QCM : Borréliose de Lyme et MVT — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le principal vecteur européen de la borréliose de Lyme ?

La tique Ixodes ricinus
La tique Dermacentor reticulatus
Le moustique Culex pipiens
La bactérie Borrelia burgdorferi

La tique Ixodes ricinus

Explication

Ixodes ricinus est la tique qui transmet principalement la borréliose de Lyme en Europe et elle possède trois stades de développement. Borrelia burgdorferi est l’agent infectieux transmis, et non le vecteur.

2. Quelle proportion moyenne de tiques est porteuse de Borrelia dans les régions d’endémie ?

Environ 1 à 3 %
Environ 25 à 35 %
Environ 10 à 15 %
Environ 40 à 50 %

Environ 10 à 15 %

Explication

Dans les régions d’endémie, la présence de Borrelia dans les tiques atteint en moyenne 10 à 15 %. Ce taux décrit l’infestation des tiques et ne correspond pas à la séropositivité des professionnels exposés.

3. Quelle caractéristique distingue la borréliose de Lyme des autres maladies vectorielles à tiques citées ?

Elle provoque habituellement une fièvre aiguë
Elle reste limitée à une manifestation fébrile
Elle correspond à une infection due à un virus
Elle évolue lentement en plusieurs phases

Elle évolue lentement en plusieurs phases

Explication

La borréliose de Lyme est une infection lente comportant des phases précoce, disséminée et tardive. Les autres maladies vectorielles citées sont généralement décrites comme des infections aiguës avec fièvre.

4. Quelles sont les trois principales espèces européennes de Borrelia responsables de la borréliose de Lyme ?

B. afzelii, B. miyamotoi et B. burgdorferi sensu stricto
B. bavariensis, B. spielmanii et B. miyamotoi
B. burgdorferi sensu stricto, B. garinii et B. afzelii
B. garinii, B. bavariensis et B. spielmanii

B. burgdorferi sensu stricto, B. garinii et B. afzelii

Explication

Les principales espèces européennes sont B. burgdorferi sensu stricto, B. garinii et B. afzelii. B. bavariensis et B. spielmanii sont plus rares, tandis que B. miyamotoi est associée à des manifestations fébriles aiguës.

5. Que signifie le caractère endémique de la borréliose de Lyme ?

Elle se manifeste uniquement après une épidémie nationale
Elle apparaît lors d’un épisode isolé puis disparaît
Elle est durablement présente dans une région ou une population
Elle circule pendant une période brève dans plusieurs régions

Elle est durablement présente dans une région ou une population

Explication

Une infection endémique est constamment et durablement présente dans une région ou une population déterminée. Une infection limitée à un épisode isolé ne correspond pas à cette définition.

6. Quelle mesure relève de la prévention primaire contre les morsures de tiques ?

Attendre l’apparition de symptômes avant d’inspecter la peau
Conserver la tique sur la peau pour faciliter son identification
Appliquer un traitement antibiotique après chaque promenade
Porter des vêtements clairs et couvrants avec des chaussures fermées

Porter des vêtements clairs et couvrants avec des chaussures fermées

Explication

La prévention primaire vise à éviter la morsure grâce à des vêtements clairs et couvrants, une protection de la tête et du cou et des chaussures fermées. L’inspection après exposition et le retrait d’une tique interviennent après le contact, tandis qu’un antibiotique systématique n’est pas indiqué par cette mesure.

7. Quelle conduite adopter après avoir constaté une morsure de tique ?

Masser la zone piquée afin de faire sortir la tique
Ignorer la morsure si la tique paraît peu développée
Recouvrir la tique d’un produit irritant puis attendre sa chute
Retirer la tique, désinfecter la zone et surveiller la piqûre

Retirer la tique, désinfecter la zone et surveiller la piqûre

Explication

Après une morsure, il faut s’examiner, retirer la tique, désinfecter la piqûre, noter l’événement dans le carnet de santé et surveiller la zone. Attendre la chute de la tique ou négliger la morsure retarde une conduite préventive adaptée.

8. Comment évolue le risque de transmission de Borrelia lorsque la tique est retirée rapidement ?

Il augmente parce que le retrait stimule la transmission bactérienne
Il diminue à mesure que le retrait est effectué rapidement
Il dépend uniquement de la taille de la zone piquée
Il reste stable quelle que soit la durée de fixation

Il diminue à mesure que le retrait est effectué rapidement

Explication

Plus la tique est retirée rapidement, plus le risque de transmission diminue. La durée de fixation constitue donc un élément important du risque, contrairement à l’idée d’un risque totalement indépendant du temps.

