Fiche de révision : Anatomie fonctionnelle du bassin

Plan du Cours

  1. Repères anatomiques et nomenclature
  2. Organisation fonctionnelle du bassin
  3. Structure du bassin et os coxal
  4. Reliefs et surfaces de l’os coxal
  5. Détroits et morphologie pelvienne
  6. Sacrum, coccyx et nerfs sacrés
  7. Bascule du bassin et contrôle musculaire
  8. Principes généraux des articulations
  9. Articulations pelviennes et contraintes
  10. Articulation sacro-iliaque
  11. Articulation sacro-coccygienne
  12. Symphyse pubienne

1. Repères anatomiques et nomenclature

★ À maîtriser

  • La nouvelle nomenclature française est à privilégier, même si des termes anciens restent employés dans les ouvrages et par les spécialistes de la motricité.

Compléments

📌 La nomenclature anatomique française distingue notamment les termes ancien et nouveau, par exemple péroné et fibula, rotule et patella, ainsi que astragale et talus.

2. Organisation fonctionnelle du bassin

★ À maîtriser

  • Le bassin constitue le squelette osseux de la ceinture pelvienne et l’intermédiaire fonctionnel entre les membres inférieurs et le tronc, appelé complexe lombo-pelvi-fémoral.

  • La stabilité est la qualité principale du bassin, qui transmet les forces montantes de réaction au sol et les forces descendantes liées à la gravité.

  • L’équilibre du bassin est instable sur une ou deux têtes fémorales et dépend notamment du système myofascial de la hanche, des muscles biarticulaires de la cuisse et du tractus ilio-tibial.

Compléments

  • Le bassin se déforme sous les contraintes et sa mobilité limitée participe à l’amorti.

  • Le bassin ferme la cavité abdominale avec le périnée et le plancher pelvien, supporte le poids des viscères et subit les surpressions abdominales.

  • La bipédie a conduit le squelette humain à s’adapter aux contraintes mécaniques et aux chocs de la marche, de la course, de l’impulsion et de la réception.

Astuce mémo

Charge et instabilité → stabilisation myofasciale

3. Structure du bassin et os coxal

★ À maîtriser

  • Le bassin est formé de quatre os : les deux os coxaux, le sacrum et le coccyx.

  • Le sacrum s’encastre en arrière entre les deux os coxaux, tandis que le coccyx se situe en bas du sacrum.

  • L’os coxal est formé de trois parties soudées selon un Y : l’ilion, l’ischion et le pubis, réunies par un cartilage chez le très jeune enfant avant leur soudure.

Compléments

  • Le centre du Y formé par l’ilion, l’ischion et le pubis se trouve au centre de l’acetabulum.

  • L’ilion est situé au-dessus du Y, l’ischion en arrière et en bas, et le pubis en avant et en bas.

  • Les deux os coxaux s’articulent en avant au niveau de la symphyse pubienne et le sacrum s’encastre entre eux en arrière.

  • L’os coxal est un os plat en forme d’hélice, doté d’une face latérale et d’une face médiale dont les orientations varient selon les régions.

Astuce mémo

Imaginez une bassine inclinée, découpée en deux moitiés autour du sacrum

4. Reliefs et surfaces de l’os coxal

★ À maîtriser

  • Le bord antérieur présente trois épines :

    • l’épine iliaque antéro-supérieure
    • l’épine iliaque antéro-inférieure
    • l’épine du pubis
  • Le foramen obturé, situé sous l’acetabulum, est obturé sur le vivant par la membrane obturatrice, sur les deux faces de laquelle s’insèrent les muscles obturateurs.

  • Le cartilage de l’acetabulum forme un croissant ouvert vers le bas et recouvre les zones où s’exercent les pressions, mais pas le fond ni la partie inférieure de l’acetabulum.

  • La ligne arquée est une saillie courbe de la face médiale de l’os coxal qui va du sacrum à la symphyse pubienne et constitue un lieu de passage des forces montantes et descendantes.

Compléments

  • L’os coxal présente quatre bords :

    • supérieur
    • antérieur
    • inférieur
    • postérieur
  • La crête iliaque est le bord supérieur de l’os coxal et reçoit notamment l’insertion des muscles abdominaux.

  • La tubérosité ischiatique se situe à la partie postéro-inférieure de l’ischion et constitue une zone volumineuse d’insertion.

  • L’épine sciatique se situe au-dessus de la tubérosité ischiatique et sa pointe est orientée vers le sacrum.

  • La surface auriculaire de l’os coxal occupe le tiers postérieur de la face médiale de l’ilion, tandis que les deux tiers antérieurs forment une zone d’insertion lisse.

