QCM : Versification et analyse littéraire (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un vers, un groupe de sons habituellement prononcé en une syllabe est articulé en deux syllabes : quelle figure de versification est employée ?

Un rejet
Une synérèse
Une diérèse
Un enjambement

Une diérèse

Explication

La diérèse décompose en deux syllabes un groupe de sons qui se prononce généralement en une seule. La synérèse correspond au mouvement inverse, en réunissant en une syllabe un groupe normalement réparti en deux.

2. Pour respecter la mesure d’un vers, un poète prononce en une seule syllabe un groupe de sons habituellement réparti en deux : quel procédé utilise-t-il ?

Un rejet
Une diérèse
Un enjambement
Une synérèse

Une synérèse

Explication

La synérèse rassemble en une syllabe un groupe de sons qui se prononce normalement en deux. La diérèse, qui constitue le distracteur le plus proche, sépare ce groupe en deux syllabes.

3. Dans un poème, une phrase commencée dans un vers se poursuit au-delà de sa limite sans coïncider avec la structure prosodique : quel phénomène cela illustre-t-il ?

Une rime sémantique
Un rejet
Une diérèse
Un enjambement

Un enjambement

Explication

L’enjambement apparaît lorsque l’unité de sens ne correspond pas à l’unité prosodique du vers. Le rejet désigne plus précisément le report d’un mot ou groupe de mots au vers suivant, alors qu’il devrait appartenir au précédent.

4. Dans « ses yeux brillent comme des étoiles », quel indice fait de cette figure une comparaison plutôt qu’une métaphore ?

La représentation des yeux sous les traits d’une personne
La désignation des yeux par une expression qui les définit
La présence d’un outil qui signale un rapport de ressemblance
Le remplacement des yeux par un terme lié logiquement à eux

La présence d’un outil qui signale un rapport de ressemblance

Explication

La comparaison relie un comparé et un comparant grâce à un outil tel que « comme ». Une métaphore établit aussi une analogie, mais sans outil de comparaison.

5. Un poète écrit « cette femme est un soleil » pour évoquer son éclat, sans employer « comme » ni un autre outil de comparaison : quelle figure utilise-t-il ?

Une personnification
Une allégorie
Une métaphore
Une comparaison

Une métaphore

Explication

La métaphore associe des termes au sens figuré sans outil de comparaison. La comparaison, distracteur proche, rendrait le lien explicite à l’aide d’un terme comme « comme ».

6. Dans un récit, le vent frappe à la porte et semble appeler le voyageur : quel procédé attribue ici un comportement humain à un élément non humain ?

Une comparaison
Une personnification
Une allégorie
Une métaphore

Une personnification

Explication

La personnification représente une chose ou une idée sous les traits d’une personne, comme le vent doté d’un comportement humain. L’allégorie développe concrètement une idée abstraite par une représentation symbolique plus étendue.

7. Dans « toute la salle a applaudi », le mot « salle » désigne les personnes qui s’y trouvent par un lien logique : quelle figure de substitution est utilisée ?

Une métaphore
Une synecdoque
Une périphrase
Une métonymie

Une métonymie

Explication

La métonymie remplace un mot par un autre en raison d’un lien logique entre les réalités désignées, comme le lieu pour les personnes présentes. Une périphrase remplace plutôt un mot par une expression qui le définit.

8. Un journaliste écrit « cent voiles approchaient du port » pour désigner cent navires : quelle figure repose ici sur la désignation du tout par une de ses parties ?

Une métonymie
Une périphrase
Une personnification
Une synecdoque

Une synecdoque

Explication

La synecdoque désigne le tout par une partie, ici le navire par sa voile, et constitue un cas particulier de métonymie. La métonymie repose plus largement sur un lien logique sans nécessiter un rapport partie-tout.

9. Dans une énigme, « l’astre du jour » remplace le mot « soleil » par une expression qui le définit : quelle figure de substitution est employée ?

Une synecdoque
Une métonymie
Une comparaison
Une périphrase

Une périphrase

Explication

La périphrase remplace un mot par une expression qui le définit et fait appel à l’implicite pour identifier ce qu’elle désigne. La métonymie repose plutôt sur un lien logique entre deux réalités, et non sur une expression définitoire.

