QCM : Anatomie et physiologie cardiaques (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les généralités sur le cœur, quelles propositions sont exactes ?

Le cœur pèse en moyenne entre 150 et 200 grammes chez l’adulte.
Le cœur est un muscle creux dont les contractions automatiques sont organisées par un système de conduction.
Le cœur comporte deux ventricules et trois oreillettes organisés autour du système cardionecteur.
Au cours d’une vie, le cœur effectue environ trois cents millions de battements.
La fréquence cardiaque normale de l’Homme se situe généralement entre 80 et 100 battements par minute.

Le cœur est un muscle creux dont les contractions automatiques sont organisées par un système de conduction.

Explication

Le cœur est bien un muscle creux à contractions automatiques organisées par son système de conduction. La fréquence normale indiquée est de 60 à 80 battements par minute, son poids d’environ 250 à 300 grammes, il comprend deux oreillettes et deux ventricules, et il effectue environ trois milliards de battements au cours d’une vie.

2. Chez un patient présentant une pression élevée dans le ventricule gauche, quelles propositions décrivent correctement le cœur et les séreuses ?

Le péricarde, la plèvre et le péritoine constituent les trois séreuses de l’organisme.
Une séreuse comporte deux couches cellulaires séparées par un liquide facilitant le glissement.
La plèvre, le péricarde et le médiastin forment les trois séreuses de l’organisme.
Le cœur droit fonctionne à basse pression, contrairement au cœur gauche à pression élevée.
Le ventricule gauche présente une paroi plus épaisse que celle du ventricule droit.

Le péricarde, la plèvre et le péritoine constituent les trois séreuses de l’organisme. · Une séreuse comporte deux couches cellulaires séparées par un liquide facilitant le glissement. · Le cœur droit fonctionne à basse pression, contrairement au cœur gauche à pression élevée. · Le ventricule gauche présente une paroi plus épaisse que celle du ventricule droit.

Explication

La pression élevée du cœur gauche s’accompagne d’une paroi ventriculaire gauche plus épaisse, tandis que le cœur droit fonctionne à basse pression. Une séreuse possède deux couches cellulaires et un liquide réduisant les frottements ; les trois séreuses sont le péricarde, la plèvre et le péritoine, et non le médiastin.

3. Lors d’un repérage anatomique du cœur, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le cœur pèse environ 350 à 400 grammes chez l’adulte.
Le cœur s’étend entre la troisième et la sixième vertèbre thoracique.
Les cavités droites sont principalement antérieures, tandis que les cavités gauches sont postérieures.
Le cœur se trouve dans le médiastin moyen, derrière le sternum et au-dessus du diaphragme.
Le cœur repose sur le centre tendineux du péricarde, au-dessus du diaphragme.

Les cavités droites sont principalement antérieures, tandis que les cavités gauches sont postérieures. · Le cœur se trouve dans le médiastin moyen, derrière le sternum et au-dessus du diaphragme.

Explication

Le cœur pèse environ 250 à 300 grammes, et non 350 à 400 grammes. Les cavités droites sont antérieures et les cavités gauches postérieures, avec une petite portion du ventricule gauche restant antérieure. Le cœur occupe la partie inférieure du médiastin moyen, derrière le sternum et au-dessus du diaphragme ; il s’étend de la cinquième à la huitième vertèbre thoracique et repose sur le centre tendineux du diaphragme.

4. Après une plaie pénétrante antérieure du thorax, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) concernant l’exposition cardiaque et les voies d’abord ?

La paroi du ventricule gauche mesure environ 5 millimètres, hors septum interventriculaire.
Le ventricule droit est la cavité cardiaque la plus exposée en raison de sa position antérieure.
La paroi du ventricule droit mesure environ 10 à 15 millimètres, hors septum interventriculaire.
Une plaie antérieure du cœur conduit généralement à choisir une thoracotomie gauche.
Une thoracotomie gauche permet principalement d’aborder la face sterno-costale et le ventricule droit.

Le ventricule droit est la cavité cardiaque la plus exposée en raison de sa position antérieure.

Explication

Le ventricule droit, situé le plus en avant, est la cavité la plus exposée lors d’un traumatisme pénétrant antérieur. Une thoracotomie gauche donne accès à la face pulmonaire et au ventricule gauche, tandis qu’une plaie antérieure impose une sternotomie médiane ; les parois ventriculaires mesurent environ 5 mm à droite et 10 à 15 mm à gauche.

5. À propos de la forme et des variations morphologiques du cœur :

En inspiration, le cœur tend à devenir plus vertical, et en expiration plus horizontal.
Le cœur présente une forme pyramidale à trois faces, une base et un sommet, orientée en avant et vers la gauche.
Son grand axe mesure en moyenne environ 12 centimètres et son plus grand diamètre environ 10 centimètres.
Chez un sujet longiligne, le cœur tend à être plus vertical que chez un sujet corpulent.
La forme générale du cœur est orientée en arrière et vers la droite, avec son sommet en haut.

En inspiration, le cœur tend à devenir plus vertical, et en expiration plus horizontal. · Le cœur présente une forme pyramidale à trois faces, une base et un sommet, orientée en avant et vers la gauche. · Son grand axe mesure en moyenne environ 12 centimètres et son plus grand diamètre environ 10 centimètres. · Chez un sujet longiligne, le cœur tend à être plus vertical que chez un sujet corpulent.

Explication

Le cœur est une pyramide à trois faces, une base et un sommet, orientée en avant et vers la gauche ; ses dimensions moyennes sont d’environ 12 cm sur le grand axe et 10 cm pour le plus grand diamètre. Il tend à être plus vertical chez les sujets longilignes et en inspiration, et plus horizontal chez les sujets corpulents et en expiration.

