QCM : Analyse transactionnelle et thérapies corporelles (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel contexte historique et géographique les psychothérapies humanistes, dites « mouvement du potentiel humain », apparaissent-elles ?

Aux États-Unis, dans le mouvement socioculturel des années 1950
En Europe, dans le mouvement socioculturel des années 1960
Aux États-Unis, dans le mouvement socioculturel des années 1960
En Europe, dans le mouvement socioculturel des années 1970

Aux États-Unis, dans le mouvement socioculturel des années 1960

Explication

Les psychothérapies humanistes naissent aux États-Unis dans le mouvement socioculturel des années 1960, avant de se développer en Occident. La diffusion ultérieure est confondue avec le lieu de naissance, tandis que les autres réponses déplacent le mouvement dans le temps ou en Europe.

2. Une approche met l’accent sur les motivations positives, le développement de soi et les décisions personnelles, tandis qu’elle reproche à la psychanalyse de privilégier pulsions et conflits. De quelle conception s’agit-il ?

De la psychologie humaniste, qui privilégie l’expérience vécue et l’autonomie
De la psychologie humaniste, qui privilégie les pulsions et les défenses
De la psychanalyse, qui privilégie l’expérience vécue et l’autonomie
De la psychanalyse, qui privilégie les motivations positives et les décisions personnelles

De la psychologie humaniste, qui privilégie l’expérience vécue et l’autonomie

Explication

La psychologie humaniste valorise l’expérience vécue, les motivations positives, le développement de soi et la décision personnelle ; elle critique la réduction de l’être humain aux pulsions et aux conflits. Les autres réponses attribuent ces caractéristiques au mauvais courant ou inversent la critique.

3. Une personne consulte pour une souffrance psychique, mais souhaite aussi développer ses capacités et s’épanouir. Quel objectif correspond à la psychologie humaniste ?

Favoriser le soulagement de la souffrance psychique sans viser l’épanouissement
Favoriser la réalisation du potentiel humain et l’épanouissement individuel
Favoriser l’analyse des conflits et des défenses comme objectif principal
Favoriser l’adaptation aux attentes sociales comme finalité thérapeutique

Favoriser la réalisation du potentiel humain et l’épanouissement individuel

Explication

La psychologie humaniste vise la réalisation du potentiel humain et l’épanouissement individuel, au-delà du seul soulagement de la souffrance. Les autres réponses réduisent cet objectif à la symptomatologie, aux conflits ou à l’adaptation sociale.

4. Dans une hiérarchie des besoins, une personne a déjà satisfait ses besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance et d’estime. Quel besoin vient ensuite chez Maslow ?

La sécurité
L’appartenance à un groupe
L’estime et la reconnaissance
La réalisation de soi

La réalisation de soi

Explication

Chez Maslow, la réalisation de soi suit les besoins physiologiques, la sécurité, l’appartenance, puis l’estime et la reconnaissance. L’estime, l’appartenance et la sécurité sont donc des étapes antérieures dans la hiérarchie.

5. Qui a fondé la Gestalt-thérapie, d’abord nommée « thérapeutique de l’ici et maintenant » avant d’être baptisée Gestalt-thérapie en 1950 ?

Kurt Goldstein
Fritz Perls
Carl Rogers
Wilhelm Reich

Fritz Perls

Explication

Fritz Perls est le fondateur de la Gestalt-thérapie, nommée ainsi en 1950 après avoir été appelée « thérapeutique de l’ici et maintenant ». Goldstein et Reich figurent parmi les influences de Perls, tandis que Rogers est associé à la psychologie humaniste.

6. Dans une séance, une tension liée à un désir non satisfait devient le centre de l’attention consciente. Comment la Gestalt-thérapie nomme-t-elle cette forme ou ce mouvement qui émerge ?

