QCM : Apprentissage moteur et pathologies — 46 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue l’apprentissage moteur d’une amélioration momentanée de la performance ?

Il permet d’exécuter un geste sans mobiliser de retours sensoriels
Il entraîne une modification durable de la performance et de l’habileté motrice
Il coordonne les muscles avant l’action sans être influencé par la pratique
Il augmente temporairement la vitesse d’exécution grâce à une motivation accrue

Il entraîne une modification durable de la performance et de l’habileté motrice

Explication

L’apprentissage moteur correspond à une adaptation cognitivo-motrice durable construite par la pratique et l’expérience. Une amélioration momentanée peut résulter de facteurs transitoires sans modifier durablement l’habileté.

2. Quel processus permet d’adapter la force, la vitesse, la précision, la direction et l’amplitude d’un geste aux contraintes de la situation ?

La maturation neurologique
La mémorisation déclarative
La simple répétition mécanique
Le contrôle moteur

Le contrôle moteur

Explication

Le contrôle moteur organise, exécute et ajuste le comportement moteur en fonction des contraintes. L’apprentissage moteur désigne plutôt la modification durable de la capacité produite par la pratique.

3. Quel système est le plus approprié pour corriger en cours d’exécution un geste lent grâce aux informations sensorielles ?

La copie d’efférence isolée
La boucle ouverte
La boucle fermée
Le programme moteur central

La boucle fermée

Explication

La boucle fermée utilise les retours sensoriels pour comparer et corriger le geste pendant son déroulement, notamment lorsqu’il est suffisamment lent. La boucle ouverte convient davantage aux gestes rapides fondés sur une anticipation préalable.

4. Comment la rétroaction contribue-t-elle à la correction d’un geste suffisamment lent ?

Elle prépare la séquence musculaire avant l’action sans comparer les valeurs obtenues
Elle compare le résultat atteint au résultat souhaité, détecte l’erreur et ajuste l’action
Elle déclenche une commande rapide sans tenir compte des informations sensorielles disponibles
Elle remplace l’apprentissage durable par une amélioration temporaire de la performance

Elle compare le résultat atteint au résultat souhaité, détecte l’erreur et ajuste l’action

Explication

La rétroaction exploite les retours sensoriels pour comparer les valeurs souhaitées et atteintes, puis corriger l’erreur pendant l’exécution. Une commande indépendante des informations sensorielles correspond plutôt au fonctionnement d’une boucle ouverte.

5. Qu’est-ce qu’un programme moteur ?

Une structure centralisée qui organise les commandes musculaires avant l’exécution de l’action
Une capacité acquise permettant de répondre efficacement à un objectif précis
Le mouvement observé après l’activation et la coordination des muscles
Un retour sensoriel utilisé pour corriger un geste lent en cours d’exécution

Une structure centralisée qui organise les commandes musculaires avant l’exécution de l’action

Explication

Le programme moteur prépare l’action en définissant ses éléments essentiels et en organisant les commandes musculaires. Il ne constitue pas le mouvement lui-même, qui correspond au résultat exécuté.

6. Un joueur parvient à atteindre une cible avec précision et économie après un entraînement régulier. Quelle notion décrit cette capacité acquise ?

Une commande motrice préparatoire
Une boucle de rétroaction
Un degré de liberté
Une habileté motrice

Une habileté motrice

Explication

Une habileté motrice est une capacité acquise par apprentissage pour élaborer et réaliser une réponse efficace et économique. Un mouvement isolé ou une commande préparatoire ne suffit pas à définir cette capacité durable.

7. Quelle situation illustre une habileté motrice ouverte ?

Un joueur adapte son geste à la trajectoire imprévisible d’un adversaire
Un nageur exécute une série identique dans un bassin aux conditions prévisibles
Un tireur déclenche un mouvement appris dans une situation parfaitement constante
Un gymnaste réalise une séquence répétée dans un environnement stable

Un joueur adapte son geste à la trajectoire imprévisible d’un adversaire

Explication

Une habileté ouverte exige une adaptation à un environnement imprévisible, comme lors d’une opposition sportive. Les autres situations décrivent des environnements stables, caractéristiques d’habiletés fermées.

