QCM : Anticoagulants oraux directs (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les trois anticoagulants oraux directs commercialisés en France et leurs noms commerciaux ?

Le dabigatran (Pradaxa), le rivaroxaban (Xarelto) et l’apixaban (Eliquis)
Le dabigatran (Xarelto), le rivaroxaban (Eliquis) et l’apixaban (Pradaxa)
Le dabigatran (Eliquis), le rivaroxaban (Pradaxa) et l’apixaban (Xarelto)
Le dabigatran (Pradaxa), l’édoxaban (Xarelto) et l’apixaban (Eliquis)

Le dabigatran (Pradaxa), le rivaroxaban (Xarelto) et l’apixaban (Eliquis)

Explication

En France, les trois AOD cités sont le dabigatran, le rivaroxaban et l’apixaban, commercialisés respectivement sous les noms Pradaxa, Xarelto et Eliquis. L’édoxaban ne fait pas partie des trois molécules indiquées ici.

2. Quelle présentation du rivaroxaban permet une administration sous forme liquide ?

Des granulés en sachet dosés à 0,5, 1,5 et 2 mg
Des gélules dosées à 75, 110 et 150 mg
Des granulés pour suspension buvable dosés à 1 mg/mL
Des comprimés dosés à 2,5 et 5 mg

Des granulés pour suspension buvable dosés à 1 mg/mL

Explication

Le rivaroxaban est disponible sous forme de granulés pour suspension buvable à 1 mg/mL, en plus de plusieurs dosages de comprimés. Les dosages en granulés de 0,5, 1,5 et 2 mg correspondent aux présentations pédiatriques de l’apixaban.

3. Quelle association entre un AOD et sa cible enzymatique est correcte ?

Le dabigatran et l’apixaban inhibent la thrombine, tandis que le rivaroxaban inhibe le facteur Xa
Le dabigatran inhibe la thrombine, tandis que l’apixaban et le rivaroxaban inhibent le facteur Xa
Le dabigatran inhibe le facteur Xa, tandis que l’apixaban et le rivaroxaban inhibent la thrombine
Le rivaroxaban inhibe la thrombine, tandis que le dabigatran et l’apixaban inhibent le facteur Xa

Le dabigatran inhibe la thrombine, tandis que l’apixaban et le rivaroxaban inhibent le facteur Xa

Explication

Le dabigatran cible directement la thrombine, alors que l’apixaban et le rivaroxaban ciblent directement le facteur Xa. L’association inverse entre dabigatran et facteur Xa constitue une confusion possible, mais ces cibles ne sont pas interchangeables.

4. Comment les AOD contribuent-ils à empêcher la formation de thrombus ?

En inhibant directement la thrombine ou le facteur Xa
En stimulant la transformation du fibrinogène en fibrine
En réduisant la production de plaquettes dans la moelle osseuse
En dissolvant directement les thrombus déjà constitués

En inhibant directement la thrombine ou le facteur Xa

Explication

Les AOD empêchent la formation de thrombus en inhibant directement la thrombine ou le facteur Xa. La dissolution d’un caillot déjà constitué relève d’un mécanisme différent de celui décrit pour ces anticoagulants.

5. Chez une personne atteinte de fibrillation atriale, quelle est la principale raison d’utiliser un AOD ?

Prévenir les hémorragies artérielles liées aux troubles du rythme cardiaque
Traiter directement l’arythmie afin de rétablir un rythme cardiaque normal
Traiter ou prévenir des événements thromboemboliques artériels, notamment un AVC ischémique ou une embolie systémique
Réduire la fréquence cardiaque en bloquant la conduction électrique auriculaire

Traiter ou prévenir des événements thromboemboliques artériels, notamment un AVC ischémique ou une embolie systémique

Explication

Dans la fibrillation atriale, les AOD servent principalement au traitement et à la prévention d’événements thromboemboliques artériels, comme l’AVC ischémique ou l’embolie systémique. Ils ne traitent pas directement l’arythmie et ne rétablissent pas à eux seuls le rythme cardiaque.

