QCM : Insuffisance respiratoire chronique (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un patient atteint d’une maladie neuromusculaire présente une toux inefficace et des signes débutants d’encombrement bronchique aigu. Quelle prise en charge correspond aux principes de kinésithérapie respiratoire ?

Dès les premiers signes d’encombrement bronchique aigu, une kinésithérapie de désencombrement est prescrite.
Pour sa maladie neuromusculaire, la kinésithérapie respiratoire est centrée sur des manœuvres de recrutement pulmonaire.
Sa toux inefficace justifie l’introduction d’une kinésithérapie instrumentale d’aide à la toux.
La transplantation pulmonaire est proposée à un nombre très faible de patients rigoureusement sélectionnés.
La kinésithérapie de désencombrement débute lorsque l’encombrement bronchique aigu est pleinement installé.

Dès les premiers signes d’encombrement bronchique aigu, une kinésithérapie de désencombrement est prescrite. · Pour sa maladie neuromusculaire, la kinésithérapie respiratoire est centrée sur des manœuvres de recrutement pulmonaire. · Sa toux inefficace justifie l’introduction d’une kinésithérapie instrumentale d’aide à la toux. · La transplantation pulmonaire est proposée à un nombre très faible de patients rigoureusement sélectionnés.

Explication

Les maladies neuromusculaires conduisent à centrer la kinésithérapie sur le recrutement pulmonaire ; une toux inefficace motive l’aide instrumentale à la toux. Le désencombrement débute dès les premiers signes, et la transplantation concerne peu de patients sélectionnés selon des critères tels que l’âge et les comorbidités.

2. Chez un patient atteint d’IRC, quels examens peuvent contribuer à préciser le pronostic ou les pressions pulmonaires ?

Une épreuve fonctionnelle à l’exercice peut orienter l’attitude thérapeutique.
Le test de marche de six minutes peut contribuer à l’évaluation pronostique de l’IRC.
Le test de lever de chaise vise à confirmer directement une hypertension pulmonaire.
Le cathétérisme cardiaque droit peut confirmer une hypertension pulmonaire et préciser les pressions droites.
Le cathétérisme cardiaque droit sert à mesurer la pression artérielle pulmonaire par échocardiographie.

Une épreuve fonctionnelle à l’exercice peut orienter l’attitude thérapeutique. · Le test de marche de six minutes peut contribuer à l’évaluation pronostique de l’IRC. · Le cathétérisme cardiaque droit peut confirmer une hypertension pulmonaire et préciser les pressions droites.

Explication

Le cathétérisme droit peut confirmer une hypertension pulmonaire et mesurer précisément les pressions droites. Le test de marche de six minutes, le test de lever de chaise et l’épreuve fonctionnelle à l’exercice participent à l’évaluation pronostique et peuvent orienter le traitement. La mesure échocardiographique n’est pas un cathétérisme, et les tests d’exercice n’ont pas pour fonction de confirmer directement une hypertension pulmonaire.

3. Une équipe envisage une réadaptation respiratoire chez un patient atteint d’insuffisance respiratoire chronique, sans contre-indication cardiologique, vasculaire ou motrice. Quelles caractéristiques s’appliquent ?

Cette approche globale et multidisciplinaire peut être proposée à différents stades de la maladie responsable.
Le réentraînement à l’exercice et l’éducation thérapeutique en constituent deux composantes essentielles.
Le bilan nutritionnel, le sevrage tabagique et l’accompagnement psychosocial peuvent également y être associés.
La démarche vise notamment à accroître la capacité fonctionnelle d’effort et à soutenir des changements favorables à la santé.
La réadaptation vise l’amélioration fonctionnelle, mais l’adhésion à long terme aux comportements n’est pas un objectif.

Cette approche globale et multidisciplinaire peut être proposée à différents stades de la maladie responsable. · Le réentraînement à l’exercice et l’éducation thérapeutique en constituent deux composantes essentielles. · Le bilan nutritionnel, le sevrage tabagique et l’accompagnement psychosocial peuvent également y être associés. · La démarche vise notamment à accroître la capacité fonctionnelle d’effort et à soutenir des changements favorables à la santé.

Explication

La réadaptation respiratoire est globale, multidisciplinaire et peut être proposée à différents stades en l’absence des contre-indications mentionnées. Elle comprend le réentraînement et l’éducation thérapeutique, auxquels s’ajoutent plusieurs accompagnements ; ses objectifs comprennent aussi l’adhésion à long terme, contrairement à la dernière affirmation.

4. Concernant les conséquences cardiovasculaires et évolutives de l’insuffisance respiratoire chronique :

La rétention hydro-sodée réduit les résistances vasculaires pulmonaires responsables du cœur pulmonaire chronique.
L’hypertension pulmonaire associée améliore le pronostic malgré l’aggravation des symptômes respiratoires.
L’hypertension pulmonaire associée aggrave les symptômes et le pronostic de l’insuffisance respiratoire chronique.
Le cœur pulmonaire chronique résulte notamment d’une hausse des résistances vasculaires pulmonaires.
Des épisodes de décompensation peuvent entraîner une insuffisance respiratoire aiguë engageant le pronostic vital.

L’hypertension pulmonaire associée aggrave les symptômes et le pronostic de l’insuffisance respiratoire chronique. · Le cœur pulmonaire chronique résulte notamment d’une hausse des résistances vasculaires pulmonaires. · Des épisodes de décompensation peuvent entraîner une insuffisance respiratoire aiguë engageant le pronostic vital.

Explication

L’augmentation des résistances pulmonaires contribue au cœur pulmonaire chronique, et l’hypertension pulmonaire aggrave les symptômes ainsi que le pronostic. Les décompensations peuvent provoquer une insuffisance respiratoire aiguë vitale ; la rétention hydro-sodée fait partie des facteurs contribuant au cœur pulmonaire, tandis que l’hypertension pulmonaire n’améliore pas le pronostic.

5. Un patient sous oxygénothérapie de longue durée présente une hypercapnie qui augmente fortement après l’instauration de l’oxygène. Quelles propositions sont exactes ?

