QCM : Vérité, langage et apparences (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi la vérité sert-elle de guide d’orientation à l’être humain ?

Parce que sa condition est ouverte et perfectible
Parce que ses besoins biologiques sont déjà comblés
Parce que sa condition est fermée et entièrement délimitée
Parce que son instinct détermine déjà ses conduites

Parce que sa condition est ouverte et perfectible

Explication

La condition humaine étant ouverte et perfectible, l’être humain doit s’orienter et a besoin de la vérité pour le faire. L’instinct déterminant et la condition fermée caractérisent plutôt la condition animale.

2. Un être vivant doit apprendre par lui-même comment conduire son existence, tandis qu’un autre agit selon un instinct qui délimite sa conduite. Quelle distinction s’applique à ces deux situations ?

Les deux relèvent d’une condition humaine ouverte qui exige un apprentissage
Le premier relève de la condition humaine ouverte, le second de la condition animale déterminée
Le premier relève de la condition animale déterminée, le second de la condition humaine ouverte
Le premier relève de la condition humaine instinctive, le second de la condition animale perfectible

Le premier relève de la condition humaine ouverte, le second de la condition animale déterminée

Explication

La condition humaine est ouverte et exige que l’humain se débrouille par lui-même, tandis que la condition animale est déterminée par l’instinct. Inverser ces caractéristiques confond les deux conditions; l’instinct n’est pas ici une caractéristique humaine, et les deux conditions ne sont pas également ouvertes.

3. Une personne observe un arbre sans formuler de parole ni de jugement à son sujet. Selon Hobbes, peut-on alors dire que l’arbre est vrai ou faux ?

Oui, car toute perception constitue une affirmation
Oui, car la réalité des choses détermine leur vérité
Non, car le vrai et le faux sont des attributs de la parole
Non, car toute absence de parole est une erreur

Non, car le vrai et le faux sont des attributs de la parole

Explication

Pour Hobbes, le vrai et le faux caractérisent la parole, non les choses; sans parole, il n’y a ni vérité ni fausseté. Attribuer la vérité à l’arbre confond les choses avec les énoncés, tandis qu’une perception sans affirmation n’est pas automatiquement une parole ou une erreur.

4. En vérifiant une affirmation, une élève s’assure que les mots qu’elle emploie sont correctement reliés dans sa proposition. Quel critère hobbesien de vérité applique-t-elle ?

Vérifier que chaque dénomination reproduit une perception exacte
Vérifier que l’événement annoncé s’est effectivement produit
Établir que l’affirmation concorde avec l’objet qu’elle désigne
Ordonner correctement les dénominations dans l’affirmation

Ordonner correctement les dénominations dans l’affirmation

Explication

Chez Hobbes, la vérité consiste à ordonner correctement les dénominations employées dans les affirmations. L’exactitude d’une perception, l’accord avec l’objet et la réalisation d’un événement ne définissent pas ce critère hobbesien.

5. Quel critère définit la vérité historique d’un récit d’historien ?

Son accord avec les témoignages conservés
Sa cohérence avec les autres récits historiques
Sa fidélité aux opinions de son époque
Son accord avec la réalité du passé

Son accord avec la réalité du passé

Explication

La vérité historique repose sur l’accord entre le récit de l’historien et la réalité du passé. La cohérence narrative, les témoignages conservés et les opinions de l’époque ne constituent pas le critère donné.

6. Un objet en cuivre doré existe réellement, mais il est pris pour de l’or. Quelle distinction permet de comprendre pourquoi son existence ne suffit pas à établir qu’il s’agit d’or véritable ?

La réalité concerne l’accord des observateurs, l’authenticité l’existence de l’objet
La réalité concerne la rareté, l’authenticité l’accord entre les observateurs
La réalité concerne l’existence, l’authenticité le fait d’être ce que l’objet paraît être
La réalité concerne l’apparence, l’authenticité la présence d’une matière rare

La réalité concerne l’existence, l’authenticité le fait d’être ce que l’objet paraît être

Explication

La réalité indique qu’une chose existe, tandis que l’authenticité indique qu’elle est réellement ce qu’elle paraît être. L’apparence ne se confond pas avec l’existence, la rareté ne définit pas l’authenticité et l’accord des observateurs ne remplace pas cette distinction.

7. Dans une pièce, Léa voit dans un miroir une silhouette qu’elle prend pour une personne située derrière elle. Quel obstacle à la connaissance illustre cette situation ?

Une preuve visuelle confirmant la présence d’une personne
Un conflit des sens qui fait prendre un reflet pour une réalité extérieure
Une perception corporelle située qui dépend de l’environnement
Une sensation olfactive qui renseigne mal sur l’espace

Un conflit des sens qui fait prendre un reflet pour une réalité extérieure

Explication

Le conflit des sens peut conduire à prendre l’image d’un miroir pour une réalité extérieure plutôt que pour son propre reflet. Une saisie corporelle située relève d’une autre idée, l’odorat n’est pas en jeu et la perception ne prouve pas la présence d’une personne.