9. Quelle description correspond à un érythème migrant typique après une morsure de tique ?

Une lésion rouge qui s'étend progressivement autour du point de piqûre
Une papule douloureuse qui évolue rapidement vers une vésicule purulente
Une plaque squameuse qui apparaît sans relation avec le site de morsure
Une réaction rouge limitée qui reste centrée sur le point d'inoculation

Une lésion rouge qui s'étend progressivement autour du point de piqûre

Explication

L’érythème migrant est une lésion rouge maculeuse ou papuleuse qui s’étend de façon centrifuge autour du point de piqûre, souvent jusqu’à 20 à 30 cm. Une simple réaction locale reste limitée au point d’inoculation et ne constitue pas un érythème migrant.

10. Dans quel délai l’érythème migrant apparaît-il généralement après une morsure de tique ?

Entre deux et quatre mois après la morsure
Entre 3 et 30 jours après la morsure
Après plus d’un an dans la majorité des cas
Entre quelques heures et deux jours après la morsure

Entre 3 et 30 jours après la morsure

Explication

L’érythème migrant débute habituellement entre 3 et 30 jours après la morsure de tique. Une apparition très précoce en quelques heures évoque davantage une réaction locale immédiate.

11. Quelle manifestation neurologique fait partie des atteintes typiques de la maladie de Lyme ?

Une neuropathie exclusivement limitée aux nerfs périphériques distaux
Une crise épileptique isolée sans autre signe neurologique
Une paralysie faciale associée ou non à une méningoradiculite
Une myopathie proximale accompagnée d’une élévation enzymatique

Une paralysie faciale associée ou non à une méningoradiculite

Explication

Les atteintes neurologiques de Lyme comprennent notamment l’atteinte de paires crâniennes, en particulier du nerf facial, ainsi que la méningoradiculite. Les autres propositions décrivent des tableaux qui ne correspondent pas aux manifestations neurologiques principales indiquées.

12. Quel tableau articulaire est le plus caractéristique des atteintes articulaires de la maladie de Lyme ?

Une polyarthrite symétrique touchant principalement les petites articulations
Une douleur articulaire mécanique sans inflammation ni gonflement
Une monoarthrite ou une oligoarthrite inflammatoire des grosses articulations
Une arthrite infectieuse exclusivement localisée aux articulations intervertébrales

Une monoarthrite ou une oligoarthrite inflammatoire des grosses articulations

Explication

L’atteinte articulaire de Lyme se manifeste par une monoarthrite ou une oligoarthrite inflammatoire touchant les grosses articulations. Une polyarthrite symétrique des petites articulations correspond plutôt à d’autres maladies inflammatoires.

13. Comment doit-on diagnostiquer un érythème migrant typique en phase précoce ?

Par une ponction articulaire effectuée au niveau d’une grosse articulation
Par un immunoblot réalisé avant toute évaluation clinique
Par une sérologie systématique dès l’apparition de la lésion
Par l’examen clinique, sans réaliser de sérologie à ce stade

Par l’examen clinique, sans réaliser de sérologie à ce stade

Explication

En phase précoce, l’érythème migrant repose sur le diagnostic clinique et la sérologie n’est pas indiquée en raison du risque élevé de résultat faussement négatif. Les examens biologiques peuvent davantage contribuer à confirmer les formes disséminées ou tardives.

14. Que signifie l’absence d’érythème migrant chez un patient présentant des signes compatibles avec une forme disséminée de Lyme ?

Elle rend une forme disséminée très improbable dans tous les cas
Elle n’exclut pas une forme disséminée de la maladie
Elle indique que la maladie est limitée à la peau
Elle prouve que les symptômes proviennent d’une réaction locale

Elle n’exclut pas une forme disséminée de la maladie

Explication

Dans 50 à 75 % des formes disséminées, aucun érythème migrant ne précède les symptômes, et la morsure peut être oubliée ou inaperçue. L’absence de lésion cutanée ne permet donc pas d’écarter le diagnostic.

15. Quel est le rôle approprié de la sérologie dans le diagnostic de la maladie de Lyme ?

Elle confirme une hypothèse clinique en tenant compte des symptômes et de leur temporalité
Elle affirme à elle seule une infection dès qu’un anticorps est détecté
Elle remplace l’évaluation clinique lorsque les signes sont peu spécifiques
Elle permet de dater précisément la morsure à partir du profil sérologique

Elle confirme une hypothèse clinique en tenant compte des symptômes et de leur temporalité

Explication

La sérologie est un diagnostic indirect qui doit être interprété avec les signes cliniques, la temporalité et la nature des symptômes. Un résultat sérologique isolé ne suffit pas à affirmer une infection, notamment lorsque la probabilité clinique est faible.

