QCM : Antibiotiques et choix thérapeutique (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à un antibiotique ?

Une substance destinée aux surfaces qui détruit des bactéries, des virus et des champignons
Une substance naturelle ou synthétique qui stimule la croissance bactérienne sans la détruire
Une substance naturelle ou synthétique qui inhibe la croissance bactérienne ou détruit les bactéries
Une substance naturelle ou synthétique qui inhibe la croissance virale ou détruit les virus

Une substance naturelle ou synthétique qui inhibe la croissance bactérienne ou détruit les bactéries

Explication

Un antibiotique agit sur les bactéries en inhibant leur croissance ou en les détruisant. L’action sur les virus confond les cibles, la stimulation inverse l’effet attendu et le traitement des surfaces relève du désinfectant.

2. Chez un patient, un antibiotique réduit la population bactérienne viable sans que l’observation porte principalement sur le ralentissement de sa multiplication. Comment qualifier son action ?

Déterminée par le site infectieux
Bactériostatique
Déterminée par l’exposition au médicament
Bactéricide

Bactéricide

Explication

Une action bactéricide réduit la population bactérienne viable, tandis qu’une action bactériostatique freine principalement la multiplication. Le site et l’exposition participent au choix clinique, mais ne désignent pas le mécanisme décrit.

3. Pour choisir un antibiotique à administrer à un patient présentant une infection donnée, quelle démarche prend en compte les principaux éléments cliniques pertinents ?

Considérer le patient et le site en écartant le germe et les preuves d’efficacité
Considérer le site infectieux, le germe, le patient, l’exposition et les preuves d’efficacité
Considérer le germe identifié sans tenir compte du site ni du patient
Considérer l’exposition au médicament sans examiner l’infection ni le patient

Considérer le site infectieux, le germe, le patient, l’exposition et les preuves d’efficacité

Explication

Le choix clinique dépend surtout du site infectieux, du germe, du patient, de l’exposition et des preuves d’efficacité. Se limiter au germe, écarter des facteurs pertinents ou ne considérer que l’exposition omet des éléments de cette décision.

4. À quelle période correspond l’« âge d’or » des antibiotiques, marqué par la découverte ou le développement de nombreuses classes majeures ?

De 1940 à 1970
De 1847 aux années 1860
De 1909 à 1928
Des années 1860 à 1909

De 1940 à 1970

Explication

La période 1940–1970 est désignée comme l’âge d’or, pendant lequel de nombreuses classes majeures ont été découvertes ou développées. Les autres périodes renvoient à des repères historiques antérieurs.

5. Quel repère historique associe Semmelweis à l’année 1847 ?

L’observation de la pénicilline
L’hygiène des mains
La théorie microbienne
Le Salvarsan

L’hygiène des mains

Explication

Semmelweis est associé en 1847 à l’hygiène des mains. La théorie microbienne est associée à Pasteur, le Salvarsan à Ehrlich et l’observation de la pénicilline à Fleming.

6. Après coloration au violet de gentiane puis traitement à l’alcool et coloration finale, une bactérie apparaît rouge au microscope. Quelle interprétation convient ?

Elle est Gram négatif, car l’alcool l’a décolorée avant la coloration finale.
Elle est Gram positif, car elle a conservé le violet de gentiane.
Elle est Gram positif, car l’alcool l’a décolorée avant la coloration finale.
Elle est Gram négatif, car elle a conservé le violet de gentiane.

Elle est Gram négatif, car l’alcool l’a décolorée avant la coloration finale.

Explication

Les bactéries Gram négatif sont décolorées par l’alcool puis apparaissent rouges grâce à la coloration finale. La rétention du violet caractérise les Gram positif, tandis que l’attribution inverse de la décoloration confond les deux réactions de Gram.

7. Une identification classe une bactérie parmi les cocci Gram négatif. Laquelle correspond à cette catégorie ?

Le pneumocoque.
Escherichia coli.
Le méningocoque.
Listeria.

Le méningocoque.

