QCM : Routine de biomicroscopie en contactologie — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel examen permet d’observer en détail la surface oculaire et les milieux transparents grâce à une lampe à fente ?

La biomicroscopie
La réfraction subjective
La kératométrie cornéenne
La mesure de l’acuité visuelle

La biomicroscopie

Explication

La biomicroscopie utilise une lampe à fente pour examiner précisément la surface oculaire et les milieux transparents. La réfraction subjective mesure plutôt la compensation optique nécessaire.

2. Quel est le rôle principal de la biomicroscopie réalisée avant l’adaptation de lentilles ?

Contrôler la tolérance après plusieurs semaines de port
Vérifier la compatibilité de l’œil et établir un état initial
Mesurer le diamètre cornéen pour choisir le rayon de courbure
Déterminer la puissance optique à prescrire au sujet

Vérifier la compatibilité de l’œil et établir un état initial

Explication

Avant l’adaptation, l’examen vérifie que l’œil peut supporter le port et fournit une référence initiale. Le contrôle de la tolérance correspond plutôt à la biomicroscopie de suivi.

3. Dans quelle situation la biomicroscopie contribue-t-elle directement à la prise en charge d’un porteur ?

Lorsqu’il faut rechercher la cause d’une gêne ou d’une complication
Lorsqu’il faut choisir une monture adaptée à la morphologie faciale
Lorsqu’il faut déterminer la distance entre les deux centres pupillaires
Lorsqu’il faut calculer la compensation sphérique d’une amétropie

Lorsqu’il faut rechercher la cause d’une gêne ou d’une complication

Explication

La biomicroscopie sert notamment à rechercher l’origine d’une gêne ou d’une complication, tout en évaluant la santé oculaire et la sécurité du port. Le calcul de la compensation relève de la réfraction.

4. Quelle séquence correspond à l’organisation générale d’un premier rendez-vous d’adaptation ?

Réfraction, accueil, biométrie, essai, histoire de cas, puis biomicroscopie
Accueil, biomicroscopie, essai, histoire de cas, réfraction, puis biométrie
Histoire de cas, essai, réfraction, biomicroscopie, accueil, puis biométrie
Accueil, histoire de cas, réfraction, biométrie, biomicroscopie, puis essai ou second rendez-vous

Accueil, histoire de cas, réfraction, biométrie, biomicroscopie, puis essai ou second rendez-vous

Explication

Le premier rendez-vous suit une progression allant de l’accueil à l’histoire de cas, puis aux mesures et à la biomicroscopie, avant l’essai ou la planification d’un second rendez-vous. Les autres séquences déplacent plusieurs étapes importantes.

5. Quelle information l’histoire de cas doit-elle principalement préciser lors du premier rendez-vous ?

La puissance sphérique, l’astigmatisme et l’acuité visuelle
La qualité du film lacrymal, les anomalies et la tolérance
Les intentions du sujet, son historique et ses besoins
Le rayon de courbure, le diamètre et le matériau de la lentille

Les intentions du sujet, son historique et ses besoins

Explication

L’histoire de cas recueille les intentions, les antécédents pertinents et les besoins du sujet. Les caractéristiques du film lacrymal et des structures oculaires sont évaluées pendant la biomicroscopie.

6. Quel résultat de la biomicroscopie du premier rendez-vous peut guider le choix du matériau et de la solution d’entretien ?

La mesure de la distance entre les centres des pupilles
L’évaluation de la qualité et de la quantité du film lacrymal
L’estimation de la puissance musculaire des paupières
La détermination de la compensation réfractive nécessaire

L’évaluation de la qualité et de la quantité du film lacrymal

Explication

L’analyse du film lacrymal, avec l’examen des structures externes, aide à orienter le choix du matériau et de la solution d’entretien. La compensation réfractive est déterminée par la réfraction.

7. Quel ordre clinique respecte la progression habituelle de l’examen à la lampe à fente ?

Cornée, cristallin, larmes, fluorescéine, annexes, conjonctives, puis limbe
Larmes, annexes, conjonctives, cercle péri-kératique, cornée, limbe, cristallin, puis fluorescéine
Fluorescéine, larmes, cornée, annexes, cristallin, limbe, puis conjonctives
Annexes, cristallin, limbe, larmes, fluorescéine, cornée, puis cercle péri-kératique

Larmes, annexes, conjonctives, cercle péri-kératique, cornée, limbe, cristallin, puis fluorescéine

Explication

L’examen commence par les larmes et progresse des annexes vers les conjonctives, le cercle péri-kératique, la cornée, le limbe et le cristallin, avant la fluorescéine. Placer la fluorescéine au début ne respecte pas cet ordre clinique.