Une hausse importante de l’hypercapnie sous oxygène conduit à écarter toute ventilation mécanique à domicile.
Une augmentation importante de l’hypercapnie justifie d’associer une ventilation mécanique à domicile.
Une hypercapnie sévère constitue en elle-même une contre-indication à l’oxygénothérapie de longue durée.
À domicile, les lunettes nasales délivrent des quantités d’oxygène supérieures aux masques.
L’oxygénothérapie de longue durée peut être maintenue si l’évolution de l’hypercapnie est surveillée.

Une augmentation importante de l’hypercapnie justifie d’associer une ventilation mécanique à domicile. · L’oxygénothérapie de longue durée peut être maintenue si l’évolution de l’hypercapnie est surveillée.

Explication

L’hypercapnie, même sévère, ne contre-indique pas l’oxygénothérapie de longue durée si son évolution est surveillée ; si elle augmente fortement, une ventilation mécanique à domicile doit être associée. Les lunettes nasales sont le mode d’administration à domicile, mais ce sont les masques qui permettent de délivrer davantage d’oxygène.

6. Une personne atteinte d’IRC présente des facteurs de risque cardiovasculaire communs. Concernant son bilan, quelles propositions sont exactes ?

La polyglobulie témoigne d’une hypoxémie récente et est devenue plus fréquente avec le diagnostic précoce.
La recherche d’une polyglobulie par numération formule sanguine peut suggérer une hypoxémie chronique.
La mesure de la pression artérielle pulmonaire systolique participe à l’évaluation échocardiographique droite.
L’échocardiographie recherche une insuffisance cardiaque gauche en l’absence de facteurs de risque communs.
L’échocardiographie transthoracique évalue le retentissement de l’IRC sur le ventricule droit.

La recherche d’une polyglobulie par numération formule sanguine peut suggérer une hypoxémie chronique. · La mesure de la pression artérielle pulmonaire systolique participe à l’évaluation échocardiographique droite. · L’échocardiographie transthoracique évalue le retentissement de l’IRC sur le ventricule droit.

Explication

L’échocardiographie transthoracique évalue le retentissement sur le ventricule droit, notamment par la pression artérielle pulmonaire systolique, et recherche une insuffisance cardiaque gauche en présence de facteurs de risque communs. La polyglobulie suggère la chronicité de l’hypoxémie et est devenue rare grâce au diagnostic plus précoce de l’IRC.

7. Concernant les sources d’oxygène à domicile, quelles propositions sont exactes ?

L’oxygène à usage médical possède le statut de médicament.
Le concentrateur retient l’oxygène dans la pièce et dirige l’azote vers le patient.
Les concentrateurs fixes sont alimentés par des batteries rechargeables, comme les modèles portables.
Un concentrateur filtre l’air ambiant et rejette l’azote dans la pièce tout en délivrant l’oxygène au patient.
L’oxygène à usage médical est classé comme un dispositif médical plutôt que comme un médicament.

L’oxygène à usage médical possède le statut de médicament. · Un concentrateur filtre l’air ambiant et rejette l’azote dans la pièce tout en délivrant l’oxygène au patient.

Explication

Le concentrateur sépare l’oxygène de l’air ambiant, délivre cet oxygène au patient et rejette l’azote dans la pièce. L’oxygène à usage médical a le statut de médicament ; les modèles fixes sont alimentés par le courant électrique du domicile, contrairement aux modèles transportables ou portables, alimentés par batteries rechargeables.

8. Concernant la ventilation mécanique à domicile, quelles propositions sont exactes ?

Elle améliore les échanges gazeux en diminuant la pression dans les voies aériennes.
Elle vise à corriger les échanges gazeux sans agir sur les symptômes d’hypoventilation.
Elle délivre une pression positive dans les voies aériennes et augmente le volume courant.
Elle diminue le volume courant afin de réduire la ventilation alvéolaire minute.
Son objectif comprend l’amélioration de la survie, mais pas celle de la qualité de vie.

Elle délivre une pression positive dans les voies aériennes et augmente le volume courant.

Explication

La ventilation mécanique à domicile, invasive ou non invasive, assiste les muscles inspiratoires par une pression positive qui augmente le volume courant et la ventilation alvéolaire minute. Elle vise aussi à corriger les symptômes d’hypoventilation diurne et nocturne et à améliorer la survie ainsi que la qualité de vie.

9. Chez une personne dont la diffusion alvéolo-capillaire est altérée, l’hypoxémie apparaît à l’effort. Quelles propositions expliquent ce tableau ?

La PaCO2 peut rester normale lorsque la diffusion alvéolo-capillaire est atteinte.
L’hypoxémie liée à cette atteinte apparaît surtout au repos lorsque le temps de contact s’allonge.
À l’effort, la réduction du temps de contact sang-air alvéolaire favorise l’hypoxémie.
La diffusibilité du dioxyde de carbone est environ vingt fois celle de l’oxygène.
La PaCO2 augmente habituellement parce que le dioxyde de carbone diffuse moins que l’oxygène.

La PaCO2 peut rester normale lorsque la diffusion alvéolo-capillaire est atteinte. · À l’effort, la réduction du temps de contact sang-air alvéolaire favorise l’hypoxémie. · La diffusibilité du dioxyde de carbone est environ vingt fois celle de l’oxygène.

Explication

La réduction du temps de contact sang-air à l’effort peut provoquer une hypoxémie, tandis que la PaCO2 reste normale ou diminue. Le CO2 diffuse environ vingt fois mieux que l’O2; il ne diffuse donc pas moins, et l’allongement du temps de contact ne caractérise pas l’hypoxémie d’effort.

10. Chez deux patients atteints d’insuffisance respiratoire chronique, l’un restrictive avec hypoventilation nocturne débutante et l’autre atteint de BPCO stable sous oxygénothérapie de longue durée, quelles indications de ventilation à domicile s’appliquent ?

Chez le patient restrictif, les premiers signes nocturnes d’hypoventilation suffisent à indiquer la ventilation à domicile.
Chez le patient atteint de BPCO, la ventilation est indiquée dès les premiers signes nocturnes d’hypoventilation.
Chez le patient restrictif, l’indication apparaît après l’installation d’une hypoventilation diurne persistante.
Chez le patient atteint de BPCO, cette ventilation est réservée aux formes les plus sévères, notamment après échec de l’oxygénothérapie prolongée.
Chez le patient atteint de BPCO, l’oxygénothérapie efficace constitue le critère d’indication de cette ventilation.

