Qu’est-ce que l’asepsie ?
La mise en œuvre de moyens visant à maintenir un organisme vivant ou un milieu inerte exempt de micro-organismes.
Quel est le résultat temporel d’une désinfection ?
Son résultat est momentané.
Sur quels milieux la désinfection agit-elle ?
Sur des milieux inertes contaminés.
Quelles actions une désinfection peut-elle exercer sur les micro-organismes et les virus ?
Elle élimine ou tue les micro-organismes et peut inactiver les virus indésirables.
Quels facteurs influencent l’efficacité d’un désinfectant ?
L’inoculum, les substances interférentes, le biofilm et les paramètres physicochimiques.
Quelles conditions respecter pour obtenir l’activité recherchée d’un désinfectant ?
La concentration ou dilution prescrite et le temps de contact nécessaire.
Quelles activités exige le bas niveau de désinfection des dispositifs non critiques ?
Une activité bactéricide et fongicide, avec une activité virucide partielle anti-VIH.
Quelle activité supplémentaire exige le haut niveau par rapport au niveau intermédiaire ?
Une activité sporicide.
Combien de phases les normes EN et AFNOR utilisent-elles pour évaluer les désinfectants ?
Trois phases.
Comment choisir la concentration d’usage d’un désinfectant selon l’essai normatif le plus défavorable ?
Elle doit être supérieure ou égale à la concentration utilisée dans cet essai.
Qu’est-ce que l’antisepsie ?
La mise en œuvre de moyens physiques ou chimiques détruisant ou inactivant momentanément des micro-organismes sur un organisme vivant, dans la limite de la tolérance des tissus.
En combien de temps la flore cutanée résidente se reconstitue-t-elle ?
En 4 à 6 heures.
Comment la flore cutanée transitoire se caractérise-t-elle ?
Elle est facile à éliminer et souvent à l’origine d’infections.
Quel est l’objectif de l’antisepsie avant un geste invasif ?
Prévenir les infections associées aux soins en diminuant l’inoculum.
Quelle est la séquence d’action des antiseptiques sur une cellule bactérienne ?
Adsorption à la surface, fixation à la membrane, fuite des électrolytes, puis coagulation du matériel cytoplasmique par dénaturation.
Qu’est-ce qui distingue une activité bactériostatique d’une activité bactéricide ?
La bactériostasie bloque réversiblement la croissance; la bactéricidie détruit définitivement la bactérie.
Quel antiseptique privilégier pour prévenir le risque infectieux ?
Un antiseptique majeur, bactéricide, à large spectre et à action rapide.
Que faut-il vérifier avant d’utiliser un antiseptique ?
Les indications, les contre-indications et les dates de péremption.
Quel antiseptique privilégier sur peau saine dès que possible ?
Un antiseptique en phase alcoolique contenant au moins 60 % d’éthanol ou d’isopropanol.
Quelle concentration minimale d’alcool est recommandée sur peau saine ?
60 % d’éthanol ou d’isopropanol.
Quel antiseptique utiliser sur peau lésée et sur les muqueuses ?
Un antiseptique en phase aqueuse.
Quels actes sont classés à haut risque infectieux ?
La préparation cutanée préopératoire, la pose d’un cathéter central, les biopsies percutanées et l’arthrographie.
Quels actes sont classés à risque infectieux intermédiaire ?
La pose d’un cathéter veineux périphérique, les hémocultures et la pose d’une sonde urinaire.
Quel acte de prélèvement sanguin relève du risque infectieux intermédiaire ?
La réalisation d’hémocultures.
Quels actes sont classés à bas risque infectieux ?
Les injections IV, IM ou SC et les prélèvements sanguins hors hémocultures.
Quels types d’injections relèvent du bas risque infectieux ?
Les injections IV, IM ou SC.
Quel rôle la povidone joue-t-elle dans la povidone iodée ?
Elle transporte l’iode I₂ peu soluble dans l’eau et en permet la libération progressive.
Par quel mécanisme l’iode agit-il sur les protéines ?
Il oxyde les protéines membranaires et chromosomiques, notamment leurs groupements thiol.
Chez quel nouveau-né la povidone iodée est-elle contre-indiquée ?
Chez le nouveau-né de 0 à 1 mois.
Quelle concentration de chlore actif contient la solution aqueuse d’hypochlorite de sodium ?
De 0,06 à 0,5 %.
Quel effet la chlorhexidine à faible dose provoque-t-elle sur la membrane bactérienne ou fongique ?
Elle provoque une fuite des constituants cytoplasmiques.
Que précipite la chlorhexidine à forte dose ?
Les protéines et les acides nucléiques.
Pourquoi la chlorhexidine ne doit-elle pas toucher le cerveau ou les méninges ?