6. Quelle distinction décrit correctement la prescription des AOD par rapport à celle des AVK ?

Les AOD sont prescrits à doses fixes, mais leur posologie varie selon l’indication et les caractéristiques du patient, contrairement aux AVK
Les AOD ont une dose identique pour toutes les indications, tandis que celle des AVK varie selon le patient
Les AOD sont ajustés selon l’indication, tandis que la dose des AVK reste identique pour tous les patients
Les AOD et les AVK sont tous deux prescrits à dose fixe, indépendamment de l’indication

Les AOD sont prescrits à doses fixes, mais leur posologie varie selon l’indication et les caractéristiques du patient, contrairement aux AVK

Explication

Les AOD sont prescrits à doses fixes, mais la posologie dépend de l’indication et des caractéristiques physiopathologiques du patient. Croire que la dose d’un AOD est identique pour toutes les indications confond la notion de dose fixe avec une dose universelle.

7. Hors situation particulière de fibrillation atriale, quelle posologie quotidienne associe correctement chaque AOD à sa prise ?

Rivaroxaban : 10 mg en une prise ; apixaban : 20 mg en deux prises de 10 mg ; dabigatran : 150 mg en deux prises
Rivaroxaban : 20 mg en une prise ; apixaban : 5 mg en une prise ; dabigatran : 150 mg en deux prises de 75 mg
Rivaroxaban : 20 mg en deux prises ; apixaban : 10 mg en une prise ; dabigatran : 300 mg en une prise
Rivaroxaban : 20 mg en une prise ; apixaban : 10 mg en deux prises de 5 mg ; dabigatran : 300 mg en deux prises de 150 mg

Rivaroxaban : 20 mg en une prise ; apixaban : 10 mg en deux prises de 5 mg ; dabigatran : 300 mg en deux prises de 150 mg

Explication

Les posologies quotidiennes indiquées sont de 20 mg de rivaroxaban en une prise, de 10 mg d’apixaban en deux prises de 5 mg et de 300 mg de dabigatran en deux prises de 150 mg. Le rivaroxaban en deux prises ne correspond pas au schéma indiqué ici.

8. Une personne âgée de 78 ans présente une fibrillation atriale et un risque hémorragique particulier ; quel principe de posologie s’applique ?

La posologie est choisie uniquement selon le poids, sans considérer la fonction rénale
La posologie est diminuée, en tenant compte de facteurs de risque et de seuils qui varient selon l’AOD
La posologie reste identique, car l’âge et les autres facteurs ne modifient pas le dosage
La posologie est augmentée pour compenser le risque thromboembolique associé à l’âge

La posologie est diminuée, en tenant compte de facteurs de risque et de seuils qui varient selon l’AOD

Explication

En cas de risque hémorragique particulier en fibrillation atriale, la posologie est diminuée ; l’âge supérieur à 75 ans figure parmi les facteurs cités, avec des seuils propres à chaque AOD. Une augmentation de dose en raison de l’âge ne correspond pas à ce principe de réduction.

9. Quel schéma d’apixaban est indiqué pour une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire, en commençant le traitement ?

10 mg par jour en deux prises de 5 mg pendant 7 jours, puis 20 mg par jour en deux prises de 10 mg
10 mg par jour en deux prises de 5 mg pendant 6 mois, puis 20 mg par jour en deux prises
20 mg par jour en une prise pendant 7 jours, puis 10 mg par jour en une prise
20 mg par jour en deux prises de 10 mg pendant 7 jours, puis 10 mg par jour en deux prises de 5 mg

20 mg par jour en deux prises de 10 mg pendant 7 jours, puis 10 mg par jour en deux prises de 5 mg

Explication

Le traitement commence par 20 mg par jour, répartis en deux prises de 10 mg pendant 7 jours, puis passe à 10 mg par jour en deux prises de 5 mg. Le schéma commençant à 10 mg par jour inverse la séquence initiale et ne correspond pas au traitement indiqué.

10. Lors du choix entre un AVK et un AOD pour une fibrillation atriale, quels éléments la HAS recommande-t-elle de prendre en compte au cas par cas ?

L’âge, la fonction rénale, le poids et l’observance prévisible
Le type de valve, la durée du traitement et la fréquence des repas
Le risque infectieux, la fonction hépatique et les antécédents allergiques
La pression artérielle, le taux de cholestérol et le niveau d’activité physique

L’âge, la fonction rénale, le poids et l’observance prévisible

Explication

La HAS préconise une décision individualisée tenant notamment compte de l’âge, de la fonction rénale, du poids et de l’observance prévisible. Le type de valve peut influencer les indications, mais ne correspond pas à la liste des critères cités dans cette recommandation.

