QCM : Intoxications aiguës aux psychotropes (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle part de l’oxygène transporté dans le sang est liée à l’hémoglobine ?

Environ 97 %
Environ 30 %
Environ 60 à 65 %
Environ 3 %

Environ 97 %

Explication

La grande majorité de l’oxygène sanguin, environ 97 %, est transportée liée à l’hémoglobine ; les 3 % restants sont dissous. La valeur de 60 à 65 % concerne le transport du CO₂ sous forme de bicarbonates, tandis que 30 % du CO₂ est lié à l’hémoglobine.

2. Pour un échantillon de CO₂ transporté dans le sang, quelle répartition correspond à environ 100 unités de gaz ?

97 liées à l’hémoglobine et 3 dissoutes dans le plasma et les globules rouges
30 dissoutes, 60 à 65 liées à l’hémoglobine et 5 à 10 sous forme de bicarbonates
60 à 65 dissoutes, 30 sous forme de bicarbonates et 5 à 10 liées à l’hémoglobine
5 à 10 dissoutes, 60 à 65 sous forme de bicarbonates et 30 liées à l’hémoglobine

5 à 10 dissoutes, 60 à 65 sous forme de bicarbonates et 30 liées à l’hémoglobine

Explication

Le CO₂ est transporté principalement sous forme de bicarbonates (60 à 65 %), puis lié à l’hémoglobine (30 %) et, pour 5 à 10 %, sous forme dissoute. La répartition 97 %/3 % concerne l’oxygène.

3. Quel rôle l’hémoglobine joue-t-elle dans le transport des gaz respiratoires ?

Transporter le CO₂ sous forme de bicarbonates et l’O₂ sous forme dissoute
Transporter l’O₂ des poumons aux tissus et le CO₂ des tissus aux poumons
Faire passer l’O₂ des alvéoles au sang et le CO₂ du sang aux alvéoles
Transporter l’O₂ des tissus aux poumons et le CO₂ des poumons aux tissus

Transporter l’O₂ des poumons aux tissus et le CO₂ des tissus aux poumons

Explication

L’hémoglobine, présente dans les globules rouges, transporte l’oxygène des poumons vers les tissus et le dioxyde de carbone des tissus vers les poumons. L’échange entre alvéoles et sang n’est pas le rôle de transport attribué à cette protéine.

4. Dans des tissus très actifs, la PCO₂ augmente ; quel effet sur l’hémoglobine favorise alors la libération d’O₂ ?

L’effet Haldane favorise la libération de CO₂ dans les tissus
L’effet Bohr diminue l’affinité de l’hémoglobine pour l’O₂
L’effet Haldane diminue l’affinité de l’hémoglobine pour l’O₂
L’effet Bohr augmente l’affinité de l’hémoglobine pour l’O₂

L’effet Bohr diminue l’affinité de l’hémoglobine pour l’O₂

Explication

L’effet Bohr correspond à la diminution de l’affinité de l’hémoglobine pour l’O₂ quand la PCO₂ augmente, ce qui favorise la libération d’O₂ dans les tissus actifs. L’effet Haldane concerne la libération du CO₂ favorisée par l’augmentation de la PaO₂ dans les poumons.

5. Dans un foyer contenant une matière carbonée, l’oxygène devient insuffisant tandis que la température dépasse 950 °C ; quel gaz se forme préférentiellement ?

Du bicarbonate de sodium
Du dioxyde de carbone
Du monoxyde de carbone
Du dioxygène

Du monoxyde de carbone

Explication

Une matière carbonée brûlant avec un apport insuffisant d’oxygène et une température supérieure à 950 °C produit préférentiellement du monoxyde de carbone. Le dioxyde de carbone est associé à une combustion complète.

6. Un appareil de chauffage fonctionne mal dans une pièce fermée ; l’oxygène s’y raréfie et la vapeur d’eau est retenue. Quelle évolution du risque est la plus probable ?

La production de CO diminue et le gaz est rapidement évacué de la pièce
La production de CO augmente et le gaz peut s’accumuler sans être détecté
La production de CO cesse et le dioxyde de carbone s’accumule à sa place
La production de CO reste stable et le gaz devient perceptible par son odeur

La production de CO augmente et le gaz peut s’accumuler sans être détecté

Explication

Dans un local clos ou mal aéré, une combustion de mauvaise qualité produit du CO ; la raréfaction de l’oxygène et la rétention de vapeur d’eau accroissent cette production, tandis que le gaz s’accumule sans être détecté par les victimes. Croire que la vapeur d’eau diminue la production inverse son rôle dans ce mécanisme.

7. Une personne inhale du CO, qui entre en compétition avec l’oxygène pour se lier à l’hémoglobine. Quelle conséquence directe caractérise cette liaison ?

La myoglobine formée ne s’oxyde pas à l’air comme l’hémoglobine.
La carboxyhémoglobine formée s’oxyde à l’air comme l’hémoglobine.
La carboxyhémoglobine formée ne s’oxyde pas à l’air comme l’hémoglobine.
L’oxyhémoglobine formée ne s’oxyde pas à l’air comme l’hémoglobine.

La carboxyhémoglobine formée ne s’oxyde pas à l’air comme l’hémoglobine.

Explication

Le CO a une affinité pour l’hémoglobine environ 230 fois supérieure à celle de l’oxygène et forme une carboxyhémoglobine incapable de s’oxyder à l’air comme l’hémoglobine. L’oxyhémoglobine désigne la combinaison avec l’oxygène, l’oxydation à l’air est attribuée à tort à la carboxyhémoglobine, et la myoglobine est une autre protéine contenant un hème.

8. Lors d’une exposition importante au CO, pourquoi la quantité d’oxygène transportée par le sang peut-elle diminuer jusqu’à entraîner une asphyxie ?

Le CO capte l’hémoglobine et déplace l’oxygène de sa combinaison avec elle.
Le CO déplace l’oxygène de la myoglobine et laisse l’hémoglobine disponible.
Le CO empêche les tissus de libérer l’oxygène sans réduire son transport sanguin.
Le CO accroît la fixation de l’oxygène par l’hémoglobine et provoque l’anoxémie.

Le CO capte l’hémoglobine et déplace l’oxygène de sa combinaison avec elle.

