QCM : Bilan orthophonique des troubles neurocognitifs (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que décrit le compte rendu du bilan orthophonique à un instant donné ?

La cause biologique des troubles et leur évolution probable à long terme
L’impact fonctionnel des troubles sur la cognition, le comportement, l’humeur et l’autonomie
La réponse aux traitements médicaux et les changements observés depuis le diagnostic
Le niveau scolaire antérieur et les performances attendues dans chaque domaine

L’impact fonctionnel des troubles sur la cognition, le comportement, l’humeur et l’autonomie

Explication

Le compte rendu présente l’impact fonctionnel des troubles sur plusieurs domaines, dont la cognition, la mémoire, les fonctions exécutives, le comportement, l’humeur et l’autonomie. Il ne vise pas à déterminer à lui seul la cause biologique ni l’évolution future de la maladie.

2. Pour évoquer une maladie d’Alzheimer, quel ensemble d’éléments faut-il considérer, et à quoi se rapporte la gravité ?

Une atteinte mnésique isolée, la gravité dépendant du nombre de fonctions instrumentales atteintes
Une perte d’autonomie isolée, la gravité dépendant de la présence de troubles du comportement
Une atteinte mnésique et d’au moins une fonction instrumentale, la gravité dépendant de l’autonomie
Une atteinte exécutive et comportementale, la gravité dépendant des résultats aux tests de mémoire

Une atteinte mnésique et d’au moins une fonction instrumentale, la gravité dépendant de l’autonomie

Explication

L’évocation d’une maladie d’Alzheimer repose sur une atteinte mnésique associée à celle d’au moins une fonction instrumentale, tandis que la gravité est liée à l’autonomie. Une atteinte mnésique isolée ne suffit donc pas à satisfaire les critères indiqués.

3. Comment le projet de soin est-il élaboré dans le cadre du bilan orthophonique ?

En demandant à l’entourage de définir seul les aides, puis en transmettant le plan au patient
En fixant des objectifs médicaux centrés sur les biomarqueurs et la localisation des lésions
En sélectionnant des exercices de rééducation à partir des scores, sans intégrer d’autres intervenants
En coconstruisant des objectifs et des moyens de compensation, de stimulation et d’adaptation avec l’appui de partenaires

En coconstruisant des objectifs et des moyens de compensation, de stimulation et d’adaptation avec l’appui de partenaires

Explication

Le projet de soin est coconstruit autour d’objectifs et de moyens de compensation, de stimulation et d’adaptation, avec l’appui possible de partenaires comme le CLIC-DAC. Des scores d’évaluation peuvent éclairer le bilan, mais ils ne remplacent pas cette démarche de coconstruction.

4. Quelle distinction caractérise le bilan d’investigation par rapport au bilan à visée de rééducation ?

Le premier repère les comportements de communication, tandis que le second identifie les syndromes sans analyser les déficits
Le premier définit les moyens de soin à partir des ressources, tandis que le second établit le diagnostic médical par les biomarqueurs
Le premier contribue au diagnostic médical en recherchant un phénotype, tandis que le second analyse les besoins pour orienter les soins
Le premier mesure l’autonomie quotidienne, tandis que le second détermine la pathologie à partir de la neuro-imagerie

Le premier contribue au diagnostic médical en recherchant un phénotype, tandis que le second analyse les besoins pour orienter les soins

Explication

Le bilan d’investigation complète ou aide le diagnostic médical en recherchant un phénotype clinique, alors que le bilan de rééducation analyse déficits, handicaps, ressources et communication afin de définir les soins. Le bilan de rééducation n’a donc pas pour fonction principale d’établir le diagnostic médical.