Explication

Les méningocoques font partie des cocci Gram négatif cités. Le pneumocoque est un coccus Gram positif, tandis que Listeria et Escherichia coli sont des bacilles.

8. Lors d’une réunion, une équipe doit distinguer les critères primaires des critères secondaires pour choisir un antibiotique. Quel groupe réunit les trois critères primaires ?

Clinique, toxicologique et écologique.
Pharmacocinétique, écologique et clinique.
Bactériologique, pharmacocinétique et clinique.
Bactériologique, toxicologique et économique.

Bactériologique, pharmacocinétique et clinique.

Explication

Les critères primaires sont bactériologique, pharmacocinétique et clinique ; les critères toxicologique, écologique et économique sont secondaires. Le critère écologique et le critère toxicologique sont donc mal classés dans les groupes qui les présentent comme primaires, et le critère économique ne remplace pas le critère clinique.

9. Pour choisir un antibiotique adapté à une infection, une équipe identifie le germe puis étudie sa sensibilité. Quelle démarche relève du critère bactériologique ?

Combiner l’âge du patient, ses allergies, sa grossesse et ses fonctions rénales.
Combiner l’effet sur la flore normale, l’environnement et les résistances futures.
Combiner l’identification du germe, l’antibiogramme, la CMI et la CMB.
Combiner le site infectieux, l’ADME et la durée de concentration nécessaire.

Combiner l’identification du germe, l’antibiogramme, la CMI et la CMB.

Explication

Le critère bactériologique s’appuie sur l’identification du germe, l’antibiogramme, la CMI et la CMB afin de choisir selon la sensibilité bactérienne. Les éléments relatifs au patient relèvent du critère clinique, ceux du site et de l’ADME du critère pharmacocinétique, et l’impact sur la flore du critère écologique.

10. Un antibiogramme indique qu’une souche est intermédiaire pour l’antibiotique envisagé. Quelle conclusion peut-on tirer sur le succès thérapeutique ?

Il est fortement probable avec une posologie thérapeutique systémique.
Il est imprévisible.
Il est garanti dès que le traitement est administré par voie systémique.
Il est fortement improbable quel que soit le traitement.

Il est imprévisible.

Explication

Pour une souche intermédiaire, le succès thérapeutique est imprévisible. Une forte probabilité de succès correspond à une souche sensible, tandis qu’une forte probabilité d’échec quel que soit le traitement correspond à une souche résistante.

11. Un établissement utilise fréquemment des antibiotiques de façon inappropriée et observe ensuite davantage de résistances. Quel critère de choix met en évidence cet enjeu ?

Le critère écologique, qui prend en compte la flore normale, l’environnement et les résistances futures.
Le critère toxicologique, qui prend en compte les effets indésirables chez le patient.
Le critère bactériologique, qui prend en compte l’identification du germe et sa sensibilité actuelle.
Le critère économique, qui prend en compte le coût des traitements prescrits.

Le critère écologique, qui prend en compte la flore normale, l’environnement et les résistances futures.

Explication

Le critère écologique concerne l’impact des antibiotiques sur la flore normale et l’environnement ; un usage inapproprié ou excessif peut favoriser les résistances et compromettre l’efficacité future. La toxicité concerne le patient, l’antibiogramme la sensibilité de la souche, et le critère économique le coût.

12. Une culture bactérienne identifie un germe sensible à un traitement ciblé, dont l’efficacité clinique est suffisante. Quel choix respecte le principe du bon usage antibiotique ?

Retenir le spectre le plus étroit qui reste cliniquement efficace
Retenir le spectre le plus étroit même si l’efficacité est insuffisante
Retenir le spectre qui perturbe le plus la flore bactérienne
Retenir le spectre le plus large pour maximiser l’activité

Retenir le spectre le plus étroit qui reste cliniquement efficace

Explication

Le bon usage privilégie le spectre le plus étroit possible tout en maintenant une efficacité clinique suffisante. Un spectre large n’est pas automatiquement plus efficace, et un spectre étroit insuffisant ne répond pas au critère clinique.

