QCM : Appareillage des amputations (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments associe la préparation du moignon avant l’appareillage ?

Réduction de l’œdème, entraînement à la marche, choix de l’emboîture, entretien cutané et réglage des béquilles
Renforcement musculaire, massage cicatriciel, apprentissage du chaussage, contrôle de la douleur et réentraînement à l’effort
Prévention des attitudes vicieuses, réduction de l’œdème, renforcement musculaire, entretien cutané et réentraînement à l’effort
Prévention des attitudes vicieuses, renforcement musculaire, choix du manchon, contrôle radiologique et entraînement à l’équilibre

Prévention des attitudes vicieuses, réduction de l’œdème, renforcement musculaire, entretien cutané et réentraînement à l’effort

Explication

La préparation regroupe des mesures posturales, la réduction de l’œdème, le renforcement, les soins cutanés et la reprise progressive de l’effort. Le choix de l’emboîture relève de l’appareillage plutôt que de cet ensemble de préparation.

2. Pour limiter les attitudes vicieuses, quelle disposition est adaptée à une personne assise après une amputation tibiale ?

Placer un coussin sous le genou opéré
Maintenir le genou fléchi sur un support souple
Surélever la cuisse avec un coussin épais
Placer une planche sous le moignon tibial

Placer une planche sous le moignon tibial

Explication

En position assise, une planche est placée sous le moignon tibial pour prévenir les attitudes vicieuses. Le coussin sous le genou en position allongée est au contraire à éviter.

3. Après une amputation tibiale, quel muscle est principalement renforcé parmi les muscles sus-jacents ?

Le moyen fessier
Le quadriceps
Les abaisseurs de l’épaule
Le grand fessier

Le quadriceps

Explication

Le quadriceps est le principal muscle sus-jacent visé par le renforcement après une amputation tibiale. Le grand fessier est également renforcé, mais notamment pour lutter contre le flexum.

4. Quel type d’emboîture convient davantage à un moignon stabilisé lorsque la légèreté est recherchée ?

Une emboîture fenêtrée avec zone souple
Une emboîture souple conçue pour les masses molles instables
Une emboîture plus lourde adaptée aux tubérosités osseuses
Une emboîture en fibre de carbone

Une emboîture en fibre de carbone

Explication

L’emboîture en fibre de carbone est très légère et réservée aux moignons stabilisés. L’emboîture fenêtrée avec zone souple est plus lourde et vise plutôt le confort en présence de tubérosités osseuses.

5. Quel rôle le manchon joue-t-il dans l’utilisation d’une prothèse tibiale ?

Il rigidifie le moignon, corrige son axe et remplace le système de suspension
Il maintient les tubérosités osseuses, limite l’œdème et remplace l’emboîture
Il absorbe les chocs, protège les articulations et commande la flexion de la prothèse
Il répartit les pressions, réduit les frottements et contribue à la suspension de la prothèse

Il répartit les pressions, réduit les frottements et contribue à la suspension de la prothèse

Explication

Le manchon améliore le confort en répartissant les pressions et en éliminant les frottements, tout en contribuant à la suspension. Il ne remplace pas l’emboîture, qui constitue l’interface de réception du moignon.

6. Quelle caractéristique distingue le manchon en silicone du manchon en uréthane ?

Le silicone adhère à la peau et est stable et résistant, tandis que l’uréthane reste fluant sous dépression et est plus fragile
Le silicone reste fluant sous dépression et nécessite une valve, tandis que l’uréthane adhère à la peau et résiste davantage
Le silicone est poreux et lourd, tandis que l’uréthane est stable, résistant et adhère directement à la peau
Le silicone exige un fixe-prothèse et une valve, tandis que l’uréthane répartit les pressions sans système de suspension

Le silicone adhère à la peau et est stable et résistant, tandis que l’uréthane reste fluant sous dépression et est plus fragile

Explication

Le silicone adhère à la peau et se caractérise par sa stabilité et sa résistance, alors que l’uréthane est fluant sous dépression, lourd, poreux et fragile. Le recours à un fixe-prothèse et à une valve de dépressurisation est associé à l’uréthane, pas au silicone.

7. Comment faut-il nettoyer et sécher un manchon après son utilisation quotidienne ?

Le laver au savon neutre, le laisser tremper puis le ranger encore humide dans son étui
Le nettoyer à sec, le rincer à l’eau chaude et le sécher avec une serviette pelucheuse
Le laver avec un détergent parfumé, le rincer et le laisser sécher retourné à l’air libre
Le laver au savon neutre, le rincer et le sécher avec un linge non pelucheux sans le laisser retourné

Le laver au savon neutre, le rincer et le sécher avec un linge non pelucheux sans le laisser retourné

Explication

Le nettoyage se fait chaque soir avec un savon neutre, suivi d’un rinçage et d’un séchage avec un linge non pelucheux, sans laisser le manchon retourné. Le séchage en position retournée ne respecte pas la consigne d’entretien.