Explication

En captant l’hémoglobine et en déplaçant l’oxygène de sa combinaison avec elle, le CO réduit le transport sanguin d’oxygène et peut provoquer une anoxémie puis une asphyxie. Le défaut de libération tissulaire est un mécanisme supplémentaire, la myoglobine ne constitue pas le transport sanguin principal, et le CO ne renforce pas la fixation de l’oxygène.

9. Chez une victime intoxiquée au CO, les tissus manquent d’oxygène. Quelle interprétation rend compte de l’ensemble des mécanismes décrits ?

L’excès de transport par l’hémoglobine domine, avec une libération réduite et une utilisation tissulaire accrue.
Les perturbations microcirculatoires dominent, avec un transport par l’hémoglobine accru et une utilisation tissulaire préservée.
Le défaut de transport par l’hémoglobine domine, avec des défauts de libération et d’utilisation ainsi que des perturbations microcirculatoires.
Le défaut d’utilisation tissulaire domine, avec un transport et une libération de l’oxygène préservés ainsi qu’une microcirculation normale.

Le défaut de transport par l’hémoglobine domine, avec des défauts de libération et d’utilisation ainsi que des perturbations microcirculatoires.

Explication

L’anoxie tissulaire due au CO résulte principalement du défaut de transport de l’oxygène par l’hémoglobine, auquel s’ajoutent des défauts de libération et d’utilisation ainsi que des perturbations microcirculatoires. Réduire le phénomène au seul défaut d’utilisation omet le mécanisme principal, tandis que les deux autres interprétations inversent ou minimisent les mécanismes décrits.

10. Quelle triade de signes fonctionnels est classiquement associée à une intoxication au CO ?

Nausées-vomissements, ataxie et coma.
Vertiges, agitation et perte de conscience.
Céphalées, nausées-vomissements et vertiges.
Céphalées, confusion et perte de conscience.

Céphalées, nausées-vomissements et vertiges.

Explication

La triade classique associe céphalées, nausées-vomissements et vertiges. La confusion, l’agitation, l’ataxie, la perte de conscience et le coma sont d’autres manifestations, notamment observées lors d’expositions plus importantes.

11. Dans un logement mal aéré, plusieurs membres d’une famille ont des céphalées et des vertiges au même moment. Quelle conduite diagnostique ces circonstances justifient-elles ?

Suspecter une intoxication au CO liée à une exposition commune.
Retenir une cause neurologique commune sans envisager l’environnement.
Évoquer d’abord une intoxication isolée sans lien avec le logement.
Écarter une intoxication au CO en raison de symptômes non spécifiques.

Suspecter une intoxication au CO liée à une exposition commune.

Explication

Des symptômes apparaissant dans un même lieu et souvent au même moment, notamment chez plusieurs personnes dans un local mal aéré, doivent faire suspecter une intoxication au CO. Le caractère non spécifique des symptômes ne l’exclut pas, et leur regroupement rend moins pertinente une explication isolée ou sans lien avec l’environnement.

12. Un prélèvement montre un taux d’HbCO de 16 % chez une personne dégagée récemment d’une atmosphère toxique. Comment interpréter ce résultat ?

Le taux atteint le seuil synonyme d’intoxication, à interpréter selon le terrain et le délai de prélèvement.
Le taux dépasse le seuil et confirme l’intoxication sans égard au terrain ni au délai.
Le taux reste sous le seuil synonyme d’intoxication, malgré le terrain et le délai de prélèvement.
Le taux dépasse le seuil des signes cliniques, mais ne renseigne pas sur l’intoxication au CO.

Le taux atteint le seuil synonyme d’intoxication, à interpréter selon le terrain et le délai de prélèvement.

Explication

Un taux d’HbCO égal ou supérieur à 15 % est considéré comme synonyme d’intoxication au CO, mais son interprétation dépend du terrain et du délai après le dégagement. Considérer 16 % comme inférieur au seuil se trompe sur la valeur, tandis que traiter ce résultat comme une confirmation indépendante du contexte néglige les limites d’interprétation.

13. Après une exposition au CO, une patiente reçoit de l’oxygène pur à pression atmosphérique normale. Quelle demi-vie de l’HbCO faut-il retenir ?

Environ 90 minutes.
Environ 2 heures.
Environ 4 heures.
Environ 20 à 25 minutes.

Environ 90 minutes.

Explication

La demi-vie de l’HbCO est d’environ 90 minutes sous oxygène pur normobare. Elle est de 4 heures en air ambiant et de 20 à 25 minutes sous oxygène hyperbare; ces durées correspondent à d’autres conditions.

14. Quel tableau clinique constitue un signe de gravité extrême d’une intoxication au CO ?

Dyspnée, cyanose, toux, douleur thoracique et expectoration mousseuse
Coma flasque, myosis, hypersalivation, hypothermie et pâleur des téguments
Hémorragie digestive, pancréatite, douleurs abdominales et vomissements
Coma hypertonique, trismus, convulsions, hyperthermie, sueurs et coloration cochenille

Coma hypertonique, trismus, convulsions, hyperthermie, sueurs et coloration cochenille

Explication

L’association du coma hypertonique, du trismus, des convulsions, de l’hyperthermie, des sueurs et de la coloration cochenille caractérise une gravité extrême. La détresse respiratoire et les complications digestives sont d’autres complications graves, mais ne constituent pas ce tableau clinique.

15. Une personne intoxiquée au CO présente une HbCO à 27 %, est fumeuse et reçoit des soins 30 heures après l’exposition. Comment faut-il interpréter ces éléments pour la gravité ?

Un seul facteur aggravant est présent : le tabagisme, car le seuil d’HbCO n’est pas atteint
La gravité est écartée, car une prise en charge après 24 heures réduit le risque
Plusieurs facteurs aggravants sont présents : HbCO élevée, tabagisme et prise en charge tardive
Aucun facteur aggravant n’est présent sans coma, convulsions ou perte de connaissance

Plusieurs facteurs aggravants sont présents : HbCO élevée, tabagisme et prise en charge tardive

Explication

Une HbCO supérieure ou égale à 25 %, le tabagisme et une prise en charge au-delà de 24 heures sont chacun des facteurs aggravants. L’absence de signes neurologiques ne supprime pas ces facteurs, et le retard de prise en charge n’est pas protecteur.