13. Un antibiotique agit sur de nombreux types de bactéries et risque d’affecter davantage la flore normale. Comment caractériser son spectre ?

Un spectre étroit, qui indique une action sur plusieurs types bactériens
Un spectre large, qui indique une action limitée à une bactérie ciblée
Un spectre large, associé à un impact écologique potentiellement plus étendu
Un spectre étroit, associé à un impact écologique potentiellement plus étendu

Un spectre large, associé à un impact écologique potentiellement plus étendu

Explication

Un spectre large peut agir sur plusieurs types de bactéries et avoir un impact écologique plus étendu. Le spectre étroit cible un nombre limité de bactéries; l’impact écologique ne définit pas à lui seul le mécanisme d’action.

14. Pourquoi un antibiotique peut-il freiner une infection bactérienne tout en épargnant les cellules humaines ?

Il vise des fonctions essentielles aux bactéries, comme la paroi ou la synthèse protéique
Il vise des fonctions essentielles aux cellules humaines, absentes des bactéries
Il vise exclusivement la synthèse des acides nucléiques bactériens
Il agit principalement en stimulant les défenses immunitaires humaines

Il vise des fonctions essentielles aux bactéries, comme la paroi ou la synthèse protéique

Explication

Les antibiotiques ciblent des fonctions essentielles des bactéries sans affecter les cellules humaines, notamment la synthèse de la paroi, des protéines ou des acides nucléiques. Une cible commune aux cellules humaines ne rendrait pas compte de cette sélectivité.

15. Laquelle de ces listes regroupe uniquement des familles d’antibiotiques citées ?

Pénicillines, céphalosporines, macrolides et aminosides
Pénicillines, paroi bactérienne, macrolides et aminosides
Céphalosporines, cellules humaines, tétracyclines et sulfamides
Macrolides, aminosides, antiseptiques et quinolones

Pénicillines, céphalosporines, macrolides et aminosides

Explication

Les pénicillines, céphalosporines, macrolides et aminosides font partie des familles citées, comme les tétracyclines, les sulfamides et les quinolones. « Paroi bactérienne » désigne une cible, « cellules humaines » un type de cellule, et les antiseptiques ne figurent pas dans cette liste.

16. Un antibiotique bactéricide se fixe sur les protéines de liaison aux pénicillines. Quel effet correspond au mécanisme des bêta-lactamines ?

Inhibition de la synthèse du peptidoglycane de la paroi bactérienne
Inhibition de la synthèse des protéines bactériennes au ribosome
Inhibition de la multiplication sans altération de la paroi bactérienne
Inhibition de la synthèse de l’ADN bactérien

Inhibition de la synthèse du peptidoglycane de la paroi bactérienne

Explication

Les bêta-lactamines sont bactéricides et inhibent la synthèse du peptidoglycane après fixation sur les protéines de liaison aux pénicillines. L’inhibition des protéines ou de l’ADN correspond à d’autres mécanismes, et l’effet décrit implique bien la paroi.

17. Une pénicilline empêche la formation des liens entre les peptidoglycanes de la paroi d’une bactérie. Quelle conséquence en découle ?

La synthèse de l’ADN bactérien est inhibée
La multiplication bactérienne est accélérée
La synthèse des protéines bactériennes est inhibée
La multiplication bactérienne est inhibée

La multiplication bactérienne est inhibée

Explication

En bloquant la formation des liens entre les peptidoglycanes, les pénicillines inhibent la multiplication bactérienne. La synthèse des protéines et celle de l’ADN sont des cibles distinctes, tandis que l’effet sur la paroi ne stimule pas la multiplication.

18. Un patient présente une méningite sévère due à une bactérie à Gram négatif. Quelle génération de céphalosporines correspond à cette indication ?

La génération orale
La première génération
La troisième génération
La deuxième génération

La troisième génération

Explication

Les céphalosporines de troisième génération sont utilisées contre les infections sévères à Gram négatif, notamment les méningites. La deuxième génération est associée ici à d’autres indications, la première génération ne correspond pas à cette indication et la voie orale n’est pas une génération.