10. Quel procédé consiste à exagérer une idée ou un sentiment afin de lui donner du relief ?

L’euphémisme, qui adoucit une idée ou un sentiment exprimé
La gradation, qui ordonne des termes selon une progression
La litote, qui suggère davantage en disant moins
L’hyperbole, qui amplifie l’idée ou le sentiment exprimé

L’hyperbole, qui amplifie l’idée ou le sentiment exprimé

Explication

L’hyperbole repose sur l’exagération pour mettre en valeur une idée ou un sentiment. L’euphémisme est un distracteur plausible, mais il atténue l’expression au lieu de l’amplifier.

11. Dans une phrase, une énumération passe de termes de plus en plus inquiétants à un terme qui exprime une menace extrême : quel procédé organise ainsi les termes ?

Une gradation, qui ordonne les termes selon une progression croissante ou décroissante
Un euphémisme, qui adoucit l’expression d’une idée susceptible de choquer
Une accumulation, qui juxtapose plusieurs termes pour créer un effet d’abondance
Une litote, qui exprime une idée de façon atténuée pour en suggérer davantage

Une gradation, qui ordonne les termes selon une progression croissante ou décroissante

Explication

La gradation organise les termes selon une progression croissante ou décroissante, comme dans cette montée vers une menace extrême. L’accumulation énumère plusieurs termes, mais ne suppose pas qu’ils soient ordonnés selon une progression.

12. Un narrateur remplace une expression brutale concernant la mort par une formule plus douce afin de ne pas choquer : quel procédé emploie-t-il ?

Un euphémisme, qui atténue l’expression d’une idée ou d’un sentiment
Une gradation, qui classe les termes selon une progression
Une hyperbole, qui exagère l’expression pour accentuer le propos
Une litote, qui dit moins pour laisser entendre davantage

Un euphémisme, qui atténue l’expression d’une idée ou d’un sentiment

Explication

L’euphémisme adoucit l’expression d’une idée ou d’un sentiment afin de ne pas déplaire ou choquer. La litote dit moins pour faire entendre plus, mais elle ne se définit pas par l’intention d’adoucir une expression choquante.

13. Une personne affirme « Ce n’est pas mauvais » pour faire comprendre que c’est très bon : quel procédé utilise-t-elle ?

Une litote, qui dit moins pour faire entendre davantage
Une accumulation, qui énumère plusieurs termes pour amplifier l’expression
Un euphémisme, qui atténue une idée pour éviter de choquer
Une hyperbole, qui exagère une idée pour lui donner du relief

Une litote, qui dit moins pour faire entendre davantage

Explication

La litote consiste à dire moins que ce que l’on veut faire entendre, comme dans « Ce n’est pas mauvais » pour suggérer une appréciation positive marquée. L’euphémisme atténue aussi une expression, mais son but est notamment de ne pas déplaire ou choquer.

14. Dans une scène où les personnages se sentent impuissants face à une mort inéluctable, quel registre vise à inspirer la pitié et à faire ressentir la mort ?

Le registre tragique, qui fait sentir la fatalité et la proximité de la mort
Le registre lyrique, qui exprime des sentiments personnels ou collectifs
Le registre comique, qui cherche à provoquer le rire par le décalage
Le registre épique, qui met en valeur la grandeur d’un combat

Le registre tragique, qui fait sentir la fatalité et la proximité de la mort

Explication

Le registre tragique vise à inspirer la pitié et à donner le sentiment de la mort, notamment par la fatalité et l’impuissance. Le registre lyrique peut exprimer une souffrance, mais il se caractérise plus largement par l’expression de sentiments personnels ou collectifs.

15. Un poème fait entendre la douleur personnelle du locuteur afin d’émouvoir le lecteur : quel registre domine par cette expression des sentiments ?