8. Que désignent les degrés de liberté dans l’organisation d’un mouvement ?

Les muscles qui restent immobiles afin de stabiliser une articulation pendant l’action
Les paramètres indépendants qui varient selon les contraintes et doivent être coordonnés
Les étapes successives d’un apprentissage allant de la réflexion à l’automatisation
Les corrections sensorielles appliquées après l’achèvement d’un geste rapide

Les paramètres indépendants qui varient selon les contraintes et doivent être coordonnés

Explication

Les degrés de liberté sont les paramètres indépendants susceptibles de varier et que le système moteur doit coordonner pour accomplir la tâche. Ils ne correspondent ni à des étapes d’apprentissage ni à de simples corrections sensorielles.

9. Dans quel ordre les stades de l’apprentissage moteur sont-ils décrits par Fitts et Posner ?

Cognitif, autonome, associatif
Cognitif, associatif, autonome
Autonome, associatif, cognitif
Associatif, cognitif, autonome

Cognitif, associatif, autonome

Explication

Le modèle de Fitts et Posner décrit une progression du stade cognitif au stade associatif, puis au stade autonome. La confusion fréquente consiste à placer l’automatisation au début, alors qu’elle caractérise le stade final.

10. Quelle distinction oppose l’apprentissage implicite à l’apprentissage explicite ?

L’implicite concerne des coordinations spontanées, tandis que l’explicite concerne des praxies volontaires et conscientes
L’implicite exige des consignes verbales, tandis que l’explicite apparaît sans intention consciente
L’implicite concerne l’écriture culturelle, tandis que l’explicite concerne la marche liée à la maturation
L’implicite repose sur une attention maximale, tandis que l’explicite correspond à un geste automatisé

L’implicite concerne des coordinations spontanées, tandis que l’explicite concerne des praxies volontaires et conscientes

Explication

L’apprentissage implicite renvoie aux coordinations spontanées associées à la maturation neurologique, tandis que l’explicite concerne des praxies volontaires, conscientes et culturelles. La marche illustre plutôt le premier cas et l’écriture le second.

11. Quelle condition favorise la réussite d’une double tâche motrice ?

Les deux tâches doivent être nouvelles et réalisées à vitesse élevée
Au moins une des deux tâches doit être automatisée
Les deux tâches doivent solliciter une attention consciente maximale
Aucune tâche ne doit nécessiter de coordination entre plusieurs paramètres

Au moins une des deux tâches doit être automatisée

Explication

La réalisation d’une double tâche exige qu’au moins une activité soit automatisée afin de libérer des ressources attentionnelles. Lorsque les deux tâches demandent un contrôle conscient important, la lenteur, les erreurs et le manque de fluidité apparaissent.

12. Selon Newell, comment les contraintes contribuent-elles à l’émergence d’un geste ?

Les contraintes de l’organisme concernent la motivation, tandis que les autres facteurs restent secondaires
Les contraintes de la tâche remplacent la coordination lorsque le mouvement devient automatisé
Les contraintes de l’environnement déterminent le geste sans influence de l’organisme ni de la tâche
Les contraintes de l’organisme, de la tâche et de l’environnement interagissent pour façonner la coordination

Les contraintes de l’organisme, de la tâche et de l’environnement interagissent pour façonner la coordination

Explication

Pour Newell, le geste émerge de l’interaction entre les contraintes liées à l’organisme, à la tâche et à l’environnement. Réduire cette émergence à une seule catégorie de contraintes ne rend pas compte du modèle proposé.

13. Quelle distinction caractérise le mieux les approches cognitive, écologique et dynamique du geste ?

Les trois approches expliquent le geste par l’assemblage spontané des segments corporels
L’approche cognitive décrit des coordinations émergentes, tandis que les deux autres reposent sur des représentations stockées
Les trois approches expliquent le geste par des commandes motrices stockées en mémoire à long terme
L’approche cognitive mobilise des représentations stockées, tandis que les deux autres mettent l’accent sur des coordinations émergentes

L’approche cognitive mobilise des représentations stockées, tandis que les deux autres mettent l’accent sur des coordinations émergentes

Explication

L’approche cognitive fait appel au traitement de l’information et aux représentations mémorisées, alors que les approches écologique et dynamique privilégient les coordinations adaptées aux contraintes. La deuxième proposition inverse précisément cette distinction entre représentations stockées et coordinations émergentes.

