QCM : Agents infectieux et prévention des infections (46 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel terme désigne un micro-organisme capable de pénétrer dans l’organisme et d’y provoquer une infection ?

Une défense immunitaire
Un microorganisme commensal
Un agent infectieux
Une toxine microbienne

Un agent infectieux

Explication

Un agent infectieux est un micro-organisme qui peut pénétrer dans l’organisme et provoquer une infection. Un microorganisme commensal n’est pas défini par cette capacité, une défense immunitaire appartient à l’hôte, et une toxine est un produit microbien plutôt qu’un micro-organisme.

2. Deux personnes sont exposées au même agent infectieux. Chez laquelle une infection a-t-elle le plus de chances de survenir, si l’on considère les facteurs déterminants du pouvoir pathogène ?

Chez celle exposée à un agent plus virulent, à moins de germes et dont les défenses sont plus fortes
Chez celle exposée à un agent moins virulent, à davantage de germes et dont les défenses sont plus fortes
Chez celle exposée à un agent moins virulent, à moins de germes et dont les défenses sont plus faibles
Chez celle exposée à un agent plus virulent, à davantage de germes et dont les défenses sont plus faibles

Chez celle exposée à un agent plus virulent, à davantage de germes et dont les défenses sont plus faibles

Explication

La survenue de l’infection dépend conjointement de l’agressivité et de la virulence de l’agent, du nombre de germes et des défenses de l’organisme. Les autres combinaisons minimisent au moins l’un de ces facteurs favorisant l’infection.

3. Quelle caractéristique distingue une bactérie d’un champignon sur le plan de l’organisation cellulaire ?

La bactérie possède un noyau véritable, tandis que le champignon en est dépourvu
La bactérie est procaryote, tandis que le champignon est eucaryote
La bactérie est eucaryote, tandis que le champignon est procaryote
La bactérie possède un plasmide, qui constitue son ADN chromosomique circulaire

La bactérie est procaryote, tandis que le champignon est eucaryote

Explication

Les bactéries sont procaryotes, contrairement aux champignons qui sont eucaryotes. L’option attribuant un noyau véritable à la bactérie inverse cette distinction, et un plasmide n’est pas l’ADN chromosomique circulaire.

4. À l’observation microscopique, une bactérie apparaît en forme de bâtonnet. Dans quelle catégorie morphologique la classer ?

Coque
Spirochète
Streptocoque
Bacille

Bacille

Explication

Les bactéries en forme de bâtonnet sont classées parmi les bacilles. Les coques sont sphériques, les streptocoques sont des coques disposées en chaîne et les spirochètes ont une forme en spirale ou en hélice.

5. Après coloration de Gram, une bactérie apparaît rose. Quelle interprétation correspond à cette observation ?

Elle est Gram positif, catégorie associée à une paroi moins épaisse
Elle est Gram positif, catégorie associée à une paroi plus épaisse
Elle est Gram négatif, catégorie associée à une paroi plus épaisse
Elle est Gram négatif, catégorie associée à une paroi moins épaisse

Elle est Gram négatif, catégorie associée à une paroi moins épaisse

Explication

La coloration de Gram dépend de l’épaisseur de la paroi : les bactéries Gram négatif apparaissent rouges ou roses, tandis que les Gram positif apparaissent bleues ou violettes. Associer le rose au Gram positif inverse les couleurs, et l’épaisseur de la paroi ne s’interprète pas comme indiqué dans les autres choix.

6. Une souche se multiplie aussi bien dans un milieu oxygéné que dans un milieu sans oxygène. Comment classe-t-on cette bactérie ?

Bactérie incapable de se multiplier
Aérobie
Anaérobie
Aéro-anaérobie facultative

Aéro-anaérobie facultative

Explication

Une bactérie aéro-anaérobie facultative peut se développer avec ou sans oxygène. La réponse « aérobie » suppose un besoin en oxygène, tandis que « anaérobie » renvoie à une difficulté à vivre ou à se multiplier en sa présence.