Le registre satirique, qui critique en recourant à la moquerie
Le registre épique, qui donne de la grandeur à un combat collectif
Le registre tragique, qui inspire la pitié et fait sentir la mort
Le registre lyrique, qui exprime des sentiments personnels ou collectifs

Le registre lyrique, qui exprime des sentiments personnels ou collectifs

Explication

Le registre lyrique exprime des sentiments personnels ou collectifs afin de faire vibrer et d’émouvoir le lecteur. Le registre tragique peut également susciter une émotion forte, mais il vise notamment la pitié et le sentiment de la mort.

16. Un récit présente une bataille menée par un groupe de héros en insistant sur l’ampleur de leur affrontement : quel registre met en valeur cette grandeur du combat ?

Le registre pathétique, qui cherche à susciter la compassion pour des personnages
Le registre épique, qui grandit le combat mené par un groupe ou des héros
Le registre tragique, qui souligne la fatalité et l’impuissance devant la mort
Le registre lyrique, qui fait entendre des sentiments personnels ou collectifs

Le registre épique, qui grandit le combat mené par un groupe ou des héros

Explication

Le registre épique met en évidence la grandeur d’un combat mené par un groupe ou par des héros. Le registre tragique peut apparaître dans un récit de bataille, mais il met l’accent sur la fatalité, la pitié et le sentiment de la mort.

17. Un texte comporte des exclamations et des hyperboles : que faut-il faire pour déterminer son registre ?

Comprendre le texte dans son ensemble, car aucun procédé isolé ne suffit à trancher
Choisir le registre lyrique, car les exclamations expriment nécessairement des sentiments personnels
Déterminer le registre à partir du procédé le plus fréquent, sans examiner le sens général
Choisir le registre épique, car les hyperboles signalent nécessairement un combat héroïque

Comprendre le texte dans son ensemble, car aucun procédé isolé ne suffit à trancher

Explication

Un procédé isolé ne permet pas de déterminer un registre : l’interprétation doit prendre en compte le texte dans son ensemble. Les hyperboles ou les exclamations peuvent être des indices, mais ils ne suffisent pas à eux seuls à identifier un registre.

18. Quelle démarche permet de préparer un commentaire littéraire à partir de l’analyse du texte ?

Réaliser au brouillon une explication linéaire, puis organiser l’analyse en deux ou trois parties
Commencer par relever les figures de style, puis les présenter dans l’ordre alphabétique
Répartir les remarques en quatre parties avant d’examiner le déroulement du texte
Rédiger d’abord le commentaire complet, puis relever les procédés qui le confirment

Réaliser au brouillon une explication linéaire, puis organiser l’analyse en deux ou trois parties

Explication

La préparation du commentaire commence par une explication linéaire au brouillon, que l’on organise ensuite en deux ou trois parties. Rédiger le commentaire avant d’analyser le texte inverse cette démarche préparatoire.

19. Quelle démarche caractérise une explication linéaire d’un texte ?

Comparer plusieurs œuvres par thèmes avant de commenter chacune dans son ensemble
Présenter d’abord les enjeux historiques, puis résumer le contenu de chaque partie
Analyser le texte phrase par phrase, avec une progression ligne par ligne, vers par vers ou en tableau
Regrouper les procédés par catégories sans tenir compte de leur emplacement dans le texte

Analyser le texte phrase par phrase, avec une progression ligne par ligne, vers par vers ou en tableau

Explication

L’explication linéaire analyse le texte phrase par phrase et peut suivre les lignes ou les vers, ou prendre la forme d’un tableau associant texte, procédés et interprétation. Un classement thématique des procédés sans considération de leur emplacement ne correspond pas à cette démarche linéaire.

20. En préparant l’analyse d’un texte, quelle distinction faut-il faire entre son style et son enjeu ?

Le style désigne le sujet traité, tandis que l’enjeu correspond aux figures de style employées
Le style expose l’intention de l’auteur, tandis que l’enjeu décrit l’organisation des paragraphes
Le style concerne la manière dont le texte est écrit, tandis que l’enjeu renvoie à la raison pour laquelle il est écrit
Le style correspond à la réaction du lecteur, tandis que l’enjeu désigne la longueur des phrases

Le style concerne la manière dont le texte est écrit, tandis que l’enjeu renvoie à la raison pour laquelle il est écrit

Explication

L’explication linéaire aide à comprendre à la fois comment le texte est écrit, c’est-à-dire son style, et pourquoi il est écrit, c’est-à-dire son enjeu. Confondre le style avec le sujet traité ne permet pas de distinguer la manière d’écrire de la raison d’écrire.

