QCM : Addictologie et conduites addictives — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle de ces situations correspond à une substance psychoactive licite pouvant néanmoins entraîner une addiction ?

Une consommation régulière d’alcool malgré des conséquences négatives
La consommation d’un aliment courant dans le cadre d’un repas
L’utilisation médicale ponctuelle d’un produit sans effet psychoactif
La prise occasionnelle d’une drogue interdite sans perte de contrôle

Une consommation régulière d’alcool malgré des conséquences négatives

Explication

L’alcool est une substance licite, mais sa consommation peut devenir addictive lorsqu’elle s’accompagne d’une perte de contrôle et de conséquences négatives. Le caractère légal d’une substance ne protège donc pas contre le risque d’addiction.

2. Quelle relation entre consommation et dépendance est correcte ?

La consommation devient une dépendance dès qu’elle procure une sensation agréable
Toute consommation entraîne une dépendance après une répétition suffisante
Tout consommateur n’est pas nécessairement dépendant
La dépendance concerne les substances illicites, mais pas les substances licites

Tout consommateur n’est pas nécessairement dépendant

Explication

La dépendance correspond à une addiction, tandis que la consommation peut exister sans perte de contrôle ni poursuite malgré des dommages. Une sensation agréable ou la répétition d’une consommation ne suffit donc pas à établir une dépendance.

3. Selon le principe décrivant la nocivité du tabagisme, quelle mesure réduit le plus le risque à long terme ?

Fumer le même nombre sur une période plus longue
Conserver la durée en diminuant légèrement les pauses
Réduire la durée totale du tabagisme
Remplacer certaines cigarettes par des cigarettes très légères

Réduire la durée totale du tabagisme

Explication

La nocivité dépend surtout de la durée du tabagisme, qui intervient proportionnellement au carré de cette durée. Réduire le nombre de cigarettes peut aider, mais réduire la durée d’exposition est déterminant.

4. Quelle limite hebdomadaire figure parmi les recommandations françaises concernant la consommation d’alcool ?

Ne pas dépasser 14 verres par semaine
Ne pas dépasser 10 verres par semaine
Ne pas dépasser 21 verres par semaine
Ne pas dépasser 28 verres par semaine

Ne pas dépasser 10 verres par semaine

Explication

Les recommandations françaises conseillent de ne pas dépasser 10 verres par semaine, en complément d’une limite quotidienne et de jours sans consommation. Une limite de 14 verres hebdomadaires ne correspond pas à cette recommandation nationale.

5. Comment définir le craving dans le contexte des conduites addictives ?

Une diminution des effets obtenus après une consommation répétée
Une consommation planifiée visant à réduire progressivement les quantités
Un ensemble de symptômes apparaissant après l’arrêt d’une substance
Une envie impérieuse de consommer malgré des tentatives infructueuses de contrôle

Une envie impérieuse de consommer malgré des tentatives infructueuses de contrôle

Explication

Le craving est une envie impérieuse de consommer qui peut conduire à consommer davantage ou plus longtemps que prévu malgré les efforts de contrôle. La diminution des effets correspond à la tolérance, tandis que les symptômes d’arrêt caractérisent le sevrage.

6. Quel profil décrit le mieux la dépendance liée à la cocaïne ?

Une dépendance limitée, avec un syndrome de sevrage généralement constant
Une dépendance psychique et physique fréquente, avec un sevrage marqué
Une dépendance psychique très forte, avec une dépendance physique rare
Une dépendance physique très forte, avec une dépendance psychique modérée

Une dépendance psychique très forte, avec une dépendance physique rare

Explication

La cocaïne entraîne une dépendance psychique très forte, tandis que la dépendance physique demeure rare et que le syndrome de sevrage est généralement absent. L’idée d’un sevrage marqué ou constant contredit donc le profil décrit.

7. Quel effet peut survenir à court terme après la consommation de cannabis ?

Un arrêt respiratoire typique lié à une overdose opioïde
Une amélioration durable des fonctions cognitives
Une dépendance physique touchant environ 85 % des usagers
Une attaque de panique ou une psychose cannabique

Une attaque de panique ou une psychose cannabique

Explication

À court terme, le cannabis peut provoquer une attaque de panique ou une psychose cannabique. Les troubles cognitifs, l’anxiété, la dépression et l’isolement social sont plutôt décrits parmi les effets à long terme.