7. Quel avantage les spores procurent-elles à certaines bactéries comme Clostridium difficile ?

Elles leur permettent de former une couche collante d’adhérence
Elles favorisent leur survie dans l’environnement
Elles accélèrent leur division autonome
Elles échangent des informations qui augmentent leur résistance

Elles favorisent leur survie dans l’environnement

Explication

Les spores permettent à certaines bactéries de survivre dans l’environnement. L’accélération de la division, l’échange d’informations et la formation d’un biofilm correspondent à d’autres propriétés bactériennes.

8. Une bactérie possède une structure qui la protège et un élément génétique qui échange des informations avec d’autres bactéries, ce qui peut accroître sa résistance aux antibiotiques. Quelles sont ces deux structures, dans cet ordre ?

Plasmide puis capsule
Capsule puis biofilm
Spore puis plasmide
Capsule puis plasmide

Capsule puis plasmide

Explication

La capsule protège certaines bactéries, alors que les plasmides permettent des échanges d’informations susceptibles d’accroître la résistance aux antibiotiques. Inverser ces rôles confond capsule et plasmide; le biofilm concerne l’adhérence et la spore la survie environnementale.

9. Au laboratoire, une équipe doit obtenir un premier résultat immédiat, puis un résultat après mise en culture. Quel délai associe-t-elle à ces deux méthodes, dans cet ordre ?

Immédiatement, puis au bout de 24 heures
Au bout de 24 heures, puis immédiatement
Immédiatement, puis au bout de 48 heures
Immédiatement pour les deux méthodes

Immédiatement, puis au bout de 24 heures

Explication

L’examen direct fournit des résultats immédiats, tandis que la mise en culture donne des résultats au bout de 24 heures. Le délai de 48 heures est associé à la réalisation de l’antibiogramme, et non au résultat de culture.

10. Après avoir isolé une bactérie, un médecin veut comparer sa sensibilité à plusieurs familles d’antibiotiques pour choisir un traitement efficace et limiter les résistances. Quel examen répond à ce besoin ?

Un examen direct
Un antibiogramme
Une mise en culture
Un écouvillonnage

Un antibiogramme

Explication

L’antibiogramme étudie la sensibilité d’une bactérie à plusieurs familles d’antibiotiques afin d’orienter le traitement et de limiter les résistances. L’examen direct et la mise en culture servent à l’identification, tandis que l’écouvillonnage est un mode de prélèvement.

11. Un patient présente un abcès et ses prélèvements montrent un Staphylococcus aureus résistant aux antibiotiques. Quel terme désigne cette souche résistante ?

Streptocoque B
SARM
ERG
Virion

SARM

Explication

Le sigle SARM désigne les Staphylococcus aureus résistants aux antibiotiques. ERG concerne des entérocoques résistants, le streptocoque B est une autre bactérie et un virion est une particule virale.

12. Dans un groupe de 100 personnes ayant une angine, quelle répartition correspond à la part attribuée aux angines bactériennes et virales ?

10 angines virales et 90 bactériennes
50 angines bactériennes et 50 virales
10 angines bactériennes et 90 virales
90 angines bactériennes et 10 virales

10 angines bactériennes et 90 virales

Explication

Environ 10 % des angines sont bactériennes et 90 % sont virales. Inverser les proportions ou attribuer 90 % aux bactéries transpose les parts; une répartition égale ne correspond pas à ces données.

13. Un agent infectieux ne parvient à produire de nouveaux exemplaires qu’après être entré dans une cellule vivante. Quelle caractéristique décrit cet agent ?

Un virus enveloppé se reproduit grâce à sa couche lipidique
Un virus dépend d’une cellule vivante pour se reproduire
Un virion désigne la reproduction autonome dans le milieu extérieur
Une bactérie dépend d’une cellule vivante pour se reproduire

Un virus dépend d’une cellule vivante pour se reproduire

Explication

Un virus est dépourvu de vie autonome et ne peut se reproduire qu’à l’intérieur d’une cellule vivante de l’hôte. La division autonome caractérise la confusion avec les bactéries; le virion est la forme extracellulaire et l’enveloppe ne définit pas le mode de reproduction.