11. Quelle stratégie la Société européenne de Cardiologie recommande-t-elle en première intention dans la fibrillation atriale non valvulaire ?

Commencer par un traitement parentéral prolongé
Choisir le traitement selon le seul poids du patient
Proposer un AOD en première intention
Prescrire un AVK en première intention

Proposer un AOD en première intention

Explication

La Société européenne de Cardiologie recommande les AOD en première intention pour la fibrillation atriale non valvulaire. Le recours à un AVK n’est pas la stratégie de première intention indiquée ici.

12. Chez un patient ayant une thrombose veineuse profonde, quelle différence distingue l’initiation de l’apixaban ou du rivaroxaban de celle du dabigatran ?

Les trois médicaments peuvent être commencés directement sans traitement parentéral préalable
Le dabigatran peut être commencé directement, tandis que l’apixaban et le rivaroxaban nécessitent cinq jours de traitement parentéral préalable
L’apixaban et le rivaroxaban peuvent être commencés directement, tandis que le dabigatran nécessite au moins cinq jours de traitement parentéral préalable
Les trois médicaments nécessitent cinq jours de traitement parentéral avant leur première prise

L’apixaban et le rivaroxaban peuvent être commencés directement, tandis que le dabigatran nécessite au moins cinq jours de traitement parentéral préalable

Explication

L’apixaban et le rivaroxaban peuvent être initiés directement en raison de leur délai d’action court, contrairement au dabigatran, qui requiert au moins cinq jours de traitement parentéral préalable. L’idée que le dabigatran se commence directement inverse précisément cette distinction.

13. Quelle distinction d’indication existe entre les AOD et les AVK concernant certaines valvulopathies et les prothèses valvulaires mécaniques ?

Les AOD sont indiqués dans ces situations, tandis que les AVK sont réservés aux valves biologiques
Les deux classes ont des indications entièrement superposables dans ces situations
Les AVK sont indiqués dans certaines valvulopathies et après la pose de prothèses valvulaires mécaniques
Les AVK sont réservés aux thromboses veineuses, tandis que les AOD couvrent ces situations valvulaires

Les AVK sont indiqués dans certaines valvulopathies et après la pose de prothèses valvulaires mécaniques

Explication

Les indications des AOD et des AVK ne se superposent pas entièrement : les AVK sont indiqués pour certaines valvulopathies et après la pose d’une prothèse valvulaire mécanique. Dire que les AOD sont indiqués à la place des AVK dans ces cas méconnaît cette distinction.

14. Comment un patient doit-il prendre le rivaroxaban à 15 ou 20 mg pour améliorer sa biodisponibilité ?

Au cours d’un repas
À distance des repas, avec une boisson lactée
Le soir, quel que soit le rapport avec le repas
À jeun, avant le repas

Au cours d’un repas

Explication

Le rivaroxaban à 15 ou 20 mg doit être pris au cours d’un repas, ce qui améliore notablement sa biodisponibilité. Le prendre à jeun ne répond donc pas à la consigne associée à ces dosages.

15. Que doit faire un patient avec une gélule de dabigatran avant de l’avaler ?

La mâcher afin d’accélérer l’absorption du médicament
L’écraser avant de la prendre avec un grand verre d’eau
L’ouvrir pour mélanger son contenu à un aliment
L’avaler intacte, sans l’ouvrir, l’écraser ni la mâcher

L’avaler intacte, sans l’ouvrir, l’écraser ni la mâcher

Explication

La gélule doit être avalée intacte, car son endommagement augmente fortement la biodisponibilité et le risque hémorragique. L’ouvrir pour mélanger son contenu à un aliment constitue donc une conduite inadaptée.

16. Un patient se rend compte qu’il a oublié une prise d’apixaban : dans quelle condition peut-il la rattraper ?

Le lendemain, en prenant ensemble la dose oubliée et la dose prévue
À la prochaine prise, en supprimant toute dose supplémentaire ce jour-là
Dès qu’il s’en rend compte, en prenant trois comprimés au besoin le même jour
Dès qu’il s’en rend compte, sans dépasser deux comprimés pris dans la journée

Dès qu’il s’en rend compte, sans dépasser deux comprimés pris dans la journée

Explication

Une prise oubliée d’apixaban peut être rattrapée dès que le patient s’en rend compte, à condition de ne pas dépasser deux comprimés dans la journée. La reporter au lendemain avec deux prises ensemble ne respecte pas cette consigne.