16. À partir de quel moment la sensibilité de la sérologie de Lyme devient-elle généralement satisfaisante ?

À partir de la sixième semaine après le début de l’infection
Pendant les deux premiers jours suivant l’apparition des symptômes
Dès les premières heures suivant la morsure de tique
Après plusieurs années, lorsque les anticorps deviennent persistants

À partir de la sixième semaine après le début de l’infection

Explication

La sensibilité de la sérologie devient satisfaisante à partir de la sixième semaine, tandis qu’elle peut rester négative durant les phases précoces. Un résultat négatif précoce ne suffit donc pas à exclure une infection compatible.

17. Quelle succession de tests est recommandée pour confirmer sérologiquement une forme disséminée ou tardive de Lyme ?

Un ratio CD57/CD3, puis une recherche de phages spécifiques
Un immunoblot peu sensible, puis un ELISA destiné à confirmer la clinique
Un ELISA sensible, puis un immunoblot destiné à améliorer la spécificité
Une microscopie à fond noir, puis un test de transformation lymphocytaire

Un ELISA sensible, puis un immunoblot destiné à améliorer la spécificité

Explication

La confirmation sérologique repose d’abord sur un ELISA très sensible et reproductible, puis sur un immunoblot qui améliore la spécificité. L’immunoblot n’a donc pas pour rôle principal de remplacer l’étape initiale de dépistage sensible.

18. Pourquoi la place des IgM est-elle limitée dans la confirmation de la maladie de Lyme ?

Elles ne peuvent être mesurées qu’après une ponction lombaire positive
Elles apparaissent tardivement et ne peuvent pas être détectées dans les formes précoces
Leur spécificité insuffisante expose à des résultats faussement positifs
Elles sont réservées aux atteintes tardives lorsque les IgG ont disparu

Leur spécificité insuffisante expose à des résultats faussement positifs

Explication

Les IgM ont une spécificité limitée, ce qui réduit leur valeur diagnostique et augmente le risque de résultats faussement positifs. Les IgG occupent davantage de place pour les formes disséminées et tardives.

19. Que recherche principalement la ponction lombaire lors de l’évaluation d’une neuroborréliose ?

Une prolifération tumorale méningée et une production locale d’enzymes
Une infection urinaire concomitante et une synthèse hépatique d’anticorps
Une réaction cellulaire méningée et une synthèse intrathécale d’anticorps spécifiques
Une thrombopénie associée à une baisse de la concentration des immunoglobulines

Une réaction cellulaire méningée et une synthèse intrathécale d’anticorps spécifiques

Explication

En cas de neuroborréliose, la ponction lombaire recherche une réaction cellulaire méningée ainsi qu’une synthèse intrathécale d’anticorps spécifiques. Elle ne vise pas principalement l’évaluation hématologique, hépatique ou urinaire proposée dans les autres réponses.

20. Quelle durée et quel schéma thérapeutique correspondent à une forme précoce de borréliose ?

Doxycycline à 200 mg/jour200\ \mathrm{mg/jour} pendant 28 jours
Amoxicilline à 3×1 g/jour3 \times 1\ \mathrm{g/jour} pendant 28 jours
Ceftriaxone à 2 g/jour2\ \mathrm{g/jour} par voie intraveineuse pendant 21 jours
Doxycycline à 200 mg/jour200\ \mathrm{mg/jour} pendant 10 jours

Doxycycline à $$200\ \mathrm{mg/jour}$$ pendant 10 jours

Explication

La forme précoce peut être traitée par doxycycline à 200 mg/jour200\ \mathrm{mg/jour} pendant 10 jours. La durée de 28 jours concerne la forme articulaire, tandis que les durées neurologiques sont plus longues que celles de la forme précoce.

21. Quel traitement correspond à la prise en charge de la neuroborréliose ?

Doxycycline à 200 mg/jour200\ \mathrm{mg/jour} pendant 10 jours
Ceftriaxone à 2 g/jour2\ \mathrm{g/jour} par voie intraveineuse pendant 28 jours
Ceftriaxone à 2 g/jour2\ \mathrm{g/jour} par voie intraveineuse pendant 14 à 21 jours
Amoxicilline à 3×1 g/jour3 \times 1\ \mathrm{g/jour} pendant 10 jours

Ceftriaxone à $$2\ \mathrm{g/jour}$$ par voie intraveineuse pendant 14 à 21 jours

Explication

La neuroborréliose se traite par doxycycline à 200 mg/jour200\ \mathrm{mg/jour} ou par ceftriaxone à 2 g/jour2\ \mathrm{g/jour} par voie intraveineuse pendant 14 à 21 jours. Une durée de 28 jours correspond à la borréliose articulaire et non à la neuroborréliose.