Chez le patient restrictif, les premiers signes nocturnes d’hypoventilation suffisent à indiquer la ventilation à domicile. · Chez le patient atteint de BPCO, cette ventilation est réservée aux formes les plus sévères, notamment après échec de l’oxygénothérapie prolongée.

Explication

Dans une insuffisance restrictive, l’apparition des premiers signes d’hypoventilation diurne ou nocturne motive l’indication. Dans la BPCO, la ventilation concerne les formes sévères, notamment lorsque l’oxygénothérapie de longue durée échoue ; l’hypoventilation diurne persistante n’est pas un délai requis pour la forme restrictive, et l’oxygénothérapie efficace ne correspond pas à l’échec cité.

11. Un patient présente une hypoxémie et une PaCO2 de 48 mmHg liée à une diminution du renouvellement de l’air alvéolaire. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une PaCO2 d’au moins 45 mmHg répond au seuil d’hypercapnie indiqué.
Un foramen ovale perméable peut créer une communication droite-gauche anatomique.
Une oxygénothérapie à haut débit corrige efficacement l’hypoxémie d’un shunt vrai.
Cette diminution du renouvellement alvéolaire correspond à une hypoventilation alvéolaire.
Une atélectasie lobaire constitue un exemple de shunt vrai anatomique.

Une PaCO2 d’au moins 45 mmHg répond au seuil d’hypercapnie indiqué. · Un foramen ovale perméable peut créer une communication droite-gauche anatomique. · Cette diminution du renouvellement alvéolaire correspond à une hypoventilation alvéolaire.

Explication

L’hypoventilation alvéolaire diminue le renouvellement de l’air et entraîne hypoxémie et hypercapnie ; une PaCO2 de 48 mmHg dépasse le seuil de 45 mmHg. Le foramen ovale perméable est un exemple de shunt vrai anatomique, tandis que l’atélectasie relève du shunt vrai fonctionnel. Un shunt vrai répond mal, même à une oxygénothérapie à haut débit.

12. Un patient mobile compare plusieurs sources d’oxygène à domicile. Quelles propositions sont exactes ?

L’efficacité des différentes sources d’oxygène est équivalente, malgré des modalités d’utilisation distinctes.
Les bouteilles d’oxygène gazeux comprimé servent en appoint ; une bouteille de 0,4 m³ pèse 3 kg.
À 3 L/min, une bouteille de 0,4 m³ fournit environ deux heures d’autonomie.
Les concentrateurs portables utilisent un réglage identique pour tous les patients, indépendamment de leurs besoins.
Le choix d’une source tient compte de la mobilité, du débit nécessaire et de critères techniques comme le bruit.

L’efficacité des différentes sources d’oxygène est équivalente, malgré des modalités d’utilisation distinctes. · Les bouteilles d’oxygène gazeux comprimé servent en appoint ; une bouteille de 0,4 m³ pèse 3 kg. · À 3 L/min, une bouteille de 0,4 m³ fournit environ deux heures d’autonomie. · Le choix d’une source tient compte de la mobilité, du débit nécessaire et de critères techniques comme le bruit.

Explication

Le choix dépend de la mobilité, du débit requis et de caractéristiques techniques telles que la facilité d’emploi et le bruit ; l’efficacité des sources est équivalente, mais les concentrateurs portables demandent des réglages individualisés. Les bouteilles comprimées sont utilisées en appoint : une bouteille de 0,4 m³ pèse 3 kg et fournit environ deux heures d’autonomie à 3 L/min.

13. Pour un patient atteint d’insuffisance respiratoire chronique, quelle conduite associe correctement sevrage tabagique, vaccinations et activité physique ?

L’arrêt du tabac est impératif quelle que soit la cause de l’insuffisance respiratoire chronique.
Les techniques de sevrage tabagique diffèrent de celles proposées aux patients sans insuffisance respiratoire chronique.
Dans la BPCO, le bénéfice sur la survie est associé à une marche d’au moins 30 minutes par semaine.
Dans la BPCO, marcher au moins 30 minutes par jour peut contribuer à améliorer la survie.
Sauf contre-indication, les vaccinations antigrippale, anti-SARS-CoV-2 et antipneumococcique sont recommandées.

L’arrêt du tabac est impératif quelle que soit la cause de l’insuffisance respiratoire chronique. · Dans la BPCO, marcher au moins 30 minutes par jour peut contribuer à améliorer la survie. · Sauf contre-indication, les vaccinations antigrippale, anti-SARS-CoV-2 et antipneumococcique sont recommandées.

Explication

Le sevrage tabagique est impératif quelle que soit la cause, et ses techniques sont similaires à celles utilisées sans insuffisance respiratoire chronique. Les trois vaccinations citées sont recommandées sauf contre-indication ; dans la BPCO, le seuil de marche est d’au moins 30 minutes par jour ou deux heures par semaine, et non 30 minutes par semaine.

14. Un patient atteint d’insuffisance respiratoire aiguë nécessite une intensification de sa prise en charge. Quelle conduite correspond à l’escalade thérapeutique et au suivi ?

L’oxygénothérapie à haut débit augmente les débits d’oxygène administrés.
La ventilation mécanique en soins intensifs précède l’augmentation des débits d’oxygène.
La réévaluation est indiquée avant le retour à l’état stable, plutôt qu’après.
L’état du patient doit être réévalué après son retour à l’état stable.
L’escalade peut aller de l’oxygénothérapie à haut débit à la ventilation mécanique en soins intensifs.

L’oxygénothérapie à haut débit augmente les débits d’oxygène administrés. · L’état du patient doit être réévalué après son retour à l’état stable. · L’escalade peut aller de l’oxygénothérapie à haut débit à la ventilation mécanique en soins intensifs.

Explication

La prise en charge peut s’intensifier de l’oxygénothérapie à haut débit jusqu’à la ventilation mécanique en soins intensifs, et cette dernière augmente les débits d’oxygène. Une réévaluation est prévue après le retour à l’état stable, non avant.

15. Une équipe classe une insuffisance respiratoire chronique d’abord selon son mécanisme, puis selon les explorations fonctionnelles respiratoires. Quelles propositions sont exactes ?