14. Un virus sans enveloppe lipidique persiste longtemps sur une surface extérieure. À quelle propriété correspond ce comportement ?

Il s’agit d’un virus enveloppé, fragile dans le milieu extérieur
Il s’agit d’un virus nu, capable de se reproduire hors des cellules
Il s’agit d’un virus enveloppé, résistant grâce à sa couche lipidique
Il s’agit d’un virus nu, résistant dans le milieu extérieur

Il s’agit d’un virus nu, résistant dans le milieu extérieur

Explication

Les virus nus, dépourvus d’enveloppe, résistent et persistent dans le milieu extérieur, tandis que les virus enveloppés sont plus fragiles. L’enveloppe lipidique est associée à une plus grande fragilité, et la persistance ne signifie pas une réplication autonome.

15. Après l’attachement et la pénétration d’un virion dans une cellule, quelle étape expose son génome avant sa réplication ?

La décapsidation
La libération des particules virales
L’assemblage de nouveaux virions
L’attachement aux récepteurs cellulaires

La décapsidation

Explication

Après l’attachement et la pénétration, la décapsidation libère le génome dans la cellule, avant sa réplication. L’assemblage et la libération ont lieu plus tard, tandis que l’attachement est la première étape.

16. Après une exposition à un virus, quel produit vise à induire une réponse immunitaire spécifique pour protéger contre une infection ultérieure ou en atténuer les conséquences à long terme ?

Un vaccin
Un antiviral
Des immunoglobulines
Un traitement symptomatique

Un vaccin

Explication

Le vaccin induit une réponse immunitaire spécifique destinée à procurer une protection durable. Les immunoglobulines apportent des anticorps pour traiter une urgence, les antiviraux inhibent la réplication virale et le traitement symptomatique vise les manifestations de la maladie.

17. Un patient atteint d’une infection virale se voit proposer un médicament qui agit directement sur la multiplication du virus. Quelle classe de médicaments correspond à cette action ?

Les immunoglobulines
Les antiviraux
Les vaccins
Les antibiotiques

Les antiviraux

Explication

Les antiviraux inhibent la réplication virale. Les antibiotiques ciblent les bactéries, les vaccins induisent une réponse immunitaire et les immunoglobulines apportent des anticorps dirigés contre l’agent viral.

18. Lorsqu’une maladie virale épidémique apparaît dans une collectivité, quelle démarche de prévention associe la surveillance de l’épidémie à la réduction des transmissions ?

Contrôler l’eau et les aliments sans modifier les pratiques d’hygiène ou de protection
Vacciner les personnes exposées et interrompre la déclaration des cas épidémiques
Déclarer et surveiller les cas, renforcer l’hygiène et adapter les protections ou l’isolement
Traiter les cas par antibiotiques et limiter la surveillance aux personnes hospitalisées

Déclarer et surveiller les cas, renforcer l’hygiène et adapter les protections ou l’isolement

Explication

La prévention virale combine notamment la surveillance et la déclaration obligatoire des virus épidémiques avec l’hygiène et des mesures de protection ou d’isolement. L’antibiothérapie est inutile contre les virus, tandis que le contrôle de l’eau et des aliments ne remplace pas les autres mesures.

19. Une levure est observée au microscope : quelle caractéristique décrit correctement son organisation et celle des moisissures ?

Les levures sont procaryotes et unicellulaires, tandis que les moisissures sont eucaryotes
Les levures et les moisissures sont pluricellulaires et procaryotes
Les levures sont pluricellulaires et les moisissures unicellulaires; les deux sont eucaryotes
Les levures sont unicellulaires et les moisissures pluricellulaires; les deux sont eucaryotes

Les levures sont unicellulaires et les moisissures pluricellulaires; les deux sont eucaryotes

Explication

Les champignons microscopiques sont eucaryotes; les levures sont constituées d’une cellule et les moisissures de plusieurs cellules. L’erreur « procaryotes » les confond avec les bactéries, tandis que les deux autres propositions inversent leur organisation cellulaire.