16. Quel est l’objectif principal du traitement curatif d’une intoxication aiguë au CO ?

Rétablir rapidement et efficacement une oxygénation tissulaire adéquate
Empêcher les convulsions et normaliser la température corporelle
Accélérer l’élimination rénale du CO et prévenir une insuffisance rénale
Réduire le taux d’HbCO sans chercher à restaurer l’oxygénation tissulaire

Rétablir rapidement et efficacement une oxygénation tissulaire adéquate

Explication

Le traitement vise à rétablir rapidement et efficacement une oxygénation tissulaire adéquate. La seule normalisation de l’HbCO ou la prévention isolée des convulsions ne décrit pas l’objectif principal.

17. Quelle combinaison décrit les trois principes de la prise en charge d’une intoxication au CO ?

Maintenir les fonctions vitales, traiter les lésions traumatiques et normaliser le taux d’HbCO
Favoriser la dissociation du CO de l’hémoglobine, refroidir la victime et corriger les troubles digestifs
Soustraire la victime de l’atmosphère viciée, maintenir les fonctions vitales déprimées et favoriser la dissociation du CO de l’hémoglobine
Soustraire la victime de l’atmosphère viciée, éliminer le CO par les reins et prévenir les complications tardives

Soustraire la victime de l’atmosphère viciée, maintenir les fonctions vitales déprimées et favoriser la dissociation du CO de l’hémoglobine

Explication

La prise en charge associe la sortie de l’atmosphère viciée, le maintien des fonctions vitales déprimées et la dissociation du CO de l’hémoglobine. L’élimination rénale du CO et le traitement des lésions traumatiques ne remplacent pas ces trois principes.

18. Un patient intoxiqué au CO nécessite une assistance ventilatoire après intubation, en attendant une oxygénothérapie hyperbare indiquée. Quel apport d’oxygène convient ?

Ventilation mécanique avec une FiO₂ de 100 %
Attente sans oxygène jusqu’au début de l’oxygénothérapie hyperbare
Masque à haute concentration à 15 L/min malgré l’intubation
Ventilation mécanique avec une FiO₂ de 50 %

Ventilation mécanique avec une FiO₂ de 100 %

Explication

Après intubation, la ventilation mécanique doit fournir une FiO₂ de 100 %, en attendant l’oxygénothérapie hyperbare lorsqu’elle est indiquée. Le débit de 15 L/min correspond à l’administration au masque à haute concentration, tandis que différer l’oxygène contredit la prise en charge précoce.

19. Après une intoxication au CO, un patient a perdu connaissance brièvement puis a récupéré. Quelle conduite l’indication d’oxygénothérapie hyperbare implique-t-elle ?

Décider selon le seul taux d’HbCO, indépendamment de la perte de connaissance
Retenir l’oxygénothérapie hyperbare seulement si le coma persiste
Retenir l’oxygénothérapie hyperbare en raison de la perte de connaissance, même brève
Écarter l’oxygénothérapie hyperbare puisque la conscience est revenue

Retenir l’oxygénothérapie hyperbare en raison de la perte de connaissance, même brève

Explication

Une perte de connaissance, même brève, constitue une indication d’oxygénothérapie hyperbare; le retour à la conscience ne l’annule pas. L’indication ne dépend pas uniquement d’un coma persistant ou d’un seuil d’HbCO.

20. Après une intoxication au monoxyde de carbone, quelle intervention est recommandée afin de prévenir les séquelles neurologiques ?

Surveiller le patient sans administrer d’oxygène
Mettre en place une oxygénothérapie
Attendre une aggravation neurologique avant d’intervenir
Aérer le logement après le retour du patient

Mettre en place une oxygénothérapie

Explication

L’oxygénothérapie est recommandée pour prévenir les séquelles neurologiques après une intoxication au CO. L’aération du logement relève de la prévention domestique, tandis que l’attente de symptômes ou la surveillance sans oxygène ne répond pas à cette recommandation.

21. Un patient intoxiqué au CO paraît peu atteint après sa prise en charge initiale; quelle mesure s’impose néanmoins ?

Le renvoyer à domicile avec une consigne de repos
Le garder en observation ordinaire jusqu’à l’apparition de symptômes
Le transférer rapidement en réanimation ou en surveillance continue
Réserver le transfert aux patients présentant déjà un œdème pulmonaire

Le transférer rapidement en réanimation ou en surveillance continue

Explication

Le transfert rapide en réanimation ou en surveillance continue est requis quel que soit l’état apparent, notamment pour surveiller l’œdème pulmonaire différé et les séquelles neurologiques. L’état initial rassurant et l’absence d’œdème visible ne justifient donc pas de différer le transfert.

22. Pour une intoxication au CO, quelle demi-vie faut-il retenir si le patient est placé dans un caisson hyperbare à 3 atmosphères ?

3 minutes
23 minutes
320 minutes
90 minutes

23 minutes

Explication

Dans un caisson hyperbare à 3 atmosphères, la demi-vie du CO est de 23 minutes. Les 90 minutes correspondent à une FiO₂ à 100 %, les 320 minutes à l’air ambiant, et le chiffre 3 désigne la pression du caisson, non une durée.

23. Après une intoxication au CO, une personne présente d’abord une aggravation des signes initiaux, tandis qu’une autre développe des symptômes après une période sans manifestation apparente; comment distinguer ces évolutions ?

Les deux évoquent le syndrome persistant, car elles suivent l’intoxication
La première évoque le syndrome tardif, la seconde le syndrome persistant
La première évoque le syndrome persistant, la seconde le syndrome tardif
Les deux évoquent le syndrome tardif, car elles comportent des symptômes neurologiques

La première évoque le syndrome persistant, la seconde le syndrome tardif

Explication

Le syndrome persistant correspond à l’exagération des signes initiaux, alors que le syndrome tardif apparaît après un délai variable. Inverser ces formes confond leurs caractéristiques, et le seul fait qu’elles suivent l’intoxication ne permet pas de les assimiler.

24. Un patient développe un syndrome neurologique post-intervallaire 18 jours après une intoxication au CO; comment situer ce délai par rapport à l’évolution habituelle ?

Il se situe dans l’intervalle de 2 à 40 jours, proche de la moyenne de 3 semaines
Il correspond au délai moyen exact de 2 jours
Il précède l’intervalle habituel, qui commence après 40 jours
Il dépasse l’intervalle habituel, qui prend fin au bout de 2 semaines

Il se situe dans l’intervalle de 2 à 40 jours, proche de la moyenne de 3 semaines

Explication

Le syndrome neurologique tardif apparaît entre 2 et 40 jours après l’intoxication, avec un délai moyen de 3 semaines; 18 jours se situent donc dans cet intervalle et près de cette moyenne. Les autres propositions déplacent les bornes ou confondent la moyenne avec une borne temporelle.