Une atteinte de l’échangeur peut concerner les voies aériennes de conduction et le parenchyme pulmonaire.
La BPCO et les bronchiolites sont des exemples d’atteinte de l’échangeur pulmonaire.
La fibrose pulmonaire relève d’une atteinte de la pompe ventilatoire plutôt que de l’échangeur.
Le classement physiopathologique distingue notamment l’atteinte de l’échangeur de celle de la pompe ventilatoire.
Le profil ventilatoire utilisé pour classer l’insuffisance respiratoire chronique est obtenu par les explorations fonctionnelles respiratoires.

Une atteinte de l’échangeur peut concerner les voies aériennes de conduction et le parenchyme pulmonaire. · La BPCO et les bronchiolites sont des exemples d’atteinte de l’échangeur pulmonaire. · Le classement physiopathologique distingue notamment l’atteinte de l’échangeur de celle de la pompe ventilatoire. · Le profil ventilatoire utilisé pour classer l’insuffisance respiratoire chronique est obtenu par les explorations fonctionnelles respiratoires.

Explication

L’insuffisance respiratoire chronique se classe selon son mécanisme physiopathologique ou selon le profil ventilatoire établi par les explorations fonctionnelles respiratoires. L’atteinte de l’échangeur concerne les voies aériennes de conduction et le parenchyme, notamment dans la BPCO, les bronchiolites et la fibrose pulmonaire ; la fibrose n’est donc pas classée ici comme une atteinte de la pompe.

16. Concernant les signes cliniques de gravité respiratoire :

Les signes de lutte indiquent une défaillance cardiaque gauche responsable des troubles respiratoires.
Une PaCO₂ supérieure à 45 mmHg constitue un signe clinique de lutte.
Les signes de lutte traduisent une augmentation du travail respiratoire.
Une élévation des lactates constitue un signe clinique de faillite.
Les signes de faillite traduisent une défaillance neuromusculaire du système respiratoire.

Les signes de lutte traduisent une augmentation du travail respiratoire. · Les signes de faillite traduisent une défaillance neuromusculaire du système respiratoire.

Explication

Les signes de lutte correspondent à l’augmentation du travail respiratoire, tandis que les signes de faillite traduisent une défaillance neuromusculaire du système respiratoire. Une PaCO₂ supérieure à 45 mmHg et une élévation des lactates sont des critères gazométriques de gravité, et non des signes cliniques de lutte ou de faillite. La défaillance cardiaque gauche n’est pas la signification des signes de lutte.

17. Les explorations d’un patient montrent une IRC mixte; chez un autre, les volumes pulmonaires sont normaux malgré une IRC. Concernant ces profils :

La mucoviscidose figure parmi les principales étiologies de l’IRC mixte.
Les principales causes d’IRC mixte comprennent les bronchectasies, la mucoviscidose et les PID fibrosantes.
Une IRC sans anomalie des volumes peut relever d’une anomalie de diffusion associée à une maladie vasculaire pulmonaire chronique.
Les dilatations des bronches étendues font partie des principales causes d’IRC mixte.
L’hypertension artérielle pulmonaire explique une IRC sans anomalie des volumes par un trouble ventilatoire obstructif.

La mucoviscidose figure parmi les principales étiologies de l’IRC mixte. · Une IRC sans anomalie des volumes peut relever d’une anomalie de diffusion associée à une maladie vasculaire pulmonaire chronique. · Les dilatations des bronches étendues font partie des principales causes d’IRC mixte.

Explication

Les dilatations bronchiques étendues et la mucoviscidose figurent parmi les principales étiologies de l’IRC mixte. Une IRC sans anomalie des volumes peut être liée à un trouble de diffusion associé à une maladie vasculaire pulmonaire chronique, comme l’hypertension artérielle pulmonaire; celle-ci n’est pas décrite comme un trouble obstructif, et les PID fibrosantes ne font pas partie de la liste des principales causes mixtes.

18. On évalue une personne obèse présentant une hypercapnie diurne, sans autre cause identifiée. Au sujet des profils restrictifs et de la BPCO, quelles propositions sont exactes ?

Dans la BPCO, la PaCO₂ augmente précocement parce que la pompe ventilatoire est atteinte dès le début.
Une hypercapnie dans la BPCO traduit une défaillance des compensations et/ou un effet espace mort, souvent à un stade avancé.
Un trouble ventilatoire restrictif s’accompagne d’une augmentation de la capacité vitale.
Un IMC d’au moins 30 kg/m² et une PaCO₂ diurne d’au moins 45 mmHg répondent aux seuils du syndrome obésité-hypoventilation.
Une capacité pulmonaire totale inférieure à 80 % des valeurs théoriques définit un trouble ventilatoire restrictif.

Une hypercapnie dans la BPCO traduit une défaillance des compensations et/ou un effet espace mort, souvent à un stade avancé. · Un IMC d’au moins 30 kg/m² et une PaCO₂ diurne d’au moins 45 mmHg répondent aux seuils du syndrome obésité-hypoventilation. · Une capacité pulmonaire totale inférieure à 80 % des valeurs théoriques définit un trouble ventilatoire restrictif.

Explication

Un trouble restrictif est défini par une capacité pulmonaire totale inférieure à 80 % des valeurs théoriques et s’accompagne d’une diminution de la capacité vitale. Le syndrome obésité-hypoventilation associe les seuils d’IMC et de PaCO₂ indiqués, en l’absence d’autre cause ; dans la BPCO, la PaCO₂ reste longtemps normale ou diminuée, tandis qu’une hypercapnie traduit une défaillance compensatoire et/ou un effet espace mort, généralement à un stade avancé.

19. Une personne atteinte d’insuffisance respiratoire chronique présente une décompensation avec aggravation rapide de l’hypercapnie et acidose respiratoire. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Une hypercapnie qui s’aggrave en quelques heures ou jours peut conduire à une acidose respiratoire décompensée vitale.
Une acidose respiratoire décompensée relève d’une ventilation mécanique par voie endotrachéale, sans recours au masque.
Une infection peut déclencher une décompensation, contrairement à un traumatisme ou à une chirurgie.
L’apparition rapide d’une hypercapnie se traite par oxygène, plutôt que par ventilation mécanique.
L’aggravation de l’hypoxémie accompagne les causes d’insuffisance respiratoire aiguë et justifie l’oxygène comme traitement clé.