17. Pendant une phase où le rivaroxaban est pris une fois par jour, que faire après avoir oublié le comprimé ?

Prendre immédiatement le comprimé oublié, puis reprendre le schéma normal le lendemain sans doubler la dose le même jour
Attendre le lendemain et prendre alors deux comprimés pour compenser l’oubli
Sauter la dose oubliée et reprendre le traitement à la prochaine prise prévue
Prendre immédiatement deux comprimés, puis reprendre le schéma normal le lendemain

Prendre immédiatement le comprimé oublié, puis reprendre le schéma normal le lendemain sans doubler la dose le même jour

Explication

Le comprimé oublié doit être pris immédiatement, puis le traitement reprend normalement le lendemain sans dose doublée le même jour. Prendre deux comprimés le lendemain pour compenser exposerait à un schéma différent de celui recommandé.

18. À quelle fréquence faut-il estimer le débit de filtration glomérulaire chez un patient traité par AOD ?

Une fois au début du traitement, puis seulement si des symptômes apparaissent
À chaque consultation, même en l’absence de problème rénal
Une fois tous les deux ans, avec un contrôle supplémentaire après chaque changement de dose
Au moins une fois par an, et plus souvent en cas d’insuffisance rénale

Au moins une fois par an, et plus souvent en cas d’insuffisance rénale

Explication

Le suivi biologique comprend une estimation du débit de filtration glomérulaire au moins annuelle, avec des contrôles plus fréquents en cas d’insuffisance rénale. Un contrôle uniquement à l’instauration du traitement ne permet pas le suivi régulier prévu.

19. Quelle caractéristique d’élimination rénale distingue particulièrement le dabigatran parmi les AOD ?

Tous les AOD sont éliminés par le rein, et le dabigatran l’est à 80 %
Seul le dabigatran est éliminé par le rein, à hauteur de 80 %
Le dabigatran est éliminé à 80 % par le foie, contrairement aux autres AOD
Tous les AOD sont éliminés par le rein, et le dabigatran l’est à 30 %

Tous les AOD sont éliminés par le rein, et le dabigatran l’est à 80 %

Explication

Tous les AOD sont éliminés par le rein, et la part d’élimination rénale du dabigatran est de 80 %. Affirmer qu’il est le seul AOD concerné par l’élimination rénale contredit la caractéristique commune à cette classe.

20. Pourquoi la posologie des AOD doit-elle être adaptée au débit de filtration glomérulaire ?

Pour réduire le risque de thrombose lié à une fonction hépatique altérée
Pour limiter le sur-risque hémorragique lié à la fonction rénale
Pour rendre inutile le suivi biologique pendant le traitement
Pour maintenir une absorption constante malgré les repas

Pour limiter le sur-risque hémorragique lié à la fonction rénale

Explication

L’adaptation posologique selon le débit de filtration glomérulaire vise à éviter un sur-risque hémorragique. Modifier la dose ne rend pas inutile la surveillance biologique de la fonction rénale.

21. Un patient présente un débit de filtration glomérulaire de 20 mL/min : quelle précaution s’applique à l’apixaban et au rivaroxaban ?

Les utiliser sans précaution particulière, car le seuil de vigilance est inférieur à 15 mL/min
Les manier avec grande précaution, car le débit se situe entre 15 et 30 mL/min
Les considérer comme contre-indiqués, car tout débit inférieur à 30 mL/min les exclut
Les éviter uniquement si le débit dépasse 30 mL/min

Les manier avec grande précaution, car le débit se situe entre 15 et 30 mL/min

Explication

Entre 15 et 30 mL/min, l’apixaban et le rivaroxaban doivent être maniés avec grande précaution. La contre-indication sous 30 mL/min concerne le dabigatran, et non ces deux médicaments selon la distinction donnée.

