QCM : Généralités en infectiologie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lorsqu’une cellule de l’organisme devient anormale, quels signaux le système immunitaire est-il capable de percevoir ?

Des signaux associés exclusivement aux infections
Des signaux indiquant que le soi doit être rejeté
Des signaux de danger provenant du soi ou du non-soi
Des signaux provenant uniquement des agents étrangers

Des signaux de danger provenant du soi ou du non-soi

Explication

Le système immunitaire perçoit des signaux de danger provenant aussi bien du soi que du non-soi. Réduire la détection aux éléments étrangers ou aux seules infections écarte les dangers issus du soi, tandis que rejeter le soi confond perception et réponse immunitaire.

2. Quelle définition décrit le mieux l’immunité lorsqu’un organisme distingue ses propres constituants d’un élément étranger ?

Des mécanismes qui reconnaissent et rejettent le soi, et reconnaissent et tolèrent le non-soi
Des mécanismes qui reconnaissent et tolèrent le soi, et reconnaissent et rejettent le non-soi
Un mécanisme qui perçoit les signaux de danger sans distinguer le soi du non-soi
Des mécanismes qui rejettent tout élément reconnu, qu’il appartienne au soi ou au non-soi

Des mécanismes qui reconnaissent et tolèrent le soi, et reconnaissent et rejettent le non-soi

Explication

L’immunité regroupe les mécanismes qui permettent de tolérer ce qui appartient à l’organisme et de rejeter ce qui lui est étranger. Rejeter le soi inverse la distinction, percevoir le danger seul omet la réponse de tolérance ou de rejet, et rejeter tout élément supprime cette distinction.

3. Après une blessure, une réponse apparaît rapidement sans mémoire d’un contact antérieur ; plus tard, une réponse plus tardive se révèle plus efficace. Quelle caractérisation correspond à ces deux réponses ?

L’innée est précoce et dotée de mémoire ; l’adaptative est tardive et moins efficace
L’adaptative est précoce, rapide et sans mémoire ; l’innée est tardive et plus efficace
L’innée est précoce, rapide et sans mémoire ; l’adaptative est tardive et plus efficace
L’innée est tardive et plus efficace ; l’adaptative est précoce et sans mémoire

L’innée est précoce, rapide et sans mémoire ; l’adaptative est tardive et plus efficace

Explication

L’immunité innée est présente dès la naissance, précoce, rapide, non spécifique et dépourvue de mémoire ; l’immunité adaptative est tardive mais plus efficace. La réponse précoce sans mémoire est attribuée à tort à l’adaptative dans le premier distracteur, les deux suivants inversent le délai ou la mémoire.

4. Chez une personne présentant une infection locale, des leucocytes détectent l’agent pathogène. Quelle suite d’événements correspond au mécanisme inflammatoire décrit ?

Sécrétion de médiateurs, resserrement des capillaires, baisse du flux et écartement des cellules capillaires
Dilatation des capillaires, sécrétion de médiateurs, hausse du flux et rapprochement des cellules capillaires
Sécrétion de médiateurs, dilatation des capillaires, hausse du flux et écartement des cellules capillaires
Écartement des cellules capillaires, hausse du flux, détection de l’agent puis sécrétion de médiateurs

Sécrétion de médiateurs, dilatation des capillaires, hausse du flux et écartement des cellules capillaires

Explication

Après la détection par les récepteurs des leucocytes, ceux-ci sécrètent des médiateurs chimiques ; les capillaires se dilatent, le flux augmente et leurs cellules s’écartent. Le rapprochement des cellules, le resserrement et la baisse du flux contredisent ces étapes, tandis que le dernier choix place la détection après des effets qui lui succèdent.

5. Qu’est-ce qu’un antigène en immunologie ?

Une molécule produite par les lymphocytes B pour neutraliser les antigènes
Une cellule qui coordonne et régule les réponses immunitaires
Une molécule étrangère qui déclenche une réaction immunitaire
Un lymphocyte qui détruit les cellules infectées par cytotoxicité

Une molécule étrangère qui déclenche une réaction immunitaire

Explication

Un antigène est une molécule étrangère à l’organisme susceptible de déclencher une réaction immunitaire. Les molécules qui neutralisent les antigènes sont des anticorps, produits par les lymphocytes B.

6. Quel est l’effet d’un contact ultérieur avec un antigène conservé en mémoire par certains lymphocytes ?

La réaction immunitaire se limite à une inflammation locale.
La production d’anticorps devient plus lente et moins efficace.
Les lymphocytes cessent de reconnaître l’antigène rencontré.
La production d’anticorps devient plus rapide et plus efficace.