Une Gestalt, figure issue d’un besoin, d’un désir ou d’une tension
Le fond, support stable qui reste en arrière-plan de l’expérience
Une fermeture, disparition de la figure après satisfaction du besoin
Une sensation, réaction corporelle séparée des besoins et des désirs

Une Gestalt, figure issue d’un besoin, d’un désir ou d’une tension

Explication

Une Gestalt est une forme ou un mouvement qui émerge dans la conscience à partir d’un besoin, d’un désir ou d’une tension non satisfait. Le fond est l’arrière-plan de l’expérience, tandis que la fermeture survient lorsque le besoin est satisfait.

7. Une personne prend conscience d’un besoin non satisfait, puis le satisfait pendant son expérience thérapeutique. Que se passe-t-il ensuite selon le processus gestaltiste ?

La figure demeure, car la satisfaction rend la Gestalt plus saillante
Une nouvelle figure émerge avant que la Gestalt précédente se ferme
Toute expérience cesse lorsque la Gestalt se ferme
La figure disparaît, la Gestalt se ferme et une autre peut émerger

La figure disparaît, la Gestalt se ferme et une autre peut émerger

Explication

Quand un besoin est satisfait, la figure disparaît et la Gestalt se ferme, ce qui permet à une autre Gestalt d’émerger. La figure ne demeure pas inchangée après satisfaction, et la fermeture n’interrompt pas toute expérience.

8. Une tension non résolue bloque une personne. Sur quoi le thérapeute gestaltiste l’aide-t-il principalement à travailler dans la séance ?

Retrouver l’origine historique de la tension avant d’examiner le besoin présent
Éliminer la tension sans prendre en compte le besoin qui l’accompagne
Interpréter la tension comme l’expression d’une pulsion et de ses défenses
Reconnaître le besoin insatisfait et le satisfaire ici et maintenant par le vécu de la tension

Reconnaître le besoin insatisfait et le satisfaire ici et maintenant par le vécu de la tension

Explication

La Gestalt-thérapie cherche à reconnaître les besoins et désirs insatisfaits qui bloquent le sujet, puis à les satisfaire ici et maintenant en s’appuyant sur le vécu et la compréhension de la tension. Les autres réponses privilégient l’explication historique, la suppression non élaborée ou une interprétation centrée sur les pulsions.

9. Dans un atelier, un animateur demande aux participants d’observer les rapports d’autorité et la coopération au sein du groupe, tandis qu’un autre groupe vise l’évolution personnelle de chacun. Quelle distinction caractérise ces deux démarches ?

Le premier relève des groupes de training, le second des groupes de rencontre
Les deux relèvent des groupes de training, car ils étudient la coopération
Le premier relève des groupes de rencontre, le second des groupes de training
Les deux relèvent des groupes de rencontre, car ils visent un changement personnel

Le premier relève des groupes de training, le second des groupes de rencontre

Explication

Les groupes de training étudient les phénomènes internes au groupe, alors que les groupes de rencontre sont centrés sur l’évolution personnelle. Inverser ces objectifs confond les deux démarches ; attribuer l’étude collective aux groupes de rencontre ou l’expression personnelle aux groupes de training déplace leur centre d’intérêt.

10. Quel est l’objectif caractéristique d’un groupe de rencontre dans l’approche de Rogers ?

Développer l’efficacité collective en étudiant la dynamique interne du groupe
Remplacer l’expérience partagée par une prise en charge thérapeutique individuelle
Favoriser l’expression de soi et améliorer les relations interpersonnelles par l’expérience vécue
Apprendre la coopération et la démocratie en analysant les processus d’autorité

Favoriser l’expression de soi et améliorer les relations interpersonnelles par l’expérience vécue

Explication

Le groupe de rencontre est un groupe d’évolution personnelle où l’expérience vécue soutient l’expression de soi et l’amélioration des relations et communications interpersonnelles. L’efficacité collective et l’étude de l’autorité renvoient aux groupes de training, tandis que le travail individuel ne définit pas ce dispositif.