8. Quelle caractéristique décrit le mieux la dépendance physique aux opioïdes ?

Elle concerne environ la moitié des usagers et le sevrage apparaît après plusieurs semaines
Elle concerne environ 10 % des usagers et le sevrage commence après plusieurs mois
Elle concerne une minorité des usagers et le sevrage reste généralement discret
Elle concerne environ 85 % des usagers et le sevrage débute en quelques heures

Elle concerne environ 85 % des usagers et le sevrage débute en quelques heures

Explication

La dépendance physique aux opioïdes est fréquente, concerne environ 85 % des usagers et entraîne un sevrage intense débutant en quelques heures. Une fréquence limitée à la moitié des usagers sous-estimerait nettement ce phénomène.

9. Quelle proportion approximative de fumeurs décède de son tabagisme ?

Environ un fumeur sur dix
Environ un fumeur sur vingt
Environ deux fumeurs sur trois
Environ un fumeur sur deux

Environ un fumeur sur deux

Explication

Environ un fumeur sur deux décède de son tabagisme, ce qui illustre sa forte nocivité. Cette donnée concerne le risque de mortalité et ne constitue pas une mesure directe de la dépendance à la nicotine.

10. Quel mécanisme explique principalement l’overdose d’opioïdes ?

Une inflammation bronchique provoquant une toux persistante
Une dépression respiratoire pouvant entraîner un arrêt respiratoire
Une crise d’anxiété accompagnée d’un isolement social
Une accélération digestive suivie d’une déshydratation

Une dépression respiratoire pouvant entraîner un arrêt respiratoire

Explication

Le surdosage d’opioïdes peut provoquer une overdose par dépression respiratoire, jusqu’à l’arrêt respiratoire. Les douleurs et les signes autonomiques caractérisent davantage le sevrage que l’overdose opioïde.

11. Quel élément distingue principalement une addiction d’une simple consommation ?

L’augmentation progressive du plaisir ressenti pendant la consommation
La consommation réalisée dans un contexte social ou professionnel régulier
La présence d’une substance interdite par la législation en vigueur
La perte répétée de contrôle malgré la connaissance des conséquences négatives

La perte répétée de contrôle malgré la connaissance des conséquences négatives

Explication

L’addiction se caractérise par la difficulté répétée à contrôler le comportement et par sa poursuite malgré ses effets négatifs. La présence d’une substance illicite n’est pas indispensable, car des comportements ou des substances licites peuvent aussi entraîner une addiction.

12. Quel dispositif est le plus adapté à un usage nocif avant l’installation d’une dépendance ?

Une hospitalisation multidisciplinaire orientée vers les complications
Une prise en charge spécialisée fondée sur l’abstinence
Un dépistage associé à un conseil et à une intervention brève
Une campagne générale d’éducation sans évaluation individuelle

Un dépistage associé à un conseil et à une intervention brève

Explication

L’usage nocif relève du dépistage, du conseil et d’une intervention brève. Une prise en charge spécialisée avec abstinence est plutôt associée à la dépendance, qui représente un stade plus sévère.

13. Quelle association décrit correctement des complications liées à la consommation de cocaïne ?

Atteinte hépatique, paralysie motrice, amnésie et hallucinations auditives
Insuffisance rénale, tremblements essentiels, aphasie et somnambulisme
Ulcère gastrique, perte auditive, rigidité musculaire et euphorie durable
Nécrose nasale, infarctus, délire paranoïde et attaques de panique

Nécrose nasale, infarctus, délire paranoïde et attaques de panique

Explication

La cocaïne peut atteindre le nez et le cœur, tout en provoquant des troubles de l’humeur, un délire paranoïde ou des attaques de panique. Les autres associations mélangent des complications non documentées avec des effets qui ne correspondent pas à ce tableau.

14. Quel profil psychiatrique correspond à un facteur de risque des conduites addictives ?

La présence d’une fracture ancienne ou d’une limitation articulaire stable
La présence d’un trouble isolé de la vision ou d’une presbyacousie
La présence d’une infection respiratoire aiguë sans trouble psychiatrique associé
La présence d’un trouble anxieux, d’une schizophrénie ou d’un trouble bipolaire

La présence d’un trouble anxieux, d’une schizophrénie ou d’un trouble bipolaire

Explication

Les troubles anxieux, la schizophrénie et le trouble bipolaire sont identifiés comme des facteurs de risque psychiatriques des conduites addictives. Les autres situations décrites ne constituent pas, en elles-mêmes, les facteurs psychiatriques mentionnés.