14. Pourquoi une même surface peut-elle offrir une affordance différente à deux personnes ?

Parce que la possibilité d’action reste identique dès que les deux personnes observent la surface
Parce que la possibilité d’action dépend principalement de la représentation verbale du mouvement
Parce que la possibilité d’action est déterminée par la masse physique propre à la surface
Parce que la possibilité d’action dépend aussi des potentialités sensorimotrices de chaque personne

Parce que la possibilité d’action dépend aussi des potentialités sensorimotrices de chaque personne

Explication

Une affordance correspond à une possibilité d’action qui dépend de la relation entre l’environnement et les capacités sensorimotrices de l’acteur. La masse de la surface ne suffit donc pas à définir cette possibilité indépendamment de la personne.

15. Dans une approche dynamique, que se passe-t-il lorsque les contraintes organisent l’activité motrice ?

Les représentations mémorisées remplacent les informations sensorielles et imposent une séquence fixe
Les degrés de liberté diminuent, les segments se regroupent et une coordination adaptée émerge
Les corrections sensorielles sont supprimées pour favoriser une commande motrice entièrement anticipée
Les segments augmentent leurs mouvements indépendants afin de préserver toutes leurs possibilités mécaniques

Les degrés de liberté diminuent, les segments se regroupent et une coordination adaptée émerge

Explication

Les contraintes réduisent les degrés de liberté et regroupent les segments en unités fonctionnelles, ce qui favorise l’émergence d’une coordination adaptée. La dernière proposition est incompatible avec l’idée d’une coordination façonnée par les contraintes et l’information sensorielle.

16. Quelle différence distingue un mouvement d’un geste orienté vers un but ?

Le mouvement repose sur des représentations mémorisées, tandis que le geste dépend de coordinations émergentes
Le mouvement vise un but présent, tandis que le geste concerne une coordination dépourvue de finalité pratique
Le mouvement mobilise les segments corporels, tandis que le geste associe ces mouvements à une intention et à une finalité
Le mouvement exprime une intention consciente, tandis que le geste correspond à une mobilisation segmentaire sans objectif

Le mouvement mobilise les segments corporels, tandis que le geste associe ces mouvements à une intention et à une finalité

Explication

Le mouvement renvoie à l’aspect sensorimoteur du déplacement des segments, tandis que le geste ajoute une orientation intentionnelle et un but. La deuxième proposition attribue à tort l’intention au mouvement plutôt qu’au geste.

17. Une personne prévoit de préparer un diplôme dans plusieurs années, puis saisit immédiatement un stylo pour signer un formulaire : quelles intentions ces actions illustrent-elles ?

La préparation du diplôme relève d’une intention préalable, tandis que la signature relève d’une intention motrice
La préparation du diplôme relève d’une intention motrice, tandis que la signature relève d’une intention préalable
Les deux actions relèvent d’une intention préalable puisqu’elles sont orientées vers un résultat futur
Les deux actions relèvent d’une intention motrice puisqu’elles impliquent une action dirigée vers un but

La préparation du diplôme relève d’une intention préalable, tandis que la signature relève d’une intention motrice

Explication

L’intention préalable concerne une action complexe dirigée vers un but à long terme, alors que l’intention motrice vise un but présent et immédiatement accessible. La signature constitue donc l’exemple d’une intention motrice, contrairement au projet de diplôme.

18. Comment les deux modèles internes contribuent-ils à la réalisation d’un geste ?

Le modèle inverse prédit les sensations futures, tandis que le modèle direct convertit le but en commande paramétrée
Le modèle inverse inhibe le geste imaginé, tandis que le modèle direct déclenche les séquences automatisées
Le modèle inverse compare les retours sensoriels, tandis que le modèle direct regroupe les segments en unités fonctionnelles
Le modèle inverse convertit le but en commande paramétrée, tandis que le modèle direct prédit les conséquences sensorielles

Le modèle inverse convertit le but en commande paramétrée, tandis que le modèle direct prédit les conséquences sensorielles

Explication

Le modèle inverse transforme l’objectif en commande motrice paramétrée, tandis que le modèle direct utilise la copie d’efférence pour anticiper les états et conséquences sensorielles. La deuxième proposition échange les fonctions respectives des deux modèles.

