QCM : Accidents vasculaires cérébraux — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux un accident vasculaire cérébral ?

Une dégénérescence lente des nerfs périphériques provoquant des troubles moteurs
Un arrêt brutal de la circulation sanguine cérébrale provoquant un déficit neurologique soudain
Une infection du cerveau entraînant une fièvre persistante
Un déficit neurologique progressivement installé par vieillissement cérébral

Un arrêt brutal de la circulation sanguine cérébrale provoquant un déficit neurologique soudain

Explication

Un AVC correspond à un arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau des cellules cérébrales, entraînant un déficit neurologique soudain. Il se distingue donc d’un trouble neurologique d’installation progressive.

2. Quelle proposition distingue correctement le système nerveux central du système nerveux périphérique ?

Le système central comprend l’encéphale et la moelle épinière, tandis que le système périphérique comprend les nerfs crâniens et spinaux
Le système central comprend les nerfs crâniens et spinaux, tandis que le système périphérique comprend uniquement le cerveau
Le système central comprend uniquement le cerveau, tandis que le système périphérique comprend le cervelet et le tronc cérébral
Le système central comprend les muscles et les nerfs, tandis que le système périphérique comprend la moelle épinière

Le système central comprend l’encéphale et la moelle épinière, tandis que le système périphérique comprend les nerfs crâniens et spinaux

Explication

Le système nerveux central est constitué de l’encéphale et de la moelle épinière. Le système nerveux périphérique comprend notamment les 12 paires de nerfs crâniens et les 31 paires de nerfs spinaux.

3. Quels éléments constituent l’encéphale et quels sont ses principaux vaisseaux ?

Le cerveau, la moelle épinière et l’hypophyse ; les deux jugulaires et les deux fémorales
Le cervelet, la moelle épinière et les nerfs spinaux ; les quatre artères pulmonaires
Le cerveau, le tronc cérébral et le cervelet ; les deux carotides et les deux vertébrales
Le tronc cérébral, les nerfs crâniens et les méninges ; les deux artères radiales et les deux cubitales

Le cerveau, le tronc cérébral et le cervelet ; les deux carotides et les deux vertébrales

Explication

L’encéphale comprend le cerveau, le tronc cérébral et le cervelet. Ses principaux vaisseaux sont les deux artères carotides et les deux artères vertébrales.

4. Quel mécanisme caractérise un AVC ischémique ?

Une inflammation diffuse des nerfs périphériques sans modification du débit sanguin
Une dilatation veineuse provoquant une compression progressive du cerveau
L’obstruction partielle ou totale d’une artère cérébrale ou rétinienne entraînant un défaut de perfusion
La rupture d’une artère cérébrale entraînant un saignement

L’obstruction partielle ou totale d’une artère cérébrale ou rétinienne entraînant un défaut de perfusion

Explication

L’AVC ischémique est causé par l’obstruction d’une artère cérébrale ou rétinienne, ce qui réduit la perfusion du territoire concerné. La rupture artérielle correspond à l’AVC hémorragique.

5. Quelle situation correspond le mieux à un accident ischémique transitoire ?

Un déficit neurologique durable associé à un infarctus cérébral visible à l’imagerie
Un déficit neurologique bref lié à une ischémie focale, sans infarctus visible à l’imagerie
Une hémorragie cérébrale prolongée due à la rupture d’une artère
Une maladie neurologique progressive sans épisode brutal ni cause vasculaire

Un déficit neurologique bref lié à une ischémie focale, sans infarctus visible à l’imagerie

Explication

L’AIT est un épisode bref de dysfonctionnement neurologique lié à une ischémie focale cérébrale ou rétinienne, typiquement inférieur à une heure et sans infarctus visible à l’imagerie.