8. Une équipe observe un fleuve à deux moments différents et constate que son eau a été renouvelée. Quelle conception de sa réalité correspond à cette observation ?

Un mouvement d’eau qui s’écoule et se renouvelle
Une chose statique qui conserve une identité inchangée
Une succession de cours d’eau sans continuité
Une apparence momentanée sans réalité propre

Un mouvement d’eau qui s’écoule et se renouvelle

Explication

La réalité du fleuve est décrite comme le mouvement d’une eau qui s’écoule et change, plutôt que comme une chose statique. L’identité immuable confond permanence et réalité, l’apparence momentanée ne rend pas compte du mouvement, et la succession sans continuité nie à tort le fleuve comme cours d’eau.

9. Une personne compare ses opinions, ses habitudes et son apparence à celles d’il y a plusieurs années. Quelle conclusion traduit l’analogie entre l’humain et le fleuve ?

Elle cesse d’exister dès que ses caractéristiques se transforment
Elle demeure identique à elle-même malgré les changements observés
Elle n’est jamais tout à fait identique à elle-même au fil du temps
Elle change seulement lorsque son environnement se modifie

Elle n’est jamais tout à fait identique à elle-même au fil du temps

Explication

Comme le fleuve n’est pas composé de la même eau, l’humain n’est jamais identique à lui-même au fil du temps. La permanence absolue méconnaît cette transformation, l’absence de toute continuité va au-delà de l’idée de changement, et l’explication par l’environnement ne correspond pas à l’analogie.

10. Une personne prend une ombre pour un objet réel et persiste dans cette croyance erronée. Comment caractériser cette croyance du point de vue de la connaissance ?

Une tromperie volontaire destinée à induire autrui en erreur
Une perception sensible qui établit une connaissance certaine
Une information manquante sans croyance erronée
Une fausse croyance qui fait obstacle à la connaissance

Une fausse croyance qui fait obstacle à la connaissance

Explication

Une illusion est une fausse croyance qui constitue un obstacle à la connaissance. Une perception ne suffit pas à établir une connaissance certaine, la tromperie volontaire confond illusion et mensonge, et le simple manque d’information ne décrit pas une croyance erronée.

11. Une témoin affirme sincèrement avoir vu une personne entrer dans une pièce, mais aucun autre élément ne confirme son récit. Que permet de conclure sa sincérité ?

Elle garantit que sa perception était exacte
Elle prouve que son affirmation décrit correctement les faits
Elle établit que son récit est volontairement mensonger
Elle ne suffit pas à établir la vérité de son affirmation

Elle ne suffit pas à établir la vérité de son affirmation

Explication

La sincérité indique que la personne croit ce qu’elle affirme, mais elle ne constitue pas un critère suffisant de vérité. La tenir pour une preuve ou une garantie confond honnêteté et exactitude, tandis que l’absence de confirmation ne prouve pas un mensonge volontaire.

12. Une chercheuse observe un phénomène et lui attribue une signification en le rapportant à un cadre particulier. Quel rôle joue ici l’interprétation ?

Elle vérifie que le sens attribué correspond à une vérité établie.
Elle qualifie le réel en lui appliquant un filtre qui lui donne un sens.
Elle enregistre le réel sans lui attribuer de signification.
Elle remplace le réel par un phénomène entièrement distinct.

Elle qualifie le réel en lui appliquant un filtre qui lui donne un sens.

Explication

Interpréter consiste à qualifier le réel au moyen d’un filtre qui lui donne un sens. L’observation brute n’ajoute pas ce sens, le phénomène lui-même n’est pas remplacé, et l’interprétation ne garantit pas à elle seule une vérité.

13. Le comportement corporel d’une personne paraît spontané et sincère, mais un observateur lui attribue un sens erroné. Que peut-on conclure sur la vérité de cette interprétation ?

La sincérité corporelle confirme la vérité du sens attribué au comportement.
La sincérité corporelle ne garantit pas la vérité, car l’interprétation peut déformer le sens du réel.
L’erreur d’interprétation prouve que la personne a volontairement menti.
Le comportement observable détermine à lui seul le sens véritable de la situation.

La sincérité corporelle ne garantit pas la vérité, car l’interprétation peut déformer le sens du réel.

Explication

Même si le corps ne ment pas, cela ne suffit pas à établir la vérité : l’interprétation peut modifier le sens du réel. Assimiler sincérité et vérité néglige ce rôle de l’interprétation, tandis que l’erreur ne prouve ni mensonge volontaire ni sens déterminé par la seule observation.

14. Un chercheur peine à réviser une idée parce que ses habitudes de pensée freinent son raisonnement. Comment Bachelard caractériserait-il cette difficulté ?

Une cause externe liée à la complexité du phénomène étudié.
Une limite sensorielle empêchant de percevoir correctement le phénomène.
Une lacune documentaire qui peut être comblée par de nouvelles données.
Une cause interne à l’acte de connaître qui produit stagnation ou inertie.

