QCM : Syndrome neurogène périphérique (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un patient présente des douleurs polyradiculaires, une paraplégie flasque, une anesthésie en selle, des réflexes ostéotendineux abolis et des troubles sphinctériens. Quelle atteinte correspond à cette association ?

Un syndrome tronculaire
Une polyneuropathie
Un syndrome monoradiculaire
Un syndrome de la queue de cheval

Un syndrome de la queue de cheval

Explication

Le syndrome de la queue de cheval atteint les racines lombaires et sacrées de L2 à S5 et associe les signes décrits, notamment l’anesthésie en selle et les troubles sphinctériens. Une atteinte monoradiculaire concerne une racine, une atteinte tronculaire un nerf, et une polyneuropathie est diffuse et distale.

2. Un patient traité par isoniazide présente une neuropathie liée à une carence vitaminique. Quelle association est correcte ?

Carence en vitamine B1
Carence en vitamine B6
Carence en vitamine B12
Carence en vitamine B9

Carence en vitamine B6

Explication

L’isoniazide est associé à une carence en vitamine B6. La vitamine B1 est associée à l’alcool et la vitamine B12 à l’anémie de Biermer; la vitamine B9 ne correspond pas à l’association visée.

3. Lors d’un EMG, un patient présente au repos une activité électrique spontanée avec des potentiels de fibrillation ; à la contraction, le tracé est appauvri en potentiels d’unités motrices. Quelle interprétation correspond à ces résultats ?

Un profil électromyographique neurogène avec activité spontanée au repos et tracé pauvre à la contraction
Un profil électromyographique myogène avec tracé trop riche pour un faible effort
Un profil de neuropathie démyélinisante défini par un ralentissement diffus des vitesses de conduction
Un profil de neuropathie axonale défini par des vitesses normales et des réponses d’amplitude réduite

Un profil électromyographique neurogène avec activité spontanée au repos et tracé pauvre à la contraction

Explication

À l’EMG, les potentiels de fibrillation apparaissent au repos et la contraction révèle un tracé pauvre en potentiels d’unités motrices. Le tracé trop riche pour un faible effort évoque plutôt des signes myogènes ; les anomalies de vitesse et d’amplitude relèvent de la mesure des vitesses de conduction.

4. Chez un patient, plusieurs troncs nerveux sont atteints successivement, avec des déficits sensitifs et moteurs distaux, asymétriques et de répartition non systématisée. Quelle catégorie décrit ce tableau ?

Une mononeuropathie tronculaire isolée
Une polyradiculonévrite proximo-distale
Des mononeuropathies multiples
Une polyneuropathie distale symétrique

Des mononeuropathies multiples

Explication

Les mononeuropathies multiples touchent successivement plusieurs troncs nerveux selon une distribution non systématisée et produisent une atteinte distale asymétrique. La polyneuropathie est symétrique, la polyradiculonévrite atteint aussi les racines et une mononeuropathie isolée ne concerne qu’un tronc.

5. Un patient présente une faiblesse des quatre membres, plus marquée aux mains et aux pieds qu’aux segments proximaux. Quelle description correspond à cette présentation périphérique ?

Une paraparésie à prédominance distale
Une tétraparésie à prédominance proximale
Une paraplégie à prédominance proximale
Une tétraparésie à prédominance distale

Une tétraparésie à prédominance distale

Explication

L’atteinte des quatre membres correspond à une tétraparésie, et le déficit périphérique prédomine souvent distalement. Une paraparésie touche les deux membres inférieurs, tandis que la prédominance proximale ne correspond pas à la présentation décrite.

6. Lors d’un examen musculaire, une patiente peut déplacer le membre contre la pesanteur, mais cède dès qu’une résistance est appliquée. Quelle cotation correspond à cette force ?

5
4
2
3

3

Explication

Le grade 3 correspond à un déplacement possible contre la pesanteur, tandis que le grade 4 suppose que le mouvement résiste à une force appliquée. Le grade 2 concerne un déplacement lorsque la pesanteur est éliminée, et le grade 5 indique une force normale.

7. Une personne présente une faiblesse prédominant aux muscles proximaux, une amyotrophie, aucune fasciculation ni perturbation sensitive, et des réflexes ostéotendineux normaux. Quel syndrome ce profil désigne-t-il ?

Un syndrome pyramidal
Un syndrome myogène
Un syndrome polyradiculaire
Un syndrome neurogène périphérique

Un syndrome myogène

Explication

Le syndrome myogène associe un déficit moteur proximal et une amyotrophie, sans fasciculations ni troubles sensitifs, avec des réflexes ostéotendineux normaux. Le syndrome pyramidal est associé à des réflexes vifs ou exagérés, tandis que le tableau neurogène périphérique ne correspond pas à cette combinaison de signes.

8. Deux patients présentent une amyotrophie liée à une atteinte nerveuse périphérique : le premier a une neuropathie démyélinisante et le second une neuropathie axonale. Quelle différence d’intensité est attendue ?