5. Quel profil correspond à un trouble neurocognitif léger dû à la maladie d’Alzheimer ?

Un déclin cognitif dans un domaine avec autonomie maintenue, avec ou sans troubles du comportement
Un déclin cognitif dans plusieurs domaines avec autonomie maintenue et troubles du comportement
Un déclin cognitif dans un domaine avec perte d’autonomie et sans troubles du comportement
Un déclin cognitif dans plusieurs domaines avec perte d’autonomie, avec ou sans troubles du comportement

Un déclin cognitif dans un domaine avec autonomie maintenue, avec ou sans troubles du comportement

Explication

Le trouble neurocognitif léger associe un déclin touchant un seul domaine et le maintien de l’autonomie; des troubles du comportement peuvent être présents ou absents. La perte d’autonomie caractérise plutôt le trouble neurocognitif majeur.

6. Quelle caractéristique distingue le trouble neurocognitif majeur dû à la maladie d’Alzheimer ?

Une perte d’autonomie sans déclin cognitif, associée à des troubles du comportement
Un déclin dans plusieurs domaines avec autonomie préservée et sans troubles du comportement
Un déclin dans un ou plusieurs domaines accompagné d’une perte d’autonomie, avec ou sans troubles du comportement
Un déclin limité à un domaine avec autonomie maintenue, avec ou sans troubles du comportement

Un déclin dans un ou plusieurs domaines accompagné d’une perte d’autonomie, avec ou sans troubles du comportement

Explication

Le trouble neurocognitif majeur associe un déclin cognitif touchant un ou plusieurs domaines à une perte d’autonomie, et les troubles du comportement peuvent être présents ou non. Un déclin limité à un domaine avec autonomie préservée correspond plutôt au profil léger.

7. Comment se distinguent les raisonnements médical et neuropsychologique dans l’étude des troubles neurocognitifs ?

Le raisonnement médical classe les troubles selon l’autonomie; le raisonnement neuropsychologique établit la pathologie à partir du liquide cérébrospinal
Le raisonnement médical s’appuie notamment sur les biomarqueurs et la neuro-imagerie; le raisonnement neuropsychologique regroupe les symptômes en syndromes ou phénotypes
Le raisonnement médical mesure les déficits de communication; le raisonnement neuropsychologique détermine la localisation des lésions par imagerie
Le raisonnement médical regroupe les symptômes en phénotypes; le raisonnement neuropsychologique identifie la maladie par les biomarqueurs et l’imagerie

Le raisonnement médical s’appuie notamment sur les biomarqueurs et la neuro-imagerie; le raisonnement neuropsychologique regroupe les symptômes en syndromes ou phénotypes

Explication

Le raisonnement médical identifie la maladie en s’aidant notamment des biomarqueurs et de la neuro-imagerie, tandis que le raisonnement neuropsychologique organise les symptômes en syndromes ou phénotypes. L’identification d’un phénotype clinique n’équivaut donc pas, à elle seule, à identifier la pathologie sous-jacente.

8. Quelle relation peut exister entre une pathologie et un phénotype clinique ?

Les phénotypes varient selon les tests, tandis que chaque pathologie conserve un tableau clinique uniforme
Chaque pathologie produit un phénotype qui lui est propre, même si plusieurs maladies partagent des symptômes
Un même phénotype indique une pathologie identique, mais une pathologie peut produire plusieurs phénotypes
Une pathologie peut produire plusieurs phénotypes, et un même phénotype peut relever de pathologies différentes

Une pathologie peut produire plusieurs phénotypes, et un même phénotype peut relever de pathologies différentes

Explication

La correspondance entre pathologie et phénotype n’est pas univoque : une même maladie peut se manifester par des phénotypes différents, et un phénotype peut relever de pathologies différentes. L’idée qu’un phénotype désigne une pathologie unique ne tient donc pas compte de cette diversité.