11. Une participante ressent de la colère pendant un échange, mais affirme devant le groupe qu’elle est parfaitement sereine. Quel objectif lié à la congruence le groupe de rencontre chercherait-il à soutenir ?

Rapprocher ses propos de l’opinion majoritaire du groupe
Accroître la capacité du groupe à atteindre ses objectifs
Remplacer la colère ressentie par une émotion plus agréable
Rapprocher ce qu’elle ressent de ce qu’elle exprime

Rapprocher ce qu’elle ressent de ce qu’elle exprime

Explication

Chez Rogers, la congruence désigne une meilleure adéquation entre les ressentis et leur expression. L’efficacité collective concerne le groupe, l’accord avec autrui ne définit pas cette adéquation et la congruence n’exige pas une émotion positive.

12. Un thérapeute souhaite favoriser un changement thérapeutique dans l’approche rogérienne. Quelle attitude devrait-il privilégier face à un client qui exprime une expérience difficile ?

Diriger les échanges pour orienter le client vers la solution attendue
Approuver chaque décision du client afin de maintenir une relation positive
Être authentique, respectueux, accueillant sans condition et empathique
Analyser les rapports d’autorité avant de répondre à l’expérience du client

Être authentique, respectueux, accueillant sans condition et empathique

Explication

Le changement repose principalement sur l’attitude du thérapeute : sincérité, authenticité, respect, accueil inconditionnel de l’expression du client et compréhension empathique. La direction des échanges contredit la non-directivité, l’empathie n’équivaut pas à approuver chaque décision, et l’analyse de l’autorité caractérise plutôt l’étude des groupes.

13. Quel parcours correspond au développement de l’analyse transactionnelle par Eric Berne ?

Un psychothérapeute américain qui la développe après son départ de l’université de Chicago en 1956
Un psychiatre européen qui la développe après sa rupture avec l’Institut de psychanalyse de San Francisco en 1956
Un psychiatre et psychanalyste américain qui la développe après sa rupture avec l’Institut de psychanalyse de San Francisco en 1956
Un psychanalyste américain qui la développe après avoir quitté l’International Transactional Analysis Association en 1956

Un psychiatre et psychanalyste américain qui la développe après sa rupture avec l’Institut de psychanalyse de San Francisco en 1956

Explication

Eric Berne, psychiatre et psychanalyste américain, développe l’analyse transactionnelle après avoir rompu avec l’Institut de psychanalyse de San Francisco en 1956. Carl Rogers est associé à l’approche centrée sur le client ; l’association internationale et l’université de Chicago ne sont pas l’institution qu’il quitte.

14. Une intervenante utilise un modèle pour comprendre les échanges entre collègues et aider à modifier leurs relations. Quelle conception de l’analyse transactionnelle correspond à cet usage ?

Une théorie de la personnalité et une pratique thérapeutique portant sur les relations interindividuelles
Une méthode d’observation des dynamiques de groupe et d’amélioration de leur efficacité
Une théorie de la personnalité consacrée aux caractéristiques individuelles, sans travail relationnel
Une pratique de formation à la coopération, sans théorie de la personnalité

Une théorie de la personnalité et une pratique thérapeutique portant sur les relations interindividuelles

Explication

L’analyse transactionnelle associe une théorie de la personnalité à une pratique thérapeutique qui aide à comprendre et modifier les relations interindividuelles. L’étude de la dynamique collective et la formation à la coopération correspondent plutôt aux objectifs des groupes de training, tandis que l’option centrée sur l’individu omet le travail relationnel.

15. Dans le modèle de Berne, quels sont les trois états du moi qui composent la personnalité ?

Parent, Adulte et Enfant
Moi, Surmoi et Ça
Adulte, Ça et Surmoi
Parent, Surmoi et Enfant

Parent, Adulte et Enfant

Explication

Berne distingue trois états du moi : Parent, Adulte et Enfant. « Moi, Surmoi et Ça » désigne les instances freudiennes, tandis que les autres choix mélangent ces deux modèles.