21. Dans un commentaire, quelle fonction peut avoir une figure de style qui rend une idée particulièrement perceptible ?

Elle peut classer le texte selon son genre littéraire.
Elle peut désigner directement une personne ou une chose du texte.
Elle peut résumer l’intrigue sans produire d’effet particulier.
Elle peut suggérer une idée et mettre un aspect du texte en relief.

Elle peut suggérer une idée et mettre un aspect du texte en relief.

Explication

Une figure de style peut suggérer une idée, créer une impression ou souligner un aspect du texte. La désignation d’une personne ou d’une chose relève plutôt du rôle d’un substantif ou d’un pronom.

22. Dans la phrase « La sombre forêt inquiète les voyageurs », quelle analyse distingue correctement « sombre » de « forêt » ?

« Sombre » désigne une chose, tandis que « forêt » qualifie un autre nom.
« Sombre » remplace une personne, tandis que « forêt » exprime une action.
« Sombre » évoque une connotation, tandis que « forêt » reprend un mot précédent.
« Sombre » qualifie le nom « forêt », tandis que « forêt » désigne une chose.

« Sombre » qualifie le nom « forêt », tandis que « forêt » désigne une chose.

Explication

« Sombre » est un adjectif qui caractérise le substantif « forêt », lequel désigne une chose. Confondre l’adjectif avec un substantif inverse leurs fonctions grammaticales.

23. Un auteur défend une idée dans un récit fictif mettant en scène des personnages : de quel type d’argumentation s’agit-il ?

D’une argumentation indirecte, car les idées sont présentées sous forme de fiction.
D’une argumentation indirecte, car l’auteur présente ses idées sans récit de fiction.
D’une argumentation directe, car les personnages exposent des idées dans un récit.
D’une argumentation directe, car le récit fictif exclut tout enseignement implicite.

D’une argumentation indirecte, car les idées sont présentées sous forme de fiction.

Explication

L’argumentation est indirecte lorsque des idées ou un enseignement passent par une fiction. L’argumentation directe expose les idées sans récit fictif, même si le propos comporte des personnages.

24. Lequel de ces textes relève d’un genre de l’argumentation directe ?

Un conte philosophique qui met des idées en scène dans une fiction.
Une fable qui fait comprendre une leçon par un récit d’animaux.
Une utopie qui expose une société imaginaire à valeur critique.
Un sermon qui développe une thèse et s’adresse à une assemblée.

Un sermon qui développe une thèse et s’adresse à une assemblée.

Explication

Le sermon fait partie des discours classés parmi les genres de l’argumentation directe. La fable, le conte philosophique et l’utopie relèvent de l’argumentation indirecte, puisqu’ils présentent des idées par la fiction.

25. Une œuvre présente une société imaginaire afin de faire réfléchir le lecteur à des idées politiques : à quel genre argumentatif appartient-elle ?

À l’essai, qui fait partie des genres de l’argumentation indirecte.
À la plaidoirie, qui fait partie des genres de l’argumentation indirecte.
À la maxime, qui fait partie des genres de l’argumentation indirecte.
À l’utopie, qui fait partie des genres de l’argumentation indirecte.

À l’utopie, qui fait partie des genres de l’argumentation indirecte.

Explication

L’utopie présente une société imaginaire et figure parmi les genres de l’argumentation indirecte. L’essai, la maxime et la plaidoirie sont classés dans l’argumentation directe.

26. Quelle distinction entre convaincre et démontrer est juste ?

Convaincre s’appuie sur un raisonnement argumenté, tandis que démontrer mobilise des preuves objectives.
Convaincre mobilise des preuves objectives, tandis que démontrer repose sur un raisonnement personnel.
Convaincre fait appel aux sentiments, tandis que démontrer cherche à séduire le destinataire.
Convaincre expose une fiction, tandis que démontrer présente des idées sans récit.