19. Une prescription exige une céphalosporine de deuxième génération disponible en voie orale et injectable. Quel médicament répond à ce critère ?

La ceftriaxone
Le céfixime
La céfuroxime
La céfoxitine

La céfuroxime

Explication

La céfuroxime est une céphalosporine de deuxième génération disponible par voie orale et injectable. La céfoxitine est injectable, tandis que la ceftriaxone et le céfixime appartiennent à la troisième génération.

20. Chez une personne traitée par un sulfamide, quelle voie métabolique est directement inhibée, compromettant la synthèse des acides nucléiques et la maturation des globules rouges ?

La formation de la membrane des cellules sanguines
La synthèse de l’acide folique, ou vitamine B9
La production de vitamine B9 par les globules rouges
La synthèse des protéines au niveau des ribosomes

La synthèse de l’acide folique, ou vitamine B9

Explication

Les sulfamides inhibent la synthèse de l’acide folique, nécessaire à la synthèse des acides nucléiques et à la maturation des globules rouges. La synthèse protéique et la membrane cellulaire ne correspondent pas au mécanisme indiqué, et les sulfamides ne stimulent pas la production de vitamine B9.

21. Une patiente enceinte ayant une insuffisance rénale et une allergie connue doit-elle recevoir un sulfamide ?

Non, mais uniquement en présence de troubles hématologiques
Oui, car seule l’insuffisance hépatique l’exclut
Non, ces éléments figurent parmi les contre-indications
Oui, si le sulfamide est donné par voie orale

Non, ces éléments figurent parmi les contre-indications

Explication

La grossesse, l’insuffisance rénale et l’allergie font partie des contre-indications des sulfamides. L’insuffisance hépatique est également une contre-indication, mais elle n’est pas la seule, et la voie orale ne supprime pas ces contre-indications.

22. Une bactérie est exposée à un antibiotique qui freine sa croissance en bloquant la synthèse protéique au niveau de la sous-unité ribosomique 30S. Quelle classe correspond à ce mécanisme ?

Les macrolides
Les glycopeptides
Les tétracyclines
Les quinolones

Les tétracyclines

Explication

Les tétracyclines sont bactériostatiques et inhibent la synthèse protéique bactérienne en agissant sur la sous-unité 30S. La cible 50S est une confusion de sous-unité, l’action bactéricide confond l’effet, et les aminosides partagent la cible 30S mais sont bactéricides.

23. Une patiente enceinte doit recevoir un antibiotique. Quelle situation exclut l’emploi des tétracyclines ?

Une prise par voie digestive
La grossesse en cours
Un âge supérieur à huit ans
Une infection génitale

La grossesse en cours

Explication

Les tétracyclines sont contre-indiquées pendant la grossesse, ainsi que chez les enfants de moins de huit ans et durant l’allaitement. L’âge supérieur à huit ans et l’infection génitale ne constituent pas les contre-indications visées, tandis que la voie digestive ne l’est pas non plus.

24. Un antibiotique est absorbé par voie digestive, s’accumule dans les cellules, puis est métabolisé et éliminé par le foie. À quelle classe correspond ce profil ?

Les sulfamides
Les macrolides
Les aminosides
Les tétracyclines

Les macrolides

Explication

Les macrolides sont absorbés par voie digestive, s’accumulent dans les cellules et sont métabolisés puis éliminés par le foie. L’association avec les tétracyclines confond des caractéristiques de classes distinctes, l’élimination rénale ne correspond pas à ce profil, et la diffusion tissulaire ne décrit pas l’accumulation intracellulaire des macrolides.

25. Un aminoside est envisagé pour un patient atteint d’une infection bactérienne. Quel profil pharmacologique est attendu ?

