QCM : Travail et littérature (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle le roman joue-t-il au XIXe siècle dans la représentation du travail ?

Il oppose principalement les domestiques et l’aristocratie dans des intrigues théâtrales.
Il privilégie les héros chevaleresques et laisse les transformations sociales à l’arrière-plan.
Il représente le peuple et une société transformée par la révolution industrielle.
Il met surtout en scène les débats des Lumières sur les rapports entre travail et bonheur.

Il représente le peuple et une société transformée par la révolution industrielle.

Explication

Au XIXe siècle, le roman s’empare pleinement du travail pour représenter le peuple et les changements liés à la révolution industrielle. L’opposition entre domestiques et aristocrates caractérise plutôt le théâtre des XVIIe et XVIIIe siècles.

2. Quelle opposition le théâtre met-il notamment en scène aux XVIIe et XVIIIe siècles ?

L’opposition entre les mythes fondateurs et les récits chevaleresques, incarnée par les dieux et les héros.
L’opposition entre le monde du travail et l’aristocratie, incarnée notamment par le maître et le valet.
L’opposition entre les travailleurs et les organisations ouvrières, incarnée par le peuple et les industriels.
L’opposition entre le bonheur individuel et la révolution industrielle, incarnée par les philosophes et les romanciers.

L’opposition entre le monde du travail et l’aristocratie, incarnée notamment par le maître et le valet.

Explication

Le théâtre de cette période représente l’antagonisme entre le monde du travail et l’aristocratie, notamment à travers le maître et le valet. Les organisations ouvrières émergent plutôt à la fin du XIXe siècle et ne définissent pas cette opposition théâtrale.

3. Quelle double dimension caractérise le travail ?

Il associe une activité créatrice et une transformation réservée aux objets fabriqués.
Il désigne une activité pénible et une récompense matérielle obtenue sans transformation.
Il implique une expérience de souffrance et une transformation produite par l’effort.
Il correspond à un effort corporel et à une souffrance qui empêche toute élévation de soi.

Il implique une expérience de souffrance et une transformation produite par l’effort.

Explication

Le travail associe une expérience de souffrance à une transformation par l’effort de l’objet, du corps ou de soi. Le réduire à la souffrance méconnaît sa capacité de transformation et d’élévation.

4. Quelle origine Alain Rey attribue-t-il au mot « travail » dans son dictionnaire de 1992 ?

Le latin « tripaliare », qui signifie « tourmenter ».
Le latin « laborare », qui signifie « façonner ».
Le latin « operari », qui signifie « protéger ».
Le grec « ponos », qui signifie « créer ».

Le latin « tripaliare », qui signifie « tourmenter ».

Explication

Alain Rey rattache le mot « travail » au latin « tripaliare », dont le sens est « tourmenter ». « Laborare » n’est pas l’étymologie donnée par Rey pour ce mot.

5. Quel trait distingue les Cyclopes des hommes civilisés dans l’épisode de l’Odyssée ?

Ils vivent isolés en clans familiaux et ne pratiquent ni l’agriculture ni la navigation.
Ils vivent dans des cités organisées et pratiquent la navigation sans cultiver la terre.
Ils vivent dans des cités organisées et fondent leur subsistance sur l’agriculture et la navigation.
Ils vivent isolés en clans familiaux et développent l’agriculture sans pratiquer la navigation.

Ils vivent isolés en clans familiaux et ne pratiquent ni l’agriculture ni la navigation.

Explication

Les Cyclopes sont présentés comme des êtres sans foi ni lois, isolés en clans familiaux et dépourvus d’agriculture comme de navigation. Leur attribuer des pratiques agricoles ou maritimes les rapprocherait à tort des hommes civilisés.

6. Dans le mythe de Prométhée raconté par Platon, quelle erreur Épiméthée commet-il en distribuant les moyens d’adaptation ?

Il pourvoit les animaux, mais laisse l’homme nu et sans protections ni armes.
Il protège l’homme, mais laisse les animaux sans moyens de s’adapter à la nature.
Il donne aux hommes le feu, mais prive les animaux de toute capacité de défense.
Il enseigne aux hommes les arts techniques, mais néglige de leur fournir des vêtements.

Il pourvoit les animaux, mais laisse l’homme nu et sans protections ni armes.

Explication

Épiméthée équipe les animaux de moyens adaptés à la nature, mais laisse l’homme nu et dépourvu de protections et d’armes. Le don du feu et des arts techniques intervient ensuite par l’action de Prométhée.

7. Pourquoi Prométhée vole-t-il le feu à Héphaïstos dans le mythe raconté par Platon ?

Pour permettre aux animaux de se protéger et de trouver leur place dans la nature.
Pour libérer les hommes du besoin de transformer leur environnement par le travail.
Pour enseigner aux hommes l’agriculture et la navigation pratiquées par les Cyclopes.
Pour donner aux hommes l’intelligence et la maîtrise des arts techniques nécessaires à leur adaptation.

Pour donner aux hommes l’intelligence et la maîtrise des arts techniques nécessaires à leur adaptation.