La production d’anticorps devient plus rapide et plus efficace.

Explication

Les lymphocytes mémoires permettent une production d’anticorps plus rapide et plus efficace lors d’un nouveau contact avec le même antigène. Une inflammation locale ne décrit pas cet effet spécifique de la mémoire immunitaire.

7. Quel est l’objectif de la surveillance de la fièvre chez une personne présentant des signes infectieux ?

Évaluer l’efficacité de l’immunité adaptative en mesurant la production d’anticorps
Déterminer la cause de la fièvre en comparant les différentes voies de prise de température
Suivre son évolution et sa tolérance afin de repérer une aggravation et d’en assurer la traçabilité
Identifier l’agent infectieux en se fondant sur la température et les symptômes associés

Suivre son évolution et sa tolérance afin de repérer une aggravation et d’en assurer la traçabilité

Explication

La surveillance permet de suivre la température, les signes associés et leur tolérance, tout en traçant les observations et en alertant le médecin en cas de pic hyperthermique. La température et les symptômes ne suffisent pas, à eux seuls, à identifier l’agent infectieux.

8. En quoi les déficits immunitaires primaires se distinguent-ils des déficits secondaires par leur origine habituelle ?

Les déficits primaires sont causés par le VIH, tandis que les secondaires proviennent de défauts héréditaires des anticorps.
Les déficits primaires sont souvent génétiques, tandis que les secondaires résultent d’autres maladies ou de traitements immunosuppresseurs.
Les déficits primaires sont dus à des traitements immunosuppresseurs, tandis que les secondaires sont souvent génétiques.
Les déficits primaires résultent du diabète de type 2, tandis que les secondaires sont présents dès la naissance.

Les déficits primaires sont souvent génétiques, tandis que les secondaires résultent d’autres maladies ou de traitements immunosuppresseurs.

Explication

Les formes primaires sont souvent liées à une origine génétique, alors que les formes secondaires apparaissent à la suite d’autres pathologies ou de traitements immunosuppresseurs. Le VIH peut entraîner un déficit secondaire, mais il ne définit pas les déficits primaires.

9. Lors d’une maladie auto-immune, quelle conséquence découle de la production d’auto-anticorps dirigés contre les cellules de l’organisme ?

Une baisse de la température corporelle liée à une infection grave
Des dommages tissulaires accompagnés d’une inflammation chronique
Une dégranulation des mastocytes provoquant une réaction allergique
Une destruction ciblée des agents pathogènes présents dans le sang

Des dommages tissulaires accompagnés d’une inflammation chronique

Explication

Les auto-anticorps attaquent les cellules de l’organisme et peuvent ainsi provoquer des dommages ainsi qu’une inflammation chronique. La dégranulation des mastocytes est plutôt associée à la phase déclenchée d’une hypersensibilité allergique.

10. Lors d’une greffe, comment le système immunitaire traite-t-il généralement les cellules provenant du donneur ?

Il les distingue uniquement lorsqu’elles sont cancéreuses.
Il les transforme en anticorps dirigés contre les microbes.
Il les reconnaît comme propres et les tolère.
Il les identifie comme étrangères et peut les rejeter.

Il les identifie comme étrangères et peut les rejeter.

Explication

Les cellules greffées font partie des éléments reconnus comme étrangers ou anormaux, et le système immunitaire peut donc les rejeter. La tolérance concerne le soi, tandis que les cellules d’un greffon sont perçues comme du non-soi.

11. Quelles caractéristiques décrivent l’immunité innée par rapport à l’immunité adaptative ?

Acquise après un premier contact, rapide, non spécifique de l’antigène et sans mémoire
Acquise après un premier contact, tardive, spécifique de l’antigène et dotée d’une mémoire
Présente dès la naissance, tardive, spécifique de l’antigène et dotée d’une mémoire
Présente dès la naissance, rapide, non spécifique de l’antigène et sans mémoire

Présente dès la naissance, rapide, non spécifique de l’antigène et sans mémoire

Explication

L’immunité innée est présente dès la naissance et se caractérise par une réponse rapide, non spécifique de l’antigène et dépourvue de mémoire. L’immunité adaptative, contrairement à une réponse tardive et spécifique, est celle qui acquiert une mémoire.

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Quels signaux le système immunitaire perçoit-il ?

Les signaux de danger provenant du soi ou du non-soi.

À quel moment l’immunité innée est-elle présente ?

Dès la naissance.

Qu’est-ce que la réaction inflammatoire ?

L’ensemble des mécanismes de l’immunité innée déclenchés par un agent pathogène, une lésion tissulaire ou une cellule cancéreuse.

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