8. Quelle préparation doit être réalisée avant tout examen à la lampe à fente ?

Désinfecter le matériel, se laver les mains, régler les oculaires à G×40 et installer le patient
Appliquer la fluorescéine, réduire le grossissement et demander au patient de fermer les yeux
Mesurer la réfraction, dilater la pupille et demander au patient de suivre la lumière
Choisir la solution d’entretien, poser une lentille d’essai et régler la hauteur du fauteuil

Désinfecter le matériel, se laver les mains, régler les oculaires à G×40 et installer le patient

Explication

La préparation comprend l’hygiène, le réglage des oculaires à G×40, le positionnement du patient et une cible de fixation. La fluorescéine intervient plus tard dans l’ordre clinique de l’examen.

9. Quelle combinaison de réglages permet de mesurer la hauteur du prisme lacrymal selon la méthode du carré ?

Un grossissement G×40, une petite fente, une mesure centrale et un éclairage aligné avec l’observation
Un grossissement G×16, une fente moyenne, une mesure périphérique et un éclairage diffus
Un grossissement G×6, une fente large, une mesure temporale et un éclairage tangent au limbe
Un grossissement G×25, une fente haute, une mesure nasale et un éclairage opposé à l’observation

Un grossissement G×40, une petite fente, une mesure centrale et un éclairage aligné avec l’observation

Explication

La méthode du carré utilise G×40, une petite hauteur de fente, une mesure centrale et un éclairage aligné avec l’observation, avant une lecture au réglet. Les autres combinaisons correspondent à d’autres observations ou modifient les paramètres nécessaires à cette mesure.

10. Comment distingue-t-on un reflet lacrymal régulier d’un reflet lacrymal irrégulier ?

En comparant la vitesse de déplacement des inclusions dans le film lacrymal
En analysant l’épaisseur apparente de la couche lipidique avec une fente haute
En mesurant la hauteur du ménisque lacrymal au centre de la paupière
En observant la régularité du trajet du reflet pendant un balayage de l’éclairage

En observant la régularité du trajet du reflet pendant un balayage de l’éclairage

Explication

La régularité du reflet lacrymal est évaluée par balayage du système d’éclairage et par observation de son trajet à G×16 en éclairage diffus. La vitesse des inclusions concerne la spéculaire sur larme, tandis que l’épaisseur lipidique et la hauteur du ménisque relèvent d’autres examens.

11. Quel examen permet d’analyser les lipides du film lacrymal et de différencier un film lipidique fin normal d’un film excessif ?

La mesure du prisme lacrymal réalisée à G×16 en éclairage diffus
La pseudo-image tearscope observée à G×25 avec une fente moyenne et haute
L’observation du reflet lacrymal réalisée à G×6 avec une fente tangentielle
La spéculaire sur larme observée à G×40 avec une petite fente centrale

La pseudo-image tearscope observée à G×25 avec une fente moyenne et haute

Explication

La pseudo-image tearscope, observée à G×25 avec une fente moyenne et haute, sert à analyser les lipides et à distinguer les deux aspects du film lipidique. La spéculaire sur larme recherche plutôt des inclusions et apprécie la viscosité ou la fluidité du film.

12. Que recherche principalement l’examen des bords libres à G×6 à 10 en éclairage diffus ?

L’hyperémie, la rugosité, les kystes et les concrétions de la conjonctive palpébrale
La rougeur, les cicatrices palpébrales, l’orientation des cils et l’état des glandes de Meibomius
Les néo-vaisseaux, la pinguecula et le ptérygion dans les régions autour du limbe
Les plis, les infiltrats, les microkystes et les vacuoles observés dans la cornée

La rougeur, les cicatrices palpébrales, l’orientation des cils et l’état des glandes de Meibomius

Explication

L’examen des bords libres porte notamment sur la rougeur, les cicatrices, les cils, les glandes de Meibomius, le maquillage et l’apposition du méat lacrymal. Les autres propositions décrivent l’examen de la conjonctive palpébrale, des conjonctives bulbaires ou de la cornée.

13. Lors de l’examen de la conjonctive palpébrale inférieure, quelle association entre signe et définition est correcte ?

