Psychologie : états mentaux ; sciences cognitives : mécanismes ; neurosciences : supports biologiques.
★ À maîtriser
La pensée est générée par l’activité électrique conjointe de nombreux réseaux de neurones.
Les neurotransmetteurs sont de petites molécules qui transmettent de l’information d’un neurone à l’autre.
Le glutamate est présenté comme le principal neurotransmetteur excitateur et comme impliqué dans 95 % de l’activité cérébrale.
Compléments
Le GABA est un neurotransmetteur inhibiteur dont les voies sont ciblées par de nombreux médicaments utilisés en psychiatrie.
La dopamine contribue notamment à la régulation de fonctions cérébrales liées à la récompense et au plaisir.
La sérotonine contribue aux fonctions émotionnelles et ses déficits sont associés à des troubles psychiatriques et à des difficultés psychologiques.
La noradrénaline contribue notamment aux fonctions liées à l’énergie.
★ À maîtriser
L’architecture cérébrale dépend en partie de facteurs innés, notamment de la génétique et de l’embryogenèse.
L’histoire personnelle influence le fonctionnement psychologique et la construction du cerveau au cours du temps.
La plasticité neuronale est constante et les expériences vécues influencent le fonctionnement cérébral et psychologique.
Compléments
Les troubles du spectre autistique sont présentés comme des troubles du neurodéveloppement majoritairement liés à des facteurs génétiques de l’architecture cérébrale.
Une infection grippale maternelle pendant la grossesse est associée à un risque accru de schizophrénie chez l’enfant.
Le stress prolongé peut affecter le cerveau et le corps, accélérer le vieillissement cérébral et contribuer aux troubles psychologiques et psychiatriques.
La dépression est présentée comme environ deux fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.
Expériences et stress → plasticité cérébrale et changements psychologiques.
★ À maîtriser
Le système nerveux s’étend des orteils jusqu’au sommet du crâne et ne se limite pas au cerveau.
Une partie importante des états mentaux dépend des interactions entre le corps et le cerveau.
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Les croyances influencent les perceptions, les émotions et les actions, tandis que ces perceptions, émotions et actions modifient en retour les croyances.
Le cerveau interprète les informations sensorielles en fonction de ses attentes et des croyances préalables.
Compléments
Une forme sombre aperçue dans une ruelle peut être interprétée comme un chien plutôt que comme un chat si la personne s’attend à voir le chien du voisin.
La schizophrénie peut s’accompagner d’hallucinations, c’est-à-dire de perceptions de choses qui n’existent pas.
Des sensations corporelles, comme une douleur abdominale en contexte anxieux, peuvent être générées en partie par l’activité cérébrale plutôt que par des contractions viscérales.
Des perceptions auditives au réveil, des fragments de conversation reconstruits dans le métro ou des pleurs de bébé entendus pendant son sommeil peuvent être produits par les attentes du cerveau.
Des femmes peuvent ressentir des mouvements fantômes du bébé après l’accouchement, parfois jusqu’à 28 ans plus tard, phénomène attribué à l’activité prédictive du cerveau.
Une illusion de relief peut s’inverser lorsque l’image est tournée, car le cerveau s’attend généralement à ce que la lumière vienne d’en haut et interprète les ombres en conséquence.
Une image de ratatouille ou de fruits peut être perçue comme un visage parce que le cerveau organise les formes visuelles selon des motifs attendus.
La perception d’une continuité anatomique est une attente cérébrale primitive, dont la rupture peut provoquer une réaction émotionnelle très négative.
Croyances préalables → interprétation des signaux → perception parfois déformée.
★ À maîtriser
Dans l’illusion du masque creux, les traits du visage et les attentes concernant l’éclairage influencent la perception de l’avant et de l’arrière du masque.
Les différences de perception rappellent au soignant que ce qu’il perçoit n’est pas nécessairement ce que perçoit le patient.
Compléments
La perception de formes ambiguës peut être filtrée par les attentes et les expériences antérieures, au point que des formes évoquent des dinosaures plutôt que des animaux inconnus.
Une même photographie de robe a été perçue par certaines personnes comme bleue et par d’autres comme blanche.
Les personnes schizophrènes et leurs parents au premier degré sont décrits comme moins sensibles à l’illusion du masque creux.
★ À maîtriser
Dans une situation incertaine, le danger tient notamment au fait de ne pas savoir ce qui se trouve derrière un signe ambigu.
Le cerveau cherche à réduire l’incertitude en construisant des explications sur ce qui l’entoure.
📌 L’incertitude peut être réduite soit par une croyance, qui propose une représentation de la situation, soit par une action, qui permet d’obtenir de nouvelles informations.
Compléments
Les comportements des animaux, comme ceux des humains, reposent sur l’interaction entre ce qu’ils imaginent du monde et la manière dont ils agissent pour le vérifier.
La mise à jour bayésienne combine les informations déjà disponibles et les nouvelles informations pour produire une croyance révisée.
L’incertitude pousse à croire ou à agir pour la réduire.
★ À maîtriser
📌 Face à un patient qui exprime des idées délirantes de persécution, il est inutile de chercher à les réfuter par des arguments rationnels, car cela peut renforcer sa croyance.
Compléments
Dans l’exemple du bouquet de fleurs, une femme qui soupçonne son mari d’infidélité peut interpréter son geste comme une tentative de dissimulation et voir son soupçon renforcé.