Une cause interne à l’acte de connaître qui produit stagnation ou inertie.

Explication

Pour Bachelard, l’obstacle épistémologique apparaît dans l’acte même de connaître et peut provoquer stagnation, régression ou inertie. La complexité des phénomènes et la faiblesse des sens sont des obstacles externes, tandis qu’un manque de documents ne définit pas cette notion.

15. Une équipe explique ses difficultés scientifiques par la fugacité des phénomènes et la faiblesse de ses instruments sensoriels. Quelle distinction de Bachelard permet d’évaluer cette explication ?

Ces facteurs sont externes; Bachelard les considère comme l’explication des difficultés scientifiques.
Ces facteurs sont internes; Bachelard situe les obstacles épistémologiques dans les phénomènes.
Ces facteurs sont internes; Bachelard les rattache aux préjugés de l’esprit connaissant.
Ces facteurs sont externes; Bachelard situe les obstacles épistémologiques dans l’acte de connaître.

Ces facteurs sont externes; Bachelard situe les obstacles épistémologiques dans l’acte de connaître.

Explication

Bachelard distingue les obstacles internes, liés à l’acte de connaître, des facteurs externes comme la fugacité des phénomènes ou la faiblesse des sens, qu’il récuse comme explication des difficultés scientifiques. Les classer comme internes confond les catégories, et affirmer qu’il retient les facteurs externes inverse sa distinction.

16. Une chercheuse découvre que son explication d’un phénomène repose sur une intuition erronée acquise auparavant. Quelle démarche correspond à l’exigence scientifique formulée par Bachelard ?

Effacer tout le passé et commencer à partir de zéro
Conserver l’explication intuitive comme première vérité
Ajouter de nouvelles observations sans remettre en cause les idées antérieures
Détruire les connaissances mal faites pour connaître contre elles

Détruire les connaissances mal faites pour connaître contre elles

Explication

Pour Bachelard, la connaissance scientifique se construit contre les connaissances antérieures mal faites, qu’il faut détruire. Ajouter des observations sans réviser ses idées maintient l’obstacle, tandis que prétendre partir de zéro méconnaît la nécessité de transformer un passé intellectuel.

17. Une classe débute l’étude scientifique d’un phénomène en examinant les fausses compréhensions déjà installées chez les élèves et en les mettant en question. Quel principe cette démarche applique-t-elle ?

Commencer en prétendant partir sans aucun passé intellectuel
Commencer par une catharsis intellectuelle et affective
Commencer par accumuler des connaissances nouvelles
Commencer par une mutation intellectuelle sans dimension affective

Commencer par une catharsis intellectuelle et affective

Explication

La culture scientifique commence par une catharsis intellectuelle et affective qui libère l’esprit de ses fausses compréhensions. L’accumulation de savoirs ne remplace pas ce travail, et la catharsis ne se réduit ni à une opération intellectuelle seule ni à l’idée de repartir de zéro.

18. Une personne croit fermement qu’une pratique est nuisible, mais continue de s’y livrer et ne parvient pas à concilier cette conduite avec ses convictions. Quel état cognitif décrit cette situation ?

Une consonance cognitive liée à l’accord entre convictions et actes
Un désaccord extérieur sans conflit entre convictions et actes
Un rejet d’informations contraires sans conflit entre convictions et actes
Une dissonance cognitive liée au conflit entre convictions et actes

Une dissonance cognitive liée au conflit entre convictions et actes

Explication

La dissonance cognitive est l’embarras qui apparaît lorsque des convictions et des actes ne peuvent être harmonisés. La consonance désigne leur concordance, tandis qu’un simple désaccord extérieur ou le rejet d’informations ne décrit pas à lui seul ce conflit entre convictions et conduite.

19. Une personne constate que ses valeurs et ses connaissances concordent avec son expérience et avec ses décisions d’agir, dans un espace de vie qu’elle ressent comme intérieurement sécurisé. Quelle notion caractérise cette situation ?

La consonance cognitive, accord entre valeurs, expérience et décisions
Le rejet d’informations contradictoires pour retrouver une sécurité intérieure
L’accord des croyances sans lien avec l’expérience ni les décisions
La dissonance cognitive, conflit entre convictions et actes

La consonance cognitive, accord entre valeurs, expérience et décisions

Explication

La consonance cognitive correspond à l’accord entre valeurs, croyances et savoirs, expérience et décisions d’agir, dans un espace ressenti comme intérieurement sécurisé. La dissonance implique au contraire un conflit entre convictions et actes; un accord détaché de l’expérience ou le rejet d’informations ne définit pas la consonance.

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Pourquoi l’humain a-t-il besoin de la vérité comme guide d’orientation ?

Sa condition est ouverte et perfectible.

Qu’est-ce qui détermine la condition animale ?

L’instinct.

Qu’exige la condition humaine ouverte ?

Que l’humain se débrouille par lui-même.

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