9. Que peut révéler l’analyse des biomarqueurs protéiques du liquide cérébrospinal obtenu par ponction lombaire ?

Le processus pathologique sous-jacent, avec notamment la bêta-amyloïde pour Alzheimer, Tau pour les tauopathies et l’alpha-synucléine pour les synucléinopathies
Le phénotype clinique observé, avec la bêta-amyloïde pour les synucléinopathies, Tau pour les tauopathies et l’alpha-synucléine pour Alzheimer
La topographie précise de l’atrophie, avec la bêta-amyloïde pour les tauopathies, Tau pour Alzheimer et l’alpha-synucléine pour les synucléinopathies
Le degré d’autonomie, avec la bêta-amyloïde pour Alzheimer, Tau pour les synucléinopathies et l’alpha-synucléine pour les tauopathies

Le processus pathologique sous-jacent, avec notamment la bêta-amyloïde pour Alzheimer, Tau pour les tauopathies et l’alpha-synucléine pour les synucléinopathies

Explication

Les biomarqueurs protéiques du liquide cérébrospinal renseignent sur le processus pathologique sous-jacent, et les associations citées distinguent notamment Alzheimer, les tauopathies et les synucléinopathies. La topographie de l’atrophie relève plutôt de l’analyse de la neuro-imagerie.

10. Quel est le lien entre le phénotype clinique, les lésions et l’observation orthophonique ?

Établi par l’imagerie seule, le phénotype est mieux corrélé à l’autonomie et constitue le niveau d’observation du médecin
Établi par les examens neurologique et neuropsychologique, le phénotype est mieux corrélé à la topographie des lésions et constitue le niveau d’observation de l’orthophoniste
Établi par l’examen neurologique seul, le phénotype est mieux corrélé aux scores cognitifs globaux et constitue le niveau d’observation de l’orthophoniste
Établi par les biomarqueurs du liquide cérébrospinal, le phénotype est mieux corrélé à la pathologie moléculaire et constitue le niveau d’observation de l’orthophoniste

Établi par les examens neurologique et neuropsychologique, le phénotype est mieux corrélé à la topographie des lésions et constitue le niveau d’observation de l’orthophoniste

Explication

L’examen neurologique et neuropsychologique permet d’établir le phénotype clinique, qui est mieux corrélé à la topographie des lésions, notamment à l’atrophie, et correspond au niveau d’observation de l’orthophoniste. Les biomarqueurs renseignent plutôt sur le processus pathologique sous-jacent.

11. Quel aspect le RL-RI 16 évalue-t-il, et quelle limite présente-t-il dans la vie quotidienne ?

Il évalue la mémoire épisodique, mais n’est pas écologique.
Il évalue la mémoire procédurale, mais dépend fortement des capacités motrices.
Il évalue la mémoire sémantique, mais n’est pas sensible aux oublis différés.
Il évalue la mémoire de travail, mais ne comporte pas de rappel indicé.

Il évalue la mémoire épisodique, mais n’est pas écologique.

Explication

Le RL-RI 16 évalue la mémoire épisodique et permet d’analyser les processus mnésiques, mais il ne reproduit pas les situations de la vie quotidienne. Il ne s’agit pas d’une épreuve de mémoire de travail, même si elle comporte différentes tâches de rappel.

12. Quelle distinction caractérise l’encodage contrôlé et l’encodage renforcé dans le RL-RI 16 ?

Le premier ajoute un indice sémantique, tandis que le second répète les apprentissages.
Le premier augmente le délai de rappel, tandis que le second supprime les rappels indicés.
Le premier répète les apprentissages, tandis que le second ajoute un indice sémantique.
Le premier teste la reconnaissance, tandis que le second mesure les intrusions.

Le premier répète les apprentissages, tandis que le second ajoute un indice sémantique.

Explication

L’encodage contrôlé multiplie les apprentissages pour faciliter l’entrée du souvenir, alors que l’encodage renforcé ajoute un indice sémantique. Inverser ces deux procédés constitue une confusion entre répétition et approfondissement sémantique.