Une hypercapnie qui s’aggrave en quelques heures ou jours peut conduire à une acidose respiratoire décompensée vitale. · L’aggravation de l’hypoxémie accompagne les causes d’insuffisance respiratoire aiguë et justifie l’oxygène comme traitement clé.

Explication

L’aggravation de l’hypoxémie est commune aux causes d’insuffisance respiratoire aiguë et l’oxygène en est le traitement clé. Infection, traumatisme et chirurgie peuvent tous provoquer une décompensation ; une acidose liée à une hypercapnie rapidement aggravée peut menacer le pronostic vital et nécessite une ventilation mécanique, non invasive au masque ou invasive par voie endotrachéale.

20. Une personne obèse présente une hypercapnie diurne sans autre cause identifiée. Concernant le syndrome obésité-hypoventilation :

La production de CO₂ diminue avec la masse graisseuse, ce qui favorise l’hypercapnie chez les personnes obèses.
Les apnées obstructives répétées entraînent surtout une hypercapnie diurne, sans désaturations nocturnes profondes.
Ce syndrome constitue une cause fréquente d’insuffisance respiratoire chronique restrictive.
La production de CO₂ augmente avec la masse graisseuse, sans hypercapnie chez tous les individus obèses.
Une réponse ventilatoire au CO₂ effondrée peut contribuer à ce syndrome par dysfonctionnement des centres respiratoires.

Ce syndrome constitue une cause fréquente d’insuffisance respiratoire chronique restrictive. · La production de CO₂ augmente avec la masse graisseuse, sans hypercapnie chez tous les individus obèses. · Une réponse ventilatoire au CO₂ effondrée peut contribuer à ce syndrome par dysfonctionnement des centres respiratoires.

Explication

Le syndrome obésité-hypoventilation est une cause fréquente d’IRC restrictive, et la production de CO₂ augmente avec la masse graisseuse sans que tous les individus obèses deviennent hypercapniques. Un effondrement de la réponse ventilatoire au CO₂ peut participer au syndrome; les apnées répétées provoquent des désaturations profondes et une hypercapnie pendant le sommeil, tandis que la production de CO₂ n’est pas diminuée.

21. Parmi les propositions suivantes concernant les causes les plus fréquentes d’IRC, lesquelles sont exactes ?

La BPCO figure parmi les causes les plus fréquentes d’IRC.
La fibrose pulmonaire remplace les maladies neuromusculaires dans ce groupe.
L’asthme constitue l’une des trois causes les plus fréquentes d’IRC.
Les maladies neuromusculaires comptent parmi les causes fréquentes d’IRC.
Le syndrome obésité-hypoventilation fait partie des causes fréquentes d’IRC.

La BPCO figure parmi les causes les plus fréquentes d’IRC. · Les maladies neuromusculaires comptent parmi les causes fréquentes d’IRC. · Le syndrome obésité-hypoventilation fait partie des causes fréquentes d’IRC.

Explication

Les trois causes les plus fréquentes citées sont la BPCO, le syndrome obésité-hypoventilation et les maladies neuromusculaires. L’asthme et la fibrose pulmonaire ne font pas partie de cette triade dans les éléments retenus ici.

22. Une personne souhaite choisir une source d’oxygène pour ses déplacements et comprendre le fonctionnement de l’oxygène liquide. Quelles propositions sont exactes ?

Un concentrateur portable pèse de 5 à 8 kg, tandis qu’un modèle transportable pèse de 2 à 4 kg.
L’oxygène liquide est stocké à −183 °C dans un réservoir de 20 ou 30 litres.
Le prestataire remplit le réservoir d’oxygène liquide tous les 2 à 5 jours, selon le débit délivré.
Un concentrateur transportable pèse de 5 à 8 kg et peut soutenir l’endurance lors des activités hors domicile.
Un litre d’oxygène liquide libère environ 860 litres d’oxygène gazeux.

Un concentrateur transportable pèse de 5 à 8 kg et peut soutenir l’endurance lors des activités hors domicile. · Un litre d’oxygène liquide libère environ 860 litres d’oxygène gazeux.

Explication

Les concentrateurs transportables pèsent 5 à 8 kg et les modèles portables 2 à 4 kg ; ils facilitent les déplacements et peuvent améliorer l’endurance et l’autonomie. L’oxygène liquide est stocké à −183 °C dans des réservoirs de 30 ou 40 litres, et un litre de liquide libère 860 litres de gaz.

23. À propos de la ventilation mécanique à domicile et de la pression positive continue :

Chez les patients neuromusculaires, la ventilation à domicile est réservée à la période nocturne.
La ventilation mécanique à domicile est délivrée par un ventilateur au moyen d’un masque nasal ou naso-buccal.
La pression positive continue traite l’hypoventilation alvéolaire, tandis que la ventilation à domicile s’adresse aux apnées du sommeil.
Chez les patients neuromusculaires, la ventilation à domicile peut être prolongée dans la journée après son utilisation nocturne.
La ventilation mécanique à domicile est administrée par masque facial, sans recours possible à une canule de trachéotomie.

La ventilation mécanique à domicile est délivrée par un ventilateur au moyen d’un masque nasal ou naso-buccal. · Chez les patients neuromusculaires, la ventilation à domicile peut être prolongée dans la journée après son utilisation nocturne.

Explication

La ventilation à domicile est délivrée par un ventilateur, habituellement avec un masque nasal ou naso-buccal ; une canule de trachéotomie reste exceptionnellement possible. Elle peut être prolongée le jour, notamment en contexte neuromusculaire. La confusion porte sur les indications : la ventilation traite l’hypoventilation et la pression positive continue le syndrome des apnées du sommeil.

24. Chez une personne présentant simultanément des critères fonctionnels obstructifs et restrictifs, quelles propositions s’appliquent à l’IRC mixte et aux PID ?

Une IRC mixte associe les critères fonctionnels d’un trouble obstructif et d’un trouble restrictif.
Dans une PID, une hypoventilation peut témoigner d’une atteinte pulmonaire terminale.
Dans une PID, l’hypoventilation indique une atteinte pulmonaire précoce plutôt qu’une atteinte terminale.
Dans les PID, l’hypoventilation est fréquente et caractérise les formes débutantes de la maladie.
Dans les PID, l’altération de la membrane alvéolo-capillaire augmente le TLCO.