20. Une infection fongique est localisée sous la peau et l’agent responsable provient de l’environnement. Comment faut-il la caractériser selon sa localisation et son origine ?

Sous-cutanée et exogène
Cutanée et exogène
Superficielle et endogène
Profonde et endogène

Sous-cutanée et exogène

Explication

Une mycose sous-cutanée se définit par sa localisation, tandis qu’un agent provenant de l’environnement est exogène. « Profonde » confond la localisation avec une atteinte généralisée, « endogène » désigne une origine dans l’organisme et « cutanée » ne correspond pas à la localisation décrite.

21. Un patient hospitalisé et fortement affaibli développe une infection fongique généralisée. Quelle appréciation du risque est la plus juste ?

Elle devient mortelle surtout chez les personnes en bonne santé
Elle peut être mortelle, notamment dans le cas d’une fongémie
Elle est généralement sans gravité, comme la plupart des mycoses courantes
Elle correspond à une mycose superficielle et présente peu de risque

Elle peut être mortelle, notamment dans le cas d’une fongémie

Explication

Certaines infections fongiques chez les personnes affaiblies ou hospitalisées peuvent être mortelles, notamment les fongémies. Le caractère souvent bénin concerne la plupart des mycoses, mais ne permet pas de minimiser le risque des infections chez les personnes fragiles.

22. Un organisme animal se nourrit du sang de son hôte et s’y développe sans entraîner sa destruction. Comment le qualifier ?

Un agent destructeur de l’hôte
Un virus
Un organisme vivant de façon indépendante
Un parasite

Un parasite

Explication

Un parasite est un être vivant du règne animal qui se développe aux dépens de son hôte sans le détruire. L’agent destructeur entraîne la destruction de l’hôte, tandis qu’un virus n’est pas un animal et qu’un organisme indépendant ne dépend pas ainsi de son hôte.

23. Un organisme parasite est unicellulaire et mobile. À quelle catégorie appartient-il ?

Aux métazoaires
Aux parasitoses
Aux vers parasites
Aux protozoaires

Aux protozoaires

Explication

Les protozoaires sont unicellulaires et mobiles, contrairement aux métazoaires, qui sont pluricellulaires et possèdent des tissus différenciés. Les vers sont des exemples de métazoaires, et les parasitoses désignent des maladies.

24. Une personne enceinte s’inquiète d’une infection généralement bénigne, mais préoccupante pour le fœtus. Quel parasite est en cause, dont le chat est l’hôte définitif ?

Le moustique anophèle
Un métazoaire
Plasmodium falciparum
Toxoplasma gondii

Toxoplasma gondii

Explication

Toxoplasma gondii est l’agent de la toxoplasmose, généralement bénigne mais particulièrement préoccupante chez le fœtus et les personnes immunodéprimées; le chat est son hôte définitif. Plasmodium falciparum est associé au paludisme, transmis par l’anophèle femelle, et un métazoaire est une catégorie de parasites.

25. Dans une région où le paludisme circule, quel vecteur transmet le parasite à l’être humain ?

Le chat
Un oiseau
Le moustique anophèle mâle
Le moustique anophèle femelle

Le moustique anophèle femelle

Explication

Le paludisme est transmis par le moustique anophèle femelle, et son parasite vit chez l’être humain ou le moustique. Le chat est l’hôte définitif de Toxoplasma gondii; l’anophèle mâle et l’oiseau ne sont pas le vecteur indiqué.

26. Un agent infectieux est une protéine de forme anormale dotée de propriétés infectieuses. De quel type d’agent s’agit-il ?