8. Lors de l’inspection quotidienne du moignon, quels signes doivent être recherchés ?

Une usure du manchon, une perte de suspension ou un bruit de l’emboîture
Des rougeurs, un changement d’aspect ou une plaie
Une raideur de l’épaule, une douleur lombaire ou une modification de la marche
Une variation de poids, une baisse d’appétit ou une fatigue générale

Des rougeurs, un changement d’aspect ou une plaie

Explication

Le moignon doit être nettoyé quotidiennement puis inspecté afin de repérer les rougeurs, les changements d’aspect ou une plaie. L’usure et les déchirures concernent la surveillance du manchon, et non les signes cutanés du moignon.

9. Quel compromis caractérise la désarticulation du genou pour l’appareillage prothétique ?

Elle conserve un moignon court et facilite le choix du genou, mais supprime l’appui terminal et réduit le bras de levier.
Elle préserve les insertions musculaires et simplifie les aplombs, mais limite le contrôle prothétique et empêche l’appui terminal.
Elle conserve un grand bras de levier et un appui terminal, mais impose un moignon long et complique le choix du genou et le réglage des aplombs.
Elle facilite l’esthétique grâce à un moignon court, mais réduit les insertions musculaires et rend le réglage des aplombs plus simple.

Elle conserve un grand bras de levier et un appui terminal, mais impose un moignon long et complique le choix du genou et le réglage des aplombs.

Explication

La désarticulation du genou préserve le bras de levier, l’appui terminal et les insertions musculaires, tout en présentant des contraintes d’esthétique, de choix du genou et de réglage des aplombs. Un moignon court ne correspond pas à cette technique, qui impose au contraire un moignon long pour l’esthétique.

10. Quel effet l’emboîture à ischion intégré peut-elle avoir sur la marche d’une personne amputée ?

Elle favorise une marche plus naturelle sans signe de Trendelenburg, tout en améliorant le confort et le contrôle prothétique.
Elle favorise une marche plus naturelle en augmentant le signe de Trendelenburg, tout en diminuant le confort en position assise.
Elle améliore l’appui terminal et la longueur du moignon, mais rend le contrôle prothétique moins précis en position debout.
Elle facilite le réglage des aplombs et le choix du genou, mais réduit le développement musculaire et le confort assis.

Elle favorise une marche plus naturelle sans signe de Trendelenburg, tout en améliorant le confort et le contrôle prothétique.

Explication

La répartition de l’appui ischiatique par cette emboîture améliore notamment le confort, le contrôle prothétique et le développement musculaire, et favorise une marche naturelle sans signe de Trendelenburg. L’augmentation du signe de Trendelenburg est donc contraire à l’effet décrit.

11. Une personne marche sur un terrain irrégulier : quelles fonctions du pied prothétique contribuent le mieux à une marche proche de la marche naturelle ?

Un déroulement limité, une stabilité réduite à l’appui, un amortissement en fin de pas et une adaptation qui évite la restitution d’énergie.
Un déroulement proche du pied sain, une mobilité accrue en phase pendulaire, un amortissement au décollement et une rigidité sur sol irrégulier.
Un déroulement accéléré, une stabilité en phase pendulaire, un amortissement pendant la propulsion et une adaptation réservée aux sols plats.
Un déroulement proche du pied sain, une stabilité à l’appui, un amortissement à l’attaque et une adaptation au sol avec restitution d’énergie.

Un déroulement proche du pied sain, une stabilité à l’appui, un amortissement à l’attaque et une adaptation au sol avec restitution d’énergie.

Explication

Le pied prothétique vise un déroulement proche du pied sain, la stabilité en phase d’appui, l’amortissement à l’attaque, la restitution d’énergie et l’adaptation aux inégalités du sol. Une adaptation limitée aux sols plats contredit directement l’objectif de s’ajuster aux terrains irréguliers.

12. Lors d’une première attribution d’un pied à restitution d’énergie, quel médecin doit établir la prescription selon les conditions de prise en charge publiées en 2013 ?

Un chirurgien orthopédiste chargé du suivi opératoire.
Un médecin généraliste responsable du suivi courant.
Un médecin spécialiste en médecine du sport.
Un médecin de médecine physique et de réadaptation.

Un médecin de médecine physique et de réadaptation.