Une IRC mixte associe les critères fonctionnels d’un trouble obstructif et d’un trouble restrictif. · Dans une PID, une hypoventilation peut témoigner d’une atteinte pulmonaire terminale.

Explication

Une IRC mixte associe les critères fonctionnels obstructifs et restrictifs. Dans les PID, l’hypoventilation est rare et peut témoigner d’une atteinte pulmonaire terminale ou d’une affection associée qui la favorise ; elle n’indique pas une atteinte précoce et ne caractérise pas les formes débutantes. L’altération de la membrane alvéolo-capillaire abaisse le TLCO.

25. Parmi les propositions suivantes concernant les signes fonctionnels de l’IRC, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La fibrose pulmonaire se manifeste typiquement par une toux productive avec expectorations.
À degré d’atteinte respiratoire égal, l’intensité de la dyspnée varie entre patients.
La BPCO peut s’accompagner de dyspnée d’effort, de toux et d’expectorations.
La dyspnée liée à l’IRC apparaît d’abord à l’effort, puis pour des efforts plus modestes.
Les maladies neuromusculaires peuvent provoquer une toux efficace et un encombrement bronchique rare.

À degré d’atteinte respiratoire égal, l’intensité de la dyspnée varie entre patients. · La BPCO peut s’accompagner de dyspnée d’effort, de toux et d’expectorations. · La dyspnée liée à l’IRC apparaît d’abord à l’effort, puis pour des efforts plus modestes.

Explication

La dyspnée commence généralement à l’effort, puis survient pour des efforts plus modestes et parfois au repos; elle varie beaucoup entre patients pour un même degré d’atteinte. La BPCO peut associer dyspnée, toux et expectorations, tandis que la fibrose est associée à une toux sèche et les maladies neuromusculaires à une toux inefficace et à un encombrement récurrent.

26. Une personne très peu active consulte pour des symptômes matinaux et une somnolence diurne. Concernant l’évaluation de la dyspnée et l’hypoventilation alvéolaire :

Une activité physique presque nulle permet de mesurer plus facilement la dyspnée d’effort.
L’hypoventilation alvéolaire peut entraîner un sommeil non réparateur et des céphalées frontales matinales.
L’échelle mMRC apprécie la dyspnée indépendamment des activités quotidiennes du patient.
L’échelle mMRC évalue la dyspnée en se fondant principalement sur les résultats de la gazométrie.
L’hypoventilation alvéolaire peut provoquer des céphalées frontales surtout en soirée.

L’hypoventilation alvéolaire peut entraîner un sommeil non réparateur et des céphalées frontales matinales.

Explication

L’hypoventilation alvéolaire peut altérer la qualité du sommeil, entraîner un sommeil non réparateur et provoquer des céphalées frontales matinales. La dyspnée peut être évaluée avec l’échelle mMRC en tenant compte des activités quotidiennes, mais elle n’est plus évaluable à l’effort lorsque l’activité physique est très diminuée ou nulle.

27. Les explorations fonctionnelles respiratoires d’un patient montrent un rapport VEMS/CVF de 66 %. Concernant le profil obstructif et ses caractéristiques :

L’oxygénothérapie de longue durée corrige efficacement l’hypoxémie de la BPCO à débits élevés.
Dans la BPCO, l’hypoxémie découle surtout d’une altération de la commande centrale ventilatoire.
Un rapport VEMS/CVF inférieur à 70 % répond à la définition d’un trouble ventilatoire obstructif.
Les insuffisances respiratoires chroniques obstructives sont principalement représentées par les bronchiolites.
Dans l’emphysème étendu, la destruction alvéolaire peut augmenter le transfert de l’oxyde de carbone.

Un rapport VEMS/CVF inférieur à 70 % répond à la définition d’un trouble ventilatoire obstructif.

Explication

Un rapport VEMS/CVF inférieur à 70 % définit un trouble ventilatoire obstructif, ce qui correspond au résultat présenté. Les insuffisances respiratoires chroniques obstructives sont principalement représentées par la BPCO ; l’emphysème étendu altère le transfert de l’oxyde de carbone, et l’hypoxémie de la BPCO est liée à une inadéquation ventilation-perfusion, corrigée par l’oxygénothérapie de longue durée à faibles débits.

28. Chez un patient atteint de PID fibrosante, la désaturation apparaît d’abord à l’effort. Quelles propositions caractérisent ces atteintes ?

L’altération de la membrane alvéolo-capillaire abaisse le TLCO dans les PID.
Une fibrose pulmonaire idiopathique représente une PID fibrosante de cause inconnue.
L’hypoxémie liée à l’atteinte de la diffusion apparaît d’abord au repos, puis à l’effort.
Une PID fibrosante de cause connue est notamment liée à une maladie vasculaire pulmonaire chronique.
L’atteinte de la diffusion alvéolo-capillaire entraîne d’abord une hypoxémie à l’effort.

L’altération de la membrane alvéolo-capillaire abaisse le TLCO dans les PID. · Une fibrose pulmonaire idiopathique représente une PID fibrosante de cause inconnue. · L’atteinte de la diffusion alvéolo-capillaire entraîne d’abord une hypoxémie à l’effort.

Explication

La fibrose pulmonaire idiopathique est une PID fibrosante de cause inconnue; une atteinte de cause connue peut notamment être professionnelle, iatrogène ou liée à une maladie de système. L’atteinte de la diffusion provoque d’abord une hypoxémie à l’effort, puis au repos, et l’altération de la membrane abaisse le TLCO; la maladie vasculaire pulmonaire chronique n’est pas citée comme cause de PID fibrosante.

29. Une personne atteinte d’insuffisance respiratoire chronique développe des œdèmes déclives et une polyglobulie. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Le remodelage vasculaire dû à l’hypoxie conduit à une diminution de la pression pulmonaire.
La polyglobulie diminue la viscosité sanguine et réduit le risque de thromboses artérielles ou veineuses.
La vasoconstriction pulmonaire hypoxique réduit les résistances vasculaires pulmonaires à long terme.
La production rénale d’érythropoïétine en réponse à l’hypoxémie chronique peut entraîner une polyglobulie adaptative.
Les œdèmes déclives sont attribués principalement à une baisse de la pression artérielle pulmonaire.