Bactéricide, actif sur la sous-unité 30S, sans passage dans le liquide céphalorachidien et éliminé par voie rénale
Bactéricide, actif sur la sous-unité 50S, sans passage dans le liquide céphalorachidien et éliminé par voie rénale
Bactéricide, actif sur la sous-unité 30S, avec passage dans le liquide céphalorachidien et éliminé par le foie
Bactériostatique, actif sur la sous-unité 30S, sans passage dans le liquide céphalorachidien et éliminé par voie rénale

Bactéricide, actif sur la sous-unité 30S, sans passage dans le liquide céphalorachidien et éliminé par voie rénale

Explication

Les aminosides sont bactéricides, agissent sur la sous-unité 30S, ne passent pas dans le liquide céphalorachidien et sont éliminés par voie rénale. « Bactériostatique » inverse leur effet, « sous-unité 50S » confond la cible, et le passage dans le liquide céphalorachidien ou l’élimination hépatique contredisent leur profil.

26. Quel mécanisme décrit l’action antibactérienne des fluoroquinolones ?

Elles inhibent la réplication de l’ADN, avec un effet bactéricide et post-antibiotique
Elles inhibent la réplication de l’ADN, avec un effet bactériostatique sans effet post-antibiotique
Elles inhibent la synthèse de la paroi, avec un effet bactéricide sans effet post-antibiotique
Elles inhibent la synthèse des protéines, avec un effet bactéricide et post-antibiotique

Elles inhibent la réplication de l’ADN, avec un effet bactéricide et post-antibiotique

Explication

Les fluoroquinolones sont des molécules de synthèse bactéricides qui inhibent la réplication de l’ADN et présentent un effet post-antibiotique. La synthèse protéique et la paroi correspondent à d’autres cibles, tandis que l’action bactériostatique contredit leur effet bactéricide.

27. Une patiente enceinte présentant une tendinopathie prend une fluoroquinolone et prévoit une exposition prolongée au soleil. Quelle conduite respecte les précautions associées à cette classe ?

Poursuivre le traitement en évitant le soleil, car cette précaution suffit malgré la grossesse et la tendinopathie
Éviter le traitement en raison de la grossesse, mais maintenir le traitement malgré la tendinopathie et le soleil
Éviter le traitement en raison de la grossesse et de la tendinopathie, et éviter l’exposition solaire
Poursuivre le traitement avec surveillance rénale, car la tendinopathie et la grossesse ne sont pas des contre-indications

Éviter le traitement en raison de la grossesse et de la tendinopathie, et éviter l’exposition solaire

Explication

Les fluoroquinolones sont contre-indiquées pendant la grossesse et en cas de tendinopathie; l’exposition au soleil est également à éviter. Se limiter à la grossesse ou au soleil néglige une autre précaution, et la surveillance rénale ne remplace pas ces contre-indications.

28. Avec une posologie standard, la concentration sanguine maximale atteignable d’un antibiotique est de 8 mg/L, tandis que la CMI d’une souche est de 10 mg/L. Comment classer cette souche pour cet antibiotique ?

Sensible, car la CMI reste inférieure à la concentration sanguine maximale atteignable
Sensible, car la CMI dépasse la concentration sanguine maximale atteignable
Résistante, car la CMI dépasse la concentration sanguine maximale atteignable
Résistante, car la CMI est inférieure à la concentration sanguine maximale atteignable

Résistante, car la CMI dépasse la concentration sanguine maximale atteignable

Explication

La résistance est définie par une CMI supérieure à la concentration sanguine maximale pouvant être atteinte avec une posologie standard; ici, 10 mg/L dépasse 8 mg/L. Classer une CMI inférieure au seuil comme résistante inverse le critère, tandis que qualifier de sensible une CMI supérieure au seuil le contredit.

29. Une souche est insensible de façon inhérente à un antibiotique; une autre acquiert une résistance après mutation d’un gène ou échange de gènes avec une bactérie résistante. Quelle distinction s’applique ?