19. À partir de quelle durée de geste une correction en ligne peut-elle s’appuyer sur la comparaison entre retours sensoriels et prédictions ?

Au-delà de 165 ms
Dès 15 ms
À partir de 65 ms
Après 100 ms

Au-delà de 165 ms

Explication

Une correction en ligne devient possible lorsque le geste dépasse 165 ms, car les retours sensoriels peuvent alors être comparés aux prédictions. Les autres durées ne correspondent pas au seuil indiqué pour cette comparaison.

20. Que se produit-il lors d’une imagerie motrice correctement réalisée ?

Une commande motrice est activée puis inhibée, et ses conséquences sont prédites sans exécution réelle
Une commande motrice est supprimée avant son activation afin d’éviter toute simulation sensorielle
Une représentation visuelle remplace l’activité sensorimotrice et empêche toute commande motrice
Un mouvement réel est exécuté après une commande motrice qui contourne les prédictions sensorielles

Une commande motrice est activée puis inhibée, et ses conséquences sont prédites sans exécution réelle

Explication

L’imagerie motrice active le système sensori-moteur et correspond à une commande inhibée dont la copie d’efférence anticipe les conséquences sans produire le mouvement. La deuxième proposition décrit une exécution réelle, qui distingue l’action de l’imagerie.

21. Comment les ganglions de la base et le cervelet participent-ils à l’automatisation motrice ?

Les ganglions de la base inhibent les séquences, tandis que le cervelet transforme les buts en commandes paramétrées
Les ganglions de la base regroupent les séquences en chunks, tandis que le cervelet en organise l’ordre temporel
Les ganglions de la base ordonnent les séquences dans le temps, tandis que le cervelet les regroupe en chunks
Les ganglions de la base prédisent les sensations, tandis que le cervelet sélectionne les affordances pertinentes

Les ganglions de la base regroupent les séquences en chunks, tandis que le cervelet en organise l’ordre temporel

Explication

Dans l’automatisation motrice, les ganglions de la base compressent les séquences en unités ou chunks, tandis que le cervelet règle leur organisation temporelle. La deuxième proposition inverse les rôles attribués à ces deux structures.

22. Quelle forme de pratique favorise le mieux la mémorisation à long terme d’une habileté motrice ?

Une pratique aléatoire qui varie l’ordre des séquences
Une pratique bloquée qui répète une séquence identique
Une pratique fondée sur une difficulté constante
Une pratique limitée aux sensations corporelles

Une pratique aléatoire qui varie l’ordre des séquences

Explication

La pratique aléatoire varie l’ordre des séquences et favorise ainsi la mémorisation à long terme. La pratique bloquée répète une séquence identique et produit donc un apprentissage moins durable.

23. Quel mécanisme explique qu’une variation de l’ordre ou des conditions de pratique puisse renforcer l’apprentissage moteur à long terme ?

Une répétition automatique qui réduit les sollicitations de la mémoire de travail
Une simplification des séquences qui diminue les exigences de la tâche
Une focalisation interne qui améliore la perception des sensations corporelles
Une interférence contextuelle qui favorise la stabilisation en mémoire à long terme

Une interférence contextuelle qui favorise la stabilisation en mémoire à long terme

Explication

L’interférence contextuelle correspond à la difficulté de maintenir les feedbacks en mémoire de travail lorsque les conditions varient, ce qui favorise leur stabilisation en mémoire à long terme. Elle ne résulte pas d’une répétition automatique de séquences identiques.

24. Lorsqu’un patient apprend un geste sportif, quelle consigne attentionnelle est généralement la plus favorable à sa performance et à son apprentissage ?

Diriger l’attention vers le but à atteindre
Diriger l’attention vers l’ordre verbal des mouvements
Diriger l’attention vers la contraction de chaque muscle
Diriger l’attention vers les sensations des articulations

Diriger l’attention vers le but à atteindre

Explication

Un focus attentionnel externe orienté vers le but améliore davantage la performance et l’apprentissage moteur. Un focus interne centré sur les sensations corporelles est moins favorable dans ce contexte.