6. Concernant les faces et les sillons du cœur, quelles propositions sont exactes ?

Sur la face postérieure, l’oreillette gauche reçoit les deux veines caves et l’oreillette droite les quatre veines pulmonaires.
Sur la face postérieure, l’oreillette droite reçoit les veines caves supérieure et inférieure.
La face sterno-costale est concave et sa partie ventriculaire est principalement constituée par le ventricule gauche.
La face sterno-costale est convexe et sa partie ventriculaire est majoritairement formée par le ventricule droit.
Les sillons comprennent les sillons atrio-ventriculaires droit et gauche, ainsi que les sillons inter-atrial et inter-ventriculaire.

Sur la face postérieure, l’oreillette droite reçoit les veines caves supérieure et inférieure. · La face sterno-costale est convexe et sa partie ventriculaire est majoritairement formée par le ventricule droit. · Les sillons comprennent les sillons atrio-ventriculaires droit et gauche, ainsi que les sillons inter-atrial et inter-ventriculaire.

Explication

La face sterno-costale est convexe et majoritairement occupée par le ventricule droit, avec une petite portion antérieure du ventricule gauche. Les sillons comprennent les deux sillons atrio-ventriculaires, le sillon inter-atrial et le sillon inter-ventriculaire ; en arrière, l’oreillette droite reçoit les veines caves et l’oreillette gauche les quatre veines pulmonaires.

7. Concernant la forme et les faces du cœur :

L’apex correspond à la pointe du ventricule gauche.
La base correspond à la face ventrale du cœur, orientée en avant et à gauche.
Le sillon inter-ventriculaire postérieur parcourt la face diaphragmatique.
La face diaphragmatique est orientée vers le bas et l’arrière.
La base dorsale comprend les deux oreillettes et regarde en arrière et à droite.

L’apex correspond à la pointe du ventricule gauche. · Le sillon inter-ventriculaire postérieur parcourt la face diaphragmatique. · La face diaphragmatique est orientée vers le bas et l’arrière. · La base dorsale comprend les deux oreillettes et regarde en arrière et à droite.

Explication

L’apex est la pointe du ventricule gauche, et la face diaphragmatique regarde vers le bas et l’arrière, où passe le sillon inter-ventriculaire postérieur. La base dorsale comprend les deux oreillettes et est orientée en arrière et à droite ; la situer sur la face ventrale et l’orienter en avant et à gauche est inexact.

8. Un chirurgien évalue les rapports antérieurs et inférieurs du cœur avant une intervention :

Le diaphragme sépare le cœur du fundus gastrique et du lobe gauche du foie à gauche.
En avant, le cœur est en rapport avec les plèvres médiastinales et les bords ventraux pulmonaires.
En avant, le cœur est en rapport avec le thymus situé en bas.
À droite, le diaphragme sépare le cœur du foie.
Les artères mammaires internes proviennent des artères sous-clavières et peuvent servir de greffons coronariens.

Le diaphragme sépare le cœur du fundus gastrique et du lobe gauche du foie à gauche. · En avant, le cœur est en rapport avec les plèvres médiastinales et les bords ventraux pulmonaires. · À droite, le diaphragme sépare le cœur du foie. · Les artères mammaires internes proviennent des artères sous-clavières et peuvent servir de greffons coronariens.

Explication

Les rapports antérieurs comprennent les plèvres médiastinales et les bords ventraux des poumons ; le thymus se trouve également en avant, en haut. Les artères mammaires internes, issues des sous-clavières, peuvent être utilisées comme greffons. Le diaphragme sépare le cœur des organes abdominaux cités à gauche et du foie à droite ; situer le thymus en bas est inexact.

9. Lors d’un bilan cardiologique, quelle(s) proposition(s) concernant les rapports du cœur est/sont exacte(s) ?

Une lésion du nerf vague gauche entraîne l’ascension de la coupole diaphragmatique gauche.
Une lésion du nerf phrénique droit entraîne l’ascension de la coupole diaphragmatique droite.
L’échographie transœsophagienne offre une vue précise des valves tricuspide et pulmonaire.
L’œsophage situé derrière l’oreillette gauche permet une échographie transœsophagienne précise des valves mitrale et aortique.
Le choc de pointe peut être recherché au sixième espace intercostal gauche, sur la ligne médio-claviculaire.

Une lésion du nerf phrénique droit entraîne l’ascension de la coupole diaphragmatique droite. · L’œsophage situé derrière l’oreillette gauche permet une échographie transœsophagienne précise des valves mitrale et aortique. · Le choc de pointe peut être recherché au sixième espace intercostal gauche, sur la ligne médio-claviculaire.

Explication

Une lésion du nerf phrénique droit élève la coupole diaphragmatique droite, tandis qu’une lésion du nerf phrénique gauche élève la coupole gauche. La proximité de l’œsophage avec l’oreillette gauche permet d’examiner précisément les valves mitrale et aortique, et le choc de pointe se recherche au sixième espace intercostal gauche sur la ligne médio-claviculaire. L’échographie transœsophagienne n’offre pas la vue précise indiquée des valves tricuspide et pulmonaire, et le nerf vague gauche n’assure pas l’innervation motrice du diaphragme.

10. Chez un patient dont l’éjection systolique dépend du raccourcissement circonférentiel, quelle(s) proposition(s) concernant les fibres ventriculaires est/sont exacte(s) ?

La couche périphérique est commune aux deux ventricules, tandis que les couches moyenne et interne sont propres à chacun.
La couche moyenne est commune aux deux ventricules, tandis que la couche périphérique est propre à chacun.
La couche périphérique hélicoïdale contribue au raccourcissement longitudinal.
La couche moyenne, circulaire ou arciforme, est la plus épaisse et assure l’essentiel de l’éjection systolique.
La couche interne contribue au raccourcissement longitudinal et forme notamment les piliers papillaires.

