QCM : Bilans et gestes de secours (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Sur une intervention, que doit intégrer le premier regard de l’équipe ?

L’équipe considère les informations initiales comme fiables sans les confronter aux circonstances.
L’équipe vérifie la scène, la situation et la sécurité avant d’évaluer les besoins.
L’équipe contrôle les voies aériennes, l’hémorragie et la conscience dès ce premier regard.
L’équipe estime le nombre de victimes et vérifie si les moyens disponibles suffisent.
L’équipe relève les antécédents médicaux et les traitements de chaque victime.

L’équipe vérifie la scène, la situation et la sécurité avant d’évaluer les besoins. · L’équipe estime le nombre de victimes et vérifie si les moyens disponibles suffisent.

Explication

Le premier regard porte sur les 3S, le nombre de victimes et la suffisance des moyens. La recherche d’hémorragie, d’obstruction et d’inconscience relève du deuxième regard ; les antécédents sont recherchés plus tard, et les informations de départ doivent être vérifiées.

2. Lors du deuxième regard auprès d’une victime, quelles vérifications sont à réaliser ?

Le secouriste recherche une hémorragie externe susceptible de constituer une détresse vitale.
Le secouriste recueille les informations personnelles utiles concernant la victime.
Le secouriste commence par rechercher les antécédents, les allergies et les facteurs de risque.
Le secouriste vérifie si les voies aériennes sont encombrées et si la victime est inconsciente.
Le secouriste évalue la régularité du pouls et mesure le temps de recoloration cutanée.

Le secouriste recherche une hémorragie externe susceptible de constituer une détresse vitale. · Le secouriste recueille les informations personnelles utiles concernant la victime. · Le secouriste vérifie si les voies aériennes sont encombrées et si la victime est inconsciente.

Explication

Le deuxième regard comprend les informations personnelles, la recherche d’une hémorragie externe, l’examen des voies aériennes et la vérification de la conscience. Le pouls et le temps de recoloration appartiennent au bilan circulatoire, tandis que les antécédents sont recherchés au quatrième regard.

3. Un secouriste relève le pouls d’un enfant et d’un nourrisson ; quelles interprétations correspondent aux repères de fréquence et de qualité ?

L’intensité du pouls est appréciée par son caractère ample et irrégulier.
Une fréquence de 90 bpm chez l’adulte se situe dans l’intervalle de référence indiqué.
Une fréquence de 150 bpm chez le nourrisson dépasse l’intervalle de référence indiqué.
Une fréquence de 130 bpm chez l’enfant se situe dans l’intervalle de référence indiqué.
L’évaluation du pouls prend en compte sa symétrie et sa régularité.

Une fréquence de 90 bpm chez l’adulte se situe dans l’intervalle de référence indiqué. · Une fréquence de 130 bpm chez l’enfant se situe dans l’intervalle de référence indiqué. · L’évaluation du pouls prend en compte sa symétrie et sa régularité.

Explication

Les intervalles indiqués sont de 70 à 140 bpm chez l’enfant et de 60 à 100 bpm chez l’adulte ; 130 et 90 bpm sont donc dans les repères. Le nourrisson a un repère de 80 à 160 bpm, et l’évaluation du pouls considère aussi sa fréquence, sa symétrie, sa régularité et son intensité (« bien frappé »).

4. Une équipe compare des mesures de saturation en oxygène chez des personnes avec ou sans insuffisance respiratoire chronique. Quelles interprétations sont exactes ?

Une saturation de 91 % correspond à la plage indiquée pour l’insuffisance respiratoire chronique.
Une saturation de 92 % correspond à la plage habituelle indiquée hors insuffisance respiratoire chronique.
Une saturation de 88 % correspond à la plage habituelle indiquée hors insuffisance respiratoire chronique.
Une saturation de 97 % correspond à la plage indiquée pour l’insuffisance respiratoire chronique.
Une saturation de 95 % correspond à la plage indiquée pour l’insuffisance respiratoire chronique.

Une saturation de 91 % correspond à la plage indiquée pour l’insuffisance respiratoire chronique.

Explication

La plage indiquée pour l’insuffisance respiratoire chronique est de 89 à 94 %, ce qui inclut 91 %. La plage habituelle est de 94 à 98 % : 95 et 97 % s’y trouvent, tandis que 92 % n’y figure pas et que 88 % est en dessous des deux plages.

