QCM : Bronchiolite du nourrisson — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le mieux la bronchiolite du nourrisson ?

Une infection virale avec inflammation et obstruction des petites voies aériennes
Une infection bactérienne limitée aux voies aériennes supérieures
Une affection pulmonaire chronique responsable d’une gêne respiratoire progressive
Une réaction allergique entraînant une obstruction laryngée aiguë

Une infection virale avec inflammation et obstruction des petites voies aériennes

Explication

La bronchiolite associe une infection virale à une inflammation des bronchioles et à une obstruction par les sécrétions. Une simple infection des voies aériennes supérieures n’explique pas l’atteinte bronchiolaire obstructive.

2. Quelle proportion des cas de bronchiolite est attribuée au virus respiratoire syncytial, ou VRS ?

Environ 95 % des cas
Environ 50 % des cas
Environ 25 % des cas
Environ 75 % des cas

Environ 75 % des cas

Explication

Le VRS est responsable d’environ 75 % des cas de bronchiolite et constitue donc le virus le plus fréquent. Cette proportion ne signifie pas que les autres virus ne peuvent pas provoquer la maladie.

3. Comment la bronchiolite se transmet-elle directement et indirectement ?

Directement par les sécrétions rhinopharyngées, indirectement par les mains ou le matériel souillé
Directement par la peau, indirectement par les piqûres d’insectes
Directement par les aérosols digestifs, indirectement par l’eau potable
Directement par le sang, indirectement par les aliments contaminés

Directement par les sécrétions rhinopharyngées, indirectement par les mains ou le matériel souillé

Explication

La transmission directe survient lors du contact avec les sécrétions rhinopharyngées émises par la toux ou les éternuements, tandis que la transmission indirecte passe par les mains ou le matériel souillé. Le sang, les aliments et les insectes ne correspondent pas aux voies décrites.

4. À quelle période l’incidence de la bronchiolite atteint-elle généralement son maximum chez les nourrissons ?

En hiver, avec un maximum en décembre
En été, avec un maximum en juillet
En automne, avec un maximum en septembre
Au printemps, avec un maximum en avril

En hiver, avec un maximum en décembre

Explication

La bronchiolite présente un pic saisonnier hivernal, débutant vers la mi-octobre et atteignant généralement son maximum en décembre. Les autres périodes ne correspondent pas à la saisonnalité décrite.

5. Quelle séquence décrit correctement les premières étapes de la physiopathologie de la bronchiolite ?

Incubation, colonisation épithéliale, nécrose et inflammation, puis altération de l’épuration muco-ciliaire
Colonisation épithéliale, guérison muco-ciliaire, incubation, puis apparition d’un œdème bronchiolaire
Obstruction immédiate, incubation, colonisation épithéliale, puis disparition de l’inflammation
Inflammation alvéolaire, incubation, destruction des globules rouges, puis colonisation des bronchioles

Incubation, colonisation épithéliale, nécrose et inflammation, puis altération de l’épuration muco-ciliaire

Explication

Après une incubation de 2 à 8 jours, le virus colonise l’épithélium bronchiolaire, provoque des lésions nécro-inflammatoires et détruit les cellules ciliées, ce qui altère ensuite l’épuration muco-ciliaire. L’obstruction apparaît secondairement aux lésions plutôt qu’avant l’incubation.

6. Quel mécanisme explique le piégeage expiratoire observé dans la bronchiolite ?

Une obstruction vasculaire pulmonaire provoquant une diminution isolée du débit sanguin
Une obstruction par bouchon muqueux et œdème pariétal, entraînant distension et parfois atélectasie
Une destruction alvéolaire diffuse entraînant une fuite d’air vers la cavité pleurale
Une paralysie diaphragmatique causant une réduction mécanique des mouvements thoraciques

Une obstruction par bouchon muqueux et œdème pariétal, entraînant distension et parfois atélectasie

Explication

Les bouchons muqueux obstruent la lumière bronchiolaire et l’œdème rétrécit la paroi, ce qui gêne surtout l’expiration et provoque un piégeage de l’air. Cette distension peut parfois s’accompagner d’une atélectasie.

7. Comment évolue typiquement la toux au début de la bronchiolite ?

Elle est d’abord grasse, puis devient sèche
Elle apparaît productive dès les premiers symptômes
Elle est d’abord sèche, puis devient grasse
Elle reste sèche pendant toute l’évolution

Elle est d’abord sèche, puis devient grasse

Explication

La toux commence habituellement par être sèche avant de devenir grasse, avec une expression clinique complète vers 72 heures. Une toux immédiatement productive ne correspond pas à l’évolution habituelle décrite.

8. Quels éléments caractérisent la dyspnée expiratoire de la bronchiolite ?

Une dysphonie, une apnée prolongée et un tirage laryngé
Une bradypnée, une cyanose isolée et une douleur thoracique
Des signes de lutte, une polypnée et une distension thoracique
Une respiration normale, une toux sèche et une rhinorrhée

Des signes de lutte, une polypnée et une distension thoracique

Explication

La dyspnée expiratoire associe une augmentation de la fréquence respiratoire, des signes de lutte et une distension thoracique. Elle ne se réduit donc pas à une gêne respiratoire isolée ni à des symptômes laryngés.

9. Lequel de ces éléments constitue un signe de gravité respiratoire chez un nourrisson ?

Une SpO2 maintenue à 96 % au repos
Une fréquence respiratoire stable autour de 30 par minute
Une alimentation conservée à plus de 75 % des apports habituels
Une fréquence respiratoire supérieure à 60 par minute

Une fréquence respiratoire supérieure à 60 par minute

Explication

Une fréquence respiratoire dépassant 60 par minute fait partie des signes de gravité décrits. Une SpO2 à 96 % et une alimentation largement conservée ne correspondent pas aux seuils de gravité indiqués.