La couche périphérique est commune aux deux ventricules, tandis que les couches moyenne et interne sont propres à chacun. · La couche périphérique hélicoïdale contribue au raccourcissement longitudinal. · La couche moyenne, circulaire ou arciforme, est la plus épaisse et assure l’essentiel de l’éjection systolique. · La couche interne contribue au raccourcissement longitudinal et forme notamment les piliers papillaires.

Explication

La couche périphérique est commune aux deux ventricules, alors que les couches moyenne et interne sont propres à chacun. La couche moyenne, la plus épaisse, produit le raccourcissement circonférentiel responsable de l’essentiel de l’éjection ; les couches périphérique et interne contribuent au raccourcissement longitudinal, et la couche interne forme notamment les piliers papillaires. La répartition des couches communes et propres est inversée dans l’énoncé erroné.

11. Dans une séquence où la pression d’une cavité devient supérieure à celle de sa voisine, quelles propositions décrivent le régime de pression cardiaque ?

Dans le ventricule droit, la pression systolique atteint environ 120 mmHg.
La pression diastolique est observée pendant le relâchement cardiaque.
Le sang passe de la cavité à pression supérieure vers la cavité voisine.
La pression systolique est celle mesurée pendant le relâchement du cœur.
La pression systolique correspond à celle que génère la contraction du cœur.

La pression diastolique est observée pendant le relâchement cardiaque. · Le sang passe de la cavité à pression supérieure vers la cavité voisine. · La pression systolique correspond à celle que génère la contraction du cœur.

Explication

La pression systolique du ventricule droit est d’environ 30 mmHg, et non 120 mmHg. Le sang passe vers la cavité voisine lorsque la pression de la première cavité est supérieure à celle de la seconde. La pression systolique est générée par la contraction du cœur, tandis que la pression diastolique est observée pendant son relâchement.

12. Chez un patient dont on relève les pressions des cavités et des artères, quelles valeurs sont compatibles avec les régimes cardiaques ?

Le ventricule gauche atteint environ 120 mmHg en systole et 0 à 8 mmHg en diastole.
La pression de l’artère pulmonaire avoisine 120/70 mmHg, comme celle des artères périphériques.
L’artère pulmonaire affiche environ 30/15 mmHg, contre 120/70 mmHg en périphérie.
Le ventricule droit présente environ 30 mmHg en systole et 0 à 5 mmHg en diastole.
La pression de l’oreillette gauche reste dans une plage de 0 à 8 mmHg.

Le ventricule gauche atteint environ 120 mmHg en systole et 0 à 8 mmHg en diastole. · L’artère pulmonaire affiche environ 30/15 mmHg, contre 120/70 mmHg en périphérie. · Le ventricule droit présente environ 30 mmHg en systole et 0 à 5 mmHg en diastole. · La pression de l’oreillette gauche reste dans une plage de 0 à 8 mmHg.

Explication

Les valeurs sont d’environ 120/0–8 mmHg pour le ventricule gauche, 30/0–5 mmHg pour le ventricule droit et 30/15 mmHg pour l’artère pulmonaire, bien en dessous des 120/70 mmHg périphériques. La pression de l’oreillette gauche reste entre 0 et 8 mmHg ; lui attribuer la pression périphérique est incorrect.

13. Un patient présente une sténose valvulaire et une communication inter-auriculaire ; quelles conséquences hémodynamiques sont possibles ?

La communication peut entraîner un shunt gauche-droit de sang déjà oxygéné.
La sténose augmente la pression dans la cavité située en amont de l’obstacle.
En fin de diastole, le retour veineux et la contraction auriculaire abaissent légèrement la pression auriculaire.
Le shunt gauche-droit initial diminue la saturation artérielle en oxygène.
La pression systolique du ventricule droit est d’environ 120 mmHg.

La communication peut entraîner un shunt gauche-droit de sang déjà oxygéné. · La sténose augmente la pression dans la cavité située en amont de l’obstacle.

Explication

La pression systolique du ventricule droit est d’environ 30 mmHg, et non 120 mmHg. Une sténose augmente la pression dans la cavité située en amont de l’obstacle. En fin de diastole, le retour veineux et la contraction auriculaire élèvent légèrement la pression auriculaire. Une communication inter-auriculaire peut entraîner un shunt gauche-droit de sang oxygéné, sans baisse initiale de la saturation artérielle.

14. Lorsqu’une communication cardiaque s’accompagne d’une inversion du gradient de pression, quelles propositions rendent compte des shunts et de leurs conséquences ?

Un shunt gauche-droit prolongé peut surcharger le cœur droit en débit.
La tétralogie de Fallot associe une sténose pulmonaire à une communication interventriculaire.
Un shunt gauche-droit prolongé peut diminuer la pression pulmonaire.
Si la pression droite dépasse la gauche, un shunt droit-gauche peut provoquer une cyanose.
Un shunt droit-gauche mélange du sang oxygéné au sang peu oxygéné et peut entraîner une cyanose.

Un shunt gauche-droit prolongé peut surcharger le cœur droit en débit. · La tétralogie de Fallot associe une sténose pulmonaire à une communication interventriculaire. · Si la pression droite dépasse la gauche, un shunt droit-gauche peut provoquer une cyanose.

Explication

Un shunt gauche-droit prolongé peut surcharger le cœur droit en débit et augmenter la pression pulmonaire. La tétralogie de Fallot associe une sténose de l’artère pulmonaire à une communication interventriculaire. Si la pression droite dépasse la pression gauche, un shunt droit-gauche peut mélanger du sang peu oxygéné au sang oxygéné et provoquer une cyanose.

15. Concernant les souffles cardiaques auscultés aux foyers mitral et aortique :

Un rétrécissement aortique produit un souffle systolique rugueux au foyer aortique.
Un souffle systolique au foyer mitral s’entend au quatrième espace intercostal gauche.
Un souffle diastolique au foyer aortique correspond au rétrécissement aortique.
Un souffle systolique au foyer mitral évoque une régurgitation vers l’oreillette gauche.
Un souffle diastolique au foyer aortique traduit un reflux vers le ventricule gauche.