16. Une personne décrit le Parent comme un ensemble d’expériences vécues perceptibles dans ses comportements et le confond avec le Moi freudien. Quelle distinction corrige cette confusion ?

Les états du moi sont des instances théoriques freudiennes, tandis que le Moi désigne des comportements observables.
Les états du moi sont des ensembles cohérents d’expériences et de comportements observables, distincts du Moi freudien.
L’Adulte désigne les comportements observables, tandis que le Moi freudien correspond aux décisions rationnelles.
Le Parent rassemble les valeurs sociales, tandis que le Moi freudien rassemble les expériences vécues observables.

Les états du moi sont des ensembles cohérents d’expériences et de comportements observables, distincts du Moi freudien.

Explication

Les états du moi sont repérables comme des ensembles cohérents d’expériences vécues et de comportements observables, et ne se confondent pas avec l’instance freudienne du Moi. Les « instances théoriques freudiennes » inversent la distinction ; les autres réponses réduisent ou déplacent les caractéristiques des états du moi.

17. Une personne reprend dans ses attitudes des valeurs familiales, des traditions culturelles et des idées apprises auprès de son entourage. Quel état du moi est principalement mobilisé ?

Une transaction croisée
L’état du moi Parent
L’état du moi Enfant
L’état du moi Adulte

L’état du moi Parent

Explication

Le Parent intègre des sentiments, des idées et des comportements acquis auprès de l’entourage, ainsi que des valeurs et traditions sociales ou culturelles. L’Adulte analyse la réalité, l’Enfant exprime besoins et affects, et une transaction croisée désigne un type d’interaction.

18. Face à des informations nouvelles sur un problème, une personne les examine objectivement, distingue les faits et choisit une solution rationnelle. Quel état du moi décrit cette démarche ?

L’état du moi Parent
L’état du moi Adulte
Une transaction complémentaire
L’état du moi Enfant

L’état du moi Adulte

Explication

L’Adulte recueille et analyse des informations internes et externes pour évaluer objectivement la réalité, énoncer des faits et prendre des décisions rationnelles. Le Parent renvoie aux apprentissages intériorisés, l’Enfant aux besoins et affects, et une transaction complémentaire est un échange relationnel.

19. Une personne échange des gestes et des messages écrits avec une institution. Comment qualifier cet échange dans l’analyse transactionnelle ?

Un état du moi Parent en interaction avec l’Adulte
Une transaction entre une personne et une institution
Un jeu entre plusieurs états du moi
Une transaction entre deux personnes seulement

Une transaction entre une personne et une institution

Explication

Une transaction est un échange verbal, écrit, gestuel ou physique, et peut avoir lieu entre une personne et une institution. La réponse « entre deux personnes seulement » exclut à tort les institutions ; un jeu est une série de transactions, et Parent et Adulte sont des états du moi.

20. Dans une équipe, les mêmes incompréhensions et conflits réapparaissent malgré des échanges peu conscients. À quoi l’analyse des transactions peut-elle servir dans cette situation ?

Remplacer les échanges répétitifs par des décisions rationnelles individuelles
Identifier uniquement les états Parent et Enfant présents dans chaque interlocuteur
Déterminer les règles précises qui procurent des bénéfices cachés aux partenaires
Repérer les mécanismes des incompréhensions, des défauts de communication et des conflits

Repérer les mécanismes des incompréhensions, des défauts de communication et des conflits

Explication

L’analyse des transactions aide à repérer les mécanismes des incompréhensions, des défauts de communication et des conflits, notamment lorsque les échanges sont répétitifs et peu conscients. Les règles et bénéfices cachés caractérisent la définition du jeu ; les autres réponses réduisent ou déplacent la fonction de l’analyse.

21. Une personne pose une question en sollicitant l’état Adulte de son interlocuteur, qui lui répond en mobilisant lui aussi son état Adulte. De quel type de transaction s’agit-il ?