Importante chez le premier et modérée chez le second
Absente chez le premier et importante chez le second
Modérée chez le premier et importante chez le second
Importante chez les deux patients

Modérée chez le premier et importante chez le second

Explication

L’amyotrophie résulte de la dénervation ; elle est généralement modérée dans une atteinte démyélinisante et importante dans une atteinte axonale. L’inversion de ces degrés confond les caractéristiques des deux types de neuropathie.

9. Après une douleur partant du bas du dos et irradiant dans le territoire d’une racine nerveuse, un patient présente une sciatique L5. Quelle topographie l’explique le mieux ?

Un syndrome tronculaire
Une polyneuropathie
Un syndrome polyradiculaire
Un syndrome monoradiculaire

Un syndrome monoradiculaire

Explication

Une sciatique L5, comme une sciatique S1, est un exemple de syndrome monoradiculaire, dont le signe majeur est une douleur irradiant depuis le rachis dans le territoire de la racine. Le syndrome tronculaire touche un nerf périphérique, la polyneuropathie est diffuse et symétrique, et l’atteinte polyradiculaire concerne plusieurs racines.

10. L’étude de conduction d’un patient montre des vitesses motrices et sensitives normales, mais une amplitude diminuée des réponses motrice et sensitive. Quel type de neuropathie ce profil indique-t-il ?

Une neuropathie démyélinisante
Une atteinte radiculaire localisée par l’EMG
Une atteinte myogène révélée par un tracé trop riche
Une neuropathie axonale

Une neuropathie axonale

Explication

Une neuropathie axonale conserve des vitesses de conduction normales, mais réduit l’amplitude des réponses motrice et sensitive. Le ralentissement diffus caractérise plutôt une neuropathie démyélinisante ; la localisation radiculaire et le tracé myogène sont des interprétations distinctes de l’EMG.

11. Quels éléments constituent une fibre nerveuse périphérique ?

Un axone, de la myéline, des cellules de Schwann et un tissu de soutien
Un axone, des cellules de Schwann, des fibres musculaires et des vaisseaux
Une corne médullaire, de la myéline, des cellules de Schwann et un tissu conjonctif
Un axone, de la myéline, des ganglions et des fibres musculaires

Un axone, de la myéline, des cellules de Schwann et un tissu de soutien

Explication

Une fibre nerveuse comprend l’axone, la myéline, les cellules de Schwann et un tissu de soutien comportant des vaisseaux et du tissu conjonctif. Les ganglions et la corne antérieure sont des structures anatomiques associées au système nerveux, pas des constituants de la fibre.

12. L’examen révèle une atteinte isolée d’un nerf périphérique, avec déficit moteur systématisé dans son territoire et amyotrophie proportionnelle à la dénervation. Quel type de syndrome faut-il retenir ?

Un syndrome monoradiculaire
Un syndrome polyradiculaire
Un syndrome tronculaire
Une polyneuropathie

Un syndrome tronculaire

Explication

Un syndrome tronculaire correspond à l’atteinte isolée d’un tronc nerveux et produit un déficit moteur systématisé dans le territoire du nerf, avec une amyotrophie liée au degré de dénervation. Le syndrome monoradiculaire touche une racine, le syndrome polyradiculaire plusieurs racines, et la polyneuropathie concerne une atteinte diffuse.

13. Un patient présente une hémiplégie, sans fasciculations ni amyotrophie, avec des réflexes ostéotendineux exagérés. Quel diagnostic différentiel correspond le mieux à ce tableau ?

Un syndrome myogène
Un syndrome pyramidal
Un syndrome tronculaire
Un syndrome neurogène périphérique

Un syndrome pyramidal

Explication

Le syndrome pyramidal peut entraîner une hémiplégie et associe des réflexes ostéotendineux vifs ou exagérés, sans fasciculations ni amyotrophie. Le syndrome myogène se distingue notamment par un déficit proximal et une amyotrophie, tandis que l’abolition des réflexes évoque une autre configuration que leur exagération.

14. Quel aspect des réflexes ostéotendineux est compatible avec un syndrome neurogène périphérique ?

Des réflexes renforcés par l’effort volontaire
Des réflexes vifs ou exagérés
Des réflexes conservés à leur intensité habituelle
Des réflexes diminués ou abolis

Des réflexes diminués ou abolis

Explication

Dans le syndrome neurogène périphérique, les réflexes ostéotendineux sont diminués ou abolis. Les réflexes vifs ou exagérés orientent plutôt vers une atteinte pyramidale, tandis que des réflexes normaux ne décrivent pas le signe périphérique attendu.

15. Quel tableau clinique correspond à une polyneuropathie ?

Des atteintes sensitivomotrices distales asymétriques de plusieurs troncs nerveux touchés successivement
Une atteinte sensitivomotrice distale et symétrique avec amyotrophie, abolition des réflexes et troubles trophiques ou vasomoteurs
Une atteinte des racines nerveuses sans atteinte des extrémités distales
Un déficit moteur proximal sans amyotrophie ni modification des réflexes

Une atteinte sensitivomotrice distale et symétrique avec amyotrophie, abolition des réflexes et troubles trophiques ou vasomoteurs

Explication

La polyneuropathie associe une atteinte sensitivomotrice distale et symétrique à des signes moteurs, une amyotrophie, une abolition des réflexes et des troubles trophiques ou vasomoteurs. Les atteintes asymétriques successives évoquent des mononeuropathies multiples, tandis qu’une atteinte des racines et des extrémités distales décrit une polyradiculonévrite.