La production rénale d’érythropoïétine en réponse à l’hypoxémie chronique peut entraîner une polyglobulie adaptative.

Explication

La polyglobulie est une adaptation inconstante à l’hypoxémie chronique, liée à la production rénale d’érythropoïétine, et vise à préserver le contenu artériel en oxygène. Elle accroît plutôt la viscosité et le risque thrombotique; les œdèmes sont associés à des anomalies du facteur natriurétique ou à l’hypertension pulmonaire, laquelle résulte notamment d’une hausse des résistances et du remodelage.

30. Concernant les signes physiques et les examens diagnostiques de l’IRC :

La cyanose correspond à une coloration bleutée des téguments liée à l’hémoglobine désoxygénée.
La cyanose traduit la présence de plus de 5 g/L d’hémoglobine désoxygénée.
L’insuffisance cardiaque droite évoluée se manifeste notamment par une hypertrophie des membres supérieurs.
Le diagnostic d’IRC repose sur des gaz du sang réalisés à l’état stable et en air ambiant.
À un stade évolué, l’insuffisance cardiaque droite peut entraîner une turgescence jugulaire.

La cyanose correspond à une coloration bleutée des téguments liée à l’hémoglobine désoxygénée. · Le diagnostic d’IRC repose sur des gaz du sang réalisés à l’état stable et en air ambiant. · À un stade évolué, l’insuffisance cardiaque droite peut entraîner une turgescence jugulaire.

Explication

La cyanose est une coloration bleutée des téguments liée à plus de 5 g/dL d’hémoglobine désoxygénée. Une turgescence jugulaire est un signe possible d’insuffisance cardiaque droite évoluée, et le diagnostic d’IRC nécessite des gaz du sang à l’état stable et en air ambiant. Le seuil de cyanose est exprimé en g/dL, et les signes cardiaques droits incluent plutôt les œdèmes des membres inférieurs.

31. Chez un patient exploré pour une IRC, quelles propositions concernant les examens diagnostiques sont exactes ?

Une acidose respiratoire avec bicarbonates élevés aux gaz du sang suggère une hypercapnie chronique.
La radiographie thoracique peut suffire au diagnostic des embolies pulmonaires.
Un scanner thoracique peut préciser la topographie et l’étendue des lésions pulmonaires.
La radiographie thoracique précise généralement mieux la sémiologie des lésions que le scanner.
Les épreuves fonctionnelles respiratoires contribuent à orienter l’étiologie de l’IRC et son traitement.

Une acidose respiratoire avec bicarbonates élevés aux gaz du sang suggère une hypercapnie chronique. · Un scanner thoracique peut préciser la topographie et l’étendue des lésions pulmonaires. · Les épreuves fonctionnelles respiratoires contribuent à orienter l’étiologie de l’IRC et son traitement.

Explication

Une acidose respiratoire compensée par des bicarbonates élevés suggère une hypercapnie chronique. Le scanner thoracique peut préciser la topographie et l’étendue des lésions pulmonaires. Les épreuves fonctionnelles respiratoires contribuent à orienter l’étiologie de l’IRC et son traitement. Des bicarbonates abaissés ne suggèrent pas une hypercapnie chronique. La radiographie thoracique peut suffire au diagnostic de certaines pathologies, notamment des déformations thoraciques majeures ou des séquelles de tuberculose, mais pas des embolies pulmonaires.

32. Une hypertension pulmonaire secondaire à une insuffisance respiratoire chronique est évaluée par échographie et, si nécessaire, par cathétérisme droit. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une pression systolique supérieure à 20 mmHg à l’échographie suffit à établir le diagnostic définitif.
Sa confirmation par cathétérisme droit est fréquemment indiquée lorsque l’insuffisance respiratoire chronique est documentée.
Une pression artérielle pulmonaire systolique échographique supérieure à 35 mmHg peut faire suspecter cette hypertension.
Lorsqu’elle est secondaire à une insuffisance respiratoire chronique, elle relève du groupe 3 des hypertensions pulmonaires.
Sa définition hémodynamique associe une pression artérielle pulmonaire moyenne supérieure à 20 mmHg et des résistances supérieures à 3 UW.

Une pression artérielle pulmonaire systolique échographique supérieure à 35 mmHg peut faire suspecter cette hypertension. · Lorsqu’elle est secondaire à une insuffisance respiratoire chronique, elle relève du groupe 3 des hypertensions pulmonaires. · Sa définition hémodynamique associe une pression artérielle pulmonaire moyenne supérieure à 20 mmHg et des résistances supérieures à 3 UW.

Explication

La définition hémodynamique associe une pression artérielle pulmonaire moyenne supérieure à 20 mmHg et des résistances supérieures à 3 UW, mesurées au cathétérisme droit. L’hypertension liée à l’insuffisance respiratoire chronique appartient au groupe 3. Une PAPS échographique supérieure à 35 mmHg peut la faire suspecter, mais une pression systolique supérieure à 20 mmHg à l’échographie ne suffit pas à établir le diagnostic définitif. La confirmation par cathétérisme droit est rarement indiquée lorsque l’insuffisance respiratoire chronique est documentée.

33. Une gazométrie réalisée en air ambiant, au repos et à l’état stable montre une PaO2 de 58 mmHg. Concernant le seuil d’IRC grave :

Le seuil d’IRC grave est fixé à une PaO2 inférieure à 70 mmHg.
Le seuil de gravité correspond à moins de 60 mmHg de PaO2.
Une PaO2 de 58 mmHg dépasse le seuil retenu pour l’IRC grave.
Cette valeur répond au seuil de PaO2 retenu pour l’IRC grave.
L’évaluation de la gravité se fait à l’état stable et au repos.

Le seuil de gravité correspond à moins de 60 mmHg de PaO2. · Cette valeur répond au seuil de PaO2 retenu pour l’IRC grave. · L’évaluation de la gravité se fait à l’état stable et au repos.

Explication

Une PaO2 de 58 mmHg est inférieure au seuil de 60 mmHg définissant l’IRC grave, mesuré en air ambiant, au repos et à l’état stable. Le seuil de 70 mmHg correspond à la définition de l’IRC, et non à celle de sa forme grave.