Une transaction croisée
Une transaction complémentaire
Un jeu relationnel
Une transaction Parent-Enfant

Une transaction complémentaire

Explication

Une transaction est complémentaire lorsque l’état du moi qui répond est celui auquel la question était destinée, ce qui permet à la communication de continuer. La réponse d’un autre état caractérise une transaction croisée ; un jeu est une série de transactions, et Parent-Enfant ne précise pas à lui seul leur caractère complémentaire.

22. Deux partenaires répètent des échanges suivant des règles précises, et chacun en retire un bénéfice qui reste généralement caché ou inconscient. Comment qualifier cette séquence ?

Un échange verbal isolé
Un jeu relationnel
Une transaction complémentaire
Une transaction croisée

Un jeu relationnel

Explication

Un jeu est une série de transactions régie par des règles précises et procurant généralement des bénéfices cachés ou inconscients aux partenaires. Une transaction complémentaire dépend de la correspondance entre l’état sollicité et celui qui répond, tandis qu’une transaction croisée implique une réponse d’un autre état ; un échange isolé n’est pas une série.

23. Au début d’une thérapie transactionnelle, une patiente décrit ses relations et échange avec le thérapeute en séance. Sur quoi celui-ci s’appuie-t-il pour repérer ses états du moi et ses scénarios ?

Sur les objectifs inscrits dans le contrat thérapeutique
Sur un questionnaire initial et des tests standardisés
Sur les exercices de jeu de rôle réalisés en groupe
Sur les échanges en séance et les relations qu’elle rapporte

Sur les échanges en séance et les relations qu’elle rapporte

Explication

Le repérage initial s’appuie sur les transactions observées en séance et sur les relations rapportées par la patiente. Le questionnaire, les jeux de rôle et le contrat ne constituent pas les sources indiquées pour cette étape.

24. En séance, un patient reconnaît que son scénario relationnel entraîne des conflits récurrents. Quelle démarche le thérapeute entreprend-il à partir de ce matériel clinique ?

Repérer les états du moi sans envisager d’autres scénarios
Fixer les objectifs du patient avant d’en discuter avec lui
Analyser les conséquences et élaborer des scénarios plus satisfaisants
Présenter les concepts sans examiner les conséquences du scénario

Analyser les conséquences et élaborer des scénarios plus satisfaisants

Explication

À partir du matériel clinique, le thérapeute aide le patient à comprendre les conséquences de son scénario et à en élaborer d’autres, plus réalistes ou satisfaisants. Une simple présentation théorique, une décision imposée ou un repérage sans élaboration ne correspond pas à ce travail.

25. Un patient et son groupe souhaitent définir un changement thérapeutique précis. Quelle démarche permet de formaliser cet objectif dans la thérapie transactionnelle ?

Inscrire les objectifs dans un contrat sans préciser de critères
Laisser le thérapeute fixer les objectifs et les critères du changement
Discuter les objectifs, puis les inscrire dans un contrat avec des critères
Faire choisir les objectifs au groupe sans consulter le thérapeute

Discuter les objectifs, puis les inscrire dans un contrat avec des critères

Explication

Les objectifs sont discutés par le patient avec le thérapeute et le groupe, puis un contrat précise les critères du changement et peut prévoir les moyens de sabotage auxquels le sujet renonce. Une décision unilatérale ou l’absence de critères manque un élément de cette démarche.

26. Pour décrire le rythme d’un organisme vivant selon Reich, quelle séquence faut-il retenir ?

Tension, charge, décharge, repos
Charge, tension, repos, décharge
Tension, décharge, charge, repos
Repos, tension, charge, décharge

Tension, charge, décharge, repos

Explication

Le rythme comporte quatre temps successifs : tension, charge, décharge et repos. Inverser charge et décharge, commencer par le repos ou déplacer la tension rompt cette séquence.

27. Dans le modèle de Reich, que décrit la cuirasse musculaire lorsqu’un patient présente des blocages corporels associés à ses affects ?