5. Détroits et morphologie pelvienne

Notions clés & Définitions

  • Petit bassin : Portion de cylindre courbe osseuse située entre le détroit inférieur et le détroit supérieur, où s’effectuent la descente et la rotation lors de la présentation obstétricale.

★ À maîtriser

  • Le détroit supérieur est limité par :
    • les lignes arquées
    • le promontoire
    • le bord supérieur du pubis

📌 Le bassin féminin est plus large que le bassin masculin, avec des détroits supérieur et inférieur plus étendus et un promontoire moins saillant.

  • L’angle sous-pubien féminin est d’environ 100°, contre 70° chez l’homme.

Compléments

  • Le détroit inférieur correspond à la zone d’insertion du plan superficiel du périnée et est limité par le bord inférieur de l’os coxal, le coccyx et les ligaments sacro-sciatiques.
  • Le détroit moyen est pris en compte en obstétrique en raison du rétrécissement du cylindre pelvien par les épines sciatiques.

  • La largeur plus importante du bassin féminin entraîne une obliquité plus grande du fémur et un genu valgum plus important.

Astuce mémo

Bassin féminin plus large, bassin masculin plus resserré

6. Sacrum, coccyx et nerfs sacrés

★ À maîtriser

  • Le sacrum entre dans la constitution du bassin et de la colonne vertébrale et transmet aux membres inférieurs les forces descendantes ainsi qu’à la colonne vertébrale les forces montantes.

  • Le sacrum est formé de cinq vertèbres soudées et son canal vertébral se prolonge par le canal sacré.

  • La face supérieure de S1 fait environ 40° avec l’horizontale et la face inférieure de L5 environ 30°, ce qui rend le disque L5-S1 cunéiforme.

  • Le coccyx est constitué de quatre ou cinq vertèbres coccygiennes soudées et s’articule avec le sacrum par un fibrocartilage.

  • La moelle épinière se termine au niveau de L2 et les nerfs rachidiens poursuivent leur trajet dans le canal vertébral puis le canal sacré.

Compléments

  • Le sacrum a une forme de pyramide renversée, oblique, dont la face antérieure regarde en avant et en bas.

  • Le bord antérieur de S1 s’avance dans le bassin et constitue le promontoire.

7. Bascule du bassin et contrôle musculaire

★ À maîtriser

📌 L’antéversion est une bascule du bassin vers l’avant, tandis que la rétroversion est une bascule vers l’arrière.

  • En antéversion, le disque intervertébral est comprimé en arrière et son noyau est repoussé vers l’avant.

  • En rétroversion, le disque intervertébral est comprimé en avant et son noyau est repoussé vers l’arrière, mettant en tension les fibres postérieures de l’anneau.

  • Un bon placement du bassin nécessite un tonus et une puissance musculaires suffisants ainsi qu’une bonne proprioception.

Compléments

  • Lors de l’antéversion, les disques lombaires L5-S1 et L4-L5 sont particulièrement exposés aux contraintes et aux traumatismes.
  • Le contrôle de l’antéversion mobilise notamment les ischio-jambiers et le grand fessier, ce dernier intervenant particulièrement en fin de mouvement.

Astuce mémo

Antéversion : pression discale arrière ; rétroversion : pression discale avant

8. Principes généraux des articulations

Notions clés & Définitions

  • Articulation : Liaison entre deux pièces squelettiques.
  • Proprioception : Sensibilité profonde et inconsciente issue de l’appareil locomoteur, qui participe au contrôle automatique d’une motricité volontaire et harmonieuse.
  • Membrane synoviale : Tissu qui tapisse la face profonde de la capsule et sécrète la synovie.
  • Synovie : Liquide huileux qui nourrit les cartilages articulaires et facilite leur glissement.

★ À maîtriser

📌 Les synarthroses sont des jointures immobiles, tandis que les diarthroses sont le plus souvent mobiles.

  • Quand leurs fibres sont tendues, la capsule et les ligaments transmettent des informations proprioceptives, assurent une contention passive et peuvent guider les déplacements osseux.

Compléments

  • Une articulation peut comprendre des surfaces et des cartilages articulaires, une capsule fibreuse et synoviale, des ligaments et éventuellement un ou plusieurs fibrocartilages.

  • Les récepteurs proprioceptifs renseignent sur la position, la longueur, le degré et la vitesse d’étirement des muscles, articulations et tendons, ainsi que sur la posture, les mouvements et l’équilibre.

9. Articulations pelviennes et contraintes

★ À maîtriser

  • L’arthrologie du bassin comprend :

    • les deux articulations sacro-iliaques
    • la symphyse pubienne
    • l’articulation sacro-coccygienne
    • l’articulation sacro-lombaire S1-L5
  • Les articulations sacro-iliaques, la symphyse pubienne et l’articulation sacro-coccygienne permettent des mouvements de très faible amplitude, de quelques millimètres, qui contribuent à l’amorti des impulsions et réceptions.

