QCM : Artériopathie des membres inférieurs (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) ?

Une dilatation d’artères destinées aux membres, souvent liée à une anomalie congénitale
Une inflammation des veines des membres, souvent liée à une infection locale
Une obstruction partielle ou totale d’artères destinées aux membres, souvent liée à l’athérome
Une obstruction des artères coronaires, souvent liée à une anomalie du rythme cardiaque

Une obstruction partielle ou totale d’artères destinées aux membres, souvent liée à l’athérome

Explication

L’AOMI correspond à une obstruction partielle ou totale d’une ou plusieurs artères destinées aux membres et elle est souvent liée à l’athérome. Une atteinte des artères coronaires concerne le cœur, et non les artères des membres.

2. Au stade d’ischémie permanente critique, quelle mortalité est observée à un an ?

Une mortalité de 15 % à un an
Une mortalité de 15 % à cinq ans
Une mortalité de 25 % à cinq ans
Une mortalité de 25 % à un an

Une mortalité de 25 % à un an

Explication

Au stade d’ischémie permanente critique, la mortalité atteint 25 % à un an. Le taux de 15 % à cinq ans concerne le stade de claudication intermittente.

3. Quel ensemble regroupe des facteurs de risque d’athérosclérose cités pour l’AOMI ?

Tabac, diabète, dyslipidémie, hypertension artérielle et antécédents familiaux
Tabac, activité physique importante, alimentation méditerranéenne et consommation modérée d’alcool
Hypertension artérielle, activité physique importante, alimentation riche en fruits et âge avancé
Diabète, alimentation méditerranéenne, consommation modérée d’alcool et activité physique importante

Tabac, diabète, dyslipidémie, hypertension artérielle et antécédents familiaux

Explication

Les facteurs cités comprennent le tabac, le diabète, la dyslipidémie, l’hypertension et les antécédents familiaux, ainsi que l’âge et le sexe masculin. L’activité physique importante et l’alimentation méditerranéenne sont présentées comme des facteurs protecteurs, non comme des risques.

4. Quel comportement correspond aux facteurs protecteurs d’athérosclérose cités ?

Privilégier une alimentation méditerranéenne et consommer plusieurs doses d’alcool par jour
Pratiquer une activité physique importante et privilégier fruits, légumes et alimentation méditerranéenne
Augmenter les fruits et légumes tout en ignorant les recommandations concernant l’alcool
Réduire l’activité physique et augmenter la consommation de produits riches en graisses animales

Pratiquer une activité physique importante et privilégier fruits, légumes et alimentation méditerranéenne

Explication

Une activité physique importante, une consommation accrue de fruits et légumes associée à une alimentation méditerranéenne figurent parmi les facteurs protecteurs. La consommation d’alcool n’est citée comme protectrice que si elle reste très modérée, à une dose par jour.

5. Quel tableau clinique caractérise la claudication intermittente ?

Une crampe apparaissant progressivement à l’effort, imposant l’arrêt et cédant en quelques minutes au repos
Une douleur distale intense survenant au repos et soulagée par la position déclive de la jambe
Une douleur apparaissant brutalement à l’effort et persistant malgré l’arrêt de la marche
Une douleur plantaire chronique liée à un trouble trophique et soulagée par la marche

Une crampe apparaissant progressivement à l’effort, imposant l’arrêt et cédant en quelques minutes au repos

Explication

La claudication intermittente est une douleur intense de type crampe qui apparaît progressivement à l’effort, oblige à s’arrêter et disparaît en quelques minutes au repos. La douleur de décubitus survient au repos et est soulagée par la position déclive.

6. Chez une personne présentant une ischémie d’effort, quel périmètre de marche constitue un signe de gravité ?

Un périmètre de marche inférieur à 50 m
Un périmètre de marche compris entre 200 et 300 m
Un périmètre de marche supérieur à 500 m
Un périmètre de marche supérieur à 50 m

Un périmètre de marche inférieur à 50 m

Explication

Un périmètre de marche inférieur à 50 m est un signe de gravité de l’ischémie d’effort. Un périmètre supérieur à 500 m ne répond pas au seuil de gravité indiqué.

7. Quelle caractéristique distingue la douleur de décubitus dans l’ischémie chronique ?

Une douleur distale de repos présente depuis au moins 15 jours, soulagée par la position déclive
Une crampe à l’effort disparaissant quelques minutes après l’arrêt de la marche
Une douleur distale de repos soulagée par le maintien de la jambe en position surélevée
Une douleur apparaissant à la marche et principalement localisée au mollet

Une douleur distale de repos présente depuis au moins 15 jours, soulagée par la position déclive

Explication

La douleur de décubitus est distale, survient au repos depuis au moins 15 jours et est très intense ; la position déclive de la jambe la soulage. La claudication intermittente, elle, apparaît à l’effort et cède après l’arrêt.