15. Quelle association décrit correctement la dépendance physique ?

Tolérance et syndrome de sevrage
Dommages sociaux et difficultés judiciaires
Craving et recherche de soulagement
Plaisir anticipé et perte de contrôle

Tolérance et syndrome de sevrage

Explication

La dépendance physique associe une tolérance, qui réduit les effets et peut conduire à augmenter les consommations, ainsi qu’un syndrome de sevrage lors de l’arrêt ou de la disparition du produit. Le craving et la recherche de sensations positives renvoient davantage aux dimensions psychiques.

16. Quelle liste présente les quatre conduites de consommation distinguées dans l’évaluation des usages ?

Usage contrôlé, usage expérimental, usage excessif et usage chronique
Usage occasionnel, usage festif, usage médical et usage avec intoxication
Usage légal, usage illicite, usage thérapeutique et usage compulsif
Usage à faible risque, usage à risque, usage nocif et usage avec dépendance

Usage à faible risque, usage à risque, usage nocif et usage avec dépendance

Explication

Les quatre catégories sont l’usage à faible risque, l’usage à risque, l’usage nocif et l’usage avec dépendance. Les autres listes mélangent des contextes, des statuts juridiques ou des modalités qui ne constituent pas cette classification.

17. Quel ensemble associe correctement un élément du circuit de la récompense à sa fonction principale ?

L’hippocampe au renforcement et le noyau accumbens à la mémoire des consommations
Le noyau accumbens au renforcement et l’amygdale aux réponses conditionnées
Le cortex préfrontal à la mémoire des consommations et l’hippocampe aux conséquences cognitives
L’amygdale aux décisions cognitives et le cortex préfrontal aux réponses conditionnées

Le noyau accumbens au renforcement et l’amygdale aux réponses conditionnées

Explication

Le noyau accumbens participe au renforcement, tandis que l’amygdale intervient dans les réponses conditionnées. La mémoire des consommations dépend notamment de l’hippocampe et les décisions ainsi que les conséquences cognitives du cortex préfrontal.

18. Pourquoi un arrêt brutal de l’alcool chez une personne dépendante peut-il nécessiter une prise en charge médicale ?

Parce qu’il peut déclencher des convulsions ou un delirium tremens
Parce qu’il provoque habituellement une psychose cannabique retardée
Parce qu’il entraîne principalement une irritation durable des bronches
Parce qu’il augmente surtout le risque de rapports sexuels non protégés

Parce qu’il peut déclencher des convulsions ou un delirium tremens

Explication

Chez une personne dépendante, l’arrêt brutal de l’alcool peut entraîner des convulsions ou un delirium tremens et, exceptionnellement, être mortel. La psychose cannabique concerne une complication possible du cannabis, pas le mécanisme principal du sevrage alcoolique.

19. Quels effets caractérisent généralement la phase initiale suivant la prise de cocaïne ?

Une anxiété croissante accompagnée d’un état dépressif
Une euphorie immédiate accompagnée d’un sentiment de puissance
Une somnolence profonde accompagnée d’une indifférence émotionnelle
Une désorientation progressive accompagnée d’une perte de coordination

Une euphorie immédiate accompagnée d’un sentiment de puissance

Explication

La cocaïne provoque d’abord une stimulation avec euphorie, sentiment de puissance et moindre perception de la douleur ou de la fatigue. L’anxiété et l’état dépressif correspondent plutôt à la phase de descente.

20. Une personne consomme régulièrement une substance et présente des dommages médicaux, mais ne remplit pas les critères de dépendance. Comment qualifier cette conduite ?

Un usage nocif
Un usage à faible risque
Un usage avec dépendance
Un usage à risque

Un usage nocif

Explication

L’usage nocif est une consommation répétée qui produit des dommages somatiques, psychosociaux ou environnementaux sans atteindre les critères de dépendance. L’usage à risque indique une exposition possible à des problèmes, mais ne suppose pas que des dommages soient déjà constatés.

21. Quelle expression représente le mieux le risque d’addiction lorsqu’il dépend du produit, de l’individu et de l’environnement ?