Convaincre s’appuie sur un raisonnement argumenté, tandis que démontrer mobilise des preuves objectives.

Explication

Convaincre consiste à solliciter la raison par des arguments et un raisonnement, tandis que démontrer appuie la thèse sur des preuves objectives. L’appel aux sentiments caractérise plutôt la persuasion.

27. Un discours cherche à obtenir l’adhésion en suscitant la compassion du destinataire plutôt qu’en développant des preuves : quelle stratégie privilégie-t-il ?

La conviction, qui cherche à établir une thèse par un raisonnement logique.
La réfutation, qui cherche à contester une thèse opposée par des arguments.
La démonstration, qui cherche à appuyer la thèse sur des preuves objectives.
La persuasion, qui cherche à agir sur les sentiments du destinataire.

La persuasion, qui cherche à agir sur les sentiments du destinataire.

Explication

Persuader consiste à séduire le destinataire en faisant appel à ses sentiments. Démontrer mobilise des preuves objectives, tandis que convaincre sollicite principalement la raison par des arguments.

28. Dans un texte argumentatif sur la place des réseaux sociaux à l’école, que désigne le thème ?

Le sujet dont traite le texte, comme la place des réseaux sociaux à l’école
Le fait concret utilisé pour illustrer un argument sur les réseaux sociaux à l’école
L’idée précise que l’auteur défend au sujet des réseaux sociaux à l’école
La raison avancée pour justifier l’usage des réseaux sociaux à l’école

Le sujet dont traite le texte, comme la place des réseaux sociaux à l’école

Explication

Le thème correspond au sujet dont on parle dans le texte argumentatif. L’idée défendue relève de la thèse, et non du thème.

29. Dans une tribune, l’auteur affirme que les transports publics devraient être gratuits : quelle notion cette affirmation illustre-t-elle ?

L’antithèse formulée par un adversaire
Le thème abordé par l’auteur
La thèse soutenue par l’auteur
L’exemple concret mobilisé par l’auteur

La thèse soutenue par l’auteur

Explication

La thèse est l’idée que l’auteur soutient, qu’elle soit énoncée explicitement ou laissée implicite. Le thème serait le sujet général, par exemple les transports publics.

30. Quel rôle joue un argument dans un texte argumentatif ?

Il présente la conclusion qui résulte de plusieurs points de vue
Il nomme le sujet général dont traite le texte argumentatif
Il apporte une idée abstraite à l’appui de la thèse défendue
Il fournit une référence concrète illustrant une idée défendue

Il apporte une idée abstraite à l’appui de la thèse défendue

Explication

Un argument est une idée abstraite qui vient soutenir la thèse. Une référence concrète qui illustre cette idée relève plutôt de l’exemple.

31. Un essai présente une thèse, examine ensuite la position opposée, puis propose une conciliation entre les deux : quelle progression suit-il ?

Une défense d’un seul point de vue sans examen de positions opposées
Un plan délibératif organisé en thèse, antithèse et synthèse
Une succession d’exemples concrets sans progression entre des positions
Une réfutation qui se limite à répondre aux arguments d’un adversaire

Un plan délibératif organisé en thèse, antithèse et synthèse

Explication

Le plan délibératif fait se succéder une thèse, une antithèse et une synthèse. Une réfutation répond à un adversaire par des contre-arguments, sans que cette structure en trois temps soit nécessairement présente.

32. Dans les années 1830, quel aspect de la société mettent en scène Balzac et Stendhal à travers leurs personnages ?

Les contraintes du monde social et matériel auquel les personnages sont confrontés
Les aventures merveilleuses qui éloignent les intrigues des réalités quotidiennes
Les paysages naturels présentés comme le principal moteur des intrigues romanesques
Les conflits intérieurs des personnages considérés indépendamment de leur milieu

Les contraintes du monde social et matériel auquel les personnages sont confrontés

Explication

Balzac et Stendhal observent la société issue de la Révolution et des guerres napoléoniennes, en montrant leurs personnages aux prises avec le monde social et matériel. L’étude des individualités psychologiques ne désigne pas cet intérêt pour les conditions sociales et matérielles.