8. Quelle association de caractéristiques oriente vers des troubles trophiques liés à l’AOMI plutôt que vers un ulcère veineux ou un mal perforant plantaire ?

Des lésions douloureuses et nécrotiques situées surtout à la jambe, typiques d’un ulcère veineux
Des lésions non douloureuses et nécrotiques dont la localisation seule les distingue du mal perforant
Des lésions distales, douloureuses et nécrotiques, dont la douleur aide à les distinguer du mal perforant
Des lésions distales, indolores et non nécrotiques, différenciées du mal perforant par leur localisation

Des lésions distales, douloureuses et nécrotiques, dont la douleur aide à les distinguer du mal perforant

Explication

Les troubles trophiques de l’AOMI sont distaux, douloureux et nécrotiques, contrairement à l’ulcère veineux ; la douleur permet aussi de les distinguer du mal perforant plantaire. Des lésions indolores ne correspondent pas à la caractérisation donnée pour ces troubles trophiques.

9. Quel examen peut confirmer ou écarter une AOMI aux stades asymptomatique ou d’ischémie d’effort et repérer une lésion proximale revascularisable ?

L’angio-IRM des membres inférieurs
L’angio-TDM des membres inférieurs
L’artériographie des membres inférieurs
L’échographie-Doppler artériel

L’échographie-Doppler artériel

Explication

L’échographie-Doppler artériel peut confirmer ou écarter le diagnostic à ces stades et repérer une lésion proximale accessible à une revascularisation. L’angio-TDM fournit des images précises lorsqu’une revascularisation est envisagée, mais n’est pas l’examen décrit pour cette confirmation initiale.

10. Avant une revascularisation d’un membre inférieur, quel examen est indispensable et peut aussi permettre une désobstruction en urgence ?

Une angio-IRM des membres inférieurs
Une échographie-Doppler artériel
Une artériographie des membres inférieurs
Une angio-TDM des membres inférieurs

Une artériographie des membres inférieurs

Explication

L’artériographie est indispensable avant tout geste de revascularisation et peut être l’occasion d’une désobstruction en urgence. L’angio-TDM peut fournir des images précises en vue d’une revascularisation, mais elle ne remplace pas cette exigence pré-interventionnelle.

11. Quelle proposition décrit correctement les causes et les membres concernés par une ischémie aiguë ?

Elle peut toucher un membre inférieur ou supérieur et résulte principalement d’une embolie d’origine pulmonaire ou cérébrale.
Elle peut toucher un membre inférieur ou supérieur et être causée par une plaque d’athérome compliquée ou une embolie, surtout cardiaque.
Elle concerne surtout les deux membres inférieurs et découle généralement d’une plaque d’athérome non compliquée.
Elle touche le plus souvent un membre inférieur et résulte principalement d’une thrombose veineuse ou d’une infection locale.

Elle peut toucher un membre inférieur ou supérieur et être causée par une plaque d’athérome compliquée ou une embolie, surtout cardiaque.

Explication

L’ischémie aiguë peut atteindre un membre inférieur ou supérieur et être due à une plaque d’athérome compliquée ou à une embolie d’origine cardiaque, plus rarement aortique. Une thrombose veineuse peut provoquer d’autres manifestations vasculaires, mais ce n’est pas l’une des causes indiquées ici.

12. Après une douleur d’apparition brutale et violente lors d’une ischémie aiguë, que signifie son atténuation ?

Elle montre que l’atteinte est devenue chronique et moins urgente.
Elle constitue un signe de gravité, même si la douleur semble diminuer.
Elle traduit surtout une amélioration de la sensibilité du membre.
Elle indique généralement que la circulation du membre s’est rétablie.

Elle constitue un signe de gravité, même si la douleur semble diminuer.

Explication

L’atténuation de la douleur après son début brutal et violent est un signe de gravité, et non une preuve d’amélioration. Une reperfusion ne peut pas être déduite de la seule diminution de la douleur, surtout en présence de signes comme des pouls abolis ou une motricité altérée.

13. Quelle conduite est requise devant une ischémie aiguë d’un membre ?

La surveiller en ambulatoire avant d’envisager une imagerie de contrôle.
La prendre en charge par une revascularisation différée après plusieurs semaines.
La traiter d’abord par une rééducation à la marche et un antiagrégant.
La traiter comme une urgence nécessitant une artériographie et une désobstruction.

La traiter comme une urgence nécessitant une artériographie et une désobstruction.

Explication

L’ischémie aiguë est une urgence qui nécessite une artériographie et une désobstruction. La rééducation à la marche et l’antiagrégation relèvent plutôt de la prise en charge de l’ischémie d’effort.

14. Quel traitement associe les mesures principales de prise en charge d’une ischémie aiguë ?

Des antalgiques morphiniques, de l’héparine et une désobstruction urgente endovasculaire ou chirurgicale.
Une hospitalisation, de l’héparine et une revascularisation programmée par angioplastie ou pontage.
Un antiagrégant, une statine, l’arrêt du tabac et l’augmentation de la marche.
Une prostaglandine par voie intraveineuse et une surveillance avant toute désobstruction.