Explication

Pour une première attribution ou un changement de type de pied à restitution d’énergie, la prescription doit être faite par un médecin de médecine physique et de réadaptation. Le suivi opératoire par un chirurgien ne remplace pas cette exigence de prescription.

13. Une personne utilise sa prothèse à l’intérieur et à l’extérieur sur de grandes distances, sans projet de vie comprenant d’autres activités spécifiées sur la prescription : quelle classe de pied correspond à cet usage ?

La classe II, destinée à un usage intérieur et extérieur sur de plus grandes distances.
La classe III, destinée à un usage intérieur et extérieur avec des activités spécifiées au projet de vie.
La classe II, destinée à un usage intérieur ou à proximité immédiate des bâtiments.
La classe I, destinée à un usage intérieur ou à proximité immédiate des bâtiments.

La classe II, destinée à un usage intérieur et extérieur sur de plus grandes distances.

Explication

La classe II correspond à un usage intérieur et extérieur sur de plus grandes distances. La classe III inclut en plus un projet de vie comportant d’autres activités spécifiées sur la prescription, élément absent du cas présenté.

14. Lors du choix d’un genou prothétique, quelles fonctions doivent être mises en balance au cours des deux phases du pas ?

La stabilité en phase d’appui et la mobilité en phase pendulaire.
La mobilité lors de l’assise et la stabilité pendant la mise en place de la prothèse.
La stabilité à l’attaque du pas et la mobilité au moment de l’appui terminal.
La mobilité en phase d’appui et la stabilité en phase pendulaire.

La stabilité en phase d’appui et la mobilité en phase pendulaire.

Explication

Le choix du genou doit concilier la stabilité pendant l’appui et la mobilité pendant la phase pendulaire. Inverser ces rôles attribue à chaque phase la fonction qui caractérise l’autre.

15. Quelle description distingue correctement les genoux prothétiques de types A, B, B+ et C ?

Le type A est mobile dans les deux phases ; B verrouille à l’appui ; B+ se déverrouille par manette pour s’asseoir ; C autorise environ 10° de pré-flexion.
Le type A verrouille à l’appui ; B se déverrouille par manette pour s’asseoir ; B+ autorise environ 10° de flexion pendulaire ; C est mobile dans les deux phases.
Le type A est verrouillé et se déverrouille par manette pour s’asseoir ; B verrouille à l’appui ; B+ ajoute environ 10° de pré-flexion à l’appui ; C est mobile dans les deux phases.
Le type A est verrouillé et se déverrouille par manette pour s’asseoir ; B est mobile dans les deux phases ; B+ verrouille à l’appui ; C ajoute environ 10° de pré-flexion.

Le type A est verrouillé et se déverrouille par manette pour s’asseoir ; B verrouille à l’appui ; B+ ajoute environ 10° de pré-flexion à l’appui ; C est mobile dans les deux phases.

Explication

Le type A est verrouillé et possède un déverrouillage manuel pour permettre l’assise ; B verrouille en phase d’appui, B+ permet environ 10° de pré-flexion à l’appui et C est mobile dans les deux phases. Le type B ne permet pas la mobilité dans les deux phases : cette caractéristique correspond au type C.

16. Comment un genou prothétique de type C aide-t-il une personne à descendre une pente ou un escalier en alternant les pas ?

Il résiste à l’appui et permet une flexion lente en charge, tandis qu’un système hydraulique régule la phase pendulaire.
Il autorise une flexion lente en phase pendulaire, tandis qu’un système hydraulique empêche la flexion en charge.
Il se verrouille pendant toute la descente et utilise une manette pour produire la flexion nécessaire en charge.
Il permet une flexion rapide sans résistance à l’appui, tandis qu’un système mécanique régule la phase pendulaire.

Il résiste à l’appui et permet une flexion lente en charge, tandis qu’un système hydraulique régule la phase pendulaire.

Explication

Le type C résiste en phase d’appui et permet une flexion lente sous charge pour descendre les pentes et les escaliers à pas alternés ; sa phase pendulaire est régulée hydrauliquement. Une flexion limitée à la phase pendulaire ne fournirait pas le contrôle en charge décrit pour la descente.

17. Quel objectif fonctionnel global la prise en charge d’une personne amputée cherche-t-elle à atteindre ?

Porter la prothèse toute la journée, éviter la marche et privilégier les déplacements assis
Mettre la prothèse de façon autonome, la porter toute la journée et marcher en sécurité
Marcher sans prothèse, puis apprendre à la mettre pour des activités ponctuelles
Mettre la prothèse avec assistance, la porter pendant les exercices et marcher à vitesse élevée

Mettre la prothèse de façon autonome, la porter toute la journée et marcher en sécurité

Explication

La prise en charge vise l’autonomie pour mettre la prothèse, son port durant toute la journée et une marche sécurisée. Le port limité aux exercices ne répond pas à l’objectif de port quotidien.