Un rétrécissement aortique produit un souffle systolique rugueux au foyer aortique. · Un souffle systolique au foyer mitral évoque une régurgitation vers l’oreillette gauche. · Un souffle diastolique au foyer aortique traduit un reflux vers le ventricule gauche.

Explication

Le souffle systolique mitral traduit une insuffisance mitrale avec régurgitation vers l’oreillette gauche, et le souffle diastolique aortique signale une insuffisance aortique avec reflux vers le ventricule gauche. Le rétrécissement aortique donne un souffle systolique rugueux au foyer aortique. Le foyer mitral se situe au cinquième espace intercostal gauche, et non au quatrième.

16. Pour explorer une suspicion d’épanchement péricardique et de fuite valvulaire, cochez les propositions exactes :

L’échographie transthoracique s’effectue avec une sonde posée sur le thorax.
L’échographie cardiaque permet de rechercher un épanchement dans le péricarde.
Le Doppler couleur aide à repérer le sens des flux et les fuites valvulaires.
L’échographie transœsophagienne explore moins finement les valves mitrale et aortique.
L’auscultation détecte un souffle, tandis que l’échographie en précise l’importance.

L’échographie transthoracique s’effectue avec une sonde posée sur le thorax. · L’échographie cardiaque permet de rechercher un épanchement dans le péricarde. · Le Doppler couleur aide à repérer le sens des flux et les fuites valvulaires. · L’auscultation détecte un souffle, tandis que l’échographie en précise l’importance.

Explication

L’échographie examine le péricarde, recherche un épanchement, évalue les cavités et visualise les flux et les fuites grâce au Doppler couleur. La voie transthoracique place la sonde sur le thorax, tandis que l’auscultation détecte le souffle et l’échographie en caractérise notamment l’importance ; l’exploration transœsophagienne des valves mitrale et aortique est plus fine, non moins fine.

17. Un patient présente une pression artérielle systolique de 86 mmHg. Concernant l’évaluation et les profils de choc :

Une tamponnade associe une fréquence augmentée, des extrémités froides et une PVC élevée.
Un choc vagal associe une fréquence diminuée, des extrémités froides et une PVC basse.
Une pression systolique de 86 mmHg satisfait au critère clinique de définition du choc.
La fréquence cardiaque et la chaleur cutanée contribuent à orienter l’évaluation d’un choc.
Le choc est défini cliniquement par une pression systolique inférieure à 80 mmHg.

Une tamponnade associe une fréquence augmentée, des extrémités froides et une PVC élevée. · Un choc vagal associe une fréquence diminuée, des extrémités froides et une PVC basse. · Une pression systolique de 86 mmHg satisfait au critère clinique de définition du choc. · La fréquence cardiaque et la chaleur cutanée contribuent à orienter l’évaluation d’un choc.

Explication

Le seuil clinique retenu est une pression systolique inférieure à 90 mmHg, et l’évaluation prend notamment en compte la fréquence cardiaque et la chaleur cutanée. Le profil vagal associe fréquence diminuée et PVC basse, tandis que la tamponnade entraîne une PVC élevée avec fréquence augmentée ; le seuil proposé de 80 mmHg est incorrect.

18. Parmi les propositions suivantes concernant les profils et traitements de certains états de choc, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’incompétence cardiaque associe fréquence augmentée, extrémités froides et PVC élevée.
Le choc allergique associe fréquence augmentée, extrémités chaudes et PVC basse.
L’incompétence cardiaque se traite d’abord par des corticoïdes, puis par drainage.
Le bloc auriculo-ventriculaire se traite par vasoconstricteurs et remplissage comme un choc allergique.
Un bloc auriculo-ventriculaire peut associer fréquence diminuée, extrémités froides et PVC élevée.

L’incompétence cardiaque associe fréquence augmentée, extrémités froides et PVC élevée. · Le choc allergique associe fréquence augmentée, extrémités chaudes et PVC basse. · Un bloc auriculo-ventriculaire peut associer fréquence diminuée, extrémités froides et PVC élevée.

Explication

L’incompétence cardiaque présente une fréquence augmentée et une PVC élevée ; des inotropes positifs puis une assistance circulatoire peuvent être utilisés. Le bloc auriculo-ventriculaire associe fréquence diminuée et PVC élevée, avec atropine, isoprénaline ou stimulation ; le choc allergique présente plutôt des extrémités chaudes et une PVC basse, et les traitements attribués aux deux profils cardiogéniques sont erronés.

19. À propos des signes cutanés d’hypodébit et de la compensation ventriculaire :

Une dilatation ventriculaire modérée peut préserver le volume éjecté malgré une fraction d’éjection réduite.
Les marbrures résultent principalement d’une vasodilatation cutanée homogène augmentant la perfusion locale.
La vasoconstriction cutanée peut créer des différences locales de vascularisation visibles en marbrures.
Une dilatation ventriculaire excessive améliore la contraction et augmente durablement la fraction d’éjection.
La froideur cutanée fait partie des signes cliniques associés à l’hypodébit cardiaque.

Une dilatation ventriculaire modérée peut préserver le volume éjecté malgré une fraction d’éjection réduite. · La vasoconstriction cutanée peut créer des différences locales de vascularisation visibles en marbrures. · La froideur cutanée fait partie des signes cliniques associés à l’hypodébit cardiaque.

Explication

La vasoconstriction périphérique produit des différences locales de vascularisation, responsables des marbrures et de la froideur cutanée. La dilatation peut compenser partiellement une fraction d’éjection diminuée, mais lorsqu’elle devient excessive, l’efficacité contractile et la fraction d’éjection chutent ; elle n’améliore donc pas durablement la contraction.

20. Un patient a une fraction d’éjection de 30 % et un volume ventriculaire doublé ; que peut-on conclure sur ces repères ?