Un prion
Un parasite
Un virus
Une bactérie

Un prion

Explication

Un prion est une protéine de forme anormale possédant des propriétés infectieuses. Un virus, une bactérie et un parasite sont d’autres types d’agents et ne correspondent pas à cette définition.

27. Une maladie neurologique à prions est diagnostiquée chez un patient humain. Laquelle correspond aux maladies humaines associées aux prions ?

La tremblante du mouton et de la chèvre
La maladie de Creutzfeldt-Jakob
L’encéphalopathie spongiforme bovine
La maladie du dépérissement chronique des cervidés

La maladie de Creutzfeldt-Jakob

Explication

Chez l’être humain, les prions provoquent la maladie de Creutzfeldt-Jakob. L’encéphalopathie spongiforme bovine, la tremblante et le dépérissement chronique sont associés respectivement aux bovins, aux moutons et chèvres, et aux cervidés.

28. Chez une personne en bonne santé, quels micro-organismes constituent la flore commensale ?

Ceux qui provoquent une maladie en envahissant les tissus de l’hôte
Ceux présents dans l’intestin et participant uniquement à la digestion
Ceux présents normalement sur la peau et les muqueuses sans nuire à l’hôte
Ceux acquis lors d’un contact et présents momentanément sur l’hôte

Ceux présents normalement sur la peau et les muqueuses sans nuire à l’hôte

Explication

La flore commensale est normalement présente sur la peau et les muqueuses d’une personne saine sans lui nuire. La flore pathogène provoque une maladie, la flore transitoire est passagère, et la flore commensale ne se limite pas à l’intestin.

29. Quelle description rend compte à la fois des principaux sites de la flore commensale et de ses rôles ?

Elle comprend des flores cutanée, respiratoire, génitale et digestive, et agit principalement comme réservoir de microbes pathogènes
Elle comprend des flores cutanée et digestive, et contribue à la transmission des agents pathogènes vers l’hôte
Elle comprend des flores cutanée, respiratoire, génitale et digestive, et contribue à la barrière, à la digestion et à l’immunité
Elle comprend des flores respiratoire et génitale, et se caractérise par son élimination facile au lavage des mains

Elle comprend des flores cutanée, respiratoire, génitale et digestive, et contribue à la barrière, à la digestion et à l’immunité

Explication

La flore commensale comprend des flores présentes sur plusieurs sites et aide à faire barrière aux agents pathogènes, à digérer et à stimuler le système immunitaire. La transmission des agents pathogènes et l’élimination facile au lavage renvoient à d’autres notions, tandis qu’un rôle principalement pathogène est inexact.

30. Après avoir touché une surface contaminée, une personne a temporairement des microbes sur les mains, sans implantation ni multiplication ; quelle mesure les élimine facilement ?

Un lavage des mains
Une attente sans mesure d’hygiène
Une stimulation du système immunitaire
Une modification du régime alimentaire

Un lavage des mains

Explication

La flore transitoire, acquise par contact et présente momentanément sans s’implanter ni se multiplier, s’élimine facilement par lavage des mains. La flore commensale résidente est plus difficile à éliminer, et le régime alimentaire ou l’attente ne correspondent pas à cette mesure.

31. Un patient porte une bactérie multirésistante ; quelle conséquence clinique caractérise cette résistance ?

Le traitement est plus difficile et la bactérie est nécessairement plus virulente
La transmission est plus rapide, sans effet particulier sur la difficulté du traitement
Le traitement est plus difficile, sans que la bactérie soit pour autant plus virulente
La maladie est plus virulente, même si le traitement reste aussi facile

Le traitement est plus difficile, sans que la bactérie soit pour autant plus virulente

Explication

Les bactéries multirésistantes sont plus difficiles à traiter, mais ne sont pas plus virulentes pour cette raison. L’augmentation de virulence ou de vitesse de transmission confond résistance et d’autres caractéristiques, et la résistance ne signifie pas que tout traitement est impossible.