22. Une borréliose articulaire est diagnostiquée : quel schéma thérapeutique est adapté ?

Ceftriaxone à 2 g/jour2\ \mathrm{g/jour} par voie intraveineuse pendant 14 jours
Doxycycline à 200 mg/jour200\ \mathrm{mg/jour} pendant 10 jours
Amoxicilline à 3×1 g/jour3 \times 1\ \mathrm{g/jour} pendant 21 jours
Doxycycline à 200 mg/jour200\ \mathrm{mg/jour} pendant 28 jours

Doxycycline à $$200\ \mathrm{mg/jour}$$ pendant 28 jours

Explication

La forme articulaire nécessite de la doxycycline à 200 mg/jour200\ \mathrm{mg/jour} ou de la ceftriaxone à 2 g/jour2\ \mathrm{g/jour} par voie intraveineuse pendant 28 jours. La durée de 10 jours est associée à la forme précoce, pas à l’atteinte articulaire.

23. Quel élément constitue le critère principal de guérison après traitement d’une borréliose ?

La normalisation immédiate de tous les paramètres biologiques
La régression des signes cliniques
La négativation complète de la sérologie
La disparition de toute fatigue résiduelle

La régression des signes cliniques

Explication

La guérison est évaluée par la régression des signes cliniques, car la sérologie peut rester positive après la résolution de l’infection. La négativation sérologique n’est donc pas le critère principal de guérison.

24. Quelle démarche est adaptée devant des symptômes persistants après un traitement de borréliose ?

Une recherche microbiologique répétée centrée sur une persistance de Borrelia
Une évaluation globale du contexte, de l’environnement, du parcours, de l’interrogatoire et de l’examen clinique
Une réévaluation limitée aux symptômes apparus pendant l’infection initiale
Une nouvelle antibiothérapie fondée principalement sur la durée des symptômes

Une évaluation globale du contexte, de l’environnement, du parcours, de l’interrogatoire et de l’examen clinique

Explication

L’évaluation doit intégrer le contexte, l’environnement, le parcours du patient, un interrogatoire minutieux et un examen clinique complet. Elle ne se réduit pas à rechercher microbiologiquement une persistance de Borrelia.

25. Quel rôle relève des centres de référence MVT ?

Confirmer une infection active par la sérologie dans toutes les situations
Assurer l’expertise, la coordination, l’information, les recours, l’enseignement et la recherche
Remplacer l’examen clinique par une procédure diagnostique standardisée
Prescrire une antibiothérapie prolongée à chaque patient symptomatique

Assurer l’expertise, la coordination, l’information, les recours, l’enseignement et la recherche

Explication

Les centres de référence MVT assurent notamment l’expertise, la coordination, le partage d’information, la prise en charge de recours, l’enseignement et la recherche. Leur mission ne consiste pas à imposer une antibiothérapie prolongée ou à remplacer l’évaluation clinique.

26. Quelle attitude est recommandée face à des manifestations chroniques autres qu’une méningoradiculite ou une arthrite des grosses articulations ?

Préserver la confiance du patient et rechercher en priorité des diagnostics différentiels avec l’appui des centres de référence MVT
Considérer ces manifestations comme une preuve suffisante de borréliose active et répéter l’antibiothérapie
Limiter l’évaluation aux examens microbiologiques sans intégrer le parcours clinique du patient
Écarter les diagnostics différentiels lorsque le patient rapporte une morsure de tique ancienne

Préserver la confiance du patient et rechercher en priorité des diagnostics différentiels avec l’appui des centres de référence MVT

Explication

Il faut maintenir la confiance du patient, privilégier les diagnostics différentiels et s’appuyer sur les centres de référence MVT. Des symptômes chroniques ne constituent pas à eux seuls une preuve de borréliose active et ne justifient pas automatiquement une nouvelle antibiothérapie.

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Quel est le taux d'infestation des tiques chez les larves ?

4,8 %

Quel est le taux d'infestation des tiques chez les nymphes ?

11,4 %

Quel est le taux d'infestation des tiques chez les adultes ?

7,4 %

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