Une radiographie thoracique peut montrer la dilatation cardiaque associée à une cardiomégalie.
La dilatation cardiaque n’est pas visible sur une radiographie thoracique standard.
Avec une fraction d’éjection de 30 % et un volume doublé, le volume éjecté devient la moitié de la normale.
La cardiomégalie peut constituer une compensation du débit par augmentation du volume ventriculaire.
Dans cet exemple, le volume éjecté à chaque systole reste normal malgré la fraction réduite.

Une radiographie thoracique peut montrer la dilatation cardiaque associée à une cardiomégalie. · La cardiomégalie peut constituer une compensation du débit par augmentation du volume ventriculaire. · Dans cet exemple, le volume éjecté à chaque systole reste normal malgré la fraction réduite.

Explication

Dans l’exemple, la fraction d’éjection de 30 % associée au doublement du volume maintient un volume systolique absolu normal ; l’affirmation d’une réduction de moitié est donc fausse. La cardiomégalie est une compensation possible et la dilatation cardiaque peut être visible sur une radiographie thoracique.

21. Parmi les propositions suivantes concernant le trajet de l’influx cardiaque et les fréquences automatiques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’influx passe du nœud sinusal au nœud auriculo-ventriculaire, puis au faisceau de His.
La fréquence automatique propre atteint environ 40 par minute au niveau des branches.
Après le faisceau de His, l’influx rejoint d’abord le réseau de Purkinje, puis les branches.
La fréquence automatique propre est d’environ 40 par minute au nœud auriculo-ventriculaire.
Le nœud sinusal présente une fréquence automatique propre d’environ 70 par minute.

L’influx passe du nœud sinusal au nœud auriculo-ventriculaire, puis au faisceau de His. · La fréquence automatique propre est d’environ 40 par minute au nœud auriculo-ventriculaire. · Le nœud sinusal présente une fréquence automatique propre d’environ 70 par minute.

Explication

L’influx suit le trajet nœud sinusal, nœud auriculo-ventriculaire, puis faisceau de His; il poursuit ensuite vers les branches et Purkinje. Les fréquences propres sont d’environ 70/min au nœud sinusal, 40/min au nœud auriculo-ventriculaire et 20/min aux branches.

22. Un patient porteur d’un pacemaker présente une stimulation du ventricule droit avant celle du ventricule gauche. Concernant la prise en charge et la synchronisation :

La stimulation du seul ventricule droit en premier crée un asynchronisme défavorable à l’efficacité hémodynamique.
Le pacemaker délivre un influx électrique reproduisant la conduction naturelle interrompue.
Une sonde supplémentaire peut stimuler simultanément le ventricule gauche.
La stimulation ventriculaire gauche avant la droite constitue l’asynchronisme décrit dans cette situation.
Un pacemaker est un boîtier non programmable qui restaure directement la conduction myocardique spontanée.

La stimulation du seul ventricule droit en premier crée un asynchronisme défavorable à l’efficacité hémodynamique. · Le pacemaker délivre un influx électrique reproduisant la conduction naturelle interrompue. · Une sonde supplémentaire peut stimuler simultanément le ventricule gauche.

Explication

Le pacemaker est un boîtier programmable qui reproduit l’influx naturel lorsque la conduction est interrompue, et une sonde supplémentaire peut stimuler simultanément le ventricule gauche. Stimuler d’abord le ventricule droit crée un asynchronisme défavorable; le sens inverse n’est pas celui décrit.

23. Un ECG montre un intervalle PR de 220 ms. Concernant cet intervalle et la morphologie du complexe QRS, quelles sont les réponses exactes ?

Le complexe QRS présente une déflexion négative Q, suivie d’une déflexion positive R.
La plage normale de l’intervalle PR s’étend de 120 à 200 ms.
Un intervalle PR de 220 ms correspond à un bloc auriculoventriculaire du premier degré.
Un intervalle PR de 180 ms dépasse la limite supérieure normale et définit un bloc du premier degré.
Le complexe QRS débute par une déflexion positive R, suivie des déflexions Q puis S.

Le complexe QRS présente une déflexion négative Q, suivie d’une déflexion positive R. · La plage normale de l’intervalle PR s’étend de 120 à 200 ms. · Un intervalle PR de 220 ms correspond à un bloc auriculoventriculaire du premier degré.

Explication

Un PR supérieur à 200 ms définit un bloc auriculoventriculaire du premier degré; 220 ms répond donc à ce critère, tandis que 180 ms reste dans la plage normale de 120 à 200 ms. Le QRS suit l’ordre Q négative, R positive, puis S négative.

24. Un patient présente un BAV complet avec une activité ventriculaire très lente. Quelle prise en charge découle de cette situation ?

La mise en place urgente d’un pacemaker temporaire constitue une option de prise en charge.
Un pacemaker temporaire peut être posé par voie fémorale avec une sonde ventriculaire.
La mise en place d’un pacemaker peut être différée, car le BAV complet ne requiert pas d’urgence.
Un pacemaker définitif peut être implanté par voie axillaire.
La stimulation définitive peut être réalisée par voie fémorale avec une sonde placée dans le ventricule.

La mise en place urgente d’un pacemaker temporaire constitue une option de prise en charge. · Un pacemaker temporaire peut être posé par voie fémorale avec une sonde ventriculaire. · Un pacemaker définitif peut être implanté par voie axillaire.

Explication

Le BAV complet impose en urgence un pacemaker, temporaire ou définitif. La voie fémorale avec sonde ventriculaire correspond à la stimulation temporaire, tandis que la voie axillaire est indiquée pour la stimulation définitive.