32. Quels maillons composent la chaîne épidémiologique d’une infection ?

Réservoir, porte de sortie, mode de transmission, porte d’entrée, hôte réceptif et isolement
Agent infectieux, réservoir, porte d’entrée, mode de transmission, traitement et hôte réceptif
Agent infectieux, réservoir, porte de sortie, mode de transmission, porte d’entrée et hôte réceptif
Agent infectieux, porte de sortie, mode de transmission, porte d’entrée, vaccination et réservoir

Agent infectieux, réservoir, porte de sortie, mode de transmission, porte d’entrée et hôte réceptif

Explication

La chaîne comprend l’agent infectieux, son réservoir, une porte de sortie, un mode de transmission, une porte d’entrée et un hôte réceptif. Le traitement, la vaccination et l’isolement sont des notions de prévention ou de prise en charge, pas des maillons de cette chaîne.

33. Un agent infectieux survit et se multiplie sur un endoscope avant d’atteindre un patient ; quelle fonction l’endoscope remplit-il dans la chaîne ?

Une porte d’entrée dans l’organisme du patient
Un hôte réceptif portant l’agent infectieux
Un mode de transmission direct entre deux sujets
Un réservoir environnemental exogène

Un réservoir environnemental exogène

Explication

Un réservoir est un lieu où l’agent pathogène survit ou se multiplie ; le matériel médical peut constituer un réservoir environnemental exogène. Le mode de transmission décrit le passage de l’agent, la porte d’entrée est son accès à l’organisme et l’hôte réceptif est le sujet vulnérable.

34. Lors d’un contact, un soignant transmet directement un agent infectieux à un patient ; dans un autre cas, l’agent passe d’abord par un objet contaminé. Comment classer ces transmissions ?

La première est indirecte et la seconde directe
Les deux sont indirectes puisque l’agent passe d’un réservoir à un hôte
La première est directe et la seconde indirecte
Les deux sont directes puisque le soignant intervient dans les deux cas

La première est directe et la seconde indirecte

Explication

Une transmission est directe lorsque l’agent passe d’un sujet à un autre sans intermédiaire ; elle est indirecte lorsqu’un support ou un vecteur s’interpose. L’objet contaminé constitue un intermédiaire, tandis que le contact direct n’en comporte pas.

35. Un patient est exposé à des particules lourdes émises par la toux, qui se déposent rapidement à moins d’un mètre et atteignent ses muqueuses ; quel mode de transmission correspond à cette situation ?

La transmission par particules aériennes de moins de 5 μm
La transmission directe par contact cutané rapproché
La transmission par gouttelettes d’au moins 5 μm
La transmission indirecte par un support contaminé

La transmission par gouttelettes d’au moins 5 μm

Explication

Les gouttelettes mesurent au moins 5 μm, sont lourdes et sédimentent rapidement à moins d’un mètre, pouvant atteindre les conjonctives ou les muqueuses nasales et buccales. Les particules aériennes fines sont plus petites ; un support contaminé ou un contact cutané relèvent d’autres voies.

36. Dans un service, toutes les étapes de transmission d’un agent infectieux sont réunies. Quelle conséquence a la rupture d’un seul maillon de cette chaîne ?

La transmission est interrompue.
La transmission reprend après une baisse temporaire.
La transmission peut se poursuivre sans changement.
La transmission s’accélère malgré la rupture.

La transmission est interrompue.

Explication

La transmission nécessite une chaîne fermée : rompre un seul maillon suffit à l’interrompre. L’idée d’une chaîne complète maintenue confond rupture et continuité, la nécessité de rompre plusieurs maillons ajoute une condition inexistante, et la baisse de virulence ne décrit pas l’effet de la rupture d’un maillon.

37. Une patiente enceinte, diabétique et traitée par antibiotiques présente plusieurs facteurs susceptibles de favoriser une infection. Quelle interprétation convient ?