33. Quelle évolution du roman et de la nouvelle précède l’esthétique réaliste du XIXe siècle ?

Leurs intrigues privilégient progressivement les héros merveilleux et les événements surnaturels
Leurs récits abandonnent progressivement toute représentation du monde réel
Leurs intrigues s’orientent progressivement vers la vraisemblance et le quotidien
Leurs récits se consacrent progressivement à l’analyse psychologique détachée du quotidien

Leurs intrigues s’orientent progressivement vers la vraisemblance et le quotidien

Explication

Avant l’esthétique réaliste du XIXe siècle, le roman et la nouvelle se tournent peu à peu vers des intrigues vraisemblables et les réalités quotidiennes. Le merveilleux et le surnaturel vont à l’opposé de cette évolution vers le quotidien.

34. Quelles fonctions l’incipit remplit-il notamment au début d’une œuvre ?

Une fonction de description et une fonction de résolution
Une fonction informative et une fonction programmatique
Une fonction de réfutation et une fonction de synthèse
Une fonction de conclusion et une fonction de dénouement

Une fonction informative et une fonction programmatique

Explication

L’incipit est le début d’une œuvre et remplit notamment des fonctions informative et programmatique. Le dénouement et la résolution sont associés à la fin de l’œuvre, non à son incipit.

35. Dans un roman, quelle fonction de l’incipit renseigne sur le lieu, l’époque, la situation et les personnages ?

La fonction informative, qui établit des repères pour la situation initiale
La fonction argumentative, qui expose une thèse sur les événements racontés
La fonction de dénouement, qui révèle l’issue des conflits principaux
La fonction programmatique, qui annonce des éléments éclairant l’évolution ultérieure

La fonction informative, qui établit des repères pour la situation initiale

Explication

La fonction informative donne des renseignements sur le cadre spatio-temporel, la situation et les personnages. La fonction programmatique annonce plutôt des éléments qui éclaireront rétrospectivement l’évolution du personnage.

36. Un détail présenté dès le début d’un roman prend tout son sens quand il éclaire plus tard l’évolution du personnage principal : quelle fonction de l’incipit est en jeu ?

La fonction descriptive, qui présente les lieux sans annoncer d’éléments ultérieurs
La fonction programmatique, qui prépare des éclairages sur la suite du récit
La fonction de dénouement, qui clôt l’évolution du personnage principal
La fonction informative, qui situe le cadre et présente les personnages

La fonction programmatique, qui prépare des éclairages sur la suite du récit

Explication

La fonction programmatique peut semer dès l’incipit des éléments qui éclaireront rétrospectivement l’évolution du personnage principal. La fonction informative situe plutôt le cadre et présente la situation ou les personnages.

37. Quels sont les quatre modes personnels du français ?

L’indicatif, le subjonctif, le conditionnel et l’impératif
Le subjonctif, l’impératif, l’infinitif et le participe
Le conditionnel, le gérondif, le participe et l’indicatif
L’indicatif, l’infinitif, le participe et le gérondif

L’indicatif, le subjonctif, le conditionnel et l’impératif

Explication

Les quatre modes personnels sont l’indicatif, le subjonctif, le conditionnel et l’impératif. L’infinitif, le participe et le gérondif sont des modes non personnels.

38. Dans la phrase « Il faut que Léa parte », quelle opposition de modes est illustrée par « faut » et « parte » ?

Le conditionnel présente le fait comme vrai, tandis que l’impératif en rend la réalisation incertaine.
L’indicatif présente le fait comme vrai, tandis que le subjonctif en présente la réalisation comme incertaine.
L’indicatif incite le destinataire à agir, tandis que le subjonctif décrit un monde imaginaire.
Le subjonctif présente le fait comme vrai, tandis que l’indicatif en présente la réalisation comme incertaine.

L’indicatif présente le fait comme vrai, tandis que le subjonctif en présente la réalisation comme incertaine.