5. Pendant le bilan respiratoire d’une victime, quels éléments le secouriste doit-il observer durant une minute ?

Le secouriste note si la respiration est bruyante ou silencieuse durant l’observation.
Le secouriste observe la régularité de la respiration pendant la période de comptage.
Le secouriste évalue l’amplitude des mouvements respiratoires pendant la minute.
Le secouriste relève l’amplitude respiratoire sans tenir compte du caractère bruyant.
Le secouriste limite l’observation à la fréquence, sans examiner la régularité respiratoire.

Le secouriste note si la respiration est bruyante ou silencieuse durant l’observation. · Le secouriste observe la régularité de la respiration pendant la période de comptage. · Le secouriste évalue l’amplitude des mouvements respiratoires pendant la minute.

Explication

Le bilan respiratoire se fait sur une minute et comprend la régularité, l’amplitude, le caractère bruyant ou non et la fréquence. L’amplitude et le caractère bruyant ne sont donc pas écartés, et la régularité fait bien partie de l’observation.

6. Lors d’un bilan neurologique, quelles données faut-il rechercher et quels éléments du repérage FACE orientent vers un AVC ?

FACE associe Face, Arm, Speech et Time pour orienter la recherche d’un AVC.
L’examen neurologique porte sur la motricité des deux membres supérieurs, sans évaluer leur sensibilité.
L’examen vérifie l’orientation spatio-temporelle, les pupilles et la motricité des quatre membres.
Dans FACE, la lettre A renvoie à l’analyse de l’audition plutôt qu’à celle du bras.
Le repérage FACE associe visage, bras, sensibilité et équilibre pour suspecter un AVC.

FACE associe Face, Arm, Speech et Time pour orienter la recherche d’un AVC. · L’examen vérifie l’orientation spatio-temporelle, les pupilles et la motricité des quatre membres.

Explication

L’orientation, les pupilles, la motricité et la sensibilité des quatre membres font partie du bilan neurologique; la perte de connaissance initiale est également recherchée. FACE signifie Face, Arm, Speech et Time : A correspond au bras, tandis que la sensibilité et l’équilibre ne remplacent pas les éléments de cet acronyme.

7. Chez une victime présentant un trouble neurologique, quels compléments peuvent être intégrés au bilan ?

La glycémie capillaire peut compléter l’évaluation neurologique de la victime.
Une transmission au centre d’alerte ou à l’équipe médicale peut compléter le bilan.
Le score de Glasgow peut être utilisé pour compléter le bilan neurologique.
La recherche d’antécédents PQRST remplace la transmission au centre d’alerte.
La mesure de la pression artérielle constitue l’un des trois compléments neurologiques cités.

La glycémie capillaire peut compléter l’évaluation neurologique de la victime. · Une transmission au centre d’alerte ou à l’équipe médicale peut compléter le bilan. · Le score de Glasgow peut être utilisé pour compléter le bilan neurologique.

Explication

Le bilan neurologique peut être complété par une glycémie capillaire et un score de Glasgow, puis par une transmission au centre d’alerte ou à l’équipe médicale. La pression artérielle relève de la surveillance, tandis que PQRST explore la plainte et ne se substitue pas à la transmission.

8. Une mesure capillaire est comparée au seuil de glycémie indiqué pour la surveillance; quelles interprétations sont exactes ?

Le repère 3,3 correspond à une glycémie supérieure au seuil indiqué.
Une glycémie de 55 mg/dl est inférieure au seuil de 60 mg/dl.
Une valeur de 0,7 g/l est inférieure au seuil indiqué de 0,6 g/l.
Une glycémie de 65 mg/dl se situe sous le seuil de 60 mg/dl.
Le seuil indiqué correspond à 60 mg/dl, soit 0,6 g/l.

Une glycémie de 55 mg/dl est inférieure au seuil de 60 mg/dl. · Le seuil indiqué correspond à 60 mg/dl, soit 0,6 g/l.

Explication

Le seuil indiqué est une glycémie inférieure à 60 mg/dl, équivalant à 0,6 g/l; 55 mg/dl est donc sous ce repère. 0,7 g/l et 65 mg/dl sont au-dessus des équivalents indiqués, et 3,3 figure également parmi les valeurs du seuil.