13. Après l’apprentissage initial des mots au RL-RI 16, quel enchaînement décrit correctement la suite de la passation ?

Reconnaissance immédiate, tâche interférente, rappels différés après 20 minutes, puis apprentissages supplémentaires sans rappel libre.
Rappels différés après 20 minutes, comptages à rebours, rappels indicés, puis reconnaissance avant une tâche interférente.
Tâche interférente, rappels libres répétés, rappels différés après 20 minutes, puis apprentissage des mots par groupes de quatre.
Rappels libres et indicés répétés avec comptages à rebours, reconnaissance, tâche interférente, puis rappels différés après 20 minutes.

Rappels libres et indicés répétés avec comptages à rebours, reconnaissance, tâche interférente, puis rappels différés après 20 minutes.

Explication

La passation comprend des rappels libres et indicés répétés, entre lesquels sont réalisés des comptages à rebours, puis une reconnaissance et une tâche interférente avant les rappels différés après 20 minutes. La reconnaissance n’a donc pas lieu avant les rappels répétés.

14. Quel profil de scores franchit les seuils pathologiques indiqués pour le RL-RI 16 ?

Somme des rappels libres à 18, efficacité de l’indiçage à 70 % et rappel immédiat à 14.
Somme des rappels libres à 20, efficacité de l’indiçage à 75 % et rappel immédiat à 15.
Somme des rappels libres à 17, efficacité de l’indiçage à 69 % et rappel immédiat à 13.
Somme des rappels libres à 19, efficacité de l’indiçage à 72 % et rappel immédiat à 13.

Somme des rappels libres à 17, efficacité de l’indiçage à 69 % et rappel immédiat à 13.

Explication

Les seuils cités comprennent une somme des rappels libres inférieure à 18, une efficacité de l’indiçage inférieure à 70 % et un rappel immédiat inférieur ou égal à 13. Des valeurs de 18 et 70 % n’atteignent pas les seuils strictement inférieurs correspondants.

15. Pour examiner l’efficience globale, quel rapprochement entre test et tendance est correct ?

Le MMSE présente une tendance exécutive et le MOCA une tendance langagière.
Le MMSE présente une tendance attentionnelle et le MOCA une tendance sémantique.
Le MMSE présente une tendance langagière et le MOCA une tendance exécutive.
Le MMSE présente une tendance mnésique visuelle et le MOCA une tendance praxique.

Le MMSE présente une tendance langagière et le MOCA une tendance exécutive.

Explication

Le MMSE est décrit comme ayant une tendance langagière, tandis que le MOCA a une tendance exécutive. L’attribution d’une tendance exécutive au MMSE et langagière au MOCA inverse les caractéristiques des deux tests.

16. Pour distinguer mémoire à court terme et mémoire de travail dans un profil mnésique, quel choix d’épreuves convient ?

Les empans directs pour la mémoire à court terme et les empans inverses pour la mémoire de travail.
Le DMS 48 pour la mémoire à court terme et le RL-RI 16 pour la mémoire de travail.
Le BECS 40 pour la mémoire à court terme et le TMS 42 pour la mémoire de travail.
Les empans inverses pour la mémoire à court terme et les empans directs pour la mémoire de travail.

Les empans directs pour la mémoire à court terme et les empans inverses pour la mémoire de travail.

Explication

Les empans directs évaluent la mémoire à court terme, tandis que les empans inverses évaluent la mémoire de travail. Le DMS 48 et le RL-RI 16 concernent respectivement les mémoires épisodiques visuelle et verbale.

17. À la figure de Rey, une personne échoue encore après que les étapes de réalisation lui ont été détaillées ; quelle difficulté cela suggère-t-il ?

Une difficulté praxique idéatoire liée à l’utilisation d’objets.
Une difficulté visuo-spatiale ou visuo-constructive.
Une difficulté de planification malgré des capacités visuo-constructives préservées.
Une difficulté de mémoire sémantique révélée par le dessin.

Une difficulté visuo-spatiale ou visuo-constructive.

Explication

Un échec qui persiste malgré le détail des étapes suggère un problème visuo-spatial ou visuo-constructif. Une réussite après guidage orienterait plutôt vers une difficulté de planification.