25. Quelle formulation respecte le mieux les caractéristiques d’un objectif SMART en rééducation ?

Marcher davantage lorsque la condition physique le permettra
Améliorer la marche grâce à des exercices réguliers
Marcher dix minutes sans pause d’ici quatre semaines
Progresser dans les déplacements avec l’aide du thérapeute

Marcher dix minutes sans pause d’ici quatre semaines

Explication

Un objectif SMART est spécifique, mesurable, atteignable, réaliste et défini dans le temps ; la formulation proposée précise une durée, une quantité et une échéance. Un objectif général sans échéance ne permet pas de vérifier clairement sa réalisation.

26. Comment appliquer le principe du challenge point à un patient qui progresse régulièrement ?

Conserver le même niveau de difficulté pendant toute la rééducation
Maintenir une tâche facile afin de préserver sa réussite initiale
Imposer une tâche difficile pour accélérer l’augmentation de ses capacités
Ajuster la difficulté pour qu’elle reste adaptée à sa progression

Ajuster la difficulté pour qu’elle reste adaptée à sa progression

Explication

Le challenge point consiste à proposer une pratique ni trop facile ni trop difficile et à l’ajuster à la progression du patient. Une difficulté constante risque de devenir inadaptée lorsque les capacités du patient changent.

27. Quelle association entre les formes de pratique et leurs effets est correcte ?

La pratique variable réduit l’interférence contextuelle, tandis que la pratique bloquée stabilise fortement les souvenirs à long terme
La pratique bloquée favorise l’interférence contextuelle, tandis que la pratique aléatoire répète une séquence identique
La pratique aléatoire favorise l’interférence contextuelle, tandis que la pratique bloquée sollicite davantage la mémoire de travail
La pratique aléatoire diminue la demande de mémoire de travail, tandis que la pratique bloquée varie les conditions d’exécution

La pratique aléatoire favorise l’interférence contextuelle, tandis que la pratique bloquée sollicite davantage la mémoire de travail

Explication

La pratique aléatoire ou variable augmente l’interférence contextuelle, alors que la pratique bloquée sollicite davantage la mémoire de travail sans mobiliser fortement la mémoire à long terme. La pratique bloquée ne consiste pas à varier les conditions d’exécution.

28. Quelle progression est la plus appropriée pour apprendre une tâche complexe chez un sujet novice ?

Commencer par une pratique bloquée puis introduire une pratique aléatoire
Utiliser une pratique variable dès le début sans modifier sa structure
Maintenir une pratique bloquée pendant toute la période d’apprentissage
Commencer par une pratique aléatoire puis conserver une pratique bloquée

Commencer par une pratique bloquée puis introduire une pratique aléatoire

Explication

Chez un novice confronté à une tâche complexe, une pratique bloquée initiale facilite l’entrée dans l’apprentissage, puis la pratique aléatoire améliore les résultats d’apprentissage. Conserver la pratique bloquée ne permet pas de bénéficier pleinement de la variation des séquences.

29. Un patient devient plus compétent dans une tâche motrice : comment le thérapeute devrait-il appliquer le challenge point ?

Choisir une tâche systématiquement difficile pour provoquer davantage d’efforts
Conserver une difficulté identique afin de comparer toutes ses performances
Augmenter ou réduire la difficulté pour rester au niveau adapté à sa progression
Choisir une tâche systématiquement facile pour limiter les erreurs d’exécution

Augmenter ou réduire la difficulté pour rester au niveau adapté à sa progression

Explication

Le challenge point exige une difficulté ni trop facile ni trop difficile, adaptée à l’évolution du patient. Une difficulté identique peut devenir inadéquate à mesure que ses capacités progressent.

30. Quelle organisation de l’apprentissage favorise l’automatisation d’une action motrice ?

Séparer dans le temps les consignes cognitives et l’exécution du mouvement
Remplacer l’exécution du mouvement par une analyse détaillée de ses sensations
Mélanger les consignes cognitives et l’exécution afin de les traiter ensemble
Répéter les consignes pendant chaque phase du mouvement réalisé

Séparer dans le temps les consignes cognitives et l’exécution du mouvement

Explication

Séparer les traitements cognitifs, comme les consignes, du contrôle de l’action, qui correspond à l’exécution, favorise l’apprentissage et l’automatisation. Maintenir une analyse cognitive pendant l’exécution peut au contraire perturber le contrôle du geste.