25. Quel tableau clinique peut être associé au syndrome neurologique tardif après une intoxication au CO ?

Dyspnée et douleur thoracique, sans symptômes neurologiques
Troubles mnésiques et comportementaux, avec possibilité de syndrome parkinsonien ou de chorée
Faiblesse distale isolée, sans troubles cognitifs ni comportementaux
Irritabilité et fatigue seules, sans autre manifestation neurologique

Troubles mnésiques et comportementaux, avec possibilité de syndrome parkinsonien ou de chorée

Explication

Le syndrome tardif peut associer des troubles mnésiques et comportementaux, des troubles de l’humeur, ainsi que des manifestations telles qu’un syndrome parkinsonien ou une chorée. La faiblesse périphérique et l’irritabilité isolée évoquent plutôt des signes persistants, tandis que les symptômes respiratoires ne caractérisent pas ce tableau neurologique.

26. Après l’absorption d’un organophosphoré qui nécessite une activation hépatique, quelle séquence explique son effet toxique sur les cholinestérases ?

Franchissement des barrières biologiques puis liaison réversible aux cholinestérases sans phosphorylation
Élimination hépatique, franchissement des barrières biologiques puis déphosphorylation des cholinestérases
Activation hépatique, hydrolyse de l’acétylcholine puis phosphorylation de la choline
Activation hépatique, franchissement des barrières biologiques puis phosphorylation covalente des cholinestérases

Activation hépatique, franchissement des barrières biologiques puis phosphorylation covalente des cholinestérases

Explication

Certains organophosphorés sont activés au niveau hépatique, traversent les barrières biologiques et phosphorylent de façon covalente les cholinestérases, ce qui inhibe l’hydrolyse de l’acétylcholine. L’élimination hépatique confond activation et détoxification, l’hydrolyse de l’acétylcholine inverse le mécanisme, et la liaison réversible omet la phosphorylation covalente.

27. Chez un patient intoxiqué, la cholinestérase phosphorylée a subi une déalkylation. Quelle conséquence faut-il attendre pour son réactivation et le retour à une activité normale ?

L’enzyme devient plus facilement réactivable et le retour normal dépend de l’action des oximes
L’enzyme est irréversiblement non fonctionnelle et le retour normal dépend de la synthèse de nouvelles cholinestérases
L’enzyme reste temporairement inhibée et le retour normal dépend de sa réactivation directe
L’enzyme se déphosphoryle rapidement et le retour normal dépend de sa récupération spontanée

L’enzyme est irréversiblement non fonctionnelle et le retour normal dépend de la synthèse de nouvelles cholinestérases

Explication

La déalkylation provoque le vieillissement de l’enzyme, qui devient irréversiblement non fonctionnelle et non réactivable; l’activité normale revient grâce à la synthèse de nouvelles cholinestérases. L’inhibition temporaire, la réactivation facilitée et la déphosphorylation rapide méconnaissent cette irréversibilité.

28. Après l’inhibition des cholinestérases par un organophosphoré, dans quels sites l’accumulation d’acétylcholine contribue-t-elle au tableau toxique ?

Dans les fibres postganglionnaires parasympathiques et les ganglions autonomes, mais pas aux jonctions neuromusculaires
Dans le système nerveux central, les ganglions autonomes, les jonctions neuromusculaires et les fibres postganglionnaires parasympathiques
Dans les ganglions autonomes et les fibres postganglionnaires sympathiques, mais pas dans le système nerveux central
Dans le système nerveux central et les jonctions neuromusculaires, mais pas dans les ganglions autonomes

Dans le système nerveux central, les ganglions autonomes, les jonctions neuromusculaires et les fibres postganglionnaires parasympathiques

Explication

L’inhibition des cholinestérases entraîne une accumulation d’acétylcholine dans les quatre sites cités dans la réponse correcte. Restreindre l’effet aux jonctions neuromusculaires ou exclure les ganglions ou le système nerveux central omet des sites concernés; les fibres postganglionnaires sympathiques substituent une autre localisation.

29. Quels sont les trois syndromes qui structurent le diagnostic clinique d’une intoxication aux organophosphorés ?

Muscarinique, digestif et central
Muscarinique, nicotinique et biologique
Muscarinique, respiratoire et central
Muscarinique, nicotinique et central

Muscarinique, nicotinique et central

Explication

Le diagnostic clinique repose sur les syndromes muscarinique, nicotinique et central. Le syndrome respiratoire et le syndrome digestif ne remplacent pas les catégories nicotinique ou centrale, tandis que biologique désigne un type d’évaluation, non un syndrome clinique.

30. Un patient intoxiqué présente hypersécrétions, myosis, bradycardie, bronchoconstriction et spasmes digestifs. À quel syndrome ce regroupement de signes correspond-il ?

À un syndrome d’atteinte neuromusculaire périphérique
Au syndrome muscarinique
Au syndrome central
Au syndrome nicotinique

Au syndrome muscarinique

Explication

Les hypersécrétions, le myosis, la bradycardie, la bronchoconstriction et les spasmes digestifs font partie du syndrome muscarinique. Le syndrome nicotinique est associé notamment aux fasciculations et à la tachycardie, tandis que le syndrome central comporte des manifestations neurologiques comme la confusion ou les convulsions.

31. Après une exposition à un organophosphoré, une personne développe des fasciculations, des crampes, une parésie et une tachycardie. Quel syndrome explique le mieux cette association ?

Le syndrome cholinergique à prédominance digestive
Le syndrome muscarinique
Le syndrome central
Le syndrome nicotinique

Le syndrome nicotinique

Explication

Le syndrome nicotinique peut associer fasciculations, crampes, parésie et tachycardie. Le syndrome muscarinique est notamment caractérisé par bradycardie et hypersécrétions, alors que le syndrome central se manifeste par des signes neurologiques tels que confusion, ataxie ou convulsions.

32. Deux examens sont réalisés chez une personne suspectée d’intoxication aux organophosphorés : le dosage des pseudocholinestérases plasmatiques et celui des cholinestérases globulaires. Quelle interprétation distingue correctement leur utilité ?