18. Quel changement praxique est décrit comme précoce dans la maladie d’Alzheimer ?

L’atteinte précoce des praxies bucco-faciales.
L’atteinte précoce des praxies idéatoires liées à l’utilisation d’objets.
L’atteinte des praxies gestuelles idéomotrices réflexives.
L’altération immédiate des praxies de l’habillage avant les autres praxies.

L’atteinte des praxies gestuelles idéomotrices réflexives.

Explication

Les praxies gestuelles idéomotrices réflexives sont décrites comme les premières touchées dans la maladie d’Alzheimer. Les praxies idéatoires ne sont pas atteintes précocement, tandis que celles de l’habillage s’altèrent progressivement.

19. Une activité adaptée s’appuie sur les capacités préservées d’une personne et lui permet de contribuer à un groupe ; quel objectif de la méthode Montessori cela illustre-t-il ?

Redonner du contrôle, favoriser l’engagement dans des activités porteuses de sens et restaurer une place dans la communauté.
Remplacer les capacités préservées par des consignes uniformes appliquées à tous les participants.
Réduire la participation aux activités collectives afin de prévenir les erreurs de réalisation.
Accroître les performances aux tests standardisés par une répétition intensive des tâches.

Redonner du contrôle, favoriser l’engagement dans des activités porteuses de sens et restaurer une place dans la communauté.

Explication

La méthode Montessori vise à redonner du contrôle, à favoriser l’engagement dans des activités porteuses de sens et à redonner une place dans la communauté, en adaptant l’environnement aux capacités préservées. Une répétition intensive destinée aux tests standardisés ne correspond pas à ces objectifs.

20. Quel profil langagier oriente particulièrement vers une aphasie primaire progressive parmi les troubles neurodégénératifs ?

Une diminution des gestes accompagnant la parole
Un trouble du langage présent dès le début de la maladie
Un trouble du langage apparaissant après des difficultés mnésiques
Une altération pragmatique isolée au cours de l’évolution

Un trouble du langage présent dès le début de la maladie

Explication

Un trouble langagier inaugural oriente vers une aphasie primaire progressive. Un trouble du langage peut aussi survenir dans d’autres maladies neurodégénératives, mais il n’y est pas nécessairement inaugural.

21. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer utilise des mots vagues et ne parvient pas à retrouver le nom d’objets familiers. Quel trouble cela illustre-t-il le mieux ?

Une difficulté de gestion des tours de parole avec pauses prolongées
Une atteinte lexico-sémantique avec manque du mot et lexique imprécis
Une altération non verbale touchant les gestes et les expressions faciales
Une désorganisation pragmatique avec perte de cohérence du discours

Une atteinte lexico-sémantique avec manque du mot et lexique imprécis

Explication

Le manque du mot et l’emploi d’un lexique imprécis relèvent de l’atteinte lexico-sémantique décrite dans la maladie d’Alzheimer. Une désorganisation du discours concerne plutôt les difficultés pragmatiques, comme la cohérence ou la gestion du thème.

22. Lors d’une conversation, une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer perd le fil du thème et peine à réparer un malentendu. Quel domaine est principalement touché ?

La compréhension des phrases selon leur complexité syntaxique
Les compétences pragmatiques du discours et de la conversation
La coordination des gestes avec les mouvements de la parole
L’accès lexical et la précision du vocabulaire employé

Les compétences pragmatiques du discours et de la conversation

Explication

La gestion du thème et la réparation des incidents de communication font partie des difficultés pragmatiques. Un manque du mot relève plutôt de l’atteinte lexico-sémantique.

23. Un examinateur accompagne ses paroles de gestes pendant une rencontre avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Quel effet peut-il observer ?

La communication non verbale tend à disparaître avec la progression de la maladie
Les expressions faciales se maintiennent, mais les gestes cessent de soutenir la parole
La production d’actes non verbaux adéquats peut augmenter
Les gestes réduisent les actes adéquats en détournant l’attention du patient

La production d’actes non verbaux adéquats peut augmenter

Explication

Les actes non verbaux peuvent se maintenir ou augmenter, et accompagner la parole de gestes favorise la production d’actes adéquats. L’idée que la communication non verbale disparaît confond sa trajectoire avec celle des capacités verbales.