Des blocages non segmentaires qui interrompent le rythme en quatre temps
Une musculature sans anneaux qui facilite le parcours des excitations affectives
Des comportements rigides qui expriment l’organisation défensive du caractère
Sept anneaux segmentaires qui entravent le parcours des excitations affectives

Sept anneaux segmentaires qui entravent le parcours des excitations affectives

Explication

La cuirasse musculaire comprend sept anneaux segmentaires dont les blocages empêchent les excitations affectives de parcourir librement le corps le long de la colonne vertébrale. Les comportements rigides relèvent de la cuirasse caractérielle, et non du versant somatique.

28. Une thérapeute aide une personne à exprimer une tension par des mouvements et des émotions, puis travaille avec elle à rétablir ses ressources énergétiques. Quelle distinction décrit cette démarche ?

La décharge libère, tandis que l’observation réapprend des mécanismes énergétiques.
La décharge libère, tandis que la recharge réapprend des mécanismes énergétiques.
La recharge libère, tandis que la décharge réapprend des mécanismes énergétiques.
L’observation libère, tandis que la décharge réapprend des mécanismes énergétiques.

La décharge libère, tandis que la recharge réapprend des mécanismes énergétiques.

Explication

Lowen complète le travail de décharge motrice et émotionnelle, qui libère, par le réapprentissage des mécanismes de recharge. Confondre décharge et recharge inverse leurs fonctions; réduire la démarche à l’observation ou attribuer le réapprentissage à l’observation déforme cette distinction.

29. Au début d’une prise en charge en analyse bio-énergétique, quelle démarche permet de repérer les zones à travailler ?

Provoquer une décharge émotionnelle pour repérer les blocages musculaires et énergétiques.
Installer une hyperextension pour repérer les blocages musculaires et énergétiques.
Faire verbaliser les conflits pour repérer les blocages musculaires et énergétiques.
Observer attentivement le corps pour repérer les blocages musculaires et énergétiques.

Observer attentivement le corps pour repérer les blocages musculaires et énergétiques.

Explication

L’analyse bio-énergétique débute par une lecture attentive du corps afin de détecter les blocages musculaires et énergétiques. La décharge et l’hyperextension sont des techniques de travail, tandis que la verbalisation des conflits caractérise davantage une approche intégrative.

30. En psychothérapie, quel état désigne la relaxation lorsqu’elle sert à agir sur la vie psychique par le contrôle du tonus ?

Un état de modification des rythmes physiologiques favorisant un certain contrôle psychique.
Un état d’hypnose provoqué par une induction extérieure favorisant un certain contrôle psychique.
Un état de verbalisation des conflits favorisant un certain contrôle psychique.
Un état de détente et de relâchement musculaire favorisant un certain contrôle psychique.

Un état de détente et de relâchement musculaire favorisant un certain contrôle psychique.

Explication

La relaxation est un état de détente et de relâchement musculaire utilisé pour acquérir, par le contrôle du tonus, un certain contrôle et une détente psychiques. L’induction extérieure renvoie à une autre démarche, la verbalisation n’est pas la définition de la relaxation, et les rythmes physiologiques caractérisent un courant de méthodes.

31. Une thérapeute met l’accent sur le tonus et les rythmes physiologiques, tandis qu’un collègue privilégie le vécu corporel, la relation et la verbalisation des conflits. Comment classer ces deux démarches ?

La première relève du courant physiologique et la seconde du courant intégratif.
La première relève du training autogène et la seconde du courant physiologique.
Les deux relèvent du courant physiologique centré sur le contrôle tonique.
La première relève du courant intégratif et la seconde du courant physiologique.

La première relève du courant physiologique et la seconde du courant intégratif.

Explication

Le courant physiologique vise le contrôle tonique et les rythmes physiologiques; le courant intégratif privilégie le vécu corporel, la relation et la verbalisation des conflits. Inverser ces caractéristiques confond les courants, l’auto-induction concerne le training autogène, et réduire les deux démarches au contrôle tonique efface la dimension intégrative.