Les pseudocholinestérases et les cholinestérases globulaires renseignent de façon équivalente sur l’exposition et la gravité
Les pseudocholinestérases évaluent surtout la gravité, tandis que les cholinestérases globulaires renseignent surtout sur l’exposition
Les pseudocholinestérases renseignent surtout sur l’exposition, tandis que les cholinestérases globulaires contribuent au diagnostic et à l’évaluation de la gravité
Les pseudocholinestérases confirment spécifiquement le diagnostic, tandis que les cholinestérases globulaires mesurent surtout l’exposition

Les pseudocholinestérases renseignent surtout sur l’exposition, tandis que les cholinestérases globulaires contribuent au diagnostic et à l’évaluation de la gravité

Explication

Les pseudocholinestérases plasmatiques sont sensibles mais peu spécifiques et indiquent surtout une exposition; les cholinestérases globulaires contribuent à la confirmation diagnostique et à l’évaluation de la gravité. Attribuer la gravité aux pseudocholinestérases inverse leurs rôles, leur prêter une forte spécificité confond sensibilité et spécificité, et réduire les cholinestérases globulaires à l’exposition néglige leur intérêt clinique.

33. Un patient intoxiqué par un organophosphoré arrive en détresse respiratoire, avec des convulsions et une glycémie à vérifier. Quelle est la priorité initiale de la prise en charge symptomatique ?

Stabiliser les fonctions vitales, notamment les voies aériennes, l’oxygénation et l’accès veineux
Réaliser un lavage gastrique avant de contrôler la respiration et la glycémie
Administrer la pralidoxime avant toute mesure de soutien respiratoire
Attendre l’élimination du toxique avant de traiter les convulsions

Stabiliser les fonctions vitales, notamment les voies aériennes, l’oxygénation et l’accès veineux

Explication

La prise en charge symptomatique débute par la stabilisation des fonctions vitales, incluant les voies aériennes, l’oxygénothérapie, l’accès veineux, la réhydratation, le contrôle glycémique et le traitement des convulsions ou des troubles thermiques. Administrer l’antidote d’abord confond traitement spécifique et stabilisation, tandis que le lavage gastrique et le report des soins urgents retardent cette priorité.

34. Un patient intoxiqué présente un myosis, une hypersudation, une bronchorrhée et une bradycardie. Quel antidote convient en première intention pour ces manifestations ?

Le sulfate d’atropine
Le charbon activé
La pralidoxime
Le lavage gastrique

Le sulfate d’atropine

Explication

Le sulfate d’atropine est l’antidote de première intention des signes muscariniques tels que myosis, hypersudation, bronchorrhée et bradycardie. La pralidoxime complète l’atropine en réactivant les cholinestérases, tandis que le charbon activé et le lavage gastrique relèvent de la décontamination.

35. Après administration d’atropine, un patient voit sa bronchorrhée et sa bradycardie s’améliorer, mais une faiblesse musculaire compatible avec un syndrome nicotinique persiste. Quelle interprétation explique cette évolution ?

L’atropine agit sur les récepteurs muscariniques, mais pas sur le syndrome nicotinique
L’atropine améliore le syndrome nicotinique, mais laisse persister les signes muscariniques
L’atropine agit sur les récepteurs nicotiniques, mais pas sur le syndrome muscarinique
L’atropine réactive les cholinestérases, mais n’améliore pas les fonctions cardiorespiratoires

L’atropine agit sur les récepteurs muscariniques, mais pas sur le syndrome nicotinique

Explication

L’atropine antagonise l’acétylcholine aux récepteurs muscariniques et améliore les fonctions cardiorespiratoires, sans agir sur le syndrome nicotinique. L’action nicotinique attribuée à l’atropine confond les deux types de récepteurs, et la réactivation des cholinestérases relève de la pralidoxime.

36. Un patient intoxiqué par un organophosphoré reçoit déjà de l’atropine. L’équipe envisage la pralidoxime alors que l’inhibition enzymatique est récente. Quelle conduite correspond au rôle et à la fenêtre d’action de la pralidoxime ?

La réserver après le vieillissement enzymatique pour renforcer l’action de l’atropine
L’administrer précocement en complément de l’atropine pour réactiver les cholinestérases
La substituer à l’atropine pour antagoniser directement les récepteurs muscariniques
La différer jusqu’à la disparition des signes muscariniques pour réactiver les cholinestérases

L’administrer précocement en complément de l’atropine pour réactiver les cholinestérases

Explication

La pralidoxime réactive les cholinestérases par hydrolyse de la liaison enzyme-inhibiteur et doit être administrée précocement, avant le vieillissement de l’enzyme, en complément de l’atropine. Attendre le vieillissement compromet son rôle, et elle ne remplace pas l’action muscarinique de l’atropine.

37. Lors du suivi biologique après une intoxication aux organophosphorés, quelle évolution comparative faut-il attendre pour les cholinestérases plasmatiques et globulaires ?

Les plasmatiques se régénèrent en 24 heures, les globulaires en 30 à 40 jours
Les plasmatiques se régénèrent en 90 à 120 jours, les globulaires en 30 à 40 jours
Les plasmatiques et les globulaires se régénèrent toutes deux en 30 à 40 jours
Les plasmatiques se régénèrent en moyenne en 30 à 40 jours, les globulaires en 90 à 120 jours

Les plasmatiques se régénèrent en moyenne en 30 à 40 jours, les globulaires en 90 à 120 jours

Explication

Les cholinestérases plasmatiques se régénèrent en moyenne en 30 à 40 jours, tandis que les globulaires nécessitent 90 à 120 jours; une régénération de 10 % survient déjà durant les premières 24 heures. L’inversion des délais confond les deux types d’enzymes, et la régénération initiale ne correspond pas au délai complet.

38. Dans la classification de Delay et Deniker, quelle catégorie correspond aux substances qui perturbent le tonus mental ?

Les thymorégulateurs
Les psychodysleptiques
Les psycholeptiques
Les psychoanaleptiques

Les psychodysleptiques

Explication

Les psychodysleptiques perturbent l’activité mentale et distordent le tonus mental. Les psycholeptiques sont sédatifs, les psychoanaleptiques élèvent le tonus mental et les thymorégulateurs régulent l’humeur.