6. Dans la répartition générale des AVC, quelle affirmation est correcte ?

Les AVC ischémiques représentent environ huit cas sur dix et sont généralement dus à un caillot artériel
Les AVC hémorragiques représentent environ huit cas sur dix et sont généralement dus à un caillot
Les AVC ischémiques représentent environ deux cas sur dix et sont généralement dus à une rupture artérielle
Les AVC ischémiques et hémorragiques représentent chacun environ la moitié des cas

Les AVC ischémiques représentent environ huit cas sur dix et sont généralement dus à un caillot artériel

Explication

Les AVC ischémiques représentent environ 80 % des cas et sont généralement provoqués par un caillot qui obstrue une artère destinée au cerveau.

7. Quelle association décrit correctement l’AVC hémorragique ?

Une obstruction artérielle, représentant environ 80 % des AVC
Une ischémie transitoire sans infarctus visible, représentant environ 20 % des AVC
Une obstruction veineuse, représentant environ 50 % des AVC
Une rupture d’une artère cérébrale, représentant environ 20 % des AVC

Une rupture d’une artère cérébrale, représentant environ 20 % des AVC

Explication

L’AVC hémorragique représente environ 20 % des cas et résulte de la rupture d’une artère cérébrale. Il survient notamment dans un contexte d’hypertension artérielle, d’anévrisme ou de malformation artério-veineuse.

8. Quelle donnée décrit l’incidence des accidents neurovasculaires hospitalisés en France en 2013 ?

Environ 300 000 hospitalisations, soit un AVC toutes les trente minutes
Environ 14 000 hospitalisations, soit un AVC toutes les quatre heures
Plus de 1,4 million d’hospitalisations, soit un AVC chaque minute
Plus de 140 000 hospitalisations, soit environ un AVC toutes les quatre minutes

Plus de 140 000 hospitalisations, soit environ un AVC toutes les quatre minutes

Explication

En France, plus de 140 000 hospitalisations pour accident neurovasculaire ont été recensées en 2013, ce qui correspondait approximativement à un AVC toutes les quatre minutes.

9. Quelle conséquence épidémiologique est associée à l’AVC ?

Il entraîne surtout des handicaps congénitaux touchant quelques centaines de patients
Il constitue une cause rare d’handicap acquis et laisse environ 3 000 patients avec de lourdes séquelles
Il représente principalement une cause de décès sans séquelles fonctionnelles durables
Il constitue la première cause d’handicap acquis et laisse environ 30 000 patients avec de lourdes séquelles

Il constitue la première cause d’handicap acquis et laisse environ 30 000 patients avec de lourdes séquelles

Explication

L’AVC est la première cause d’handicap acquis, et environ 30 000 patients conservent des séquelles lourdes. Cette donnée souligne son impact fonctionnel majeur.

10. Lequel de ces tableaux correspond le mieux à un signe d’alerte d’AVC ?

Une perte soudaine de l’équilibre
Une fatigue progressive après un effort
Une douleur articulaire lors des mouvements
Une fièvre apparue depuis plusieurs jours

Une perte soudaine de l’équilibre

Explication

Une perte soudaine de l’équilibre fait partie des signes d’alerte d’un AVC, comme la paralysie faciale, la faiblesse d’un membre ou les troubles de la parole. Les autres situations ne correspondent pas aux signes neurologiques décrits.

11. Quelle caractéristique permet de reconnaître un accident ischémique transitoire, sans pour autant écarter l’urgence médicale ?

Les symptômes apparaissent progressivement et persistent plusieurs semaines
Les symptômes se limitent à une douleur locale sans signe neurologique
Les symptômes disparaissent en quelques minutes, mais l’épisode reste un signal d’alerte
Les symptômes disparaissent immédiatement sans nécessiter d’évaluation médicale

Les symptômes disparaissent en quelques minutes, mais l’épisode reste un signal d’alerte

Explication

Lors d’un AIT, les symptômes régressent en quelques minutes, mais cette disparition n’est pas rassurante : elle impose une prise en charge urgente. L’AIT constitue un signal d’alerte d’un risque vasculaire.