Explication

Prométhée vole le feu afin de donner aux hommes l’intelligence et la maîtrise des arts techniques qui leur permettent de s’adapter à la nature. Ce don ne supprime pas le besoin de travailler : le travail technique est précisément présenté comme une nécessité humaine.

8. Quelle fonction le mythe de Prométhée attribue-t-il au travail technique pour les humains ?

Il distingue les humains en leur permettant d’éviter toute dépendance à leur environnement.
Il prolonge les dons naturels des animaux et rend inutile l’apprentissage des techniques.
Il répond à une nécessité de survie et permet de transformer la nature.
Il sert à préserver la nature en empêchant les humains de la modifier.

Il répond à une nécessité de survie et permet de transformer la nature.

Explication

Le mythe présente le travail technique comme nécessaire à la survie humaine et comme un moyen de transformer la nature. Il ne rend donc pas les techniques inutiles, mais souligne leur rôle dans l’adaptation des humains.

9. Dans le récit biblique de la faute originelle, quelle peine est assignée à l’homme ?

Cultiver un sol maudit dans la peine et à la sueur de son visage
Renoncer aux fruits du sol et vivre sans récolte
Endurer les douleurs de l’accouchement et élever ses enfants
Quitter son foyer pour travailler dans une ville étrangère

Cultiver un sol maudit dans la peine et à la sueur de son visage

Explication

Le récit associe la peine de l’homme à la culture d’un sol maudit et au travail pénible. Les douleurs de l’accouchement sont assignées à la femme, et non à l’homme.

10. Que met particulièrement en valeur Gustave Caillebotte dans Les Raboteurs de parquet ?

Les corps, la musculature et la transpiration de trois ouvriers au travail
Les visages d’une foule de bourgeois observant une scène de chantier
Les gestes d’artisans travaillant dans un atelier rural isolé
Les outils mécaniques et les machines d’une usine en pleine activité

Les corps, la musculature et la transpiration de trois ouvriers au travail

Explication

Caillebotte représente trois ouvriers dans un appartement parisien et insiste sur leurs corps, leur musculature et leur transpiration. La scène n’est pas une représentation d’usine, mais un travail de rabotage effectué dans un appartement.

11. Quel espoir Gervaise associe-t-elle à un travail tranquille dans L’Assommoir ?

Obtenir le nécessaire matériel et échapper à la misère
Retrouver une vie mondaine grâce à un emploi prestigieux
Accéder à une fortune qui lui permettrait de vivre sans travailler
Quitter Paris afin de reprendre une activité agricole

Obtenir le nécessaire matériel et échapper à la misère

Explication

Gervaise espère qu’un travail tranquille lui procurera le nécessaire matériel et la sortira de la misère. Son rêve ne porte pas sur l’accès à la richesse ni sur une vie mondaine.

12. Quelle situation le « monologue de l’employé » de Francis Ponge fait-il entendre à la première personne ?

Le quotidien d’un employé de bureau au travail régulier, vivant dans une villa confortable
Le témoignage d’un commerçant indépendant qui voyage souvent pour son activité
Le récit d’un ouvrier d’usine confronté à des journées irrégulières et à un logement précaire
La vie d’un fonctionnaire sans emploi stable, contraint de changer fréquemment de logement

Le quotidien d’un employé de bureau au travail régulier, vivant dans une villa confortable

Explication

Le texte donne la parole à un employé de bureau qui bénéficie d’un travail régulier et vit dans une villa. La situation décrite n’est pas celle d’un ouvrier soumis à un emploi irrégulier et à un logement précaire.

13. Pourquoi les journées régulières de l’employé prennent-elles l’allure d’une errance dans le « monologue de l’employé » ?

Parce que le sens et l’objectif de la vie semblent lui manquer
Parce que ses journées sont marquées par la recherche du nécessaire matériel
Parce que son travail change constamment et bouleverse ses habitudes
Parce qu’il ne dispose pas d’un logement stable où se reposer

Parce que le sens et l’objectif de la vie semblent lui manquer

Explication

Malgré leur caractère convenable et régulier, les journées paraissent errantes parce que le sens et le but de la vie semblent absents. L’impression d’errance ne vient donc pas d’un emploi instable.

14. Quelle tension caractérise la conclusion sur le travail salarié ?

Il garantit une reconnaissance sociale tout en empêchant les individus d’obtenir un confort matériel
Il libère les individus de la nécessité salariale tout en les éloignant de toute vie collective
Il peut procurer du confort tout en poussant des individus à se sacrifier pour une société qui les considère peu
Il transforme le travail en loisir dès lors que les individus disposent d’un salaire régulier

Il peut procurer du confort tout en poussant des individus à se sacrifier pour une société qui les considère peu

Explication

Le travail salarié répond à une nécessité et peut apporter du confort, mais il peut aussi conduire certains individus au sacrifice pour une société qui leur accorde peu de considération. La conclusion ne présente donc pas le salaire comme une garantie de reconnaissance sociale.

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Quel genre littéraire du XIXe siècle représente pleinement le travail, le peuple et la société industrielle ?

Le roman.

Que désigne le travail comme expérience ?

Une expérience de souffrance.

D’après Alain Rey, de quel verbe latin vient « travail » ?

De *tripaliare*, qui signifie « tourmenter ».

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