25. Concernant les tuniques de la paroi cardiaque, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’épicarde correspond au feuillet viscéral du péricarde, appliqué contre le cœur.
L’endocarde est une couche monocellulaire en continuité avec l’endothélium des gros vaisseaux.
Le myocarde constitue la couche musculaire contractile située entre l’endocarde et l’épicarde.
L’endocarde est la tunique la plus interne de la paroi cardiaque.
La paroi cardiaque comprend l’endocarde interne, le myocarde intermédiaire et l’épicarde externe.

L’épicarde correspond au feuillet viscéral du péricarde, appliqué contre le cœur. · L’endocarde est une couche monocellulaire en continuité avec l’endothélium des gros vaisseaux. · Le myocarde constitue la couche musculaire contractile située entre l’endocarde et l’épicarde. · L’endocarde est la tunique la plus interne de la paroi cardiaque. · La paroi cardiaque comprend l’endocarde interne, le myocarde intermédiaire et l’épicarde externe.

Explication

La paroi comporte trois tuniques ordonnées de l’intérieur vers l’extérieur : endocarde, myocarde et épicarde. L’endocarde est monocellulaire et tapisse les cavités et les valves; le myocarde est contractile, et l’épicarde correspond au feuillet viscéral du péricarde.

26. Parmi les propositions suivantes concernant l’endocardite et le péricarde, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’espace péricardique est dépourvu de liquide et sépare deux feuillets fibreux externes.
Le péricarde comprend un feuillet viscéral au contact du cœur et un espace contenant du liquide.
Une endocardite est une infection de l’endocarde qui atteint essentiellement les valves.
Une endocardite correspond à une infection du myocarde touchant principalement le muscle cardiaque.
Le feuillet fibreux externe du péricarde est situé entre le cœur et le feuillet viscéral.

Le péricarde comprend un feuillet viscéral au contact du cœur et un espace contenant du liquide. · Une endocardite est une infection de l’endocarde qui atteint essentiellement les valves.

Explication

L’endocardite infecte l’endocarde et atteint essentiellement les valves, et non le myocarde. Le péricarde comprend un feuillet viscéral au contact du cœur, un espace liquidien et un feuillet fibreux externe.

27. À propos de l’oreillette droite et de la fosse ovale :

La fosse ovale est une zone déprimée et amincie du septum interatrial.
La pression de l’oreillette droite est comprise entre 0 et 5 mmHg.
Le sang arrivant dans l’oreillette droite par les veines caves est oxygéné par les tissus.
La fosse ovale correspond à une saillie épaissie située dans la paroi de l’oreillette droite.
L’oreillette droite reçoit le sang désaturé provenant des veines caves supérieure et inférieure.

La fosse ovale est une zone déprimée et amincie du septum interatrial. · La pression de l’oreillette droite est comprise entre 0 et 5 mmHg. · L’oreillette droite reçoit le sang désaturé provenant des veines caves supérieure et inférieure.

Explication

L’oreillette droite reçoit le sang désaturé des deux veines caves et sa pression est de 0 à 5 mmHg. La fosse ovale est une zone déprimée et amincie du septum interatrial, et non une saillie épaissie.

28. Chez un patient présentant un rétrécissement pulmonaire et une communication entre les ventricules, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une pression droite supérieure à la pression gauche peut favoriser un shunt droit-gauche.
La valvule d’Eustachi assure une fermeture continente de l’orifice cave inférieur.
Le sinus veineux coronaire conduit le sang veineux du cœur vers l’oreillette gauche.
La valvule d’Eustachi borde l’orifice de la veine cave supérieure.
Un shunt droit-gauche peut apparaître lorsque la pression gauche dépasse la pression droite.

Une pression droite supérieure à la pression gauche peut favoriser un shunt droit-gauche.

Explication

Un rétrécissement pulmonaire peut augmenter la pression des cavités droites et favoriser le passage du sang vers la gauche. La valvule d’Eustachi borde la veine cave inférieure et est incontinente ; le sinus coronaire draine le sang veineux du cœur vers l’oreillette droite.

29. Dans un ventricule droit dont on examine l’organisation interne et les parois :

La crête supraventriculaire sépare le ventricule droit de l’oreillette droite.
Le muscle papillaire antérieur, situé sur la paroi sterno-costale, est le plus volumineux.
La crête supraventriculaire sépare les chambres de remplissage et d’éjection.
Cette cavité pyramidale génère une pression voisine de 30 mmHg.
Le muscle papillaire postérieur est plus volumineux que le muscle antérieur.

Le muscle papillaire antérieur, situé sur la paroi sterno-costale, est le plus volumineux. · La crête supraventriculaire sépare les chambres de remplissage et d’éjection. · Cette cavité pyramidale génère une pression voisine de 30 mmHg.

Explication

La crête supraventriculaire sépare la chambre de remplissage de la chambre d’éjection, et le ventricule droit génère environ 30 mmHg. Le muscle papillaire antérieur, porté par la paroi sterno-costale, est le plus volumineux ; le postérieur est plus petit, et la crête ne sépare pas le ventricule de l’oreillette.

30. Parmi les propositions suivantes concernant la valve tricuspide et la base du ventricule droit, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

L’apex du ventricule droit constitue l’apex du cœur.
L’orifice tricuspide mesure environ 20 à 25 mm de diamètre.
La cuspide septale est la plus large des trois cuspides tricuspides.
L’orifice pulmonaire mesure 3 à 4 cm et possède trois feuillets.
La cuspide postérieure de la tricuspide est reliée au pilier postérieur.

La cuspide postérieure de la tricuspide est reliée au pilier postérieur.

Explication

La cuspide postérieure est reliée au pilier postérieur, tandis que la cuspide antérieure est la plus large et la cuspide septale la plus petite. L’apex du cœur est celui du ventricule gauche ; l’orifice tricuspide mesure 3 à 4 cm et l’orifice pulmonaire 20 à 25 mm.