Parce qu’elle est neurotoxique.
Quels composés antiseptiques la Biseptine® associe-t-elle notamment ?
La chlorhexidine et le chlorure de benzalkonium.
Quel pourcentage d’alcool benzylique contient la Biseptine® ?
4 %.
Pourquoi la Biseptine® n’est-elle pas considérée comme un antiseptique en phase alcoolique ?
Elle ne contient que 4 % d’alcool benzylique.
Pour quels gestes l’éthanol à 60° ou 70° est-il indiqué ?
Les injections, les prélèvements sanguins et la manipulation aseptique de dispositifs.
Pourquoi le prématuré risque-t-il davantage une toxicité cutanée des antiseptiques ?
L’immaturité cutanée réduit l’efficacité de la fonction barrière et favorise la pénétration des produits.
Quels produits faut-il éviter chez le prématuré pour l’antisepsie ?
Les produits en phase alcoolique et les dérivés iodés.
Quel produit utiliser chez le prématuré, et comment traiter l’excédent si nécessaire ?
Utiliser un produit chloré et tamponner l’excédent sans rincer.
Quels antiseptiques sont recommandés chez le nouveau-né à terme de moins d’un mois ?
La Biseptine® ou un produit chloré.
Quels produits éviter chez le nouveau-né à terme de moins d’un mois ?
Les produits en phase alcoolique et les produits iodés.
Quels produits iodés utiliser entre 1 et 30 mois ?
Ils sont à éviter et nécessitent des précautions s’ils sont indispensables.
Quel alcool est à éviter entre 1 et 30 mois, et quels antiseptiques alcooliques sont autorisés ?
Éviter l’alcool à 70° modifié ; l’alcool pédiatrique à 60 % et la chlorhexidine alcoolique sont autorisés.
Quelles pratiques l’asepsie regroupe-t-elle ?
L’antisepsie, la désinfection et la stérilisation.
Qu’est-ce qu’un désinfectant ?
Un produit ou un procédé permettant la désinfection.
Par quels moyens un désinfectant peut-il agir ?
Par voie chimique ou physique.
Quels procédés physiques peuvent servir à la désinfection ?
La vapeur d’eau, le rayonnement, les gaz ou un procédé thermique.
Dans le secteur médical, quels deux statuts réglementaires peuvent relever des désinfectants ?
Le statut de dispositif médical selon la directive 93/42/CEE ou celui de biocide selon le règlement 528/2012.
À quel groupe biocide appartiennent les désinfectants utilisés en établissement sanitaire ou médico-social ?
Au groupe 1 des produits biocides.
Quels types de produits biocides couvrent principalement les désinfectants médicaux ?
Les types TP2 et TP4.
Quelles activités peuvent être ciblées par les désinfectants ?
Les activités bactéricide, mycobactéricide, sporicide, virucide, fongicide et prionicides.
Que démontre la phase 1 des normes d’évaluation des désinfectants ?
Une activité de base dans les conditions les plus favorables au produit.
Que reproduit la phase 2, étape 1, des normes d’évaluation des désinfectants ?
Des essais in vitro avec des substances interférentes et des micro-organismes spécifiques.
Sur quel support la phase 2, étape 2, évalue-t-elle l’efficacité des désinfectants ?
Une surface artificiellement contaminée.
À quoi correspondent les normes de phase 3 pour les désinfectants ?
À des normes de terrain spécifiques.
Jusqu’à quelle durée peut aller le temps de contact nécessaire à l’efficacité d’un désinfectant ?
Jusqu’à 60 minutes.
Quels critères microbiens faut-il considérer pour choisir un désinfectant ?
Les micro-organismes ciblés, le caractère enveloppé ou nu des virus et le type de champignon.
Qu’est-ce qu’un antiseptique ?
Un produit ou un procédé utilisé pour obtenir l’antisepsie dans des conditions définies.
Quels micro-organismes composent la flore cutanée résidente ?
Staphylococcus epidermidis, Staphylococcus saprophyticus, Staphylococcus aureus, Micrococcus spp., Corynebacterium spp. et Cutibacterium acnes.
Quels micro-organismes composent la flore cutanée transitoire ?
Des entérobactéries, Pseudomonas spp. et Staphylococcus aureus.
Quels facteurs modifient la flore cutanée ?
Les antibiotiques, les antiseptiques et le manuportage.
Quelles activités antimicrobiennes couvrent les normes de base des antiseptiques ?
La bactéricidie, la fongicidie, la mycobactéricidie, la virucidie et la sporicidie.
Comment les tests de base évaluent-ils l’activité antiseptique in vitro ?
Sur deux souches, sans substances interférentes, en recherchant une diminution de 4 à 5 log.