Explication

« Faut » est à l’indicatif et présente le fait comme vrai, tandis que « parte » est au subjonctif et laisse sa réalisation incertaine. L’inversion de ces valeurs confond précisément le rôle des deux modes.

39. Dans « Tous les matins, Nora prend le train à 7 heures », quelle valeur du présent de l’indicatif est illustrée ?

Une habitude répétée
Un ordre adressé à quelqu’un
Une vérité générale
Un passé proche

Une habitude répétée

Explication

Le présent indique ici une action qui se répète régulièrement, donc une habitude. Une vérité générale exprimerait plutôt un fait valable de manière générale, et non une routine personnelle.

40. Dans un récit, quelle différence distingue l’imparfait du passé simple ?

L’imparfait marque une action achevée avant une autre action passée, tandis que le passé simple indique une habitude.
L’imparfait exprime une action future certaine, tandis que le passé simple rapporte un fait lié au présent.
L’imparfait raconte des actions ponctuelles successives, tandis que le passé simple installe une durée ou une description.
L’imparfait installe une durée ou une description, tandis que le passé simple raconte des actions ponctuelles successives.

L’imparfait installe une durée ou une description, tandis que le passé simple raconte des actions ponctuelles successives.

Explication

L’imparfait sert notamment à exprimer la durée, la description et l’habitude, alors que le passé simple rapporte des événements ponctuels et leur succession. Inverser ces fonctions conduit à attribuer au passé simple la description durative de l’imparfait.

41. Dans « Elle avait fermé la porte avant que ses amis n’arrivent », que marque « avait fermé » ?

Une action accomplie avant une autre action située dans le passé
Une action achevée avant une autre action située dans le futur
Une action passée dont les conséquences se font sentir au présent
Une action ponctuelle qui succède à une autre dans le récit

Une action accomplie avant une autre action située dans le passé

Explication

Le plus-que-parfait indique que la fermeture est accomplie avant l’arrivée, elle aussi située dans le passé. Une action achevée avant un événement futur relèverait du futur antérieur.

42. Dans « Quand tu auras terminé ton examen, tu sortiras », quelle est la valeur de « auras terminé » ?

Une action passée antérieure à une autre action passée
Une action ponctuelle qui s’ajoute à une succession passée
Une action achevée avant une autre action future
Une action habituelle qui se prolonge dans le présent

Une action achevée avant une autre action future

Explication

Le futur antérieur présente la fin de l’examen comme achevée avant la sortie, qui est future. Le plus-que-parfait exprimerait le même rapport d’antériorité dans un cadre passé, et non futur.

43. Dans « Elle pensait qu’il arriverait le lendemain », quelle fonction remplit « arriverait » ?

Un temps de l’indicatif qui exprime le futur vu depuis un moment passé
Un mode qui présente l’arrivée comme un fait incertain dans le présent
Un mode qui décrit une action imaginaire sans repère dans le passé
Un temps qui exprime une action achevée avant un événement futur

Un temps de l’indicatif qui exprime le futur vu depuis un moment passé

Explication

« Arriverait » est un conditionnel employé comme temps de l’indicatif pour exprimer un futur vu depuis le passé. Il ne s’agit pas ici du conditionnel modal exprimant l’incertitude ou un monde imaginaire.

44. Un récit au passé rapporte qu’à cette époque, le village construirait un pont l’année suivante. Quelle valeur du conditionnel est illustrée ?

Un ordre adressé à un destinataire
L’incertitude portant sur une action présente
Une action achevée avant un autre fait futur
Le futur vu depuis un repère passé

Le futur vu depuis un repère passé

Explication

Le pont doit être construit après le moment passé auquel se situe le récit : le conditionnel exprime donc le futur vu du passé. Une action achevée avant un autre événement futur serait plutôt exprimée par le futur antérieur.

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Que fait la diérèse à un groupe de sons normalement prononcé en une syllabe ?

Elle le prononce en deux syllabes.

Que fait la synérèse à un groupe de sons normalement prononcé en deux syllabes ?

Elle le prononce en une syllabe.

Que désigne l’enjambement dans un vers ?

L’absence de correspondance entre l’unité sémantique et l’unité prosodique.

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