24. Pour aider une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer à participer à l’échange, quelle manière de poser une question est la plus adaptée ?

Demander de raconter les activités récentes en plusieurs questions ouvertes
Enchaîner des questions longues pour préciser progressivement chaque réponse
Poser une question fermée à la fois, avec une formulation courte et simple
Privilégier des souvenirs épisodiques récents plutôt que des connaissances acquises

Poser une question fermée à la fois, avec une formulation courte et simple

Explication

Une question à la fois, formulée simplement et de préférence fermée, facilite l’échange; il est aussi recommandé de solliciter les savoirs sémantiques. Demander les activités récentes sollicite davantage la mémoire épisodique.

25. Un proche souhaite rendre un échange plus serein avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Quelle approche correspond aux stratégies recommandées ?

Se placer à proximité, parler calmement et laisser des pauses
Éviter le regard et limiter les signes d’intérêt pendant la conversation
Garder ses distances et maintenir un débit rapide pour éviter les silences
Multiplier les idées dans chaque phrase pour soutenir l’attention

Se placer à proximité, parler calmement et laisser des pauses

Explication

La proximité, un ton calme et des pauses font partie des stratégies recommandées, avec notamment un regard à hauteur et un intérêt manifeste. Un débit rapide et des messages complexes risquent au contraire de rendre l’échange plus difficile.

26. Quels types de situations la GECCO utilise-t-elle pour évaluer la communication ?

Une discussion libre, un bilan syntaxique formel et une évaluation des gestes isolés
Une entrevue dirigée, un échange de type PACE et une discussion libre
Un entretien spontané, une tâche de dénomination et une épreuve de mémoire épisodique
Une interview dirigée, une discussion sur le progrès technique et un questionnaire familial

Une entrevue dirigée, un échange de type PACE et une discussion libre

Explication

La GECCO évalue trois situations : l’entrevue dirigée, l’échange d’informations de type PACE et la discussion libre. La discussion sur le progrès technique et le questionnaire à la famille font partie des modalités du TLC.

27. Quel dispositif caractérise l’évaluation du TLC ?

Une interview dirigée, une discussion sur le progrès technique, une épreuve de type PACE et un questionnaire familial
Une entrevue dirigée, un échange de type PACE et une discussion libre
Un entretien spontané centré sur les possibilités de communication sans confrontation aux difficultés
Une analyse vidéo des actes de langage, de leur adéquation et de leurs motifs d’inadéquation

Une interview dirigée, une discussion sur le progrès technique, une épreuve de type PACE et un questionnaire familial

Explication

Le TLC évalue la motivation ainsi que la communication verbale et non verbale à travers ces épreuves et un questionnaire à la famille. Le trio entrevue dirigée, PACE et discussion libre correspond plutôt aux situations de la GECCO.

28. Chez une personne dont le MMS est inférieur à 10 et qui ne peut plus réaliser une évaluation formelle, quelle démarche privilégier ?

Reporter l’évaluation jusqu’à ce que les performances aux épreuves formelles s’améliorent
Évaluer les capacités en entretien dirigé en soulignant les erreurs observées
Explorer les possibilités de communication dans un entretien spontané sans la confronter à ses difficultés
Poursuivre un bilan formel en augmentant progressivement la difficulté des épreuves

Explorer les possibilités de communication dans un entretien spontané sans la confronter à ses difficultés

Explication

Lorsque le MMS est inférieur à 10 et qu’un bilan formel n’est plus possible, l’évaluation privilégie les possibilités de communication dans un entretien spontané, sans confrontation aux difficultés. Maintenir un bilan formel ne convient pas lorsque celui-ci n’est plus réalisable.