9. Au cours de la surveillance d’une victime, quelles mesures sont notamment prévues ?

La mesure du pouls remplace celle de la glycémie capillaire dans cette surveillance.
La pression artérielle fait partie des mesures prévues au cours de la surveillance.
La glycémie capillaire fait partie des mesures possibles pendant la surveillance.
La surveillance repose sur la glycémie, tandis que la pression artérielle relève des antécédents.
La surveillance inclut notamment le score de Glasgow et exclut la pression artérielle.

La pression artérielle fait partie des mesures prévues au cours de la surveillance. · La glycémie capillaire fait partie des mesures possibles pendant la surveillance.

Explication

La surveillance comprend notamment la mesure de la glycémie capillaire et de la pression artérielle. Le score de Glasgow intervient dans le bilan neurologique, et la pression artérielle n’est pas une donnée d’antécédent.

10. Une victime respire avec difficulté, émet des bruits et reste agitée; quelle caractérisation de l’obstruction est la plus cohérente ?

Un passage d’air restreint accompagné de bruits évoque une obstruction partielle des voies aériennes.
L’absence de son et l’absence de passage d’air caractérisent une obstruction totale.
L’agitation peut accompagner une obstruction partielle avec passage d’air restreint.
Une obstruction totale se caractérise par un passage d’air restreint et des bruits respiratoires.
Une coloration rouge ou bleue et une posture caractéristique orientent vers une obstruction partielle.

Un passage d’air restreint accompagné de bruits évoque une obstruction partielle des voies aériennes. · L’absence de son et l’absence de passage d’air caractérisent une obstruction totale. · L’agitation peut accompagner une obstruction partielle avec passage d’air restreint.

Explication

L’obstruction partielle laisse un passage d’air restreint et peut s’accompagner de bruits et d’agitation. L’obstruction totale ne laisse pas passer l’air, sans émission de son, et s’associe à une posture caractéristique ainsi qu’à une coloration rouge ou bleue.

11. Une obstruction totale survient chez une personne enceinte, un nourrisson ou une personne obèse. Quelle catégorie de compressions est indiquée ?

Chez la personne obèse, la conduite indiquée privilégie les compressions thoraciques.
Pour une personne enceinte, les compressions thoraciques sont indiquées dans cette situation.
Chez une personne obèse, les compressions indiquées sont abdominales plutôt que thoraciques.
Chez un nourrisson, les compressions indiquées sont thoraciques plutôt qu’abdominales.
Chez une femme enceinte, les compressions indiquées sont abdominales, comme chez l’adulte.

Chez la personne obèse, la conduite indiquée privilégie les compressions thoraciques. · Pour une personne enceinte, les compressions thoraciques sont indiquées dans cette situation. · Chez un nourrisson, les compressions indiquées sont thoraciques plutôt qu’abdominales.

Explication

Les compressions thoraciques sont indiquées chez le nourrisson, la femme enceinte et la personne obèse. Les compressions abdominales concernent l’adulte et l’enfant ; elles ne sont donc pas la catégorie indiquée pour ces trois cas.

12. Une personne souffrant d’insuffisance respiratoire chronique a une SpO₂ de 90 %. Quelle interprétation des seuils et indications s’applique ?

Pour cette personne, le seuil spécifique indiqué est une SpO₂ inférieure à 94 %.
Le seuil indiqué en cas d’insuffisance respiratoire chronique est une SpO₂ inférieure à 88 %.
Un accident de plongée n’est pas une situation d’indication de l’oxygénothérapie.
Une détresse circulatoire ne figure pas parmi les situations d’indication de l’oxygénothérapie.
Une intoxication ne figure pas parmi les situations d’indication de l’oxygénothérapie.

Le seuil indiqué en cas d’insuffisance respiratoire chronique est une SpO₂ inférieure à 88 %.

Explication

En cas d’insuffisance respiratoire chronique, le seuil indiqué est une SpO₂ inférieure à 88 % ; une valeur de 90 % ne franchit pas ce seuil. L’intoxication, l’accident de plongée et la détresse circulatoire figurent parmi les indications données.