Ces situations favorisent uniquement la transmission entre patients.
Seul le diabète peut favoriser une infection.
Ces situations établissent qu’une infection est déjà présente.
Ces situations peuvent favoriser une infection.

Ces situations peuvent favoriser une infection.

Explication

Le traitement antibiotique, le diabète et la grossesse figurent parmi les facteurs pouvant favoriser une infection, sans rendre celle-ci certaine. Dire que l’infection est déjà présente confond risque et diagnostic, écarter les antibiotiques néglige leur effet possible, et la transmission entre patients relève d’un autre aspect.

38. Quel phénomène caractérise une infection plutôt qu’une simple présence de micro-organismes ?

Des altérations anatomiques ou fonctionnelles liées au déséquilibre entre virulence et résistances de l’hôte.
Une présence transitoire de micro-organismes sans effet sur les tissus ni les fonctions.
Une multiplication localisée de micro-organismes intégrés à la flore, sans manifestation.
Une modification des défenses de l’hôte sans intervention d’un agent infectieux.

Des altérations anatomiques ou fonctionnelles liées au déséquilibre entre virulence et résistances de l’hôte.

Explication

Une infection correspond à l’agression par un agent infectieux et se manifeste par des altérations liées au déséquilibre entre sa virulence et les résistances de l’hôte. La multiplication sans manifestation décrit la colonisation, la présence sans effet ne suffit pas à caractériser une infection, et l’absence d’agent infectieux contredit sa définition.

39. Après un prélèvement, des micro-organismes se multiplient localement et rejoignent la flore d’un patient, sans réaction tissulaire ni symptôme. Comment qualifier cet état ?

Une infection avec manifestations cliniques.
Une colonisation.
Une infection avec altérations biologiques.
Une infection du site opératoire.

Une colonisation.

Explication

Une colonisation est une multiplication localisée intégrée à la flore, sans réaction tissulaire ni symptôme. Les manifestations cliniques ou biologiques orientent vers une infection, tandis qu’une infection du site opératoire suppose un contexte chirurgical absent ici.

40. Un patient est admis sans signe d’infection connue et développe une infection 60 heures plus tard, alors que sa période d’incubation est plus courte. Quelle qualification est couramment retenue ?

Une infection présente à l’admission.
Une infection nosocomiale.
Une infection communautaire certaine.
Une colonisation sans infection.

Une infection nosocomiale.

Explication

Lorsque l’état infectieux initial est inconnu, un délai d’au moins 48 heures après l’admission, ou supérieur à la période d’incubation, est couramment accepté pour définir une infection nosocomiale. La qualifier de communautaire ou de présente à l’admission contredit le scénario, et une colonisation ne correspond pas à l’infection décrite.

41. Une infection du site opératoire apparaît 8 mois après la pose d’une prothèse. Dans quel cadre temporel peut-elle être considérée comme associée aux soins ?

Dans le délai de 30 jours applicable à toute intervention.
Après une période de 48 heures suivant l’admission.
Dans le délai d’un an après l’intervention avec implant.
Dans aucun délai après la sortie de l’hôpital.

Dans le délai d’un an après l’intervention avec implant.

Explication

Une infection du site opératoire est considérée associée aux soins si elle survient dans l’année suivant une intervention avec implant ou prothèse. Le délai de 30 jours concerne les interventions sans cette extension, les 48 heures servent à la définition courante d’une infection nosocomiale, et la sortie de l’hôpital n’exclut pas à elle seule l’association aux soins.

42. Après un traitement antibiotique, un patient développe une diarrhée liée à Clostridium difficile. Quel mécanisme explique la contamination possible de l’environnement ?

La flore déséquilibrée permet la multiplication et la production de toxines, puis les spores sont excrétées dans la diarrhée.
Les antibiotiques provoquent la formation de toxines qui sont excrétées dans la diarrhée et contaminent l’environnement.
Les bactéries se multiplient après le traitement, mais les toxines excrétées assurent la contamination par contact.
Les bactéries sont libérées dans l’air lors de la diarrhée et contaminent l’environnement par inhalation.