34. Chez une personne atteinte d’insuffisance respiratoire chronique, un épisode aigu survient après une pneumonie et une prise de sédatifs. Quelles propositions concernant le risque évolutif et les facteurs déclenchants sont exactes ?

Une embolie pulmonaire ne fait pas partie des facteurs déclenchants à rechercher lors d’un épisode aigu.
La prise de sédatifs, notamment de benzodiazépines, figure parmi les facteurs déclenchants possibles.
L’insuffisance respiratoire aiguë constitue le principal risque évolutif de l’insuffisance respiratoire chronique.
Le traitement de la maladie causale et l’assistance respiratoire prolongée diminuent la survenue de ce risque aigu.
Une infection respiratoire basse, telle qu’une pneumonie, fait partie des facteurs déclenchants à rechercher.

La prise de sédatifs, notamment de benzodiazépines, figure parmi les facteurs déclenchants possibles. · L’insuffisance respiratoire aiguë constitue le principal risque évolutif de l’insuffisance respiratoire chronique. · Le traitement de la maladie causale et l’assistance respiratoire prolongée diminuent la survenue de ce risque aigu. · Une infection respiratoire basse, telle qu’une pneumonie, fait partie des facteurs déclenchants à rechercher.

Explication

L’insuffisance respiratoire aiguë est le principal risque évolutif, dont la survenue est réduite par le traitement causal et l’assistance respiratoire au long cours. Une pneumonie et les sédatifs figurent parmi les facteurs à rechercher ; l’embolie pulmonaire en fait également partie.

35. Chez une personne atteinte d’IRC obstructive, la PaO2 est de 57 mmHg et l’hématocrite atteint 56 %. Quelles propositions concernant l’OLD sont exactes ?

Une PaO2 inférieure à 55 mmHg constitue le seuil de prise en charge de l’IRC restrictive.
Pour une PaO2 entre 55 et 59 mmHg, une polyglobulie avec hématocrite inférieur à 55 % constitue le seuil décrit.
Une PaO2 entre 55 et 59 mmHg associée à un hématocrite supérieur à 55 % satisfait un critère de prise en charge.
L’oxygène s’adresse en priorité aux IRC hypercapniques liées à l’hypoventilation alvéolaire.
L’OLD vise principalement à corriger l’hypercapnie chronique et à prévenir les infections respiratoires.

Une PaO2 entre 55 et 59 mmHg associée à un hématocrite supérieur à 55 % satisfait un critère de prise en charge.

Explication

Dans l’IRC obstructive, une PaO2 comprise entre 55 et 59 mmHg ouvre le critère de prise en charge en présence de signes d’hypoxie tissulaire, dont un hématocrite supérieur à 55 %. L’oxygène s’adresse prioritairement aux IRC normo-hypocapniques par atteinte de l’échangeur, et l’OLD corrige l’hypoxémie chronique. Le seuil de polyglobulie est supérieur à 55 % ; pour l’IRC restrictive, le seuil mentionné est une PaO2 inférieure à 60 mmHg.

36. Un patient présente un pH de 7,32, une PaO₂ de 64 mmHg, une PaCO₂ de 46 mmHg et des lactates en hausse. Concernant les critères gazométriques de gravité :

La hausse des lactates ne constitue un critère que si le pH dépasse 7,35.
Sa PaO₂ supérieure à 60 mmHg constitue un critère gazométrique de gravité.
Sa PaCO₂ de 46 mmHg reste sous le seuil de gravité gazométrique.
Son pH inférieur à 7,35 constitue un critère gazométrique de gravité.
Une PaCO₂ inférieure à 45 mmHg constitue le seuil de gravité gazométrique.

Son pH inférieur à 7,35 constitue un critère gazométrique de gravité.

Explication

Un pH de 7,32 est inférieur au seuil de 7,35 et constitue donc un critère de gravité. La PaO₂ doit être inférieure à 60 mmHg, la PaCO₂ supérieure à 45 mmHg est préoccupante, et toute élévation des lactates est un critère, indépendamment du pH.

37. Chez une personne présentant une insuffisance respiratoire chronique, les explorations orientent vers une anomalie de la pompe ventilatoire ou de la vascularisation pulmonaire. Cochez les propositions exactes :

Une atteinte de la commande centrale est classée parmi les atteintes de la vascularisation pulmonaire.
Une hypertension pulmonaire peut être associée à une insuffisance respiratoire chronique par atteinte vasculaire pulmonaire.
Une atteinte des muscles inspiratoires peut relever d’une insuffisance respiratoire chronique par atteinte de la pompe ventilatoire.
Une hypertension pulmonaire oriente vers une atteinte de la pompe ventilatoire plutôt que de la vascularisation pulmonaire.
Une anomalie de la cage thoracique peut provoquer une hypoventilation alvéolaire et relever de la pompe ventilatoire.

Une hypertension pulmonaire peut être associée à une insuffisance respiratoire chronique par atteinte vasculaire pulmonaire. · Une atteinte des muscles inspiratoires peut relever d’une insuffisance respiratoire chronique par atteinte de la pompe ventilatoire. · Une anomalie de la cage thoracique peut provoquer une hypoventilation alvéolaire et relever de la pompe ventilatoire.

Explication

Les muscles inspiratoires, les anomalies de la cage thoracique et la commande centrale font partie des structures pouvant relever d’une atteinte de la pompe ventilatoire. L’hypertension pulmonaire correspond à une atteinte de la vascularisation pulmonaire, et non de la pompe.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Insuffisance respiratoire chronique.

Qu’est-ce que l’insuffisance respiratoire ?

L’incapacité à oxygéner le sang et à éliminer le gaz carbonique selon les besoins métaboliques.

Quel seuil définit l’IRC selon la PaO₂ ?

Une PaO₂ inférieure à 70 mmHg (9,3 kPa), mesurée en air ambiant, au repos et à l’état stable à deux reprises espacées d’au moins deux semaines.

Quel profil de PaCO₂ caractérise l’IRC hypoxémique ?

Une PaCO₂ normale ou diminuée, associée à une PaO₂ abaissée.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Insuffisance respiratoire chronique.

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