32. Une personne pratique des exercices répétés de détente musculaire et vasculaire en se donnant elle-même des suggestions, sans induction extérieure. Quelle méthode suit-elle ?

L’hypnose fractionnée de Kretschmer.
Le training autogène de Schultz.
La méthode de Jacobson.
La rééducation psychotonique d’Ajuriaguerra et Lemaire.

Le training autogène de Schultz.

Explication

Le training autogène de Schultz associe autosuggestion et exercices répétés de détente musculaire et vasculaire pour atteindre un état hypnotique sans induction extérieure. Jacobson travaille la prise de conscience des contractions et relâchements, tandis que la rééducation psychotonique met l’accent sur la relation et la verbalisation.

33. Dans une prise en charge, le thérapeute associe la détente corporelle à l’exploration du vécu relationnel et à la verbalisation des sensations, des idées et des conflits. Quelle méthode correspond à cette démarche ?

La méthode de Jacobson.
L’hypnose fractionnée de Kretschmer.
Le training autogène de Schultz.
La rééducation psychotonique d’Ajuriaguerra et Lemaire.

La rééducation psychotonique d’Ajuriaguerra et Lemaire.

Explication

La rééducation psychotonique associe détente corporelle, vécu relationnel avec le thérapeute et verbalisation des sensations, idées et conflits. L’autosuggestion caractérise le training autogène, le relâchement musculaire progressif renvoie à Jacobson, et l’induction extérieure ne définit pas cette méthode.

34. Selon l’hypothèse d’Arthur Janov, quelle origine explique les névroses ?

La répression de souvenirs qui ne concernent pas les besoins fondamentaux de l’enfance
L’existence de conflits inconscients indépendants des besoins d’amour et de gratification
L’impossibilité de satisfaire des besoins fondamentaux contrariés par certaines mesures éducatives
L’accumulation d’une douleur primaire provoquée par les seuls traumatismes de la naissance

L’impossibilité de satisfaire des besoins fondamentaux contrariés par certaines mesures éducatives

Explication

Pour Janov, les névroses résultent de besoins fondamentaux d’amour et de gratification impossibles à satisfaire, notamment parce que certaines mesures éducatives les contrarient. Les conflits inconscients indépendants déplacent l’explication, l’accumulation de douleur désigne le pôle primaire plutôt que l’origine formulée, et les traumatismes de la naissance ne résument pas cette hypothèse.

35. Une patiente explore en thérapie des expériences douloureuses anciennes et exprime intensément les émotions qui leur sont associées. Quelle démarche correspond à la thérapie du cri primal ?

Réduire les symptômes présents sans retrouver ni abréagir les expériences douloureuses
Explorer les souvenirs de l’enfance après la naissance, puis contenir les émotions associées
Interpréter intellectuellement les expériences anciennes sans réactiver leur vécu émotionnel
Retrouver et remettre en scène des traumatismes précoces, puis abréagir émotionnellement la douleur

Retrouver et remettre en scène des traumatismes précoces, puis abréagir émotionnellement la douleur

Explication

La thérapie du cri primal invite à retrouver et remettre en scène des traumatismes précoces, jusqu’à la naissance et à la vie intra-utérine, puis à abréagir la douleur émotionnellement. L’interprétation intellectuelle écarte l’abréaction, la limite aux souvenirs postnataux omet les expériences périnatales, et le soulagement symptomatique ne décrit pas cette démarche.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 84 flashcards sur Analyse transactionnelle et thérapies corporelles.

Dans quel contexte et où naissent les psychothérapies humanistes ?

Aux États-Unis, dans le mouvement socioculturel des années 1960.

Quel auteur et quelle année sont associés à la distinction humaniste avec la psychanalyse ?

Huber, W., 1993.

Quel objectif dépasse le simple soulagement de la souffrance en psychologie humaniste ?

Favoriser la réalisation du potentiel humain et l’épanouissement individuel.

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