16. Quel élément définit le syndrome neurogène périphérique ?

Une diminution isolée de la force musculaire segmentaire
Un ensemble limité aux manifestations cliniques d’une atteinte nerveuse
Un ensemble de manifestations résultant d’une atteinte du neurone central
Un ensemble de manifestations résultant d’une atteinte du neurone périphérique

Un ensemble de manifestations résultant d’une atteinte du neurone périphérique

Explication

Le syndrome neurogène périphérique regroupe des manifestations cliniques, biologiques, électriques et histologiques dues à l’atteinte du neurone périphérique. Un déficit moteur isolé n’en donne pas toute la définition, et une atteinte centrale ne correspond pas à son origine.

17. Au début d’une atteinte périphérique, un patient décrit des fourmillements, des sensations déclenchées par le toucher et des douleurs. À quelle catégorie appartiennent ces manifestations ?

Aux troubles neurovégétatifs, liés aux fonctions vasomotrices et trophiques
Aux signes moteurs, liés à une diminution de la force musculaire
Aux signes sensitifs subjectifs, souvent inauguraux et d’origine radiculaire ou tronculaire
Aux signes sensitifs objectifs, généralement discrets ou absents

Aux signes sensitifs subjectifs, souvent inauguraux et d’origine radiculaire ou tronculaire

Explication

Les paresthésies, les dysesthésies déclenchées par le tact et les douleurs sont des signes sensitifs subjectifs, souvent précoces et d’origine radiculaire ou tronculaire. Les signes objectifs concernent des modalités sensitives examinées, tandis que les troubles neurovégétatifs et les signes moteurs relèvent d’autres catégories.

18. Chez un patient présentant un syndrome neurogène périphérique, on observe une cyanose, une peau sèche et squameuse, des ongles cassants et une hypotension artérielle. Comment classer l’ensemble de ces manifestations ?

Comme des signes sensitifs subjectifs comprenant paresthésies, dysesthésies et douleurs
Comme des troubles neurovégétatifs associant des manifestations vasomotrices, trophiques, des phanères et tensionnelles
Comme des signes moteurs associant déficit de force, hypotonie et amyotrophie
Comme des signes sensitifs objectifs touchant les sensibilités superficielle et profonde

Comme des troubles neurovégétatifs associant des manifestations vasomotrices, trophiques, des phanères et tensionnelles

Explication

La cyanose est un trouble vasomoteur, la peau sèche et squameuse un trouble trophique, les ongles cassants une atteinte des phanères et l’hypotension une manifestation neurovégétative. Les signes sensitifs décrivent des anomalies de la sensibilité, tandis que les signes moteurs concernent la force et le tonus.

19. Quel ensemble regroupe les principales étiologies des neuropathies périphériques ?

Les neuropathies diabétiques, les douleurs radiculaires et les troubles vasomoteurs
Les neuropathies traumatiques, infectieuses, tumorales, vasculaires et médicamenteuses
Les neuropathies diabétiques, carentielles, gravidiques, toxiques, systémiques et héréditaires
Les atteintes musculaires, articulaires, osseuses, tendineuses et ligamentaires

Les neuropathies diabétiques, carentielles, gravidiques, toxiques, systémiques et héréditaires

Explication

Les grandes catégories étiologiques comprennent les neuropathies diabétiques, carentielles, gravidiques ou gravido-carentielles, toxiques, ainsi que les maladies systémiques et héréditaires. Les douleurs et les troubles vasomoteurs sont des manifestations cliniques, non cet ensemble de causes.

20. Quelques jours après un syndrome grippal, un patient développe un déficit sensitivomoteur des quatre membres, proximal et distal, qui progresse des membres inférieurs vers le haut. Quel syndrome ce tableau évoque-t-il ?

Le syndrome de Guillain-Barré
Une polyneuropathie chronique à prédominance distale
Des mononeuropathies multiples
Une monoradiculopathie isolée

Le syndrome de Guillain-Barré

Explication

Le syndrome de Guillain-Barré débute après un syndrome grippal par un déficit sensitivomoteur des quatre membres, proximal et distal, d’installation ascendante en quelques jours. Une neuropathie distale chronique ou des atteintes tronculaires asymétriques ne correspondent pas à ce tableau.

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Qu’est-ce que le syndrome neurogène périphérique ?

Un ensemble de manifestations cliniques, biologiques, électriques et histologiques résultant d’une atteinte du neurone périphérique.

Qu’est-ce qu’un déficit moteur ?

Une diminution de la force musculaire segmentaire.

Quelle est l’échelle de cotation musculaire ?

Elle va de 0 à 5.

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