22. Quel est le principal effet indésirable associé aux anticoagulants oraux directs (AOD) ?

Une atteinte rénale qui se traduit principalement par une diminution de la diurèse
Une réaction allergique qui se manifeste principalement par une éruption cutanée
Un risque hémorragique pouvant se manifester par des saignements discrets ou des signes trompeurs
Un risque thrombotique lié à une accélération de la coagulation malgré le traitement

Un risque hémorragique pouvant se manifester par des saignements discrets ou des signes trompeurs

Explication

Les AOD exposent surtout à un risque de saignement, parfois peu évident ou associé à des signes trompeurs. Une atteinte rénale peut influencer le risque lié au traitement, mais elle n’en constitue pas le principal effet indésirable décrit ici.

23. Quel antidote peut neutraliser rapidement le dabigatran avant une chirurgie urgente ou lors d’une hémorragie menaçant le pronostic vital ?

Le charbon actif, utilisé comme antidote spécifique
Le sulfate de protamine, administré par voie intraveineuse
La vitamine K, administrée en urgence
L’idarucizumab, disponible à l’hôpital

L’idarucizumab, disponible à l’hôpital

Explication

L’idarucizumab neutralise rapidement l’anticoagulation due au dabigatran dans ces situations graves. Le charbon actif peut être envisagé après une prise récente, mais ce n’est pas l’antidote spécifique du dabigatran.

24. Lors d’un saignement sous AOD après une prise récente, quelle conduite tient compte des informations et mesures utiles ?

Noter l’heure du premier symptôme et administrer du charbon actif quelle que soit la date de prise
Noter l’heure et la dose de la dernière prise, et envisager du charbon actif si la prise est récente
Noter la dose habituelle et considérer que l’anticoagulation se normalise en quelques minutes
Noter la durée du traitement et interrompre toute surveillance après quelques heures

Noter l’heure et la dose de la dernière prise, et envisager du charbon actif si la prise est récente

Explication

Il faut relever l’heure et la dose de la dernière prise ; la normalisation peut demander 12 à 24 heures, et le charbon actif peut être envisagé si la prise est récente. Le charbon actif n’est donc pas indiqué indépendamment du délai depuis la prise.

25. Un patient sous apixaban commence un antifongique azolé puissant. Quel mécanisme peut accroître son risque hémorragique ?

L’inhibition du CYP3A4, qui intervient dans le métabolisme de l’apixaban
L’activation de la glycoprotéine P, qui augmente l’absorption de l’apixaban
L’inhibition de la synthèse rénale, qui réduit directement l’élimination de l’apixaban
L’induction du CYP3A4, qui accélère le métabolisme de l’apixaban

L’inhibition du CYP3A4, qui intervient dans le métabolisme de l’apixaban

Explication

L’apixaban est métabolisé par le CYP3A4, et les inhibiteurs puissants de cette enzyme, dont les antifongiques azolés, peuvent augmenter le risque hémorragique. Un inducteur enzymatique accélérerait plutôt l’élimination des AOD et exposerait à un risque thrombotique.

26. Pourquoi l’association d’un AOD avec un inhibiteur de la glycoprotéine P peut-elle accroître le risque hémorragique ?

Parce que les AOD ne sont pas transportés par cette protéine et que son inhibition favorise la coagulation
Parce que les AOD sont des substrats de ce transporteur d’efflux et que son inhibition augmente le risque de saignement
Parce que les AOD inhibent ce transporteur et que son blocage accélère leur élimination rénale
Parce que les AOD activent ce transporteur et que son inhibition réduit leur absorption intestinale

Parce que les AOD sont des substrats de ce transporteur d’efflux et que son inhibition augmente le risque de saignement

Explication

Les AOD sont des substrats de la glycoprotéine P ; l’inhibition de ce transporteur est associée à une hausse du risque hémorragique. L’idée que son inhibition accélère l’élimination correspond plutôt à la confusion entre inhibition et induction.

27. Pourquoi l’association d’un AOD avec un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) est-elle déconseillée ?

Elle augmente le risque hémorragique en irritant la muqueuse gastroduodénale
Elle provoque principalement une élimination accélérée de l’AOD par le foie
Elle réduit le risque hémorragique en protégeant la muqueuse gastroduodénale
Elle diminue l’effet anticoagulant en bloquant la glycoprotéine P

Elle augmente le risque hémorragique en irritant la muqueuse gastroduodénale

Explication

Les AINS peuvent irriter la muqueuse gastroduodénale, ce qui augmente le risque hémorragique lorsqu’ils sont associés à un AOD. Leur association ne protège donc pas la muqueuse digestive.