R=P+IER = \frac{P + I}{E}
R=P+IER = P + I - E
R=P×I×ER = P \times I \times E
R=P×(I+E)R = P \times (I + E)

$$R = P \times I \times E$$

Explication

Le risque d’addiction est modélisé par l’interaction multiplicative du produit, de l’individu et de l’environnement. Cette conception montre qu’il ne dépend pas du produit considéré isolément.

22. Une personne consomme huit verres standard lors d’une même soirée. Quel risque caractérise principalement cette situation ?

Une apparition retardée de troubles liés à l’arrêt du cannabis
Une diminution des risques lors des rapports sexuels non protégés
Une augmentation progressive du risque liée à plusieurs années de consommation
Une hausse des risques immédiats d’accident et de violence

Une hausse des risques immédiats d’accident et de violence

Explication

Plus de six verres standard en une occasion constitue une alcoolisation ponctuelle importante, associée notamment aux accidents, à la violence et aux rapports sexuels non protégés. Le risque chronique dépend plutôt de la répétition des consommations au fil du temps.

23. Quel phénomène caractérise principalement la dépendance psychique ?

L’apparition de symptômes physiques après l’arrêt ou la disparition du produit
Le besoin de retrouver le plaisir, le bien-être ou le soulagement procuré par le produit
La présence d’une envie impérieuse conduisant à dépasser la durée prévue
La diminution des effets du produit nécessitant une augmentation des consommations

Le besoin de retrouver le plaisir, le bien-être ou le soulagement procuré par le produit

Explication

La dépendance psychique correspond au besoin de maintenir ou de retrouver les sensations positives apportées par la substance malgré ses conséquences négatives. La tolérance et le sevrage relèvent de la dépendance physique, tandis que l’envie impérieuse décrit plus précisément le craving.

24. Quelle prise en charge correspond le mieux à une situation de dépendance ?

Une action d’éducation préventive centrée sur la réduction des risques
Une information générale destinée à éviter l’apparition d’un usage à risque
Un dépistage accompagné d’un conseil ponctuel et d’une intervention brève
Une prise en charge multidisciplinaire incluant généralement l’abstinence

Une prise en charge multidisciplinaire incluant généralement l’abstinence

Explication

La dépendance nécessite souvent une abstinence et des soins mobilisant plusieurs disciplines. Le dépistage et l’intervention brève correspondent davantage à l’usage nocif, tandis que la prévention concerne surtout l’usage à risque.

25. Quel circuit cérébral joue un rôle central dans la récompense, les émotions et les mécanismes de l’addiction ?

Le circuit dopaminergique méso-cortico-limbique
Le circuit visuel reliant la rétine au cortex occipital
Le circuit moteur extrapyramidal des ganglions de la base
Le circuit somatosensoriel reliant le thalamus au cortex pariétal

Le circuit dopaminergique méso-cortico-limbique

Explication

Le circuit dopaminergique méso-cortico-limbique intervient dans la récompense et les émotions, et son détournement participe aux mécanismes de l’addiction. Les autres circuits remplissent principalement des fonctions motrices, sensorielles ou visuelles.

26. Lors d’une évaluation, une consommation expose une personne à des problèmes sociaux, médicaux ou judiciaires, sans dommage constaté à ce moment-là. Quelle qualification convient ?

Un usage à faible risque
Un usage nocif
Un usage à risque
Un usage avec dépendance

Un usage à risque

Explication

L’usage à risque expose à des problèmes sociaux, médicaux ou judiciaires alors qu’aucun dommage n’est nécessairement présent lors de l’évaluation. L’usage nocif se distingue par des dommages déjà réalisés, tandis que la dépendance implique des critères supplémentaires.

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Mémorisez les réponses avec 49 flashcards sur Addictologie et conduites addictives.

Qu'est-ce que l'addiction selon Goodman en 1990 ?

Un comportement visant à produire du plaisir ou atténuer un malaise interne, difficile à contrôler.

Quels types de substances psychoactives existent ?

Licites, illicites ou médicaments détournés de leur usage.

Quelle différence existe entre dépendance et consommation ?

La dépendance est l'addiction, mais tout consommateur n'est pas dépendant.

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Consultez la fiche de révision complète sur Addictologie et conduites addictives.

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