29. Quels éléments le bilan écosystémique prend-il en compte en intégrant l’aidant ?

La fréquence des séances, les progrès scolaires, les antécédents médicaux et les préférences de l’équipe soignante
La qualité de vie, les manifestations comportementales, le fardeau de l’aidant et la communication du patient et de son proche
Les habitudes de lecture, les capacités d’écriture, l’attention et les stratégies de mémorisation du patient
Les performances aux épreuves langagières, le diagnostic, les objectifs de soin et les examens complémentaires

La qualité de vie, les manifestations comportementales, le fardeau de l’aidant et la communication du patient et de son proche

Explication

L’intégration de l’aidant permet d’examiner la qualité de vie, les comportements, son propre fardeau et la communication entre le patient et son proche. Les performances aux épreuves et les objectifs thérapeutiques relèvent plutôt du contenu du bilan orthophonique, pas de ces dimensions écosystémiques précises.

30. Dans la grille d’Ortholan et Colun, quelle démarche permet de personnaliser l’accompagnement des aidants ?

Repérer les déficits invalidants et les stratégies des partenaires afin d’améliorer les interactions et la qualité de vie
Évaluer les comportements de l’aidant pour déterminer s’il peut assurer seul les soins au quotidien
Mesurer les performances langagières du patient afin de choisir les exercices à proposer à chaque séance
Établir un classement des déficits selon leur fréquence pour déterminer un programme standard de rééducation

Repérer les déficits invalidants et les stratégies des partenaires afin d’améliorer les interactions et la qualité de vie

Explication

Cette approche palliative et interactive identifie les déficits invalidants et les stratégies des partenaires pour adapter l’accompagnement et favoriser les interactions et la qualité de vie. Un programme standard fondé sur la fréquence des déficits ne correspond pas à cette personnalisation.

31. Lors d’une observation clinique, quels aspects de la personne sont à examiner au-delà de ses compétences de communication ?

Son humeur, son attention, sa fatigabilité, son investissement relationnel et ses comportements adaptés ou inadaptés
Ses résultats aux examens complémentaires, son diagnostic, son plan de soin et ses objectifs thérapeutiques
Les stratégies de ses proches, leur fardeau, leur qualité de vie et leurs réponses aux incidents conversationnels
Sa lecture, son écriture, ses gestes communicatifs, sa prosodie et ses modalités préférentielles d’entrée en relation

Son humeur, son attention, sa fatigabilité, son investissement relationnel et ses comportements adaptés ou inadaptés

Explication

L’observation clinique considère notamment l’humeur, l’investissement dans l’interaction, l’attention, la fatigabilité, les actes relationnels et les comportements. La lecture, l’écriture et les modalités d’entrée en relation appartiennent à l’observation de la communication, une dimension connexe mais distincte.

32. Un orthophoniste veut observer comment un patient comprend les échanges et signale les difficultés : quels aspects doit-il examiner ?

Les hypothèses explicatives des comportements, les essais des professionnels et les activités préventives possibles
L’humeur, la fatigabilité, les actes affectifs, l’appétence à communiquer et l’investissement dans la relation
Le langage verbal, la communication non verbale et paraverbale, la qualité de l’interaction et la gestion des incidents
Les ressources du patient, ses routines, les thèmes porteurs et les conditions favorables de lieu et de moment

Le langage verbal, la communication non verbale et paraverbale, la qualité de l’interaction et la gestion des incidents

Explication

L’observation de la communication porte notamment sur les modalités verbales et non verbales, la qualité de l’interaction et la gestion des incidents. L’humeur et la fatigabilité sont également observées cliniquement, mais ne décrivent pas directement ces aspects de la communication.