L’hyperémie correspond à un kyste, tandis que la rugosité désigne une concrétion blanchâtre
L’hyperémie correspond à une surface irrégulière, tandis que la rugosité désigne une rougeur vasculaire
L’hyperémie correspond à une concrétion, tandis que la rugosité désigne une dilatation du méat lacrymal
L’hyperémie correspond à une rougeur vasculaire, tandis que la rugosité désigne une surface irrégulière

L’hyperémie correspond à une rougeur vasculaire, tandis que la rugosité désigne une surface irrégulière

Explication

L’hyperémie désigne la rougeur vasculaire et la rugosité décrit l’irrégularité de la surface conjonctivale. Les autres associations inversent ces notions ou attribuent à ces termes des lésions différentes.

14. Quelles structures et quelles zones sont examinées à G×16 lors de l’observation des conjonctives bulbaires et péri-limbiques ?

Le bord libre palpébral, pour rechercher rougeur, cicatrices, maquillage et anomalies des cils
Les zones supérieure, inférieure, nasale et temporale, pour rechercher hyperémie, ptérygion et pinguecula
Les zones nasale et temporale de la conjonctive palpébrale, pour rechercher kystes et concrétions
La cornée tangente au limbe, pour rechercher œdème, taie, discontinuité et corps étranger

Les zones supérieure, inférieure, nasale et temporale, pour rechercher hyperémie, ptérygion et pinguecula

Explication

L’examen à G×16 couvre les quatre zones des conjonctives bulbaires et péri-limbiques et recherche l’hyperémie, le ptérygion et la pinguecula. Les autres réponses concernent respectivement la conjonctive palpébrale, les bords libres ou le rebondissement cornéen.

15. Quel réglage caractérise le rebondissement cornéen à faible grossissement ?

G×16, une petite fente centrale perpendiculaire au limbe, avec un angle inférieur à 30°
G×40, une fente large dirigée vers la conjonctive, avec un angle maximal de 90°
G×6, une fente moyenne et haute tangente au limbe, avec un angle minimal de 60°
G×25, une fente fine focalisée sur le cristallin, avec un angle proche de 45°

G×6, une fente moyenne et haute tangente au limbe, avec un angle minimal de 60°

Explication

Le rebondissement cornéen à faible grossissement utilise G×6, une fente moyenne et haute tangente au limbe et un angle minimal de 60°. Les autres réglages ne correspondent pas à cette technique et déplacent la zone ou le type d’observation.

16. Que recherche principalement une fente parallélépipédique à G×25 lors de l’examen cornéen ?

Des blebs, une cornea guttata et l’aspect général de l’endothélium dans les zones nasale et temporale
Des taies, des infiltrats, des plis, des stries, des nerfs cornéens, des microkystes et des vacuoles
La transparence des milieux en focalisant successivement les différentes couches du cristallin
Des néo-vaisseaux du limbe observés avec une mise au point réalisée sur cette structure

Des taies, des infiltrats, des plis, des stries, des nerfs cornéens, des microkystes et des vacuoles

Explication

La fente parallélépipédique à G×25 couvre la cornée en trois passages et permet notamment de rechercher les anomalies cornéennes énumérées. Les blebs relèvent de l’observation spéculaire de l’endothélium, tandis que les deux autres réponses concernent le limbe et le cristallin.

17. Lors de la recherche de néo-vaisseaux, sur quelle structure la mise au point doit-elle être réalisée ?

Sur la cornée centrale, avec un éclairage diffus latéral
Sur le limbe, avec un éclairage opposé à l’observation
Sur le cristallin, avec une fente fine en coupe optique
Sur l’endothélium, avec une observation spéculaire directe

Sur le limbe, avec un éclairage opposé à l’observation

Explication

La recherche des néo-vaisseaux s’effectue en éclairage opposé à l’observation avec une mise au point sur le limbe. Une mise au point cornéenne correspond à l’examen de la cornée et non à celui des néo-vaisseaux limbiques.

18. Quelle technique permet d’évaluer les blebs et la cornea guttata de l’endothélium ?

La pseudo-image tearscope à G×25 avec une fente moyenne et haute
L’observation spéculaire à G×40 dans les zones nasale et temporale
L’observation en coupe à G×25 avec une fente fine sur les couches du cristallin
Le rebondissement cornéen à G×6 avec une fente tangente au limbe

L’observation spéculaire à G×40 dans les zones nasale et temporale

Explication

L’observation spéculaire de l’endothélium à G×40, dans les zones nasale et temporale, recherche notamment les blebs et la cornea guttata. L’observation en coupe concerne le cristallin, la pseudo-image tearscope le film lipidique et le rebondissement la transparence cornéenne.