La flore déséquilibrée permet la multiplication et la production de toxines, puis les spores sont excrétées dans la diarrhée.

Explication

Les antibiotiques peuvent déséquilibrer la flore intestinale, favorisant la multiplication de C. difficile et la libération de toxines ; les spores excrétées dans la diarrhée contaminent ensuite l’environnement ou d’autres personnes par contact. La formation de spores n’est pas le mécanisme de multiplication, les toxines ne sont pas l’agent de transmission décrit, et la transmission n’est pas aérienne.

43. Dans un service, un réseau d’eau chaude ancien présente une température de 48 °C et un patient inhale des aérosols pendant sa douche. Quel scénario correspond au risque lié à Legionella pneumophila ?

La bactérie ne peut coloniser le réseau qu’à une température supérieure à 50 °C.
La bactérie peut coloniser le réseau et contaminer le patient par inhalation d’aérosols.
La bactérie peut coloniser le réseau et contaminer le patient par ingestion d’eau.
La bactérie peut contaminer le patient par contact direct avec une personne infectée.

La bactérie peut coloniser le réseau et contaminer le patient par inhalation d’aérosols.

Explication

Une température inférieure à 50 °C et une tuyauterie ancienne font partie des conditions favorables à la colonisation des réseaux d’eau chaude, puis les aérosols de douche peuvent transmettre la bactérie par inhalation. L’ingestion n’est pas la voie indiquée, 48 °C correspond bien à une condition favorable, et la légionellose ne se transmet pas entre malades.

44. Une patiente âgée, dénutrie, porteuse d’une plaie et hospitalisée depuis plusieurs semaines reçoit un traitement immunosuppresseur. Quel élément relève d’un facteur organisationnel de risque d’infection nosocomiale ?

L’âge avancé de la patiente.
La dénutrition de la patiente.
La durée prolongée de l’hospitalisation.
Le traitement immunosuppresseur.

La durée prolongée de l’hospitalisation.

Explication

La durée prolongée de l’hospitalisation est un facteur organisationnel, tandis que l’âge, la dénutrition et le traitement immunosuppresseur sont liés au patient. La plaie relève également des facteurs liés au patient.

45. Lors d’une révision des pratiques dans un service, l’équipe veut réduire le risque infectieux associé à des gestes invasifs non indispensables. Quelle mesure de prévention correspond directement à cet objectif ?

Renforcer le suivi de la consommation de solution hydro-alcoolique.
Réduire les actes invasifs qui ne sont pas nécessaires.
Accroître la désinfection du matériel après les actes réalisés.
Mettre en place une vaccination adaptée aux patients du service.

Réduire les actes invasifs qui ne sont pas nécessaires.

Explication

La prévention des IAS comprend la réduction des actes invasifs inutiles, ce qui répond directement à l’objectif décrit. Le suivi de solution hydro-alcoolique est un indicateur, tandis que la vaccination et la désinfection sont d’autres mesures de prévention, sans remplacer cette réduction.

46. Dans un établissement comptant 800 patients hospitalisés, combien de patients environ correspond à une prévalence annuelle estimée des IAS de 5 % ?

Environ 8 patients.
Environ 4 patients.
Environ 40 patients.
Environ 160 patients.

Environ 40 patients.

Explication

Cinq pour cent de 800 correspond à 0,05×800=400{,}05 \times 800 = 40 patients. Quatre correspondrait à 0,5 %, huit à 1 %, et 160 à 20 %.

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Qu’est-ce qu’un agent infectieux ?

Un micro-organisme capable de pénétrer dans l’organisme et de provoquer une infection.

De quels facteurs dépend la survenue d’une infection ?

De l’agressivité et de la virulence de l’agent, du nombre de germes et des défenses de l’organisme.

Qu’est-ce qu’une bactérie ?

Un organisme unicellulaire microscopique procaryote.

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