Dans quelles conditions les normes d’application testent-elles les antiseptiques ?
En présence de substances interférentes, pour approcher les conditions d’utilisation du produit.
Quelles normes européennes évaluent les bactéries, les levures, les virus et les mycobactéries ?
EN 13727, EN 13624, EN 14476 et EN 14348, respectivement.
Quelles normes concernent la désinfection hygiénique et chirurgicale des mains ?
EN 1500 concerne la désinfection hygiénique et EN 12791 la désinfection chirurgicale.
Comment caractérise-t-on l’action des antiseptiques sur les bactéries et les virus ?
Elle est rapidement bactéricide, tandis que l’action sur les virus est moins bien connue.
Qu’est-ce qu’un antiseptique selon son statut et ses conditions de délivrance ?
Un médicament à usage externe ou de contact, autorisé, prescrit ou utilisé selon un protocole validé, et dispensé sous la responsabilité d’un pharmacien.
Qu’est-ce qu’un biocide ?
Un produit qui combat les organismes nuisibles autrement que par une action physique ou mécanique.
Depuis quelle année la réglementation biocide s’applique-t-elle dans l’Union européenne ?
Depuis 2013.
De quelle réglementation relèvent les antiseptiques destinés à une peau lésée ou à léser ?
De la réglementation des spécialités pharmaceutiques.
Combien de temps dure l’action des antiseptiques majeurs ?
De 30 secondes à 1 minute.
Quels critères guident le choix d’un antiseptique ?
La localisation et le niveau de risque du soin, le type de patient et ses antécédents allergiques.
Quelles sont deux caractéristiques de la povidone iodée ?
Elle possède un spectre large et une gamme importante de formulations.
Quels composants organiques inhibent l’activité de la povidone iodée ?
Les matières organiques, notamment le sang et les protéines.
À quoi sert la solution moussante de povidone iodée ?
À la douche préopératoire et à la détersion de la peau saine, des muqueuses et des plaies souillées.
Sur quelle peau la povidone iodée alcoolique est-elle indiquée ?
Sur la peau saine.
Quelles précautions s’appliquent à la povidone iodée entre 1 et 30 mois ?
Elle ne s’utilise que ponctuellement et avec rinçage.
Qu’oxydent les dérivés chlorés selon un mécanisme similaire à celui de l’iode ?
Les protéines membranaires et chromosomiques.
Pour quelles applications l’hypochlorite de sodium est-il indiqué ?
Pour l’antisepsie de la peau, des muqueuses et des plaies, ainsi qu’en cas d’accident d’exposition au sang.
Quelles substances et quelle condition de pH inhibent les dérivés chlorés ?
Les matières organiques, les savons et un pH inférieur à 5.
Quelle préparation impose l’inhibition des dérivés chlorés par les matières organiques, les savons et un pH bas ?
Une détersion préalable au savon doux.
Quel est le spectre d’action des dérivés chlorés ?
Très large.
Quelle contre-indication liée à l’âge concerne les dérivés chlorés ?
Aucune.
Sous quelle forme la chlorhexidine est-elle principalement employée ?
Sous forme de digluconate.
Entre quels pH les solutions de chlorhexidine sont-elles stables ?
Entre pH 5 et 8.
Quel effet rémanent possède la chlorhexidine en solution alcoolique ?
Un effet rémanent.
Pour quelle intervention la solution moussante de chlorhexidine est-elle indiquée ?
Pour la douche préopératoire et la détersion de la peau saine.
Sur quelles zones la chlorhexidine ne doit-elle pas être utilisée ?
Dans les cavités internes, sur peau lésée ou brûlée, ni sur les muqueuses.
Combien d’applications de Biseptine® faut-il effectuer, et dans quel ordre ?
Deux : nettoyage ou détersion, puis antisepsie.
Pour quels gestes la Biseptine® est-elle indiquée ?
Pour les gestes à bas risque, notamment les injections et les prélèvements sanguins.
Sur quelles surfaces l’éthanol à 60° ou 70° ne doit-il pas être utilisé ?
Sur les muqueuses ni sur la peau lésée.
Quelle limite d’âge interdit l’éthanol à 60° ou 70° ?
Les enfants de moins de 30 mois doivent recevoir un alcool pédiatrique.
En quelle année la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency a-t-elle alerté sur le risque de brûlures lié à la chlorhexidine chez le prématuré ?
En 2014.
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1. Après un contact avec une surface contaminée, un patient présente une flore acquise temporairement sur la peau, facile à retirer et souvent impliquée dans les infections. De quelle flore s’agit-il ?
2. Un prématuré nécessite une antisepsie cutanée et un excédent de produit reste sur la peau. Quelle conduite convient ?
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