33. Quelle idée centrale de Naomi Feil guide l’approche de Validation face à un comportement troublant ?

Tout comportement a un sens, ce qui invite à porter sur lui un regard différent
Un comportement difficile signale qu’il faut modifier les consignes données par les proches
Un comportement troublant révèle principalement une perte de capacités qu’il faut mesurer
Un comportement inadapté s’explique par un manque d’activités préventives dans l’environnement

Tout comportement a un sens, ce qui invite à porter sur lui un regard différent

Explication

Pour Naomi Feil, tout comportement a un sens, et l’approche de Validation invite ainsi à considérer autrement les comportements troublants. L’interpréter principalement comme une perte de capacités réduit le comportement à une explication qui n’est pas celle énoncée par cette approche.

34. Pour documenter les manifestations psychocomportementales, comment les professionnels utilisent-ils la grille de recueil ?

Ils la complètent lors d’un entretien unique avec l’aidant, en décrivant les difficultés de communication et le fardeau ressenti
Ils la renseignent durant une semaine, week-ends compris, en notant le problème, le contexte, les essais et leurs résultats, les hypothèses et les pistes d’aide
Ils l’utilisent pendant plusieurs mois pour relever les progrès du suivi, les changements de diagnostic et les examens complémentaires
Ils la remplissent à la fin de chaque séance, en consignant les performances langagières, les objectifs et les résultats des épreuves

Ils la renseignent durant une semaine, week-ends compris, en notant le problème, le contexte, les essais et leurs résultats, les hypothèses et les pistes d’aide

Explication

La grille est renseignée par les professionnels sur une semaine incluant les week-ends et rassemble des informations sur le problème, le contexte, les essais et résultats, les hypothèses, les aides externes et la prévention. Un entretien unique avec l’aidant ne correspond ni à cette période de recueil ni à l’ensemble des éléments documentés.

35. Lors de la rédaction d’un bilan orthophonique initial, quels éléments décrivent le début de la démarche et le projet de prise en charge ?

Les ressources du patient et ses routines, puis les modalités d’entrée en relation et les activités préventives
Les incidents conversationnels et leurs réparations, puis les stratégies des partenaires et les aides externes possibles
L’évolution du suivi et ses faits marquants, puis le diagnostic, les suites thérapeutiques et les examens complémentaires
L’objet du bilan et l’anamnèse, puis le diagnostic, le projet thérapeutique, les objectifs et le plan de soin

L’objet du bilan et l’anamnèse, puis le diagnostic, le projet thérapeutique, les objectifs et le plan de soin

Explication

Le bilan initial présente l’objet du bilan et l’anamnèse, ainsi que les domaines explorés, les résultats, le diagnostic et le projet de prise en charge. L’évolution du suivi et ses faits marquants caractérisent le bilan de renouvellement plutôt que le bilan initial.

36. Lors d’un renouvellement de bilan orthophonique, quelle information permet de rendre compte du suivi déjà réalisé ?

L’évolution du suivi et ses faits marquants, avec les domaines explorés, les résultats et les suites thérapeutiques
Les manifestations comportementales et le fardeau de l’aidant, avec les stratégies des partenaires
Les ressources du patient et les adaptations positives, avec les routines et les thèmes porteurs
L’objet du bilan et l’anamnèse, avec les objectifs initiaux et les premières hypothèses diagnostiques

L’évolution du suivi et ses faits marquants, avec les domaines explorés, les résultats et les suites thérapeutiques

Explication

Le bilan de renouvellement décrit l’évolution et les faits marquants du suivi, en plus des domaines explorés, des résultats, du diagnostic et des suites thérapeutiques. L’objet du bilan et l’anamnèse sont des éléments caractéristiques du bilan initial, ce qui explique pourquoi leur confusion conduirait à une réponse incorrecte.

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Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur Bilan orthophonique des troubles neurocognitifs.

Que décrit le compte rendu du bilan orthophonique à un instant donné ?

L’impact fonctionnel des troubles sur le fonctionnement cognitif, comportemental et l’autonomie.

Quelles atteintes sont requises pour évoquer une maladie d’Alzheimer ?

Une atteinte mnésique et d’au moins une fonction instrumentale.

De quoi dépend la gravité de la maladie d’Alzheimer ?

De l’atteinte de l’autonomie.

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