31. À propos de l’oreillette gauche et de la fibrillation auriculaire :

L’oreillette gauche reçoit le sang oxygéné par quatre veines pulmonaires.
Les ostiums des veines pulmonaires mesurent environ 20 à 25 mm.
La fibrillation auriculaire correspond à une dépolarisation désynchronisée des cellules auriculaires.
La fibrillation auriculaire entraîne une contraction efficace et coordonnée de l’oreillette.
L’auricule gauche amortit les variations de pression et constitue un site de stagnation sanguine.

L’oreillette gauche reçoit le sang oxygéné par quatre veines pulmonaires. · La fibrillation auriculaire correspond à une dépolarisation désynchronisée des cellules auriculaires. · L’auricule gauche amortit les variations de pression et constitue un site de stagnation sanguine.

Explication

La fibrillation auriculaire désynchronise la dépolarisation des cellules et empêche une contraction auriculaire efficace. L’oreillette gauche reçoit le sang oxygéné par quatre veines pulmonaires ; son auricule amortit les variations de pression et peut favoriser la stagnation sanguine. Les ostiums mesurent environ 4 mm.

32. Une personne de 75 ans présente une fibrillation auriculaire ; quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) concernant ce trouble et la fibrillation ventriculaire ?

La fibrillation auriculaire empêche principalement l’éjection ventriculaire et provoque rapidement l’arrêt cardiaque.
La fibrillation ventriculaire altère surtout le remplissage des ventricules.
La fibrillation ventriculaire empêche l’éjection ventriculaire et peut rapidement entraîner un arrêt cardiaque fatal.
À partir de 70 ans, la fibrillation auriculaire touche environ 15 % de la population.
La perte de la systole auriculaire réduit le débit cardiaque d’environ 30 à 40 %.

La fibrillation ventriculaire empêche l’éjection ventriculaire et peut rapidement entraîner un arrêt cardiaque fatal. · À partir de 70 ans, la fibrillation auriculaire touche environ 15 % de la population.

Explication

La fibrillation ventriculaire bloque l’éjection et peut provoquer rapidement un arrêt cardiaque fatal ; à partir de 70 ans, la fibrillation auriculaire touche environ 15 % de la population. La perte de systole auriculaire réduit le débit cardiaque de 15 à 20 %, tandis que la fibrillation auriculaire altère surtout le remplissage ventriculaire.

33. Concernant la morphologie du ventricule gauche et ses rapports avec la valve mitrale :

Chaque pilier envoie des cordages vers les portions antérieure et postérieure des deux cuspides mitrales.
La base du ventricule gauche comprend un orifice aortique de 3 à 3,5 cm.
Le ventricule gauche est un cône aplati transversalement, à paroi plus épaisse que celle du droit.
L’apex du ventricule gauche ne correspond pas à l’apex du cœur, situé dans le ventricule droit.
L’orifice mitral mesure environ 2 à 2,5 cm, tandis que l’orifice aortique mesure 3 à 3,5 cm.

Chaque pilier envoie des cordages vers les portions antérieure et postérieure des deux cuspides mitrales. · Le ventricule gauche est un cône aplati transversalement, à paroi plus épaisse que celle du droit.

Explication

Le ventricule gauche est un cône aplati transversalement dont la paroi est plus épaisse que celle du ventricule droit, et chacun de ses piliers relie les deux cuspides. L’orifice aortique mesure 2 à 2,5 cm, tandis que l’orifice mitral mesure 3 à 3,5 cm ; l’apex ventriculaire gauche constitue celui du cœur.

34. Parmi les propositions suivantes concernant le septum et les cuspides mitrales, lesquelles sont exactes ?

Le décalage des valves mitrale et tricuspide ménage un septum mince entre ventricule gauche et oreillette droite.
Les deux commissures mitrales marquent les parties médiales de l’orifice.
Le décalage des valves crée une portion mince entre ventricule droit et oreillette gauche.
La cuspide postérieure mesure environ 20 mm de hauteur, contre 10 mm pour l’antérieure.
La portion ventro-caudale du septum interventriculaire est musculaire, vaste et épaisse.

Le décalage des valves mitrale et tricuspide ménage un septum mince entre ventricule gauche et oreillette droite. · La portion ventro-caudale du septum interventriculaire est musculaire, vaste et épaisse.

Explication

Le septum musculaire est ventro-caudal, vaste et épais, tandis que le décalage valvulaire ménage une portion atrioventriculaire séparant le ventricule gauche de l’oreillette droite. La partie dorso-crâniale est membraneuse, plus étroite et fine ; la cuspide antérieure mesure environ 20 mm et la postérieure environ 10 mm. Les commissures mitrales marquent les parties latérales de l’orifice.

35. Chez un patient dont la valve mitrale est remplacée, quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) concernant son fonctionnement et sa prise en charge ?

La valve mitrale s’ouvre passivement en diastole lorsque la pression auriculaire augmente.
La valve mitrale s’ouvre passivement en systole lorsque la pression ventriculaire augmente.
Le remplacement valvulaire est privilégié à la réparation, notamment en position mitrale.
Les cordages favorisent l’éversion des feuillets mitraux vers l’oreillette pendant la systole.
Préserver les cordages lors du remplacement contribue au maintien du support longitudinal ventriculaire.

La valve mitrale s’ouvre passivement en diastole lorsque la pression auriculaire augmente. · Préserver les cordages lors du remplacement contribue au maintien du support longitudinal ventriculaire.

Explication

L’augmentation de pression auriculaire ouvre passivement la valve en diastole, et conserver les cordages lors d’un remplacement aide à préserver le support longitudinal et la fonction ventriculaire. En systole, l’augmentation de pression ventriculaire ferme la valve ; la réparation est privilégiée au remplacement, et les cordages empêchent l’éversion des feuillets.