39. Chez un patient présentant une hyperactivité dopaminergique centrale et des troubles comportementaux associés, quel mécanisme des neuroleptiques vise à réduire ces manifestations ?

Bloquer les récepteurs dopaminergiques
Inhiber la recapture de la noradrénaline
Bloquer les récepteurs sérotoninergiques
Stimuler les récepteurs dopaminergiques

Bloquer les récepteurs dopaminergiques

Explication

Le blocage des récepteurs dopaminergiques réduit l’hyperactivité dopaminergique centrale et les troubles comportementaux associés. La stimulation dopaminergique inverse ce mécanisme, tandis que le blocage sérotoninergique et l’inhibition de la recapture de la noradrénaline ne correspondent pas à l’action décrite.

40. Après un surdosage d’antidépresseurs, un patient présente une sécheresse buccale, une hypotension orthostatique et des arythmies ; quelle interprétation relie correctement ces manifestations à ce surdosage ?

Il s’agit d’effets anticholinergiques et cardiovasculaires possibles du surdosage
Il s’agit d’effets sédatifs caractéristiques des neuroleptiques
Il s’agit d’effets cardiaques liés à une excitabilité diminuée
Il s’agit d’effets thérapeutiques attendus des antidépresseurs

Il s’agit d’effets anticholinergiques et cardiovasculaires possibles du surdosage

Explication

Un surdosage d’antidépresseurs peut entraîner une sécheresse buccale par action anticholinergique périphérique, une hypotension orthostatique et des arythmies liées à l’excitabilité cardiaque. Les effets sédatifs des neuroleptiques ne rendent pas compte de cet ensemble, et les arythmies ne résultent pas d’une excitabilité diminuée.

41. Un traitement inhibe la monoamine oxydase chez un patient ; quel profil d’action sur les monoamines correspond aux IMAO ?

Inhibition sélective de la dégradation de la noradrénaline, sans action sur les autres monoamines
Inhibition non spécifique de la recapture de la noradrénaline, de l’adrénaline et de la dopamine
Inhibition sélective de la recapture de la sérotonine, sans action sur sa dégradation
Inhibition non spécifique de la dégradation de la noradrénaline, de l’adrénaline, de la dopamine et de la sérotonine

Inhibition non spécifique de la dégradation de la noradrénaline, de l’adrénaline, de la dopamine et de la sérotonine

Explication

Les IMAO inhibent la dégradation de plusieurs monoamines, notamment la noradrénaline, l’adrénaline, la dopamine et la sérotonine. L’inhibition sélective de la recapture concerne un autre mécanisme, tandis que les propositions qui limitent l’effet à certaines monoamines omettent le caractère non spécifique.

42. Un antidépresseur agit sélectivement sur la recapture de la sérotonine et présente peu d’action sur les autres monoamines et récepteurs ; quelle classe correspond à ce profil plutôt qu’aux tricycliques ?

Les antidépresseurs tricycliques
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine
Les antidépresseurs à action fortement anticholinergique
Les inhibiteurs de la monoamine oxydase

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine

Explication

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ont peu ou pas d’effet sur la recapture des autres monoamines et un effet très faible sur plusieurs récepteurs, à la différence des tricycliques. Les IMAO inhibent la dégradation des monoamines, et non leur recapture sélective.

43. La lithiumémie mesurée chez une personne traitée est de 1,6 mmol/L1{,}6\ \text{mmol/L} ; comment situer cette valeur par rapport aux concentrations efficaces et au seuil habituel d’apparition des effets secondaires ?

Dans la zone efficace, qui s’étend de 1,51{,}5 à 2,0 mmol/L2{,}0\ \text{mmol/L}
Dans la zone efficace, qui s’étend de 0,50{,}5 à 1,5 mmol/L1{,}5\ \text{mmol/L}
Au-dessus du seuil habituel d’apparition des effets secondaires, la zone efficace étant de 0,50{,}5 à 0,8 mmol/L0{,}8\ \text{mmol/L}
Sous le seuil des effets secondaires, situé au-delà de 0,8 mmol/L0{,}8\ \text{mmol/L}

Au-dessus du seuil habituel d’apparition des effets secondaires, la zone efficace étant de $$0{,}5$$ à $$0{,}8\ \text{mmol/L}$$

Explication

La zone efficace de lithiumémie se situe entre 0,50{,}5 et 0,8 mmol/L0{,}8\ \text{mmol/L}, tandis que les effets secondaires apparaissent généralement au-delà de 1,5 mmol/L1{,}5\ \text{mmol/L}, selon la sensibilité individuelle. La valeur de 1,6 mmol/L1{,}6\ \text{mmol/L} dépasse donc ce seuil habituel.

44. Une personne est amenée après une intoxication suspectée. Quelle démarche correspond à la prise en charge initiale ?

Recueillir d’abord les antécédents et les traitements, puis réaliser un ECG après identification du toxique
Examiner la respiration et la circulation, puis se limiter à la température et à la recherche de traumatismes
Stabiliser les fonctions vitales, examiner respiration et circulation, réaliser un ECG précoce, évaluer l’état neurologique et rechercher des traumatismes
Stabiliser la circulation, évaluer les pupilles, puis différer l’examen respiratoire et l’ECG

Stabiliser les fonctions vitales, examiner respiration et circulation, réaliser un ECG précoce, évaluer l’état neurologique et rechercher des traumatismes

Explication

L’évaluation initiale associe stabilisation des fonctions vitales, examen des voies aériennes et de la respiration, évaluation circulatoire, ECG précoce, examen neurologique avec Glasgow, pupilles et glycémie, puis température et recherche de traumatismes. Commencer par l’anamnèse inverse les priorités, tandis que les autres réponses omettent des éléments essentiels.

45. Après une intoxication suspectée, le patient ne peut pas répondre aux questions. Quels éléments l’équipe doit-elle rechercher auprès des témoins et dans l’environnement ?

Témoins et heure de découverte, sans rechercher les indices d’exposition ou les traitements
Emballages et traces d’exposition, sans examiner les antécédents ou les pathologies
Témoins et circonstances, heure et délai d’exposition, signes cliniques, indices d’exposition et antécédents ou traitements
Signes cliniques et traitements, sans rechercher l’heure d’exposition ni les témoins

Témoins et circonstances, heure et délai d’exposition, signes cliniques, indices d’exposition et antécédents ou traitements

Explication

L’enquête anamnestique rassemble les circonstances et les témoins, le moment et le délai d’exposition, les signes cliniques, les preuves d’ingestion, d’inhalation, d’injection ou de projection, ainsi que les antécédents, pathologies et traitements. Réduire l’enquête aux symptômes, aux indices matériels ou aux circonstances laisse de côté des catégories pertinentes.