31. Quelle distinction caractérise le contrôle proactif et prédictif dans le trouble développemental de la coordination ?

Il corrige le mouvement principalement grâce aux feedbacks sensoriels
Il anticipe les conséquences du mouvement à partir de modèles internes
Il sélectionne les informations visuelles après l’exécution du geste
Il synchronise les deux mains sans prévoir les conséquences de l’action

Il anticipe les conséquences du mouvement à partir de modèles internes

Explication

Le contrôle proactif et prédictif repose sur l’anticipation des conséquences du mouvement, contrairement à un contrôle principalement guidé par les feedbacks sensoriels. La dépendance aux feedbacks décrit donc la confusion opposée à cette distinction.

32. Combien de sous-types d’expressions du trouble développemental de la coordination l’étude de Lust et al. publiée en 2022 regroupe-t-elle ?

Deux sous-types
Cinq sous-types
Trois sous-types
Quatre sous-types

Quatre sous-types

Explication

L’étude de Lust et al. regroupe les expressions variables du trouble développemental de la coordination en quatre sous-types. Les autres nombres ne correspondent pas au regroupement rapporté dans cette étude.

33. Quelle combinaison de stimuli facilite l’apprentissage chez les enfants dyslexiques, avec TDC ou avec TDC et dyslexie ?

Des lettres présentées sans accompagnement visuospatial
Des stimuli visuospatiaux associés à des lettres
Des stimuli visuospatiaux présentés sans lettres
Des stimuli auditifs associés à des mouvements manuels

Des stimuli visuospatiaux associés à des lettres

Explication

Les stimuli visuospatiaux associés aux lettres facilitent l’apprentissage des groupes concernés, alors que les lettres seules ne produisent pas le même résultat. Les stimuli visuospatiaux seuls sont également insuffisants chez les enfants avec TDC.

34. Quel facteur contribue particulièrement à l’apprentissage procédural chez les enfants présentant un TDC ?

La diminution volontaire de toute information sensorielle
L’exposition passive et répétée aux mêmes stimuli
L’attention sélective portée aux informations pertinentes
La mémorisation consciente de chaque mouvement réalisé

L’attention sélective portée aux informations pertinentes

Explication

L’apprentissage procédural dans le TDC dépend notamment de l’attention sélective, qui permet de traiter les informations utiles. Une exposition passive ne mobilise pas ce mécanisme attentionnel de manière équivalente.

35. Que désigne la planification motrice de second ordre ?

Adapter la préhension initiale pour manipuler ensuite un objet
Modifier la trajectoire du bras après une erreur de mouvement
Maintenir une posture stable pendant toute la durée d’une action
Synchroniser les deux mains pendant une manipulation complexe

Adapter la préhension initiale pour manipuler ensuite un objet

Explication

La planification motrice de second ordre consiste à ajuster la préhension initiale en fonction d’une manipulation ultérieure de l’objet. Elle concerne donc l’anticipation de l’usage futur plutôt qu’une correction postérieure ou un maintien postural.

36. Lors d’une tâche de rotation d’un bouton hexagonal, dans quelle situation les enfants avec TDC ajustent-ils mal leur préhension initiale ?

Lorsque la rotation demandée est limitée à 60° ou 90°
Lorsque la rotation est réalisée sans consigne visuelle
Lorsque le bouton est saisi avec les deux mains
Lorsque la rotation demandée atteint 180° ou 240°

Lorsque la rotation demandée atteint 180° ou 240°

Explication

Les enfants avec TDC ajustent mal leur préhension initiale lorsque la rotation prévue est de 180° ou 240°. Les autres situations ne correspondent pas aux angles rapportés pour cette difficulté de planification de second ordre.

37. Quel profil associe un bruit moteur élevé à une anticipation des préhensions particulièrement altérée dans un sous-type d’autisme ?

