’oppose à l’égoïsme comme principe moral. · La morale kantienne s’oppose au conformisme fondé sur les usages.

Explication

La morale kantienne oppose la moralité aux intérêts personnels, à l’égoïsme et au conformisme. Elle ne fait donc pas de la recherche de l’intérêt individuel le principe de l’action morale.

13. Concernant la notion de vertu, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La vertu désigne principalement l’obéissance à un code de conduite établi.
La vertu permet d’agir en accord avec la vertu de manière instinctive.
La vertu prédispose l’agent à accomplir des actions vertueuses.
La vertu se forme par des comportements répétés dans la vie quotidienne.
La vertu est une qualité naturelle présente dès la naissance.

La vertu permet d’agir en accord avec la vertu de manière instinctive. · La vertu prédispose l’agent à accomplir des actions vertueuses. · La vertu se forme par des comportements répétés dans la vie quotidienne.

Explication

La vertu est une disposition acquise qui prédispose à agir vertueusement avec aisance, parfois de manière instinctive. Elle ne désigne pas une qualité naturelle présente dès la naissance.

14. Comment les vertus se forment-elles dans l’éthique de la vertu ?

Les vertus apparaissent comme des qualités naturelles présentes dès la naissance.
Les vertus résultent principalement de l’application d’un code de conduite.
Les vertus s’acquièrent par la répétition des comportements quotidiens.
L’attention portée à sa manière d’agir contribue à acquérir les vertus.
Les vertus se développent grâce à une pratique régulière de l’action.

Les vertus s’acquièrent par la répétition des comportements quotidiens. · L’attention portée à sa manière d’agir contribue à acquérir les vertus. · Les vertus se développent grâce à une pratique régulière de l’action.

Explication

Les vertus s’acquièrent par la répétition des comportements et par l’attention portée à la manière d’agir. Elles ne sont donc pas de simples dispositions naturelles présentes dès la naissance.

15. Concernant l’éthique de la vertu et la formation morale, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle favorise le développement progressif des qualités vertueuses.
La communauté humaine est présentée comme un mode de vie naturel.
Le bien implique d’entretenir les qualités nécessaires à la vie communautaire.
L’éthique de la vertu repose sur une attitude globale de l’agent.
Elle repose principalement sur un code de conduite détaillé.

Elle favorise le développement progressif des qualités vertueuses. · Le bien implique d’entretenir les qualités nécessaires à la vie communautaire. · L’éthique de la vertu repose sur une attitude globale de l’agent.

Explication

L’éthique de la vertu repose sur une attitude globale qui favorise le développement des vertus, plutôt que sur un code de conduite. Le bien consiste notamment à entretenir les qualités permettant la vie en communauté.

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Pourquoi la société est-elle présentée comme un lieu de conflits ?

À cause du désir de domination.

Quelle forme d'état du monde le capitalisme représente-t-il ?

Une forme à interroger avec les rapports peuple, histoire, individu et égalité.

Comment est présenté le sens de l'histoire ?

Comme le progrès.

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