19. Quelle condition indique un FBUT considéré comme dans la norme ?

Un temps de rupture du film lacrymal mesuré après éclairage diffus à faible intensité
Un temps de rupture du film lacrymal supérieur ou égal à 10 secondes
Un temps de rupture du film lacrymal compris entre 5 et 8 secondes
Un temps de rupture du film lacrymal inférieur à 5 secondes

Un temps de rupture du film lacrymal supérieur ou égal à 10 secondes

Explication

La norme indiquée pour le FBUT est une durée supérieure ou égale à 10 secondes, mesurée avec une tache ronde large, sans éclairage diffus, à intensité maximale et avec un filtre jaune Wratten 12. Les autres durées ou conditions ne correspondent pas au critère fourni.

20. Quels éléments font partie des tests obligatoires lors de l’évaluation pratique ?

La mesure de la pupille, la rétinographie, l’électrorétinogramme et la périmétrie
La motilité oculaire, la vision des couleurs, le champ visuel et l’acuité stéréoscopique
La réfraction subjective, la kératométrie, la pachymétrie et la tonométrie
La régularité du reflet lacrymal, les bords libres, le limbe et le FBUT

La régularité du reflet lacrymal, les bords libres, le limbe et le FBUT

Explication

Les tests obligatoires incluent notamment l’évaluation du reflet lacrymal, des paupières, des conjonctives, du limbe, de l’endothélium, du cristallin, du FBUT et des examens sous fluorescéine. Les autres propositions regroupent des examens ophtalmologiques qui ne correspondent pas à cette liste pratique.

21. Pendant un examen pratique à la lampe à fente, quelle démarche permet de relier correctement l’observation à la décision clinique ?

Varier les grossissements et les éclairages, commenter la recherche, grader puis relier les résultats aux choix
Multiplier les observations, éviter le commentaire oral, puis comparer les résultats à une grille générale
Conserver un seul réglage, décrire l’aspect général, puis choisir une adaptation selon l’impression globale
Utiliser un éclairage fixe, noter les anomalies visibles, puis proposer un renouvellement sans les interpréter

Varier les grossissements et les éclairages, commenter la recherche, grader puis relier les résultats aux choix

Explication

La démarche attendue associe la variation des grossissements et des angles d’éclairage, le commentaire de ce qui est recherché, un grading adapté et le lien avec les choix ultérieurs. Une impression globale sans interprétation structurée ne permet pas de justifier correctement l’adaptation proposée.

22. Chez un patient présentant une légère rougeur conjonctivale, une quantité lacrymale modérément diminuée et une atteinte cornéenne légère avec KPS inférieur à G1 bilatéral, quelle adaptation est la plus cohérente ?

Un matériau silicone-hydrogel, un renouvellement fréquent ou journalier et une surveillance de la surface oculaire
Un matériau rigide perméable aux gaz, un renouvellement annuel et une surveillance limitée à l’acuité visuelle
Un matériau hydrogel épais, un port prolongé et une surveillance centrée sur la réfraction
Un matériau silicone-hydrogel, un renouvellement trimestriel et une surveillance centrée sur la motilité

Un matériau silicone-hydrogel, un renouvellement fréquent ou journalier et une surveillance de la surface oculaire

Explication

Cette association de signes oriente vers un silicone-hydrogel, un renouvellement fréquent voire journalier et une surveillance de la surface oculaire. Un renouvellement espacé ou une surveillance limitée à la vision ne répond pas aux signes de fragilité de la surface oculaire.

23. Que doit contenir une synthèse clinique finale après l’examen ?

Une description détaillée des observations, sans décision clinique afin de préserver la neutralité du compte rendu
Le choix du matériau et du renouvellement, sans reprise des anomalies ni indication de surveillance
La liste des signes observés, sans conclusion sur la contre-indication ni proposition d’adaptation
Les anomalies observées, la présence éventuelle d’une contre-indication, puis le matériau, le renouvellement et la surveillance adaptés

Les anomalies observées, la présence éventuelle d’une contre-indication, puis le matériau, le renouvellement et la surveillance adaptés

Explication

La synthèse finale doit transformer les observations en décision clinique en précisant les anomalies, une éventuelle contre-indication, le matériau, le rythme de renouvellement et la surveillance. Se limiter à décrire les signes correspond à un compte rendu descriptif, et non à une synthèse clinique complète.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Routine de biomicroscopie en contactologie.

Qu'est-ce que la biomicroscopie ?

L'examen détaillé de la surface oculaire et des milieux transparents avec une lampe à fente.

Que vérifie la biomicroscopie avant l'adaptation des lentilles ?

La compatibilité de l'œil avec le port de lentilles.

Quel état établit la biomicroscopie avant l'adaptation ?

Un état initial de référence.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Routine de biomicroscopie en contactologie.

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