Le sous-type caractérisé par de bonnes habiletés motrices
Le sous-type caractérisé par de faibles habiletés motrices
Le sous-type présentant une représentation de l’action préservée
Le sous-type présentant une anticipation motrice mieux conservée

Le sous-type caractérisé par de faibles habiletés motrices

Explication

Le sous-type d’autisme avec faibles habiletés motrices présente un bruit moteur élevé pendant l’anticipation des préhensions. Un bruit moteur faible est plutôt associé à une anticipation mieux préservée et à une meilleure représentation de l’action.

38. Quelle difficulté locomotrice est particulièrement observée chez les personnes avec TDC sur un terrain irrégulier ?

Une cadence inchangée avec une diminution des erreurs de placement
Une marche plus lente avec davantage d’erreurs de placement des pieds
Une marche plus rapide avec une meilleure stabilité en appui unipodal
Une marche plus lente limitée aux déplacements sur terrain régulier

Une marche plus lente avec davantage d’erreurs de placement des pieds

Explication

Chez les personnes avec TDC, la marche ralentit surtout sur terrain irrégulier et les erreurs de placement des pieds sont plus fréquentes. Le contrôle postural statique et dynamique est également moins efficace, notamment en appui unipodal.

39. Comment une mauvaise synchronisation entre la commande motrice et sa copie d’efférence peut-elle contribuer aux hallucinations auditives dans la schizophrénie ?

Elle empêche la production de toute commande motrice avant l’arrivée d’un son
Elle augmente la précision des feedbacks sensoriels pendant les mouvements volontaires
Elle perturbe la comparaison entre les conséquences prédites et réelles du geste
Elle renforce l’attribution du geste à soi grâce à une prédiction plus précise

Elle perturbe la comparaison entre les conséquences prédites et réelles du geste

Explication

Une mauvaise synchronisation perturbe la comparaison entre les conséquences prédites et les conséquences réelles, ce qui peut faire percevoir le geste comme étranger. Une copie d’efférence correctement synchronisée favoriserait au contraire l’attribution du geste à soi-même.

40. Pourquoi réduire la fréquence de la connaissance du résultat peut-il détériorer l’apprentissage moteur dans la maladie de Parkinson ?

La réduction des feedbacks améliore les capacités d’anticipation motrice
Les déficits du contrôle moteur accroissent la dépendance aux feedbacks
La connaissance du résultat perturbe la coordination entre les deux mains
Les personnes atteintes de Parkinson apprennent principalement par imitation visuelle

Les déficits du contrôle moteur accroissent la dépendance aux feedbacks

Explication

Chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, les déficits du contrôle moteur augmentent la dépendance aux feedbacks, notamment à la connaissance du résultat. Réduire cette information prive donc l’apprentissage d’un soutien important.

41. Quelle distinction oppose correctement les thérapies orientées sur le déficit et celles orientées sur la performance ?

Les premières ciblent l’activité par un processus descendant, les secondes le déficit par un processus ascendant.
Les premières utilisent la résolution de problèmes, les secondes privilégient l’intégration sensorielle d’Ayres.
Les premières modifient les feedbacks, les secondes analysent les étapes de chaque tâche réalisée.
Les premières ciblent le déficit par un processus ascendant, les secondes l’activité et la participation par un processus descendant.

Les premières ciblent le déficit par un processus ascendant, les secondes l’activité et la participation par un processus descendant.

Explication

Les thérapies orientées sur le déficit cherchent à réduire le déficit sous-jacent selon un processus bottom-up, tandis que celles orientées sur la performance visent l’activité et la participation selon un processus top-down. Confondre les directions des processus revient donc à inverser leurs cibles respectives.

42. Comment un faux feedback visuel peut-il contribuer à soulager une douleur du membre fantôme ?

Il détourne l’attention de la douleur en imposant une série de mouvements sans représentation visuelle.
Il immobilise visuellement le membre amputé afin de diminuer la demande de commande motrice volontaire.
Il remplace les sensations du membre amputé par des exercices de renforcement du membre controlatéral.
Il montre le membre amputé en mouvement afin de réduire l’écart entre les commandes motrices et leurs conséquences prédites.