12. Que faut-il faire immédiatement en présence de signes évocateurs d’un AVC, même s’ils ont disparu ?

Administrer un médicament disponible à domicile
Attendre une éventuelle réapparition des symptômes
Appeler immédiatement le 15 ou le 112
Prendre rendez-vous pour une consultation non urgente

Appeler immédiatement le 15 ou le 112

Explication

Un AIT ou des signes évocateurs d’AVC nécessitent d’appeler immédiatement le 15 ou le 112, car le risque d’un nouvel AVC est élevé dans les 24 heures. La disparition des signes ne supprime donc pas l’urgence.

13. Quelle conduite est appropriée en attendant les secours devant un AVC suspecté ?

Faire marcher la personne pour vérifier l’amélioration de son équilibre
La placer assise et attendre l’évolution des symptômes
Allonger la personne, noter l’heure de début des signes et regrouper ses ordonnances
Rechercher uniquement ses antécédents sans noter l’heure de début

Allonger la personne, noter l’heure de début des signes et regrouper ses ordonnances

Explication

Il faut allonger la personne, si possible avec un oreiller sous la tête, noter l’heure de début des signes et regrouper ses ordonnances. Ces informations et mesures facilitent la prise en charge médicale.

14. Quel geste faut-il éviter dans l’attente des secours lors d’un AVC suspecté ?

L’allonger avec un oreiller sous la tête
Regrouper ses ordonnances
Faire boire ou manger la personne
Noter l’heure d’apparition des symptômes

Faire boire ou manger la personne

Explication

La personne doit rester à jeun : il ne faut ni lui faire boire ou manger, ni lui donner un médicament à avaler. Les autres gestes proposés font partie de la conduite immédiate recommandée.

15. Quel examen permet principalement d’établir le diagnostic d’un AVC ?

Une angio-TDM sans imagerie cérébrale complémentaire
Une IRM ou une tomodensitométrie cérébrale
Un doppler cervical seul
Un électrocardiogramme seul

Une IRM ou une tomodensitométrie cérébrale

Explication

Le diagnostic repose sur une imagerie cérébrale indispensable, réalisée par IRM ou tomodensitométrie cérébrale. L’ECG, le doppler cervical et l’angio-TDM participent surtout au bilan étiologique.

16. Quel est l’objectif principal de la thrombolyse intraveineuse dans l’AVC ischémique ?

Prévenir uniquement les récidives à long terme
Dissoudre le caillot et rétablir la circulation cérébrale
Réduire la tension artérielle sans agir sur le caillot
Empêcher l’agglutination des plaquettes sans restaurer le débit cérébral

Dissoudre le caillot et rétablir la circulation cérébrale

Explication

La thrombolyse intraveineuse consiste à perfuser un médicament qui dissout le caillot, rétablit la circulation cérébrale et limite les lésions ainsi que les séquelles. Les autres propositions décrivent des objectifs différents ou incomplets.

17. Dans quelle limite temporelle la thrombolyse intraveineuse est-elle recommandée, sous réserve d’une indication médicale et de l’absence de contre-indication ?

Sans limite de temps après le début des symptômes
Uniquement après plusieurs jours d’évolution des symptômes
Jusqu’à la quatrième heure après le début des symptômes
Jusqu’à vingt-quatre heures après le début des symptômes

Jusqu’à la quatrième heure après le début des symptômes

Explication

La thrombolyse intraveineuse est recommandée jusqu’à la quatrième heure après le début des symptômes, à condition qu’une indication médicale soit retenue et qu’aucune contre-indication ne s’y oppose. Elle est donc soumise à une fenêtre temporelle.

18. Quelle surveillance est prévue après une thrombolyse intraveineuse ?

Une surveillance neurologique horaire et une surveillance sous scope pendant 48 heures
Une surveillance neurologique quotidienne sans contrôle de la tension
Une surveillance sous scope limitée aux premières minutes
Une surveillance fondée uniquement sur la glycémie à la sortie

Une surveillance neurologique horaire et une surveillance sous scope pendant 48 heures

Explication

Après la thrombolyse, la surveillance comprend notamment un contrôle de la tension artérielle, une surveillance sous scope pendant 48 heures, une évaluation neurologique horaire et un bilan de la glycémie et de la coagulation.