28. Un patient traité par AOD prend de la carbamazépine, un inducteur enzymatique. Quel risque cette association fait-elle craindre ?

Un risque thrombotique, car l’absorption de l’AOD peut être augmentée
Un risque hémorragique, car la synthèse de l’AOD peut être stimulée
Un risque hémorragique, car l’élimination de l’AOD peut être ralentie
Un risque thrombotique, car l’élimination de l’AOD peut être accélérée

Un risque thrombotique, car l’élimination de l’AOD peut être accélérée

Explication

La carbamazépine peut accélérer l’élimination des AOD et ainsi exposer à un risque thrombotique. Le risque hémorragique lié au ralentissement de l’élimination est plutôt associé à certains inhibiteurs.

29. Quelle recommandation s’applique aux AOD pendant la grossesse et l’allaitement ?

Les réserver à l’allaitement et contre-indiquer tous les anticoagulants pendant la grossesse
Les utiliser à dose réduite pendant la grossesse et les suspendre pendant l’allaitement
Les éviter par manque de données, le rivaroxaban étant formellement contre-indiqué pendant la grossesse
Les remplacer systématiquement par un AVK pendant la grossesse et l’allaitement

Les éviter par manque de données, le rivaroxaban étant formellement contre-indiqué pendant la grossesse

Explication

Les AOD ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse ou l’allaitement en raison du manque de données, et le rivaroxaban est formellement contre-indiqué pendant la grossesse. Les AVK ne sont pas une solution de remplacement pendant la grossesse, car ils sont tératogènes et fœtotoxiques.

30. Quelle stratégie anticoagulante peut être utilisée pendant la grossesse, compte tenu des risques associés aux AVK ?

Un AOD peut être utilisé, tandis que les AVK présentent un risque limité au premier trimestre
Un AVK peut être utilisé, tandis que les héparines sont tératogènes et fœtotoxiques
Une HBPM peut être utilisée, tandis que l’HNF est à éviter pendant toute la grossesse
Une HBPM ou une HNF peut être utilisée, tandis que les AVK sont tératogènes et fœtotoxiques

Une HBPM ou une HNF peut être utilisée, tandis que les AVK sont tératogènes et fœtotoxiques

Explication

Une HBPM ou une HNF peut être utilisée pendant la grossesse, alors que les AVK sont tératogènes et fœtotoxiques tout au long de celle-ci, particulièrement au premier trimestre. Le risque des AVK ne se limite donc pas au premier trimestre.

31. Sur quel facteur repose le calcul de la dose quotidienne d’apixaban chez l’enfant ?

L’âge gestationnel de l’enfant
La fonction hépatique de l’enfant
Le poids de l’enfant
La durée du traitement de l’enfant

Le poids de l’enfant

Explication

Chez l’enfant, la dose quotidienne d’apixaban dépend du poids. L’âge gestationnel n’est pas le facteur de dosage indiqué pour cette posologie pédiatrique.

32. Comment administrer correctement une gélule pédiatrique d’apixaban conçue pour être ouverte ?

Dissoudre la gélule dans du jus de fruit et administrer le mélange après deux heures
Mélanger son contenu avec du lait maternisé et le conserver jusqu’au lendemain
Faire avaler la gélule entière avec de l’eau, puis attendre deux heures avant la prise suivante
Mélanger son contenu avec de l’eau ou du lait maternisé, puis l’administrer dans les deux heures

Mélanger son contenu avec de l’eau ou du lait maternisé, puis l’administrer dans les deux heures

Explication

La gélule ne doit pas être avalée : son contenu doit être mélangé avec de l’eau ou du lait maternisé et administré dans les deux heures suivant la préparation. La conservation du mélange jusqu’au lendemain dépasse ce délai.

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Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Anticoagulants oraux directs.

Quels sont les trois AOD commercialisés en France et leurs noms commerciaux ?

Le dabigatran (Pradaxa), le rivaroxaban (Xarelto) et l’apixaban (Eliquis).

Comment les AOD empêchent-ils la formation de thrombus ?

En inhibant directement la thrombine ou le facteur Xa.

Quelle cible le dabigatran inhibe-t-il directement ?

La thrombine.

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