13. Quelle(s) proposition(s) caractérise(nt) une hémorragie externe ?

Il s’agit d’un saignement abondant sous la peau sans plaie visible qui persiste.
Il s’agit d’un écoulement abondant par une plaie qui s’interrompt spontanément.
Il s’agit d’un épanchement abondant de sang par une plaie qui ne s’arrête pas spontanément.
Il s’agit d’un épanchement abondant de sang par un orifice naturel qui persiste.
Il s’agit d’un saignement abondant par un orifice naturel qui cesse spontanément.

Il s’agit d’un épanchement abondant de sang par une plaie qui ne s’arrête pas spontanément.

Explication

Une hémorragie externe associe un épanchement abondant, une plaie et l’absence d’arrêt spontané. Un épanchement abondant par un orifice naturel qui persiste caractérise une hémorragie extériorisée ; un saignement qui s’arrête spontanément ne répond pas à la définition d’une hémorragie externe.

14. Une victime présente une hémorragie externe ; la compression manuelle ne suffit pas et le premier garrot reste inefficace. Quelles conduites s’inscrivent dans la prise en charge ?

Poser un garrot lorsque la compression manuelle ne maîtrise pas le saignement.
Commencer par poser deux garrots avant de tenter une compression manuelle.
Allonger la victime avant d’exercer une compression manuelle sur la plaie.
Remplacer le premier garrot inefficace par un pansement compressif comme étape suivante.
Mettre un deuxième garrot en place si le premier ne suffit pas à contrôler l’hémorragie.

Poser un garrot lorsque la compression manuelle ne maîtrise pas le saignement. · Allonger la victime avant d’exercer une compression manuelle sur la plaie. · Mettre un deuxième garrot en place si le premier ne suffit pas à contrôler l’hémorragie.

Explication

La prise en charge commence par allonger la victime et comprimer manuellement la plaie ; si cela ne suffit pas, un garrot est prévu. Si le premier garrot reste inefficace, un deuxième est prévu, et non une séquence commençant par deux garrots ou leur remplacement par un pansement compressif.

15. À propos des hémorragies extériorisées et de la conduite devant un saignement de l’oreille, quelles propositions sont exactes ?

Une hémorragie extériorisée correspond à un épanchement abondant par un orifice naturel sans arrêt spontané.
Un saignement abondant par une plaie sans arrêt spontané définit une hémorragie extériorisée.
En cas de saignement de l’oreille, laisser le sang s’écouler plutôt que d’en empêcher l’écoulement.
Lors d’un saignement de l’oreille, installer la victime assise et comprimer l’orifice.
Lors d’un saignement de l’oreille, installer la victime à plat dos en raison d’un traumatisme possible.

Une hémorragie extériorisée correspond à un épanchement abondant par un orifice naturel sans arrêt spontané. · En cas de saignement de l’oreille, laisser le sang s’écouler plutôt que d’en empêcher l’écoulement. · Lors d’un saignement de l’oreille, installer la victime à plat dos en raison d’un traumatisme possible.

Explication

L’hémorragie extériorisée est un saignement abondant par un orifice naturel qui ne cesse pas spontanément. Pour un saignement de l’oreille, la victime est installée à plat dos et le sang est laissé s’écouler en raison du traumatisme possible ; le saignement par une plaie correspond à une hémorragie externe.

16. Après plusieurs traumatismes, quelle association entre la lésion et la structure atteinte est correcte ?

Une lésion de l’articulation correspond à une luxation.
Une atteinte du ligament caractérise une luxation de l’articulation.
Une douleur osseuse après une chute peut correspondre à une fracture.
La pose d’une attelle au bras requiert trois secouristes.
La pose d’une attelle à la jambe mobilise trois secouristes.

Une lésion de l’articulation correspond à une luxation. · Une douleur osseuse après une chute peut correspondre à une fracture. · La pose d’une attelle à la jambe mobilise trois secouristes.

Explication

Une fracture concerne l’os, et une luxation touche l’articulation. Une attelle de membre inférieur nécessite trois secouristes, tandis que l’entorse touche le ligament et qu’une attelle de membre supérieur en nécessite deux.

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Que vérifie le premier regard concernant la scène et les moyens ?

La scène, la situation, la sécurité et la suffisance des moyens.

Quelles informations le premier regard recueille-t-il sur les victimes et les circonstances ?

Le nombre de victimes, les circonstances et la fiabilité des informations de départ.

Que recherche le deuxième regard chez la victime ?

Ses informations personnelles, une hémorragie externe, une obstruction des voies aériennes et une perte de connaissance.

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