19. Quels facteurs influencent principalement la persistance et la gravité des séquelles après un AVC ?

L’âge du patient, son groupe sanguin et sa profession
Le type d’AVC, sa localisation et l’étendue des lésions
La durée de l’hospitalisation, son alimentation et son sommeil
Le poids du patient, sa taille et ses antécédents chirurgicaux

Le type d’AVC, sa localisation et l’étendue des lésions

Explication

La récupération dépend notamment du type d’AVC, de sa localisation et de l’étendue des lésions. Ces facteurs expliquent la variabilité des séquelles d’un patient à l’autre.

20. Laquelle de ces manifestations peut constituer une séquelle d’un AVC ?

Une faiblesse d’un côté du corps
Une amélioration constante de la mémoire
Une disparition systématique de la fatigue
Une augmentation habituelle de la compréhension

Une faiblesse d’un côté du corps

Explication

Les séquelles possibles comprennent notamment une faiblesse d’un côté du corps, ainsi que des troubles du langage, de la vision, de la mémoire ou de l’humeur.

21. Quelle proportion approximative de patients conserve des séquelles après un AVC ?

Environ 40 %
Environ 25 %
Environ 75 %
Environ 10 %

Environ 40 %

Explication

Environ 40 % des patients gardent des séquelles après un AVC. Cette proportion souligne l’importance du suivi et de la rééducation.

22. Quel est l’objectif global d’une rééducation débutée rapidement après un AVC ?

Éviter toute mobilisation jusqu’à la disparition des symptômes
Limiter les soins à la récupération de la marche
Remplacer la surveillance cardiovasculaire par des exercices physiques
Prévenir les complications et récupérer au mieux les fonctions atteintes

Prévenir les complications et récupérer au mieux les fonctions atteintes

Explication

La rééducation commence le plus tôt possible afin de prévenir les complications et de récupérer au maximum la marche, l’usage de la main et le langage, tout en contrôlant les facteurs de risque cardiovasculaire.

23. Quelle conduite infirmière est appropriée lors de l’arrivée d’un patient victime d’un AVC ?

Commencer la mobilisation autonome avant de poser une voie veineuse
Évaluer la conscience, vérifier l’identité et le poids, installer une surveillance intensive et maintenir le patient à jeun
Reporter le bilan d’hémostase jusqu’à la fin de la rééducation
Autoriser immédiatement l’alimentation et limiter la surveillance aux paramètres habituels

Évaluer la conscience, vérifier l’identité et le poids, installer une surveillance intensive et maintenir le patient à jeun

Explication

À l’arrivée, l’infirmier évalue la conscience, vérifie l’identité et le poids, met en place une surveillance intensive, une voie veineuse et un scope, tout en maintenant le patient à jeun et en réalisant le bilan d’hémostase.

24. Comment l’accompagnement infirmier favorise-t-il la récupération après un AVC ?

En réalisant tous les actes à la place du patient pour éviter ses efforts
En se limitant aux actes techniques et à la surveillance médicale
En privilégiant la récupération physique sans tenir compte de la parole ni du soutien familial
En soutenant l’autonomie dans les activités quotidiennes et en encourageant le patient et sa famille

En soutenant l’autonomie dans les activités quotidiennes et en encourageant le patient et sa famille

Explication

L’accompagnement infirmier aide le patient à préserver ou retrouver son autonomie pour la toilette, l’habillage, l’alimentation et la parole, tout en apportant un soutien psychologique et des encouragements au patient et à sa famille.

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Qu'est-ce qu'un accident vasculaire cérébral ?

Un arrêt brutal de la circulation sanguine au cerveau provoquant un déficit neurologique soudain.

Combien de neurones possède le cerveau adulte humain ?

Environ 100 milliards de neurones.

Combien de neurones possède l’intestin humain ?

Environ 500 millions de neurones.

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