36. Une fuite mitrale est évaluée selon les mécanismes et la segmentation de Carpentier ; cochez les propositions exactes :

Une rupture de pilier après infarctus peut provoquer un prolapsus massif et un choc cardiogénique.
Le rhumatisme articulaire aigu peut restreindre les feuillets et causer la grande majorité des rétrécissements mitraux.
Une fuite de type 1 associe un mouvement valvulaire normal à une dilatation de l’anneau.
Une fuite de type 2 correspond à une restriction des feuillets sans prolapsus.
La cuspide postérieure est segmentée en A1, A2 et A3 pour localiser une fuite.

Une rupture de pilier après infarctus peut provoquer un prolapsus massif et un choc cardiogénique. · Le rhumatisme articulaire aigu peut restreindre les feuillets et causer la grande majorité des rétrécissements mitraux. · Une fuite de type 1 associe un mouvement valvulaire normal à une dilatation de l’anneau.

Explication

Le type 1 associe mouvement normal et dilatation annulaire, tandis que le type 2 correspond au prolapsus par atteinte de l’appareil sous-valvulaire. Une rupture de pilier après infarctus peut entraîner un prolapsus massif et un choc, et le rhumatisme articulaire aigu peut provoquer une restriction et représente 99 % des rétrécissements mitraux. La segmentation postérieure utilise P1 à P3 ; la restriction correspond au type 3.

37. Concernant la localisation des foyers d’auscultation cardiaque, quelles propositions sont exactes ?

Le foyer aortique se situe au deuxième espace intercostal gauche, près du sternum.
Le foyer mitral se situe sur la ligne médio-claviculaire au cinquième espace intercostal droit.
Le foyer tricuspide se situe au cinquième espace intercostal droit, près du sternum.
Le foyer pulmonaire se situe au deuxième espace intercostal gauche, près du sternum.
Le foyer aortique se situe au cinquième espace intercostal droit, près du sternum.

Le foyer pulmonaire se situe au deuxième espace intercostal gauche, près du sternum.

Explication

Le foyer pulmonaire est au deuxième espace intercostal gauche. Le foyer aortique est au deuxième espace intercostal droit, le foyer tricuspide au cinquième espace intercostal gauche près du sternum et le foyer mitral sur la ligne médio-claviculaire au cinquième espace intercostal gauche.

38. Un patient présentant une tamponnade est hypotendu avant le drainage péricardique urgent. Quelles mesures thérapeutiques sont adaptées dans l’attente du drainage ?

Le remplissage sanguin massif doit être instauré en cas d’hypotension avant le drainage.
Le drainage péricardique urgent reste le traitement définitif de la tamponnade.
Un remplissage massif par solutés constitue la mesure immédiate à privilégier.
Un remplissage prudent par solutés peut être entrepris en cas d’hypotension.
La réponse au remplissage doit faire l’objet d’une réévaluation rapprochée.

Le drainage péricardique urgent reste le traitement définitif de la tamponnade. · Un remplissage prudent par solutés peut être entrepris en cas d’hypotension. · La réponse au remplissage doit faire l’objet d’une réévaluation rapprochée.

Explication

Le drainage péricardique urgent est le traitement définitif de la tamponnade. En attendant, un remplissage sanguin massif en cas d’hypotension n’est pas adapté : un remplissage prudent par solutés peut être entrepris, avec réévaluation rapprochée. Un remplissage massif par solutés ne constitue pas la mesure immédiate à privilégier.

39. Concernant les arcs de la silhouette cardiaque radiographique :

L’arc moyen gauche correspond au ventricule gauche sur la radiographie thoracique.
L’arc supérieur droit correspond à la veine cave supérieure sur la radiographie thoracique.
L’arc inférieur gauche correspond au ventricule gauche, même non dilaté, sur la radiographie thoracique.
L’arc supérieur gauche correspond à la crosse de l’aorte sur la radiographie thoracique.
L’arc inférieur droit correspond au tronc pulmonaire sur la radiographie thoracique.

L’arc supérieur droit correspond à la veine cave supérieure sur la radiographie thoracique. · L’arc inférieur gauche correspond au ventricule gauche, même non dilaté, sur la radiographie thoracique. · L’arc supérieur gauche correspond à la crosse de l’aorte sur la radiographie thoracique.

Explication

L’arc supérieur droit représente la veine cave supérieure et l’arc supérieur gauche, la crosse de l’aorte. L’arc inférieur droit représente l’oreillette droite, tandis que l’arc moyen gauche associe le tronc pulmonaire et l’auricule gauche ; l’arc inférieur gauche correspond au ventricule gauche, même non dilaté.

40. Concernant les valves aortique et pulmonaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les valves auriculoventriculaires reposent sur un appareil sous-valvulaire.
Les valves auriculoventriculaires reposent sur trois hémi-bols souples sans appareil sous-valvulaire.
À la fermeture, les hémi-bols s’aplatissent contre la paroi artérielle.
À l’ouverture, les hémi-bols s’appuient contre la paroi artérielle.
Les valves aortique et pulmonaire sont formées de trois hémi-bols souples.

Les valves auriculoventriculaires reposent sur un appareil sous-valvulaire. · À l’ouverture, les hémi-bols s’appuient contre la paroi artérielle. · Les valves aortique et pulmonaire sont formées de trois hémi-bols souples.

Explication

Les valves aortique et pulmonaire comportent trois hémi-bols souples, qui s’appuient contre la paroi à l’ouverture et reprennent leur forme d’hémi-bol à la fermeture. Les valves auriculoventriculaires se distinguent par leur appareil sous-valvulaire, plutôt que par une structure en hémi-bols.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 101 flashcards sur Anatomie et physiologie cardiaques.

De quelles cavités le cœur est-il composé ?

De deux oreillettes et de deux ventricules.

À quelle pression fonctionne le cœur gauche ?

À haute pression.

Quelle forme générale et quelle orientation caractérisent le cœur ?

Une pyramide à trois faces, une base et un sommet, orientée en avant et vers la gauche.

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Consultez la fiche de révision complète sur Anatomie et physiologie cardiaques.

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