Des antalgiques morphiniques, de l’héparine et une désobstruction urgente endovasculaire ou chirurgicale.

Explication

Le traitement de l’ischémie aiguë associe des antalgiques morphiniques, de l’héparine et une désobstruction urgente par voie endovasculaire ou chirurgicale. La prostaglandine intraveineuse peut être utilisée dans l’ischémie chronique permanente lorsque la revascularisation est impossible.

15. Si une revascularisation est impossible chez une personne atteinte d’ischémie chronique permanente, quel traitement peut être utilisé ?

Une prostaglandine intraveineuse, comme l’iloprost, dans le cadre d’une prise en charge hospitalière.
Une désobstruction urgente par voie endovasculaire, accompagnée d’antalgiques morphiniques.
Un antiagrégant plaquettaire et une augmentation de la marche sans hospitalisation.
Une amputation immédiate accompagnée de soins palliatifs.

Une prostaglandine intraveineuse, comme l’iloprost, dans le cadre d’une prise en charge hospitalière.

Explication

L’ischémie chronique permanente relève d’une hospitalisation, d’antalgiques morphiniques, d’héparine et d’une revascularisation ; si celle-ci est impossible, l’iloprost par voie intraveineuse peut être utilisé. La désobstruction urgente correspond plutôt au traitement de l’ischémie aiguë.

16. Quelle stratégie convient au stade d’ischémie d’effort ou après une revascularisation ?

Hospitalisation, antalgiques morphiniques, héparine et revascularisation par angioplastie ou pontage.
Désobstruction urgente, héparine et antalgiques morphiniques, avec amputation selon l’évolution.
Arrêt du tabac, marche accrue, antiagrégant, correction des risques cardiovasculaires, statine et contrôle de la pression artérielle et du diabète.
Iloprost intraveineux, repos strict et report du contrôle des facteurs de risque.

Arrêt du tabac, marche accrue, antiagrégant, correction des risques cardiovasculaires, statine et contrôle de la pression artérielle et du diabète.

Explication

Au stade d’ischémie d’effort ou après revascularisation, la prise en charge associe mesures hygiéno-diététiques, antiagrégant, statine et contrôle des facteurs de risque, de la pression artérielle et du diabète. L’hospitalisation avec héparine et revascularisation correspond plutôt à l’ischémie chronique permanente.

17. Quelle combinaison résume les principales mesures de prévention cardiovasculaire primaire ?

Arrêt du tabac, alimentation méditerranéenne, contrôle du poids, exercice physique et suppression complète de l’alcool
Réduction du sel, alimentation pauvre en glucides, contrôle du poids, exercice physique et alcool limité à deux verres par jour
Arrêt du tabac, alimentation méditerranéenne, maintien du poids, exercice physique et consommation régulière de boissons sucrées
Arrêt du tabac, alimentation méditerranéenne, contrôle du poids, exercice physique et alcool limité à un verre par jour au maximum

Arrêt du tabac, alimentation méditerranéenne, contrôle du poids, exercice physique et alcool limité à un verre par jour au maximum

Explication

La prévention primaire associe l’arrêt du tabac, une alimentation méditerranéenne, le contrôle du poids et l’exercice, avec une consommation d’alcool plafonnée à un verre par jour. La suppression complète de l’alcool va au-delà de cette recommandation, qui fixe une limite maximale plutôt qu’une abstinence obligatoire.

18. Une personne souhaite réduire son risque cardiovasculaire et consomme actuellement deux verres d’alcool par jour. Quelle adaptation correspond à la recommandation de prévention primaire ?

Éviter l’exercice physique et réduire sa consommation d’alcool à un verre par semaine
Ramener sa consommation à un verre par jour au maximum et associer cette mesure aux autres habitudes préventives
Conserver deux verres par jour et miser principalement sur l’exercice physique pour compenser
Remplacer l’alcool par des boissons sucrées et privilégier une alimentation méditerranéenne

Ramener sa consommation à un verre par jour au maximum et associer cette mesure aux autres habitudes préventives

Explication

La consommation d’alcool recommandée ne dépasse pas un verre par jour et s’inscrit dans une démarche comprenant également l’arrêt du tabac, une alimentation méditerranéenne, le contrôle du poids et l’exercice. L’exercice ne compense pas le dépassement de cette limite, contrairement à ce que suggère une autre proposition.

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Quelle obstruction définit l’AOMI ?

Une obstruction partielle ou totale d’une ou plusieurs artères destinées aux membres.

À quoi l’AOMI est-elle souvent liée ?

À l’athérome.

Quelle est la mortalité à un an au stade d’ischémie permanente critique ?

25 %.

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