18. Lors de la rééducation prothétique à la marche, quelle approche correspond aux éléments recommandés ?

Retarder le port de la prothèse, travailler l’équilibre en position assise et privilégier une marche asymétrique avec le tronc relâché
Augmenter progressivement le port, travailler le transfert du poids et l’équilibre, puis viser une marche symétrique avec un tronc tenu, sans déambulateur
Augmenter progressivement le port, travailler le transfert du poids et l’équilibre, puis viser une marche symétrique en s’appuyant sur un déambulateur
Augmenter rapidement le port, travailler surtout la vitesse et l’endurance, puis conserver le déambulateur pour stabiliser la marche

Augmenter progressivement le port, travailler le transfert du poids et l’équilibre, puis viser une marche symétrique avec un tronc tenu, sans déambulateur

Explication

La rééducation associe port progressif, transfert du poids, équilibre, symétrie de marche et tenue du tronc, tout en recommandant d’éviter le déambulateur. Son utilisation pour stabiliser la marche contredit cette recommandation.

19. Comment le choix d’un genou prothétique doit-il être effectué et confirmé ?

Par concertation entre le médecin spécialiste, l’orthoprothésiste et le rééducateur, puis confirmation par le patient après des essais et rééducation spécifique
Par choix du patient avec le médecin spécialiste, puis validation par l’orthoprothésiste après la rééducation spécifique et sans période d’essai
Par décision de l’orthoprothésiste après une consultation médicale, puis confirmation par le patient avant tout essai et rééducation générale
Par concertation entre le médecin spécialiste et le rééducateur, puis confirmation après les essais par l’équipe et entraînement à la marche habituel

Par concertation entre le médecin spécialiste, l’orthoprothésiste et le rééducateur, puis confirmation par le patient après des essais et rééducation spécifique

Explication

Le choix repose sur une concertation entre les trois professionnels concernés, puis le patient le confirme après des essais et bénéficie d’une rééducation spécifique. Une validation par l’équipe à la place du patient ne respecte pas son rôle dans la décision.

20. Quelle association entre type de prothèse et niveau d’amputation est présentée pour le membre supérieur ?

Les prothèses esthétiques concernent les amputations partielles de main et d’avant-bras; les prothèses myoélectriques concernent les amputations d’avant-bras et de bras
Les prothèses esthétiques concernent les amputations partielles de main et de bras; les prothèses myoélectriques concernent les amputations partielles d’avant-bras et de bras
Les prothèses esthétiques concernent les amputations partielles de main, d’avant-bras et de bras; les prothèses myoélectriques concernent les amputations d’avant-bras et de bras
Les prothèses esthétiques concernent les amputations partielles de main, d’avant-bras et de bras; les prothèses myoélectriques concernent les amputations partielles de main et de bras

Les prothèses esthétiques concernent les amputations partielles de main, d’avant-bras et de bras; les prothèses myoélectriques concernent les amputations partielles de main et de bras

Explication

Les prothèses esthétiques sont présentées pour les amputations partielles de main, d’avant-bras et de bras, tandis que les myoélectriques concernent la main partielle et le bras. L’association des prothèses myoélectriques à l’avant-bras plutôt qu’à la main partielle ne correspond pas aux niveaux indiqués.

21. Quel principe d’organisation favorise la réussite de la prise en charge d’une personne amputée ?

La centralisation du suivi autour d’un seul intervenant responsable de toutes les décisions
La séparation des interventions afin que chaque professionnel travaille sans coordination
La coordination d’un travail pluridisciplinaire entre les intervenants de la prise en charge
La limitation du suivi aux professionnels chargés de fabriquer et d’ajuster la prothèse

La coordination d’un travail pluridisciplinaire entre les intervenants de la prise en charge

Explication

La réussite de la prise en charge repose sur un travail pluridisciplinaire. Confier tout le suivi à un seul intervenant ne correspond pas à cette organisation collective.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 56 flashcards sur Appareillage des amputations.

Quels objectifs associe la préparation du moignon à l’appareillage ?

Prévenir les attitudes vicieuses, réduire l’œdème, renforcer les muscles, entretenir la peau et réentraîner à l’effort.

Où placer une planche pour prévenir les attitudes vicieuses après amputation tibiale ?

Sous le moignon tibial en position assise.

Quels placements de coussin éviter pour prévenir les attitudes vicieuses après amputation ?

Sous le genou en position allongée ou sous la cuisse après une amputation fémorale.

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