Les deux relèvent de la résistance naturelle, car elles concernent une souche bactérienne
Les deux relèvent de la résistance acquise, car elles rendent la bactérie insensible
La première relève de la résistance naturelle et la seconde de la résistance acquise
La première relève de la résistance acquise et la seconde de la résistance naturelle

La première relève de la résistance naturelle et la seconde de la résistance acquise

Explication

La résistance naturelle est une insensibilité inhérente à la souche, tandis que la résistance acquise résulte d’une modification génétique par mutation ou échange de gènes. Classer l’insensibilité inhérente comme acquise inverse la distinction; l’apparition après mutation ou échange n’est pas naturelle.

30. Une bactérie produit des bêta-lactamases qui dégradent un antibiotique bêta-lactamine. Quel mécanisme de résistance est en jeu ?

La diminution de la perméabilité à l’antibiotique
L’efflux actif de l’antibiotique hors de la bactérie
La production d’enzymes inactivantes
La modification de la cible de l’antibiotique

La production d’enzymes inactivantes

Explication

Les bêta-lactamases sont des enzymes qui inactivent les bêta-lactamines en les dégradant. La modification de la cible altère leur reconnaissance, la diminution de perméabilité freine leur entrée et l’efflux actif les expulse.

31. Une patiente présente une infection sévère et des vomissements qui compromettent l’absorption digestive. Quelle voie d’administration convient le mieux ?

La voie orale avec une dose réduite
La voie intraveineuse
La voie orale
La voie intramusculaire

La voie intraveineuse

Explication

La voie intraveineuse est adaptée en cas d’infection sévère ou d’absorption digestive compromise. La voie orale est à privilégier lorsqu’elle est possible, tandis que la voie intramusculaire est plus rare et dépend du médicament et du contexte.

32. Un médecin rédige une prescription antibiotique pour un patient. Quelles informations doit-il préciser pour définir un protocole adapté ?

La fréquence, les doses et la voie, sans préciser la durée
La durée, les doses et la voie, sans préciser la fréquence
La durée, la fréquence, les doses et les modalités du protocole
La durée, la fréquence et les modalités, sans préciser les doses

La durée, la fréquence, les doses et les modalités du protocole

Explication

Une prescription adaptée au patient précise la durée, la fréquence, les doses et les modalités du protocole. Omettre les modalités, la fréquence ou la durée laisse une partie du protocole indéfinie.

33. Une première dose d’antibiotique doit être administrée dans quelques minutes, et des prélèvements bactériologiques sont prévus. Que faut-il faire avant cette dose ?

Administrer la première dose puis prélever
Réaliser les prélèvements bactériologiques
Attendre l’absence d’amélioration avant de prélever
Terminer le traitement puis effectuer les prélèvements

Réaliser les prélèvements bactériologiques

Explication

Les prélèvements bactériologiques doivent être réalisés avant la première administration d’antibiotiques. Les faire après le début du traitement ou attendre son échec ne respecte pas cet ordre.

34. Après l’administration d’un antibiotique, un patient présente une hypotension, une dyspnée et un malaise. Quel type d’accident d’intolérance ces signes évoquent-ils ?

Une toxicité rénale
Un choc anaphylactique
Un trouble cochléo-vestibulaire
Une urticaire isolée

Un choc anaphylactique

Explication

L’hypotension, la dyspnée et le malaise caractérisent le choc anaphylactique parmi les accidents d’intolérance. La toxicité rénale concerne les reins, l’urticaire est une manifestation cutanéomuqueuse, et les troubles cochléo-vestibulaires sont neurosensoriels.

35. Pendant une antibiothérapie, un patient montre peu d’amélioration et ses paramètres biologiques évoluent défavorablement. Quelle démarche de surveillance est appropriée ?

Suivre les résultats biologiques sans réévaluer l’évolution clinique
Suivre les signes cliniques et reporter l’examen biologique à la fin du traitement
Réévaluer régulièrement la réponse clinique et biologique et rechercher une inefficacité ou une complication
Attendre la fin du traitement avant de vérifier une éventuelle complication

Réévaluer régulièrement la réponse clinique et biologique et rechercher une inefficacité ou une complication

Explication

La surveillance antibiotique associe l’évaluation régulière de la réponse clinique et biologique à la détection rapide d’une inefficacité ou d’une complication. Se limiter à un seul type d’indicateur ou différer cette recherche empêche une surveillance complète.