46. Un patient intoxiqué présente une conscience altérée, des difficultés cognitives et une perception déformée de la réalité. Quel syndrome ces manifestations définissent-elles ?

Le syndrome malin des neuroleptiques
Le syndrome sérotoninergique aigu
Le syndrome imipraminique
Le syndrome confusionnel

Le syndrome confusionnel

Explication

Le syndrome confusionnel traduit une souffrance cérébrale diffuse et associe une altération de la conscience, des fonctions cognitives ou une distorsion de la réalité. Le syndrome sérotoninergique et le syndrome malin des neuroleptiques désignent des tableaux toxiques distincts, tandis que le syndrome imipraminique est lié à une intoxication par certains antidépresseurs.

47. Chez une personne présentant une fièvre et une rigidité, quel résultat biologique compléterait les critères majeurs du syndrome malin des neuroleptiques ?

Une tachycardie
Une hyperleucocytose avec polynucléose
Une déshydratation
Une augmentation des CPK

Une augmentation des CPK

Explication

Les trois critères majeurs du syndrome malin des neuroleptiques sont la fièvre, la rigidité et l’augmentation des CPK. L’hyperleucocytose, la tachycardie et la déshydratation peuvent accompagner le tableau, mais ne remplacent pas l’augmentation des CPK parmi les critères majeurs.

48. Après avoir reçu une dose élevée d’un médicament sérotoninomimétique associé au lithium, un patient développe un tableau aigu. Quel syndrome cette exposition évoque-t-elle ?

Le syndrome malin des neuroleptiques
Le syndrome sérotoninergique aigu
Le syndrome confusionnel
Le syndrome imipraminique

Le syndrome sérotoninergique aigu

Explication

Le syndrome sérotoninergique aigu survient après l’administration à doses élevées de médicaments sérotoninomimétiques, souvent associés à d’autres médicaments comme le lithium ou les IMAO. Le syndrome imipraminique est lié aux antidépresseurs imipraminiques, et le déclencheur décrit ne caractérise pas le syndrome malin des neuroleptiques.

49. Une intoxication par un antidépresseur imipraminique entraîne un tableau associant plusieurs types d’effets pharmacologiques. Quelle association caractérise le syndrome imipraminique ?

Des effets anticholinergiques, sérotoninergiques et extrapyramidaux
Des effets anticholinergiques, anti-adrénergiques alpha-1 et quinidiniques
Des effets bêta-adrénergiques, anti-adrénergiques alpha-1 et quinidiniques
Des effets sérotoninergiques, neurovégétatifs et extrapyramidaux

Des effets anticholinergiques, anti-adrénergiques alpha-1 et quinidiniques

Explication

Le syndrome imipraminique, provoqué par une intoxication par antidépresseurs imipraminiques, associe des effets anticholinergiques, anti-adrénergiques alpha-1 et quinidiniques. Les effets sérotoninergiques ou extrapyramidaux renvoient à d’autres caractéristiques cliniques, et les effets bêta-adrénergiques ne font pas partie de l’association décrite.

50. Un patient intoxiqué par un psychotrope présente une détresse vitale. Quel bilan initial correspond à sa prise en charge en réanimation ?

Surveillance clinique et monitorage non invasif, avec examens complémentaires selon l’évolution
Bilan biologique et radiographie thoracique, sans surveillance continue ni monitorage
Analyse toxicologique quantitative et ECG, sans bilan biologique de retentissement
Surveillance clinique, monitorage vital, bilan biologique de retentissement, radiographie thoracique et ECG

Surveillance clinique, monitorage vital, bilan biologique de retentissement, radiographie thoracique et ECG

Explication

La détresse vitale ou une intoxication connue par psychotrope justifie l’hospitalisation en réanimation, avec surveillance clinique, monitorage, bilan biologique de retentissement, radiographie thoracique et ECG. Le monitorage non invasif correspond à une situation sans détresse vitale, tandis que l’analyse toxicologique n’est pas systématique dans tous les cas.

51. Chez un patient intoxiqué, le résultat toxicologique quantitatif peut déterminer l’administration d’un antidote ou le recours à un traitement épurateur. Quelle place faut-il accorder à cette analyse en urgence ?

La réserver aux cas où l’anamnèse ne permet pas d’identifier le toxique
La réaliser systématiquement dans cette situation, car elle conditionne le traitement
La remplacer par les seules données cliniques, quel que soit le traitement envisagé
La réaliser systématiquement pour toutes les intoxications, indépendamment de leur prise en charge

La réaliser systématiquement dans cette situation, car elle conditionne le traitement

Explication

L’analyse toxicologique quantitative urgente est systématique lorsque son résultat conditionne un antidote, un chélateur ou un traitement épurateur. Dans les autres situations, le traitement repose principalement sur les données cliniques et l’anamnèse.

52. Quel tableau clinique correspond le mieux à une intoxication aux benzodiazépines ?

Agitation avec mydriase, sécheresse buccale et rétention urinaire
Coma hypertonique avec myosis, hypotension et hypothermie
Élargissement du QRS avec déviation axiale droite et allongement du QT
Asthénie et somnolence, avec parfois un coma calme, hypotonique et hyporéflexique

Asthénie et somnolence, avec parfois un coma calme, hypotonique et hyporéflexique

Explication

L’intoxication aux benzodiazépines est généralement peu symptomatique, avec asthénie et somnolence, mais peut évoluer vers un coma calme, hypotonique et hyporéflexique. Le coma hypertonique, les signes anticholinergiques et les anomalies électrocardiographiques relèvent d’autres classes.

53. Après un surdosage de chlorpromazine, un patient présente un coma calme hypotonique, un myosis, une hypotension et une hypothermie. Quelle classe explique le mieux ce tableau ?