Il montre le membre amputé en mouvement afin de réduire l’écart entre les commandes motrices et leurs conséquences prédites.

Explication

Le faux feedback visuel donne l’impression que le membre amputé bouge, ce qui peut réduire la discordance entre les commandes motrices et les conséquences attendues. L’immobilisation visuelle ne correspond pas au mécanisme décrit.

43. Quel ensemble décrit le mieux les éléments caractéristiques de la CO-OP ?

Une analyse biomécanique, une répétition standardisée, des contraintes constantes et des feedbacks uniformes.
Des exercices sensoriels, une stimulation vestibulaire, des mouvements cycliques et des objectifs fixés par le thérapeute.
Des auto-instructions, la résolution de problèmes, la découverte guidée et des objectifs choisis par le patient.
Une exposition virtuelle, une imagerie mentale, une intégration sensorielle et des objectifs déterminés par l’évaluateur.

Des auto-instructions, la résolution de problèmes, la découverte guidée et des objectifs choisis par le patient.

Explication

La CO-OP est une approche cognitive orientée sur la performance qui associe ces quatre éléments pour aider le patient à atteindre ses objectifs personnels. Les contraintes constantes et les feedbacks uniformes décrivent mal une approche centrée sur la résolution de problèmes et l’apprentissage de la tâche.

44. Dans quel ordre les quatre étapes de résolution de problème de la CO-OP sont-elles suivies ?

La stratégie, le but, la vérification, puis l’exécution du plan.
Le but, la stratégie, l’exécution du plan, puis la vérification.
Le but, l’exécution du plan, la stratégie, puis la vérification.
La vérification, le but, la stratégie, puis l’exécution du plan.

Le but, la stratégie, l’exécution du plan, puis la vérification.

Explication

La démarche commence par la définition du but, se poursuit par le choix d’une stratégie et l’exécution du plan, puis se termine par la vérification. Placer la vérification avant l’exécution inverse la logique du processus.

45. Qu’est-ce qui caractérise principalement l’entraînement neuromoteur à la tâche, ou NTT ?

Il enseigne une stratégie cognitive fixe à partir d’objectifs personnels formulés par le patient.
Il utilise une simulation virtuelle pour remplacer l’entraînement direct des tâches quotidiennes.
Il développe la performance en faisant varier les contraintes, le geste, les instructions et les feedbacks.
Il réduit le déficit sous-jacent en privilégiant des exercices séparés des activités fonctionnelles.

Il développe la performance en faisant varier les contraintes, le geste, les instructions et les feedbacks.

Explication

Le NTT est une approche orientée sur la performance et la tâche qui adapte plusieurs paramètres de l’apprentissage, notamment les contraintes, la paramétrisation du geste, les instructions et les feedbacks. Il ne se définit donc pas par une simulation virtuelle ni par des exercices détachés des tâches.

46. Lorsqu’un thérapeute applique le NTT, quelle démarche correspond à son processus d’intervention ?

Il commence par un déficit général, applique un programme fixe, puis mesure la participation en fin de traitement.
Il choisit plusieurs objectifs, analyse les tâches et leur réalisation, puis ajuste la pratique et les feedbacks.
Il sélectionne une activité virtuelle, remplace l’analyse de la tâche et laisse les paramètres d’apprentissage inchangés.
Il enseigne une stratégie unique, évite de modifier les contraintes, puis demande une répétition identique des gestes.

Il choisit plusieurs objectifs, analyse les tâches et leur réalisation, puis ajuste la pratique et les feedbacks.

Explication

En NTT, le thérapeute part de trois à cinq objectifs, étudie les exigences de chaque tâche et la manière dont le patient la réalise, puis adapte la pratique et les conditions d’apprentissage. Un programme fixe ne permet pas cet ajustement aux caractéristiques de la tâche et du patient.

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Qu'est-ce que l'apprentissage moteur selon Chevalier (2004) ?

Un processus d'adaptation cognitivo-motrice modifiant durablement la performance motrice.

Que permet le contrôle moteur ?

De produire des comportements moteurs adaptés aux contraintes.

Comment la boucle fermée corrige-t-elle un geste ?

Elle utilise les retours sensoriels pour corriger un geste lent en cours d'exécution.

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