36. Avant de commencer une antibiothérapie chez un patient susceptible de porter une bactérie résistante, quelle démarche contribue à prévenir la résistance tout en limitant sa transmission ?

Prélever après le début du traitement, prescrire une durée adaptée, puis appliquer les mesures d’hygiène nécessaires
Prélever avant le traitement, prescrire une dose adaptée, puis interrompre le traitement à la disparition des symptômes
Prélever avant le traitement, ajuster la dose, puis réserver l’isolement aux patients symptomatiques
Prélever avant le traitement, prescrire une durée et une dose adaptées, puis appliquer les mesures d’hygiène nécessaires

Prélever avant le traitement, prescrire une durée et une dose adaptées, puis appliquer les mesures d’hygiène nécessaires

Explication

La prévention associe une prescription raisonnée, des prélèvements bactériologiques avant le traitement et des mesures comme l’hygiène des mains et l’isolement des porteurs. Un prélèvement après le début du traitement est tardif, limiter l’isolement aux patients symptomatiques néglige les porteurs, et arrêter à l’amélioration compromet l’observance complète.

37. Un patient sous antibiotiques constate que ses symptômes ont disparu et remarque un rash. Quel conseil correspond à l’éducation du patient ?

Interrompre le traitement et attendre l’apparition d’une difficulté respiratoire
Arrêter le traitement et signaler le rash comme un signe d’alerte
Terminer le traitement prescrit et signaler le rash comme un signe d’alerte
Terminer le traitement et considérer le rash comme une preuve de guérison

Terminer le traitement prescrit et signaler le rash comme un signe d’alerte

Explication

Le patient doit terminer le traitement prescrit même si les symptômes disparaissent et être informé que le rash fait partie des signes d’alerte à signaler. Arrêter dès l’amélioration méconnaît l’observance complète, assimiler le rash à une guérison en détourne la signification, et attendre une difficulté respiratoire retarde le signalement d’un signe d’alerte.

38. Un patient reçoit du céfotiam hexetil. À quelle génération de céphalosporines ce médicament appartient-il ?

À la quatrième génération
À la deuxième génération
À la troisième génération
À une génération hors de ces catégories

À la deuxième génération

Explication

Le céfotiam hexetil appartient à la deuxième génération. La troisième génération comprend notamment le céfixime, tandis que le cefpirome et le céfépime relèvent de la quatrième génération.

39. Après la fin d’un traitement par aminoside, un patient développe des troubles de l’équilibre et une baisse de l’audition. Quelle interprétation correspond aux effets ototoxiques possibles de cette classe ?

Une atteinte cochléaire réversible dont le délai est prévisible
Des atteintes vestibulaire et cochléaire apparaissant nécessairement dès la première dose
Une atteinte vestibulaire réversible apparaissant pendant le traitement
Des atteintes vestibulaire et cochléaire pouvant être irréversibles et apparaître après l’arrêt

Des atteintes vestibulaire et cochléaire pouvant être irréversibles et apparaître après l’arrêt

Explication

Les atteintes cochléaire et vestibulaire dues aux aminosides sont généralement irréversibles, leur délai d’apparition est variable et elles peuvent se manifester après l’arrêt du traitement. L’idée d’une réversibilité, d’un délai prévisible ou d’une apparition immédiate ne correspond pas à ces caractéristiques.

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Qu’est-ce qu’un antibiotique ?

Une substance naturelle ou synthétique qui inhibe la croissance bactérienne ou détruit les bactéries.

Que réduit un antibiotique bactéricide ?

La population bactérienne viable.

De quels facteurs dépend surtout le choix clinique d’un antibiotique ?

Du site infectieux, du germe, du patient, de l’exposition et des preuves d’efficacité.

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