Un inhibiteur de la recapture de la sérotonine
Une phénothiazine à chaîne aliphatique
Une benzodiazépine à effet sédatif
Une phénothiazine pipérazinée

Une phénothiazine à chaîne aliphatique

Explication

Les phénothiazines à chaîne aliphatique, dont la chlorpromazine, peuvent provoquer un coma calme hypotonique prolongé, accompagné de myosis, d’hypotension par effet alpha-bloquant et d’hypothermie. Le coma hypertonique correspond à la confusion avec les phénothiazines pipérazinées.

54. Un patient a ingéré 2 g d’un antidépresseur cyclique. Comment situer cette dose par rapport aux seuils de toxicité et de menace réelle pour le pronostic vital ?

Elle reste sous la dose toxique de 500 mg et sous le seuil de menace vitale de 3 g
Elle dépasse la dose toxique de 500 mg, mais reste sous le seuil de menace vitale de 3 g
Elle dépasse le seuil de menace vitale de 3 g, mais reste sous la dose toxique de 500 mg
Elle dépasse le seuil de menace vitale de 500 mg, tandis que la dose toxique est fixée à 3 g

Elle dépasse la dose toxique de 500 mg, mais reste sous le seuil de menace vitale de 3 g

Explication

La dose toxique des antidépresseurs cycliques est de 500 mg, tandis que les intoxications menaçant réellement le pronostic vital apparaissent au-delà de 3 g. À 2 g, la dose est donc toxique sans atteindre ce seuil de menace vitale.

55. Après une intoxication par un inhibiteur de la recapture de la sérotonine, une patiente présente agitation, tremblements et diarrhée. Ces signes suffisent-ils à définir un syndrome sérotoninergique ?

Oui, car un signe répertorié suffit après cette intoxication
Oui, car trois signes répertoriés sont présents
Non, car le diagnostic exige un élargissement du QRS
Non, car il faut au moins quatre signes répertoriés

Oui, car trois signes répertoriés sont présents

Explication

Le syndrome sérotoninergique est défini par la présence simultanée d’au moins trois signes parmi ceux répertoriés; agitation, tremblements et diarrhée atteignent ce seuil. Exiger quatre signes relève d’un seuil erroné, et l’élargissement du QRS est associé aux tricycliques.

56. Chez une personne intoxiquée par un psychotrope, quelle association constitue un critère de gravité ?

Nausées isolées suivies d’une fatigue passagère
Hypothermie isolée suivie d’une amélioration spontanée
Tremblements isolés suivis d’une somnolence légère
Rhabdomyolyse suivie d’une insuffisance rénale aiguë

Rhabdomyolyse suivie d’une insuffisance rénale aiguë

Explication

La rhabdomyolyse puis l’insuffisance rénale aiguë font partie des critères de gravité d’une intoxication psychotrope. Les nausées, la fatigue ou les tremblements isolés ne correspondent pas à cette association de complications graves.

57. À l’arrivée d’un patient intoxiqué par un psychotrope, avant d’administrer un traitement spécifique du toxique, quelle démarche faut-il entreprendre ?

Attendre les résultats biologiques, puis décider si les voies aériennes doivent être sécurisées
Stabiliser le patient, puis réévaluer régulièrement son état clinique et biologique
Évacuer le toxique, puis commencer la réhydratation après l’intervention
Administrer l’antidote, puis différer les soins de soutien jusqu’au réveil

Stabiliser le patient, puis réévaluer régulièrement son état clinique et biologique

Explication

La prise en charge symptomatique commence par stabiliser le patient, notamment en sécurisant les voies aériennes et en soutenant les fonctions vitales, avec des réévaluations répétées. Commencer par l’antidote, attendre les résultats ou différer la réhydratation inverse cet ordre de prise en charge.

58. Une dose toxique a été ingérée il y a 90 minutes et aucune contre-indication n’est présente : quelle décision concernant l’évacuation digestive est conforme aux critères d’indication ?

La considérer, car la dose est toxique, le délai est inférieur à deux heures et il n’y a pas de contre-indication
L’écarter, car le délai dépasse une heure malgré l’absence de contre-indication
L’écarter, car une évacuation digestive ne dépend pas de la toxicité de la dose
La réserver, car l’absence de contre-indication ne suffit pas à justifier son indication

La considérer, car la dose est toxique, le délai est inférieur à deux heures et il n’y a pas de contre-indication

Explication

L’évacuation digestive est indiquée si la dose ingérée est toxique, si la prise en charge débute dans l’heure ou au maximum dans les deux heures, et en l’absence de contre-indication. Écarter le délai de 90 minutes ou la toxicité de la dose revient à omettre un critère pertinent.

59. Après un réveil obtenu par titration de flumazénil, quelle dose doit servir de repère pour programmer la perfusion horaire d’entretien ?

Les deux tiers de la dose efficace ayant permis le réveil
La dose efficace de flumazénil ayant permis le réveil
La dose totale maximale de 1 mg, quelle que soit la réponse
La dose initiale de 0,2 mg administrée en 15 secondes

La dose efficace de flumazénil ayant permis le réveil

Explication

Après le réveil, la perfusion horaire de flumazénil est réglée sur la dose efficace qui a permis d’obtenir ce réveil, puis ajustée sous surveillance du score de Glasgow. Le plafond de 1 mg est une limite de titration, tandis que les deux tiers de la dose efficace concernent la perfusion de naloxone.

60. Chez un patient recevant de la naloxone titrée, quelle cible clinique indique que la titration peut atteindre son objectif ?

Un score de Glasgow amélioré, sans critère portant sur la ventilation
Une fréquence respiratoire supérieure à 14 par minute avec réveil complet obligatoire
Une fréquence respiratoire supérieure à 14 par minute et une ventilation efficace
Une fréquence respiratoire inférieure à 14 par minute et une ventilation efficace

Une fréquence respiratoire supérieure à 14 par minute et une ventilation efficace

Explication

La naloxone est titrée jusqu’à une fréquence respiratoire supérieure à 14 par minute et une ventilation efficace; un réveil complet n’est pas le critère décrit. Un seuil inférieur inverse la cible, et le seul score de Glasgow ne remplace pas l’évaluation respiratoire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Intoxications aiguës aux psychotropes.

Quelle proportion de l’oxygène sanguin est transportée liée à l’hémoglobine ?

97 %.

Sous quelle forme le dioxyde de carbone est-il principalement transporté dans le sang ?

Sous forme de bicarbonates, à 60–65 %.

Quel gaz l’hémoglobine transporte-t-elle des poumons vers les tissus ?

L’oxygène.

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