Les thématiques délirantes citées comprennent :
La confrontation frontale peut renforcer la croyance qu’elle vise à corriger.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Dans le test de Sally et Anne, l’enfant qui attribue à Sally une croyance fondée sur ce qu’elle a vu comprend qu’elle ignore le déplacement de la bille.
Les difficultés de théorie de l’esprit sont associées aux troubles du spectre autistique et peuvent compliquer la compréhension du second degré et les interactions sociales.
La théorie de l’esprit peut être diminuée dans la schizophrénie et excessive ou inadaptée dans les troubles anxieux, notamment la phobie sociale.
Métacognition : son propre esprit ; théorie de l’esprit : celui des autres.
★ À maîtriser
La théorie de l’esprit est présentée comme un fondement de l’empathie, essentielle à la relation de soin.
Même lorsqu’on connaît bien une personne, les interprétations de ses pensées et de ses émotions restent sujettes à des erreurs.
📌 En pratique soignante, il faut éviter d’attribuer automatiquement au patient ses propres pensées ou sensations.
Compléments
📌 Une théorie de l’esprit faible peut limiter la compréhension d’autrui, tandis qu’une théorie de l’esprit présente chez les personnes psychopathiques peut être utilisée pour manipuler autrui.
Comprendre l’esprit d’autrui → rendre possible l’empathie.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
Valence et intensité → profil comportemental
★ À maîtriser
Les six émotions primaires attribuées à Ekman sont (Eckman) :
Le cerveau interprète les expressions faciales, le ton de la voix et des indices comportementaux parfois imperceptibles pour porter des jugements sociaux.
📌 Un sourire jugé authentique présente une synchronie entre le haut et le bas du visage, tandis qu’un sourire forcé peut montrer une dissociation entre les deux.
Compléments
Dans les six émotions primaires présentées, la joie est la seule à valence positive.
L’étude transculturelle des expressions faciales d’Ekman met en évidence des émotions primaires globalement retrouvées dans différentes cultures, malgré des variations de qualité ou d’intensité des signaux. - Heckman
La tristesse peut se manifester par des paupières plus fermées, une tête baissée, une faible kinétique, des lèvres fermées et des épaules basses.
Sourire authentique : haut et bas du visage synchronisés ; sourire forcé : dissociés
★ À maîtriser
📌 Les émotions positives sont associées à des croyances plus positives sur soi, à une exploration plus active de l’environnement et à une perception plus forte des récompenses, tandis que les émotions négatives favorisent les croyances négatives, le repli et l’évitement.
Compléments
Dans le trouble bipolaire, un état dépressif peut s’accompagner de croyances de nullité et de désespoir, tandis qu’un état maniaque ou hypomaniaque peut s’accompagner d’un sentiment de puissance et de réussite.
La dépression peut modifier la perception visuelle, notamment en donnant au monde une apparence plus grise et en atténuant la teinte rouge.
Dans une dépression mélancolique, une personne peut percevoir une annonce diagnostique grave, comme un cancer, de façon positive parce qu’elle y voit la possibilité de mourir.
★ À maîtriser
📌 Le système sympathique favorise l’activation comportementale de fuite ou de combat, tandis que le système parasympathique peut freiner cette activation.
Compléments
Le pic de cortisol survient environ une demi-heure après le réveil, mais son horaire dépend de l’heure à laquelle la personne se réveille.
Dans les troubles dépressifs, les réveils précoces vers 3 ou 4 heures du matin sont associés dans le cours à une dérégulation de l’axe du cortisol.
Une activation sympathique excessive ou insuffisamment réduite par le système parasympathique est associée au stress, à l’anxiété et à une hyperréactivité émotionnelle.
La cohérence cardiaque module la respiration pour agir sur le nerf vague et le système parasympathique, avec 5 secondes d’inspiration et 5 secondes d’expiration pendant 3 à 5 minutes.
★ À maîtriser
L’analyse des états mentaux d’un patient peut distinguer :
Pour comprendre la souffrance d’un patient, le soignant cherche à identifier ses émotions, ses croyances, sa manière de percevoir la situation et les comportements qui renforcent ses émotions.
Le soin ne se limite pas à la technicité corporelle : il implique aussi de comprendre les états mentaux du patient pour adapter la réaction du soignant.
Compléments
Chez une patiente qui craint de mourir à l’hôpital, se croit délaissée et juge son médecin incompétent, la peur relève de l’émotion, ces jugements relèvent des croyances et le rejet de ses traitements constitue une action.
Une patiente enceinte qui craint de mourir pendant l’accouchement peut rechercher compulsivement des informations en ligne, ne retenir que les informations alarmantes et renforcer ainsi son anxiété.
Émotions → croyances → perceptions → comportements
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1. Une équipe veut définir la discipline qui prend pour objet les pensées et l’activité mentale elles-mêmes. De quelle discipline s’agit-il ?
2. Une chercheuse examine les processus biologiques du cerveau et du corps qui soutiennent les mécanismes cognitifs et les états mentaux. Quel champ étudie-t-elle ?
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Qu’étudie la psychologie ?
Les états mentaux, notamment l’activité mentale et les pensées.
Quels processus les sciences cognitives étudient-elles ?
Les processus et mécanismes associés aux états mentaux.
Qu’est-ce qui génère la pensée ?
L’activité électrique conjointe de nombreux réseaux de neurones.
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