10. Chez un grand prématuré, quel score de Silverman indique une situation grave ?

Un score supérieur ou égal à 8 sur 10
Un score supérieur ou égal à 1 sur 10
Un score supérieur ou égal à 3 sur 10
Un score supérieur ou égal à 5 sur 10

Un score supérieur ou égal à 3 sur 10

Explication

Chez le grand prématuré, un score de Silverman d’au moins 3 sur 10 constitue un signe de gravité. Le seuil de 5 sur 10 s’applique dans la règle générale, et non au seuil spécifique du grand prématuré.

11. Quelle situation correspond à un facteur de risque défini dans cette prise en charge ?

Une naissance après 40 semaines d’aménorrhée
Un âge compris entre 6 et 12 mois
Une vie familiale sans exposition tabagique
Un âge inférieur à 2 mois

Un âge inférieur à 2 mois

Explication

Un âge inférieur à 2 mois augmente le risque et fait partie des facteurs identifiés. Une naissance à terme et l’absence d’exposition tabagique ne correspondent pas aux facteurs de risque listés.

12. Laquelle de ces complications appartient aux complications tardives ?

L’hyperréactivité bronchique
Le pneumothorax
Le malaise aigu
L’épuisement respiratoire

L’hyperréactivité bronchique

Explication

L’hyperréactivité bronchique est classée parmi les complications tardives, avec l’asthme, la toux chronique et les récidives. L’épuisement respiratoire, le pneumothorax et le malaise font partie des complications immédiates.

13. Quelle mesure fait partie des facteurs de protection recommandés ?

Augmenter la fréquentation précoce des collectivités par les nourrissons à risque
Éviter le tabagisme pendant la grossesse et l’exposition passive
Réserver les gestes barrières aux épisodes de forte fièvre
Remplacer l’allaitement maternel par une prévention médicamenteuse courante

Éviter le tabagisme pendant la grossesse et l’exposition passive

Explication

La prévention comprend l’éviction du tabagisme pendant la grossesse et de l’exposition passive, ainsi que l’allaitement et les gestes barrières. La limitation des collectivités précoces concerne particulièrement les nourrissons à risque, et non leur augmentation.

14. Quel objectif de SpO2 vise-t-on pendant le sommeil dans une forme modérée ?

Une valeur supérieure à 90 %
Une valeur supérieure à 96 %
Une valeur supérieure à 94 %
Une valeur supérieure à 92 %

Une valeur supérieure à 90 %

Explication

Dans une forme modérée, l’objectif de SpO2 est supérieur à 90 % pendant le sommeil et supérieur à 92 % à l’éveil. Le seuil supérieur à 94 % concerne les formes graves ou les situations avec comorbidité.

15. Quel est l’intérêt principal d’un monitorage continu chez un nourrisson à risque ?

Confirmer une infection bactérienne afin de débuter une antibiothérapie
Prévenir toute récidive en supprimant la nécessité d’une surveillance ultérieure
Remplacer l’évaluation clinique par une mesure automatique unique
Détecter rapidement une désaturation ou des apnées pour adapter les soins

Détecter rapidement une désaturation ou des apnées pour adapter les soins

Explication

Le monitorage continu détecte précocement la désaturation, les apnées ou l’épuisement respiratoire afin d’adapter la prise en charge, notamment par oxygénothérapie ou CPAP. Il ne confirme pas à lui seul une infection bactérienne et ne remplace pas l’évaluation clinique.

16. Dans quelle situation l’hospitalisation est-elle indiquée pour une forme modérée ?

Une SpO2 inférieure à 92 %
Une alimentation normale sans difficulté
Des conditions de retour à domicile pleinement favorables
Un âge supérieur à 6 mois sans comorbidité

Une SpO2 inférieure à 92 %

Explication

Une SpO2 inférieure à 92 % constitue une indication d’hospitalisation dans une forme modérée. Une alimentation normale et des conditions de retour favorables ne justifient pas cette indication à elles seules.

17. Quelle situation oriente vers une admission en soins intensifs ou en réanimation ?

Des apnées avec des besoins en oxygène croissants
Une forme modérée stable avec une SpO2 supérieure à 94 %
Une toux isolée sans signe de détresse respiratoire
Une bonne alimentation avec un examen clinique rassurant

Des apnées avec des besoins en oxygène croissants

Explication

Les apnées et l’augmentation des besoins en oxygène sont des critères d’admission en soins intensifs ou en réanimation. Une forme stable ou une toux isolée relève d’une évaluation différente en l’absence de ces signes de gravité.

18. Quel ensemble de mesures correspond au traitement ambulatoire recommandé ?

Sérum hypertonique, kinésithérapie systématique et restriction hydrique
Oxygénothérapie continue, sédation et alimentation exclusivement intraveineuse
Bronchodilatateurs, antibiothérapie systématique et antitussifs
Désobstructions rhinopharyngées, repas fractionnés et hydratation adaptée

Désobstructions rhinopharyngées, repas fractionnés et hydratation adaptée

Explication

Le traitement ambulatoire associe notamment les désobstructions rhinopharyngées, le fractionnement des repas et une bonne hydratation, avec des mesures environnementales. Les bronchodilatateurs, l’antibiothérapie systématique, les antitussifs et la kinésithérapie systématique ne sont pas indiqués.

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Qu'est-ce que la bronchiolite du nourrisson ?

Un épisode de gêne respiratoire aiguë lié à une infection virale des petites voies aériennes.

Quel virus cause 75 % des cas de bronchiolite ?

Le virus respiratoire syncytial (VRS).

Quels virus peuvent aussi causer la bronchiolite ?

Les virus para-influenza, métapneumovirus, adénovirus, influenza, coronavirus et rhinovirus.

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