  • Les articulations sacro-iliaques subissent le poids du haut du corps, les tensions musculaires et les chocs, contraintes qui augmentent fortement lorsque le sujet est en appui sur un seul pied.

Compléments

  • Les mouvements sacro-iliaques entraînent des micromouvements de la symphyse pubienne, dont le verrouillage peut être compromis par un déséquilibre musculaire.

  • La symphyse pubienne doit résister aux forces montantes et descendantes et comporte un fibrocartilage, car les cartilages articulaires seraient fragiles face à ces contraintes.

  • L’articulation sacro-coccygienne résiste aux tractions des muscles insérés sur le coccyx et aux surpressions abdominales liées notamment à la toux, à la défécation, au rire et à la manœuvre de Valsalva.

10. Articulation sacro-iliaque

★ À maîtriser

  • La stabilité de l’articulation sacro-iliaque repose sur l’encastrement des surfaces articulaires, un réseau fibreux dense et le tonus musculaire.

  • Les surfaces auriculaires du sacrum et de l’os coxal sont concaves en haut et en arrière et s’emboîtent comme un rail creux dans un rail plein.

  • Quand le sacrum chargé s’abaisse entre les os coxaux, il tend à les écarter et la symphyse pubienne subit des compressions.

  • Le ligament sacro-tubéral se termine le long de la tubérosité ischiatique et le ligament sacro-spinal se termine sur l’épine sciatique, le premier recouvrant le second.

  • L’orientation des ligaments sacro-sciatiques forme un système autobloquant : plus la charge du sacrum augmente, plus les os coxaux le compriment et plus les fibres limitent l’écartement des ischions.

Compléments

  • Le ligament sacro-iliaque interosseux, ou ligament axile, relie les tubercules sacral et iliaque et ses fibres courtes se torsadent lors des rotations, emmagasinent de l’énergie et plaquent les surfaces articulaires l’une contre l’autre.

  • Les ligaments sacro-iliaques comprennent des fibres courtes qui ceinturent les surfaces articulaires et des fibres inférieures plus longues et obliques qui suspendent le sacrum.

  • Le tonus musculaire participe à la contention sacro-iliaque, et l’iliaque ainsi que le grand fessier renforcent respectivement l’articulation et le ligament sacro-tubéral par leurs insertions.

Astuce mémo

Le sacrum en coin est serré entre deux rails auriculaires et suspendu par des ligaments

11. Articulation sacro-coccygienne

★ À maîtriser

  • Les surfaces articulaires du sacrum et du coccyx sont unies par un fibrocartilage entouré d’un manchon fibreux et d’un réseau ligamentaire puissant.

  • L’articulation sacro-coccygienne permet des mouvements de flexion-extension de 5 à 30°, importants pour l’amorti des contraintes et l’accouchement.

  • La contraction du plancher pelvien entraîne une flexion de l’articulation sacro-coccygienne par l’intermédiaire de l’ilio-coccygien, faisceau de l’élévateur de l’anus, et participe ainsi à l’amortissement des contraintes.

Compléments

  • Le manchon fibreux de l’articulation sacro-coccygienne est renforcé en arrière par deux faisceaux qui s’étendent du sacrum inférieur à la pointe du coccyx et résistent aux contraintes de flexion.

12. Symphyse pubienne

★ À maîtriser

  • La symphyse pubienne unit les deux pubis par un fibrocartilage épais d’environ 1 cm, ceinturé par un manchon fibreux formé de quatre ligaments.

  • La symphyse pubienne subit des compressions et des mouvements de :

    • traction et cisaillement haut-bas
    • cisaillement avant-arrière
    • bâillement

Compléments

  • Les tendons des muscles abdominaux et des adducteurs de la hanche s’insèrent près de la symphyse pubienne, se tissent avec ses ligaments et la renforcent.

  • Les mouvements de la symphyse pubienne sont associés aux mouvements sacro-iliaques lorsque le sacrum supporte une charge et contribuent à l’amortissement des contraintes.

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1. Lorsqu’un terme anatomique français ancien et un terme nouveau sont tous deux rencontrés, lequel faut-il privilégier ?

2. Dans la nomenclature anatomique française, quelle association distingue correctement le terme nouveau du terme ancien ?

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Quelle nomenclature anatomique française faut-il privilégier ?

La nouvelle nomenclature française.

Quel rôle osseux le bassin joue-t-il dans la ceinture pelvienne ?

Il en constitue le squelette osseux.

Quelle fonction relie le bassin aux membres inférieurs et au tronc ?

Il est l’intermédiaire fonctionnel du complexe lombo-pelvi-fémoral.

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